Oui, allez, une fois dans ma vie, j’ai eu envie d’un pénis. C’était hier.
La Musardine (excellente maison d’édition décidément) m’a demandé d’écrire un livre sur le pénis. J’aime bien l’idée. Mais je suis toute embarrassée parce que vraiment, même en cherchant bien, je n’ai pas de pénis.
Il m’est arrivé d’écrire sur l’armée, la mort, la vie d’une actrice porno, le sauté de porc au caramel, tout ça sans avoir vécu l’expérience elle-même. Et ça ne m’a jamais posé de problème. Avec un peu d’imagination, tout est possible. Jusqu’à cette histoire de pénis. Ecrire sur un organe que je n’ai pas, c’est tendu :)
J’ai beau relativiser, me rappeler l’origine commune des organes sexuels, et me dire qu’objectivement les sensations ne doivent pas être SI différentes (il faudrait que je demande à un transexuel, tiens. Quelqu’un connaît un transexuel ?)… je bloque un peu.
Je crois que j’ai peur d’écrire de grosses bêtises. Netsabes (un de mes camarades de jeu sur nonwii) me disait : “t’inquiète, tu ne peux pas vraiment te planter“. A quoi je rétorquais : “même si j’affirme que les hommes apprécient qu’on leur épluche la queue avec un économe ?“. A quoi il répondait en vomissant.
Non, la bite est un sujet fragile, qu’on a plutôt envie de caresser dans le sens du poil. C’est peut-être égoïste mais je ne sais pas si je suis prête à lui accorder un livre. Pourtant, je suis sûre qu’il y a de belles histoires à raconter.
Brèves
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Tricot de corps
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Les amis, je viens d’avoir un orgasme internetique (oui, ça existe) grâce à ce site qui me met en joie.
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Things #20
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Tout est dans le nom. Tout est dans la coupe. Tout est dans la livraison. Les Français sont meilleurs au lit que toi. Ou pas. J’avoue que la nouvelle pub à gros buzz m’a fait rire. Mais quand c’est pas intentionnel, c’est encore plus jouissif. Et enfin, Baptiste Coulmont parle de sextoys en boîte de nuit alors que je n’étais même pas au courant (courage Baptiste, moi aussi je suis trop vieille).
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Ars magica
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“Les artistes ont en moyenne deux fois plus d’amant(e)s que la moyenne de la population, et le nombre d’amants est en rapport direct avec le sérieux avec lequel ils se consacrent à leur art”. Vieille citation retrouvée par hasard chez Lunettes Rouges.
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Le samedi, on s’énerve ! Captain Obvious parlant de couple, les artistes infoutus de faire la différence entre une vulve et un vagin, du kal du kokage du quoi ???, du commerce de chocolat quelle originalité, un sextoy pour je vous laisse deviner quoi. Ah et tout de même, mon nouveau fétichisme, une nouvelle revue (pour éviter les “stéréotypes aliénants” ?), et cette vidéo sur la réalité du sexe toute la nuit.
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25 oct 2007 à 19:07
Ecrire un livre sur le pénis, pourquoi pas. En tout cas choisit bien ton partenaire et utilise un feutre doux plutôt qu’une plume calligraphique. ;)
25 oct 2007 à 19:16
La vraie question, c’est comment est-ce qu’on peut en arriver au point qu’on vous demande d’écrire un livre sur un tel “sujet” ?
25 oct 2007 à 19:39
Bah, pourquoi pas. Moi je trouve que c’est une bonne idée… C’est finalement une partie de nous (le sexe) qui reste assez tabou et dont on ne parle pas assez…
Et une vision féminine de l’organe peut-être intéressante, ça nous changera des problèmes de centimètres…
25 oct 2007 à 19:52
Hum je plussoie _Olivier_ un point de vu féminin peut apporter de l’intérêt, parce que le pénis du mec décrit par un mec ben euh … même pas drôle, alors qu’une femme ne peut apporter qu’un regard nouveau, voir inattendu et peut être plus réaliste. Donc là pour écrire c’est pas forcément une question de sensations, mais plus d’expérience et d’anecdotes, de toutes façons décrire le plaisir ça sert à rien, le sexe est une matière où l’on apprend beaucoup plus vite par la pratique :D
Reste plus qu’à trouver des témoignages, d’ailleurs je commence de ce pas : Je suis contre l’épluchage, quelque soit l’instrument (même un xylophone).
PS : je met une bonne note parce que j’aime bien le fait de juxtaposer les notions de caramel et pénis :D
25 oct 2007 à 20:03
En lisant ton article je me disais aussi qu’un point de vue féminin peut etre intéressant, après j’ai un peu approfondi ma pensée et je vais plus loin même (faut que j’arrète de parler d’approfondissement et d’aller plus loin):
c’est plus logique pour une femme d’ecrire un ouvrage sur les penis que pour un mec (sauf homo), parce qu’à moins d’être sexologue, les femmes connaissent beaucoup plus de penis que les hommes!
Personnellement, je connais que le mien donc j’aurais du mal a génraliser à partir de ça… alors que toi Maïa, vu les fantasmes que tu dis avoir réalisés, tu dois commencer à avoir pas mal de données… ^^
(je plussoie aussi contre l’epluchage…)
25 oct 2007 à 21:00
Un livre carrément ? Un long post, ouais :)
25 oct 2007 à 21:12
C’est n’est pas un sujet ordinaire. L’angle sous lequel une femme peut le traiter peut s’avérer être Exercice de style dangereux s’il en est.
Mais s’il est réussi je crois que bien des hommes en apprendrait beaucoup sur ce qu’ils tripotent à longueur de journée.
25 oct 2007 à 22:42
Une sorte de casanova ecrit par une femme voila une idée interessante !!! même si ca risque de tourner au roman de charme.
Dans l’ensemble parler de sexe c’est interessant, du sexe c’est moyen. Je prefere en parler de manière imagée, ca laisse plus de place au fantasme…
C’est pour ca que je prefere une femme legerement habille, plutot que totalement nue.
26 oct 2007 à 9:34
Mmh… Sa m’as l’air pas mal comme idée !
Un point de vue féminin serais le bienvenu, sans aucun doute…
Mais il faudrait également un homme pour parler du sexe féminin alors ^^
Mais je pense qu’un homme en parle assez comme sa…
(Je plussoie également contre l’épluchage !)
26 oct 2007 à 11:55
Arf! après tout, “Les monologues du vagin” a été écrit et écrit par une femme.
Alors pourquoi un homme ne pourrait-il pas composer sur le pénis ?
Evidemment, soigneusement éviter les flatteries sur la taille, la grosseur et la puissance supposée.
26 oct 2007 à 12:36
quand les hommes en parlent, ça donne ça : http://www.nofrag.com/2007/oct/26/27131/
A part ça, y a une très bonne littérature sur la “fabrique du sexe”. laqueur évidemment, mais pas seulement. il doit y avoir des choses à piocher, sous un autre angle…
26 oct 2007 à 13:35
MDR …
Le type même d’exemple à éviter ^_^
26 oct 2007 à 15:45
Maïa : “…Ecrire sur un organe que je n’ai pas, c’est tendu :)…”
Je dirais qu’en dehors du ju de mots, c’est un défi qui peu se reveler trés interessant. Airrver à, se “plonger” ou, imaginer dans le corps de l’autre et ressentir son plaisir.
26 oct 2007 à 19:49
Vu ton style rédactionnel, je pense que ça pourrait être intéressant voire carrément (à) poilant.
26 oct 2007 à 21:06
En fait je serais aidée par un camarade de jeu, qui lui sait de quoi il parle. Mais quand même. Si je le fais il faudra m’aider les lecteurs et lectrices, hein !!
26 oct 2007 à 23:00
“En fait je serais aidée par un camarade de jeu, qui lui sait de quoi il parle. Mais quand même. Si je le fais il faudra m’aider les lecteurs et lectrices, hein !!”
Les defis ne sont ils pas fait pour être relever ?
Lance toi je suis sur que plein de lecteurs seront là pour “t’aider” (moi le premier, j’avoue que l’experience m’amuserais).
26 oct 2007 à 23:06
je viens de me rendre compte de ce que j’ai ecris…. t’aider sur le plan redactionnel ou conceptuel, hein !!!! y a pas de propositions cachées :p
27 oct 2007 à 2:56
Ecrire sur un Pénis, ce n’est pas une bien longue histoire :)
Mais les relations que nous avons, nous les hommes, avec cet organe omniprésent dans notre vie, puisque contrairement à vous, il nous est visible, c’est certes plus difficile pour une femme, mais beaucoup plus sujet à littérature.
Je te souhaite une bonne écriture, et n’hésites pas à nous demander des conseils.
Philippe.
29 oct 2007 à 18:26
(mon dieu, il y a déjà un Z ici…, je suis fais…)
Affirmons le haut et fort, la femme est bien mieux placée que l’homme pour écrire un livre sur le pénis. Alors que monsieur n’a généralement qu’un uniquement point de vue sur l’affaire (traiter le sujet par le haut), madame, elle, est en posture de faire varier les approches (attaqué un sujet de façon transversale est toujours plus riche…)
29 oct 2007 à 22:22
C’est une p***** de question ça :-)!
Est-ce que “les monologues du vagin” aurait-il pu être écrit par un homme par exemple?
Selon moi, l’homme n’a pas un avis moins important et n’en sait pas forcément moins. Les filles aussi ont demandé un jour à leur amoureux “comment ca marche?” ou du moins se sont posé la question.
Après tout, on ne cherche pas la vérité, mais le plaisir. Un livre ne doit pas être la bible ou le coran, il peut aussi être l’avis d’une personne sur un sujet, et ça suffit amplement.
29 oct 2007 à 22:39
Quand tu dis que la musardine t’as demandé d’écrire un livre sur le pénis, y-a-t’il un sujet plus pointu?
J’entend par là : est ce que son sujet est “le pénis” ou “le pénis vu par la femme” etc…?
Je ne pense pas que le point de vu d’un homme soit le meilleur pour parler du pénis, en général c’est soit un sujet de “fierté” soit un “complexe” (toujours le problème des centimètres alors qu’ils devraient penser un peu plus aux sentiments).
29 oct 2007 à 22:45
En fait j’ai coécrit récemment un livre sur le clitoris, et le pendant naturel serait d’en écrire un sur le pénis. J’ai le meilleur coauteur qui soit, pas de souci de ce côté-là, mais lui est un scientifique (donc dans ma tête il a le droit de parler de clitoris).
Maintenant qu’on me propose de faire un duo de ce qui était censé être un one-shot, je réalise combien ça a dû être dur pour lui. Je ne sais pas si je suis à la hauteur du sujet :)
Par exemple je demande toujours ce que ça fait de bander à mon copain, mais ses réponses ne veulent rien dire pour moi. Il me manque définitivement de l’expérience !
29 oct 2007 à 22:54
Personnellement je différenci deux façons de bander:
1) mécanique, réaction dû à un stimulus extérieur (ben un film porno par exemple) où l’envie de sexe est dûe à l’érection.
2)psychologique où l’érection est dûe à l’envie de sexe! On a envi de faire l’amour et pas de se “soulager”.
Je ne sais pas si les autres mâles du site voient pareillement ou si je suis bizarre (ghaaa).
29 oct 2007 à 22:57
Non mais c’est pareil pour les filles, tu sais :)
Je me demande juste ce que ça fait, physiquement, de bander. Ce qu’on ressent. Je veux dire, si je tends mon mollet, je le sens… donc on doit bien sentir quelque chose en tendant son pénis. Non ?
29 oct 2007 à 23:29
Haaaaaa! Pardon je n’avais pas compris comme ça.
Et oui on le sent physiquement (y a des nerfs hein) quand on tire dessus, ainsi que pour les muscles situés entre les testicules et l’anus (les muscles pelviens je crois).
En fait je pense que c’est comme si vous vouliez interrompre le flux urinaire (le stop-pipi).
30 oct 2007 à 16:20
“En fait je pense que c’est comme si vous vouliez interrompre le flux urinaire (le stop-pipi).”
Je sais pas si c’est une bonne métaphore pour parler de plaisir sexuel, perso je déteste faire un stop pipi :-)
Mais peut etre que j’ai raté une ligne.
C’est assez dur (dans tout les sens du terme) à décrire…
C’est comme si la vie répartie dans ton corps se sépare en deux. Une petite partie vient se concentrer dans les régions érogènes et l’autre continue sont petit train de vie…
(ca veut rien dire ce que je dis mais bon)
Physiologiquement, tu sens comme une tension musculaire, comme une courbature qui fait pas mal…
Intérieurement, c’est comme si ton sexe était polarisé (-) et ton partenaire (+), mais la je ne dois pas t’apprendre grand chose.
Vala, j’ai des pleins de bêtises pour changer. Mais pour reprendre ce qu’a dit Enjoy sur les deux façon de bander, je suis assez d’accord avec lui.
Dans la première situation, il y a un côté plus bestial, plus violent animalement parlant.
Dans la deuxième, on est amoureux. Il y a bien sur une pulsion uniquement sexuelle dans le tas, mais également les sentiments et tout et tout. Pour les hommes qui n’ont pas encore beaucoup d’expérience ou qui on besoin de s’habituer à la nouvelle (ou nouveaux) partenaire, c’est comme essayer de serrer très fort un savon humide sans que çà glisse, ca fait zip.
6 nov 2007 à 19:09
Hors contexte, en ce qui me concerne, l’érection incongrue est désagréable. Il y a un moment propice à l’érection, une situation qui rend le phénomène biomécanique agréable:
- être avec celle qu’on aime ou celle que l’on veut étreindre
- se masturber, donc provoquer l’erection
La “trique matinale” est quelquechose de vraiment désagréable. Ce que j’essaie de dire, c’est qu’il y a une séparation entre le plaisir et l’erection mécanique, dépendant entièrement du contexte. Et pas seulement parce que les erections involontaires sont souvent trop forte trop vite.
L’afflux de sang dans le pénis est d’autant plus agréable qu’il est progressif et attendu. La sensation physique provoquée par le phénomène mécanique s’efface plus facilement, pour laisser place au plaisir qui vient du cerveau. En celà, l’érection ne doit pas être très différent pour la femme. Les ondes érogènes parcourent le corps et les autres symptômes suivent: chaleur, excitation, supersensibilité dermique, …
Ce que certains considèrent agréable dans l’erection, c’est en réalité le désir, une sensation qui les aveugle. C’est malheureusement une faiblesse qu’il faut savoir dompter. L’érection ne doit pas être un indicateur absolu du désir, c’est assez réducteur. Bander dans son caleçon ou son slip serré, à en faire craquer les coutures, c’est douloureux. Et si la raison en est la jolie demoiselle en point de mire, le désir fera s’effacer le petit désagrément. Et si la fille en question est la partenaire du moment, il n’y a même plus de mauvaises sensations.
Le membre érigé procure d’agréables sensations. Le problème vient du gland, extrêmement sensible. Autant imaginer carresser son clitoris avec un doigt qui n’est plus assez lubrifié. La verge en elle-même devient plus sensible qu’au repos. C’est sans doute différent de la zone semi-erectile des tétons féminins. Car à l’inverse, le pénis au repos est plutôt insensible, tant que le bon stimuli de départ n’est pas donné.