Je parlais il y a quelques jours (avant de retourner le site pour tester la mise en page, désolée désolée, toujours la phase test) de mes fantasmes, et comme vous l’aurez peut-être remarqué, je balançais dès le premier paragraphe la notion de fantasmes socialement encouragés.
Déjà, si t’as pas de fantasmes, t’es un monstre. Pourtant autour de moi, je connais quelques personnes qui ont une vie sexuelle mais qui seraient bien en peine de répondre à un interrogatoire sur leurs envies secrètes. Non, ils ne veulent pas coucher avec deux filles, ni en apesanteur, ni tester le cuir, ni s’exhiber. Ils désirent la personne qu’ils aiment et ça s’arrête là.
La position ne me semble pas facile à tenir, socialement parlant. De magazines en blogs (et je m’inclue là-dedans), le mot d’ordre reste de vivre ses fantasmes, ou pas, ou au moins de pimenter sa vie sexuelle par tous les moyens – sinon ceinture, érosion du désir, divorce et ulcère de l’estomac.
Je pense que les gens désireraient beaucoup plus s’il n’existait pas une hiérarchie des fantasmes, et si on leur laissait le choix de fantasmer où ils veulent (c’est dans le passage à l’acte que ça se complique).
Exemple : je n’ai plus l’étude sous la main, mais il y a encore trente-quarante ans, les gens avouaient vachement plus de tendances zoophiles qu’aujourd’hui. Est-ce qu’on peut encore avouer ce fantasme face à un sondeur, en 2007 ? Je ne crois pas. Est-ce qu’il y a moins de gens qui se taperaient une chèvre ? Je n’en suis pas si sûre. La zoophilie marche très bien sur Internet, par exemple, mais elle a disparu des sondages.
La zoophilie est l’emblème du fantasme tombé en désuétude sociale. Contrairement à la pédophilie qui tombe sous le coup de la loi, et qui n’a jamais été avouable, même pas en rêve, à un sondeur.
Ce qui est vrai pour un fantasme devenu interdit est aussi vrai dans le sens inverse : des fantasmes, du jour au lendemain ou presque, deviennent à la mode, se propagent collectivement, finissent par se transformer en marqueurs sociaux, et si tu ne désires pas coucher avec deux filles, ou dans la nature, tu es encore plus anormal que si ton vagin avait des dents.
Petit souci : ces fantasmes ne nous appartiennent pas, ils sont de pures constructions sociales. Ce n’est pas grave jusqu’au moment où une fille de douze ans se fait sodomiser parce que socialement c’est acceptable dans son collège. Or ça arrive. Mais rarement, donc hein, pas de plans sur la comète.
Ce que je voulais dire (mais je compléterais la réflexion plus tard, mes posts sont trop longs) c’est qu’il est plutôt sain de se poser la question de l’origine de ses fantasmes personnels. Lesquels sont à moi, lesquels sont aux magazines ? Si on était élevés dans des bulles, à quoi on rêverait ?
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21 Oct 2007 à 21:29
C’est une question passionnante, mais peut on vraiment y répondre ? Sans le déterminisme social, nous serions tous différents de ce que nous pensons être. Mais pouvons nous être suffisament objectifs, prendre suffisament de recul ? Il est difficile de s’extirper de quelques chose d’aussi lourd et omniprésent…
22 Oct 2007 à 11:36
Je vais répondre à Maïa ainsi qu’à Alpha.
Commençons par l’objectivité qui n’existe pas totalement invalidant par là le concept de vérité. On rentre dans de la philo lourde donc je passe.
Au delà du phantasme j’oserai dire que le sexe est une chose dont personne n’a le contrôle, pas entièrement du moins. Tout le monde est astreint à ses pulsions. Pulsion qui sont placé au niveau du Ça et qui ne font que remonter au Moi à certains moments, on est prisonniers en quelque sorte de nos propres désirs.
Cela étant dit, comment la libido, au sens strict du terme, se génère elle ? Emanation pure et simple de notre esprit qui tout seul veut des choses ou bien pressions sociales et relationnelles qui formatent l’esprit, sinon que dire encore d’un pied de nez à la nature ou pire, à la création ?
Freud posait la question : les déviances sexuelles sont elle structurelles ou conjoncturelles ? On en revient à la bulle dont tu parlais Maïa, un être humain qui est livré à lui même aura il d’autres envies que de manger et boire ? Va-t-il se masturber sans même comprendre pourquoi à l’adolescence ? Aura il une idée que les femmes existent ? Poussons plus loin va-t-il se suicider devant le manque de perspectives qu’offre sa vie ? Connaitrai il seulement la mort ?
Bref tout ça pour dire, comme Alpha, que la question est très très large. Alors je te le demande Maïa quand tu remarques que tes posts deviennent long, poursuit les ^^
22 Oct 2007 à 23:35
Je suis complétement d’accord avec toi Maia :)
24 Oct 2007 à 0:09
Pour ma part je pense que quelqu’un qui n’a pas de fantasme, ça n’existe pas. Si quelqu’un vous dit cela, c’est qu’il ou elle ment, ou bien qu’il ou elle n’est pas capable d’assumer (consciemment ou pas) ses propres fantasme … (je donne un peu dans la psycho à 2 € là, non ?)
Quoiqu’il en soit les fantasmes sont, a mon avis, indispensables à une bonne santé mentale car ils servent d’échappatoire à une réalité qui comporte nécessairement sa dose de frustration (y compris sur le plan sexuel).
Bon, il est tard, je fais un peu chier tout le monde, je vais dormir ce sera mieux…
@+
Rico
26 Oct 2007 à 15:15
Bonjour à tous.
Je dirai que déja il convient de définir un phantasme.
Pour ma part j’ai toujours entendu dire que c’etait quelque chose d’irréalisable.
Hors si je prend tes 4 exemples en vrac Maïa (…coucher avec deux filles, ni en apesanteur, ni tester le cuir, ni s’exhiber… ) je vois que ce sont des choses parfaitement réalisable. (j’en ai personellement realisé 3 sur 4, l’apesanteur etant un peu plus complexe… et comme quoi tes exemples rentrent dans une majorité de cas ;))
Mais je n’ai jamais conssideré ces “envies” comme des phantasmes.
Le phantasme ne serait il pas le pendant du rêve ? Un exutoire qui ne nous sert qu’à defouler des désirs profonds ou innavouable, une “soupape” à nos frustrations, etc… ???
Et si je ne partage pas la pensée de “ST Sigmund” Freud, ni celle d’Arnax sur les deviances, j’en partage l’envie quand elle (ou il) te dit ceci : “Maïa quand tu remarques que tes posts deviennent long, poursuit les…”
Bien à Vous
SeaWolf
Un coup dehors, un coup de dents.
27 Oct 2007 à 1:41
Intéressant.
Plus j’y réfléchis, plus j’en viens à la conclusion que je n’ai pas de fantasme …
Coucher avec deux filles ? Comme 9 mecs sur 10, ça me plairait, de là à dire que c’est un fantasme que je voudrais réaliser un jour …
18 May 2010 à 2:50
Marrant que tu parle d’apesanteur maintenant (enfin que tu parlais) je croyais être le seul à qui sa ai traversé l’esprit.
Pour ce qui est de la zoophilie, je te cite l’article 521-1 du code pénal tel qu’il est depuis le mois de mars 2004 :
« Le fait, publiquement ou non, d’exercer des sévices graves ou de nature sexuelle ou de commettre un acte de cruauté envers un animal domestique, ou apprivoisé, ou tenu en captivité, est puni de deux ans d’emprisonnement et de 30 000 euros d’amende. À titre de peine complémentaire, le tribunal peut interdire la détention d’un animal, à titre définitif ou non.
Les dispositions du présent article ne sont pas applicables aux courses de taureaux lorsqu’une tradition locale ininterrompue peut être invoquée. Elles ne sont pas non plus applicables aux combats de coqs dans les localités où une tradition ininterrompue peut être établie.
Est punie des peines prévues au premier alinéa toute création d’un nouveau gallodrome. Est également puni des mêmes peines l’abandon d’un animal domestique, apprivoisé ou tenu en captivité, à l’exception des animaux destinés au repeuplement[16]. »
Et j’ai bien mis en gras ce qui nous intéresse.
Donc non la zoophilie n’est pas tombée en désuétude elle est INTERDITE et tombe sous le coup de la loi tout comme la pédophilie.
Et c’est dommage pour ma grand-tante qui ressemblais beaucoup à une chèvre et qui n’a désormais plus aucune chance de séduire les hommes.