A quoi rêve le gonzo ?

Michael Spinelli, interviewé pendant le tournage de Give me Gape : « Le public en veut plus. Les gens veulent savoir combien de queues on peut enfiler dans un cul. C’est comme une combinaison des films Fear Factor et Jackass. On nous dit de rendre l’action plus hard, plus cruelle, plus incessante. »

Sadisme et pornographie : vaste sujet. Je viens d’aller lire sur Sisyphe des extraits de Getting Off : Pornography and the End of Masculinity, qui me prennent d’autant plus aux tripes que j’aime la pornographie. Pire, j’aime le gonzo, soit la version sans scénario de la pornographie - celle qu’on accuse de tous les maux.

La cruauté est présente, c’est vrai. L’humiliation aussi. Mais 1) les filles sont majeures et a priori consentantes (ou alors elles font bien semblant - quant aux raisons du consentement, c’est un encore plus vaste débat), 2) la cruauté et l’humilitation dans le gonzo ne dépassent souvent pas la jaquette.

Je suis régulièrement surprise du grand écart entre le descriptif du film (”la pute va se faire déchirer et elle aime ça”) et le contenu (la fille joue à la pute, a un rôle moteur dans l’action, joue au plaisir, et s’en va en souriant).

Si le but était de montrer que les femmes sont des trous à baiser, les films gonzo pourraient tout simplement simuler des viols. Or moi, je n’en ai jamais vus. Le gonzo pourrait aussi payer les femmes moins que les hommes, ce qui n’est pas le cas, ou stariser les hardeurs, dont on voit rarement la tête. Mais non : la femme au centre, et, de mon point de vue, pas seulement en tant que chair à canon. Peut-être que je m’aveugle mais il y a toujours un clin d’oeil, un regard-caméra, un indice qui rappelle - hé, spectateur, ce n’est que du cinéma. Ensuite, peut-être que cette “complicité” est feinte et que tout est complot mondial.

Il n’empêche qu’à chaque fois que je lis des arguments anti-porno, je me dis que ceux qui les écrivent devraient regarder plus de porno - et regarder vraiment, jusqu’au bout, sans monter en épingle des cas particuliers.

On peut montrer des rapports non simulés et rester dans la représentation. Le gonzo est une fiction. Le considérer comme un miroir est intéressant théoriquement, cela dit. Pulsions de cruauté et de domination. Est-ce que je ressens ça quand je regarde un gonzo ? Non. Est-ce qu’un homme ressent ça ? Je ne crois pas. Je ne sais pas.



  1. vince

    le gonzo c’est quand même moins hypocrite que le porno!!
    si le scénario est un prétexte dans les pornos autant supprimer le prétexte… et puis ça évite de devoir passer les scènes de dialogue ( lamentable les trois quart du temps) :p
    Le gonzo… ba oui ca fait plus réaliste!
    En écoutent des interview de katsumi par exemple elle le dis Très clairement le gonzo c’est 20 minutes de “grosse baise” sans se pauser de question de savoir si la lumière est bien, sans problème de raccord et de coupure maquillage…elle disait y prendre plus de plaisir et ca se vois. et je la croie.

    sur la question es plus violent… oui surement dans certaines attitudes ( des filles comme des garçons)

    sur les rapport de soumission et bien oui ca me semble un peut naturel les filles comme les gars aime dominer ou se soumettre dans le don de soit qu’est l’acte sexuelle c’est une question de gout et d’envie. Apres bien sur je ne sais pas si les gouts et les envies des protagoniste des films X sont vraiment pris en compte mais bon…

    et puis sans doute le porno fait peut être un retour a ses racines car le cinéma porno du début du siècle n’avais pas de scenario non plus que je sache et peut être pas non plus 8 gros gars se branlent sur une petite minette dailleur :p

    bon ba je vais réviser mes classiques

  2. Need L

    Pour faire court, à partir du moment ou l’on sait que ce n’est que du “cinéma” et que l’on sait que ca n’influencera pas sur le “réel” c’est bon.
    Ce qui me fait peur ce sont les jeunes qui regarde des pornos et finisse par calquer ca a la réalité sniiff.
    Perso, je suis un homme, et je n’aime vraiment pas le porno…

    (bon, j’éssaie de ne pas généraliser au maximum)
    Les filles sont majeures, consentantes et surtout payées. Il doit pas en avoir beaucoup qui font ca pour le plaisir. C’est pas vraiment de l’humiliation (c’est que du faux de toute facon), c’est vraiment “machinal”, “animal” même d’après des interviews (de réalisateurs comme d’acteurs), d’ailleurs, si ya des sentiments entre les acteurs … ^_^

    Enfin, je suis surment vieux jeu…n_n

  3. éric

    J’ai fait l’effort de lire TOUTE la page citée plus quelques réflexions d’internautes et là, à chaud, ce qui me surprend c’est ce désir de poser une analyse objective, argumentée, “universitaire” (sans arrière-pensée péjorative) sur un défoulement que pour ma part je range dans le même sac de comportement plus liés au hasard qu’à la nécessité (même si on peut parfois en reconstituer la trajectoire), sac dans lequel je range le hooliganisme, le vandalisme et l’exploitation sexuelle des poulpes (je vais m’en faire un gimmick ^^).
    Cela dit, je ne suis pas amateur de gonzo.
    Je rêve justement de porno excessivement scénarisé («L’Empire Des Sens» était une jolie tentative).

    @Vince : quand tu parles de “début du siècle”, rassure-moi tu parles du XXème et de ces superbes saynettes en noir et blanc dans des appart’ Art Déco ^^ ?

  4. destnor

    Tous les gouts sont dans la nature dit on, tous les dégouts aussi…

    Je suis très mal placé pour me poser en moralisateur mais pour avoir vu dans un gonzo une nana se faire prendre pendant que l’acteur lui mettait la tête dans la cuvette des wc j’ai du mal à croire que l’on puisse considérer que ce film glorifie la femme.

    Ou alors la notion de glorification m’échappe en l’occurence.

    Je me souviens juste qu’un des arguments bateau des violeurs est de dire qu’en fait sa victime aime ça mais que ce n’est que pendant l’acte qu’elle fait semblant de refuser. le refus faisant parti du “jeux” du point de vue du violeur.

    oui un film n’est pas la réalité et à ce titre un film sur un viol n’est pas un viol mais comme il est dit dans 38 mm (film que je conseille de ce point de vue) “Les images que tu laisse entrer dans ta tête tu ne peux pas les faire ressortir. Et elles te hantent”

  5. Arthur

    Franchement ça dépend déjà de quel Gonzo on parle. Effectivement, dans une certaine catégorie, les acteurs sont couverts par des contrats de travail, la protection contre les MST est assurée, et le tournage se fait dans des conditions qui ne sont pas désagréables.

    Mais le problème du porno ne peut certainement pas être réduit au point du vue du spectateur (ce qui est généralement fait aussi bien du côté des contempteurs que des défenseurs du porno), et le problème vient donc du porno qui vit à côté des ces quelques (et rares) productions modèles. Parce que dans la majorité des productions trouvées sur internet, le tournage se fait à la chaine, sans garantie particulière, et dans des conditions médicales effroyables qui laissent les actrices malades (ça touche aussi les acteurs d’ailleurs) et physiquement brisées (genre chirurgie du vagin ou de l’anus pour réparer des dommages qui sont parfois irrémédiables) ; avec bien sûr une rémunération minable derrière, voire pas du tout, exemple des sites slutbus ou bangbus présentés dans le lien donné. Donc, le principal problème, c’est que l’industrie porno est devenue une machine à exploiter un certain nombres de femmes.

    Pour enrichir, la réflexion, un petit texte que j’avais lu y a quelques années :
    http://web.archive.org/web/20051025115104/lattention.com/article.asp?ArtID=9&lk=sexe

    Sinon, pour revenir au point du vue du spectateur, en bon libertaire, pour peu que les droits des intervenants soient respectés, même le film le plus trash, s’il peut me débecter, ne m’est pas moralement inacceptable.

    Arthur

  6. Viciminty

    (désolé de la longueur du post, j’ai pas réussi à faire plus court)

    D’accord. Les filles qui jouent dans les films x sont la plupart du temps majeures et consentantes, donc il n’y a pas de problème.

    Sauf que les gamins de 10 ans aujourd’hui savent utiliser internet et les logiciels de p2p; si les premières idées qu’ils se font sur la séxualité leur sont inspirées par une fille en double anale et double vaginale, je me demande ce qu’ils vont vouloir faire avec les filles plus tard… oh mais on sait déjà! ils font des viols collectifs! Mais n’appelons pas ça comme ça, “tournante” c’est tellement plus joli.

    De plus, il y a des filles qui sont consentantes dans les caves, et puis tous les garçons qui ont vu des films porno jeunes ne deviennent pas des violeurs, tout ça c’est une question d’éducation, il suffit que les parents fassent leur “boulot” et il n’y aura pas de problème…

    Bref on peut trouver beaucoup d’autres arguments pour et beaucoup d’autres arguments contre, mais je n’ai aucune idée de ce qu’on peut faire pour améliorer les choses en ce qui concerne les films x.

    Mais le problème c’est qu’il n’y a pas que des films x, il y a aussi des clips x et je vous assure qu’il y a une grande différence:
    -un film x se fait avec des vrais acteurs qui signent des contrats, le tournage dure plusieurs jours et le but est de faire un dvd
    -un clip x est organisé par des mecs rodés à des combines dont le but est d’embobiner des personnes qui ont répondu a des annonces et qui ne se doutent pas de ce qui les attend. Elles ont besoin d’argent et on leur en promet beaucoup mais il n’y a pas de contrat et elles sont payées en liquide. Le tournage prend maximum 2 heures et le résultat dure entre 30min et 1h. Le but est de faire un fichier vidéo qui sera diffusé sur internet par des sites de streaming.
    (il faut aussi savoir que certains clips sont tournées avec des filles “ramassées” complètement bourrées ou shootées dans des bars ou des boites et avec qui les films sont finis avant même qu’elles ne sortent de leur état)

    Déjà là, on a quelques raisons de pas trop aimer les clips x, parlons donc des choses qui fachent vraiment: les thèmes de ces clips.
    On commence par le soft, le banal et les trucs un peu plus hard (multipénétration par exemple) et soudain on arrive sur des trucs un peu plus surprenants: des vidéos de domination assez violents, voire très violents, des concours de celui-qui-arrivera-a-mettre-sa-queue-le-plus-loin-possible-dans-la-gorge-d’une-fille-pour-la-faire-vomir-le-plus-possible, et plein d’autres joyeusetés comme celles citées dans l’article du lien.
    Tout ça c’est plutôt des thèmes de productions américaines, mais une autre thème est en plein développement surtout dans les pays de l’europe de l’est: les simulations de viols (je développerais pas, hein, ca me semble assez clair comme ça)
    Maïa, tu dis n’en avoir jamais vu, tu as mon email, si tu veux vraiment, je te dirais comment en trouver mais je n’expliquerais pas ça ici.

    Je ne suis pas réac, je suis encore moins puritain (mais vraiment très très loin!), mais je pense tout simplement qu’il faut savoir mettre des limites parfois, car tout ne peut pas être fait.
    (je sais, cette phrase est bidon, mais ce post a juste pour but d’expliquer quelques trucs, je ne détiens pas la solution)

  7. roidesaba

    Tout ce débat me choque un peu.
    Je comprend tres bien cette nécéssité qu’on a de dire “eh là ! c’est du cinéma ! c’est fun a regarder, et sans aucune conséquence”…

    Oui… mais non.

    Je suis juif. Et si à la télé, on faisait un film qui glorifirait des nazis (ou maintenant néo-nazis) sous prétexte que ca n’est qu’une fiction, je trouverai pas ca normal.

    Alors bien sur, tu vas me dire que meler le porno et les nazis, c’est retord.
    Je le reconais.

    Mais je reconnais aussi que les gens sont cons.
    C’est comme ca. Si l’on interdit les propos raciste, c’est parceque les gens sont cons et ne sont pas capable de comprendre la dangerosité des paroles.

    Et bien voila. Les gonzo n’ont pas pour public majoritaire des gens intelligents, lettrés, considerant le sexe comme un besoin naturel et assouvissant dans le respect.
    Eh non, les gens sont cons.
    Ou pas assez mature pour ce genre de film.

    Un film ou la femme est mal-traitée, c’est un film dangereux pour beaucoup de personnes.
    J’ai connu une fille qui avait besoin de se sentir dominée. Mais j’en ai connu une aussi qui s’est faite violer…

  8. Elie

    Je ne veux pas faire mon relou mais si quand même.

    Consentir ce n’est pas VOULOIR. Avant d’interroger les raisons du consentement, interrogeons le consentement.
    Genevieve, viens à moi.
    Un exemple sur la prostitution:
    Une pute est exploitée par son macro et c’est le l’horreur d’une femme esclave sexuelle.
    Une pute est indépendante et c’est son droit à vendre son corps puisqu’elle en tire un profit pour elle-même.
    Oh la belle nuance!
    Maintenant qu’elle consent à se vendre la logique du profit est devenue la preuve de sa liberté.
    Comme si cette logique n’était déjà pas une contrainte.
    Comme si vendre son corps c’était banal.
    Elle consent à la prostitution.
    Mais qu’est-ce qu’elle VEUT, elle?
    J’en sais rien
    mais comme bon nombre d’entre nous
    sa liberté n’a plus grand chose à voir avec sa VOLONTE.
    Alors moi je crie ALLCAPS POWER§!

    Et moi je dis
    Si on s’arrete à la question des raisons du consentement comme cléf du probleme
    sans fouiller la vraie nature du consentement
    on rentre dans une démarche socio-psychologique-pouf-pouf qui ramène chaque fille à un destin personnel.
    Ce qui est sans fin et à quoi je me refuse.
    Le probleme est économique et social.
    Tout est politique!

    2e chose
    plus légere
    mais pas moins vraie.

    Du porno non violent?!
    Mais ouhh! c’est nul…
    Je VEUX qu’elle reparte fatiguée!
    Et moi aussi, fatigué.
    Comme disait un /b/stard à propos de Max Hardcore:
    “He is my savior”.

  9. PijRien

    Bonsoir,

    Je savais pas où le caser désolé.
    Maïa à ecrit :
    (la femme anale étant une super-mature dans l’imaginaire sexuel du moment, faites-moi penser à revenir là-dessus un de ces quatre)

    Voila alors je le rappel parce que ca m’interesse.

  10. Erratique

    Wow, c’est effectivement bien puritain dans le coin.

    “J’ai connu une fille qui avait besoin de se sentir dominée. Mais j’en ai connu une aussi qui s’est faite violer…”
    Oui, j’en connais même une qui s’est faite violer ET qui aime se sentir dominée (ou dominer). Etonnant, non ?

    “Ce qui me fait peur ce sont les jeunes qui regarde des pornos et finisse par calquer ca a la réalité sniiff.”
    Là encore, je m’interroge. Ceux qui ne font QUE ça, ok, je suis d’accord pour dire que c’est regrettable. Maintenant, où est le mal, même au sein d’un couple, à avoir envie de simplement se jeter dessus comme des bêtes sauvages ? Honnêtement, je pensais que c’était purement masculin comme réaction (et encore), mais je connais des filles qui adorent, de temps en temps, “baiser” et non “faire l’amour”. Je ne rentrerai pas dans le détail par peur de choquer, mais bon… Il faut distinguer de ce qui relève du fantasme, du jeu, et ce qui est réel.

    Et puis franchement… Moi quand j’étais jeune, il n’y avait certes pas internet, mais il y avait les vidéos porno enregistrées par pôpa, les magazines et livres porno, etc. Et j’ai vu des choses bieeeen trash, au moins autant que ces fameux films mis à l’index par certains. Au fait, si vous êtes choqués par les images de certains gonzo, il y a l’équivalent chez Sade, par exemple, depuis des siècles (oui, deux XD), et même bien pire puisque ça s’inscrit sur la durée (par exemple quand Justine tombe dans le monastère de San Severino, avec les je ne sais plus combien de jeunes filles qui subissent les pires outrages tous les soirs sans salut possible). Alors certes, là en plus on a les images, mais l’imagination peut aller beaucoup plus loin.

    A la limite, je trouverai presque plus dangereux le “porno classique”, avec un scénario, où on fait croire que la voisine qui vient vous demander du sel a en fait juste envie que vous la preniez sauvagement sur la table. Dans le gonzo, pas de scénario, on sait ce qu’on regarde et pourquoi on le regarde.

    Au niveau des acteurs, ok, le problème est différent, et je n’en parle pas car je n’ai pas joué dans des films à haute diffusion sur le net ou tournés en DVD ^^. Et comme il vaut mieux ne parler que de ce qu’on connait…

  11. Philou

    Je ne suis pas un adepte invétéré des films pornographique, malgrès que j’en regarde de temps à autres, gonzo ou scénarisés.
    Mais concernant le soit disant plaisir que peuvent en retirer les acteurs, je suis un peu sceptique.
    Quel plaisir peut on avoir sur une triple pénétration ?
    Malgrès toutes les mimiques qui simulent le plaisir, on voit quand même que la douleur est présente.
    Certes ils sont consentants, mais sous le couvert de visualiser un fantasme, je trouve assez désolant de faire de mal sciemment à quelqu’un.

  12. Anaha

    Chacun à son echelle de valeur, jusqu’au limite de la loi.

    Mes limites sont dépassés quand la nana souffre, et humiliée ou semble drogué.

    Il y a les esprits-libres (libertins) et les esprit-meurtris (victimes de viol, vente de son corps pour survivre, drogue, influence,etc.)

    Le problème au fond est un problème de contrôle des acteurs: vérifié leur santé physique (MST) et mentale (cause et conséquence de leur vie d’acteur porno).

  13. Harold

    Chuis super d’accord avec Elie sur la question du consentement. C’est tellement flou…

    “Pulsions de cruauté et de domination. Est-ce que je ressens ça quand je regarde un gonzo ? Non.”

    Moi je sens que ça parle à mon cerveau reptilien (violence et domination) et j’aime pas ça. Baiser comme un animal avec ma copine c’est pas que je sois contre mais j’ai pas besoin d’exemples pour faire des trucs d’animaux.

    Et si tu me demande je te dirais que ça m’arrive sans aucun complexe mais en faire une revendication comme aujourd’hui pour tout et n’importe quoi, non. C’est dingue cette volonté de s’imposer aux autres dans nos sociétés. Chill fucking out man…

    Donc avoir besoin d’images a ce niveau je trouve effectivement que c’est carrément pas très sain. Et ça dénote une grosse carence en imagination. Pas bon signe si vous voulez mon avis.

    Et le “gonzo est une fiction” oui mais en imaginaire à travers un bouquin ou avec l’aide de trois strips de BD tu fais tes propres cochonneries, à travers une infinité de vidéos façon IRL le mécanisme n’est pas du tout le même. Les images hantent on le sait (GOATSE) et les générations ayant grandit uniquement avec elles (en gros ceux nés durant les 90s), ben on va voir ce que ça donne…
    Sans me voiler la face je crois qu’il y a du bien là dedans (plus de tabous) mais également beaucoup de mal: les relations H/F n’en sont pas facilitées…

  14. Koubiack

    Je suis pas d’accord avec toi philou !! il existe des personnes pour qui le plaisir est etroitement lié a la douleur… sans parler de déviance masochiste (plus psychologique) mais vraiment physiquement les signaux de douleur ce confonde avec ceux du plaisir !

    Bon la je serai qd meme de mauvaise fois si je disait que dans les film ou clip trash les acteurs sont dans ce cas… mais il ne faut pas le négliger…..

    Et à nouvelle génération (exposé de plus en plus tot au images violente et/ou pornographique) nouveau “fantasme”

    Il n’y a pas si longtemp la sodomie était proscrite des film alors qu’aujourd’hui elle est presque banale…..

    Il s’agit d’une évolution de la société ou les tabou tombe peu a peu et ou les moeurs évoluent avec la chute de ces tabou.

    Est-ce bien ou mal, le futur nous le dira…. Mais comme tout les vieux disent (et peut etre francis cabrel) : C’etait mieux avant !!

    L’avenir nous dira si les porno violent transforment tout les jeunes en violeurs sanguinaires et violents !!!

  15. roidesaba

    Alex :
    Tu t’es goure de site, http://adultfriendfinder.com/ me semble plus indique.

    Erratique :
    La domination n’est pas un probleme lorque la femme domminee le fait consciemment, certes. Mais oublier le respect avant et apres la domination, c’est impardonable.

    Je trouve que le debat s’oriente trop vers les acteurs et proffessionels du sexe.
    Certes, leurs choix ne sont pas troujours tres moral. Feindre le plaisir lorsqu’il est clair qu’il y en a pas (j’ai vu plusieurs fois des actrices qui ne se donnaient meme pas cette peine, ou alors le faisait TRES mal) n’est pas tres ethique. Ne serait-ce que dans la pseudo-ethique libertine qui prone le respect et le plaisir partage.
    Mais bon, eux savent ce qu’ils font et pourquoi ils le font.

    La ou je trouve dramatique les effets du gonzo ET du porno, c’est dans son impact sur les personnes non preparees.
    J’ai connu deux types de reactions :
    Ceux qui finissent par prendre la femme pour un objet. Ils disent aimer LES femmes mais son incapable d’aimer UNE feme.
    Ceux qui, comme moi, sont terrorise par l’idee de paraitre dans la premiere categorie, et qui preferent ne rien faire.

    Pour citer Vizinczey dans son eloge des femmes mures “Quand je vois un homme approcher une femme avec de penibles hesitations - comme s’il avait a s’excuser de quelque chose, comme si cette femme devait subir son desir plutot que de le partager -, je me demande si cet homme la n’a pas ete malmene par des filles dans sa jeunesse.”
    Je pense que cette phrase est tout a fait transposable aujourd’hui en remplacant “des filles” par “des pornos”.
    En tout cas, je fais parti sans doutes possible de la deuxiemme categorie, je sais de quoi je parle…

  16. isie

    J’approuve certaines remarques : comme par exemple un porno scénarisé me fait bien plus flipper qu’un gonzo : transformer une situation banale en orgie est nettement plus fourbe.

    Ensuite, je suis d’accord sur le fait que tant que les droits des acteurs sont respectés, tout roule, même les scènes les plus trash. Néanmoins, c’est vrai, archi vrai que les gens sont cons.

    et si certains ont la faculté de prendre du recul, de juste prendre ce que le gonzo donne (une bonne dose d’excitation, point) et que ça s’arrête là, ce n’est malheureusement pas le cas de tout le monde, et encore moins des (plus ou moins) jeunes.
    Faudrait pas que ces images deviennent les images représentatives d’une relation sexuelle normale.

  17. éric

    Isie a écrit :

    un porno scénarisé me fait bien plus flipper qu’un gonzo : transformer une situation banale en orgie est nettement plus fourbe

    Ben, si c’est pas du gonzo, ça ^^ !
    Par “scénarisé”, j’entends tout simplement un scénario travaillé méticuleusement comme pour tout film sans occulter le pouvoir, le charme ou l’ambiguité de scènes sexuellement explicite quand elles s’inscrivent dans l’histoire et pas juste pour montrer un cul !
    Problème : trouver les scénaristes, acteurs, actrices, producteurs, diffuseurs et, à vous lire, spectateurs et spectatrices ^^ !

  18. Fluorgasmic

    Ah ben finalement ça y est, les vicelards libidineux ont repéré le blog ! et de un. \o/

    Et je rejoins totalement isie dans son post. j’allais écrire une tartine du même genre, mais, il ou elle à tout résumé.

    je crois q’ici “la faculté de prendre du recul” veut tout dire. Comme dans beaucoup de choses d’ailleurs (on pourrais d’ailleurs ramener cette problématique aux films gores ou à la violence controversée de certains jeux vidéos, ou encore, la vie et les richesse étalées du “star system”… etc… etc )

  19. Petitpois

    Pour répondre à Harold, moi qui suis des 90’s, j’ai eu beau mater des films de cul depuis mes 11 ans c’est pas pour ça que ma vision sur les femmes a évolué. Je suis tjrs aussi timide qu’à l’origine. Et même en ayant une copine aujdh, très sincèrement je pense pas du tout que le fait d’avoir eu des “vidéos façon IRL” au lieu de ma simple imagination n’aient d’influence sur ce que je fais ou pas avec elle ! D’autant plus que je ne favorise ni le net ni l’imagination. J’ai le net, j’en profite, sinon je m’en passe. Il ne s’agit pas de carence d’imagination, à mon sens…
    En reprenant ce que dit Isie : gonzo = “une bonne dose d’excitation, point”. Faut pas commencer à flipper en pensant qu’un “jeune” qui voit une sodomie va trouver ça normal et l’accepter comme un truc bâteau d’une relation. Enfin pour moi ca me paraît totalement glucose ( débile ).

  20. Erratique

    “ça me parait totalement glucose” => ^^ et vice et versaaa…

    “Par “scénarisé”, j’entends tout simplement un scénario travaillé méticuleusement comme pour tout film sans occulter le pouvoir, le charme ou l’ambiguité de scènes sexuellement explicite quand elles s’inscrivent dans l’histoire et pas juste pour montrer un cul !”
    => Il y a les films érotiques, pour ça. Des films où tu as le droit de montrer des choses sexuelles telles qu’elles sont et non en masquant pudiquement par une ellipse narrative. Le porno, c’est une succession de scènes de cul qui sont liées par un ersatz d’”histoire”. Mais elle ne sert que de prétexte. “Oh, ma secrétaire a surement envie de me faire une bonne pipe”, “oh, le plombier va me montrer son gros tuyau”, etc. Le gonzo, c’est beaucoup plus direct. La scénarisation, au pire, se trouvera dans la présence de costumes, mais pas plus, sinon on bascule dans le porno. C’est une question de définition, donc nécessairement arbitraire, il y a des films qui sont toujours à la limite entre les deux…

    Concernant la douleur, je ne vois pas trop en quoi elle empêche le plaisir. Sans même parler des messagers chimiques qui peuvent être tellement proche que notre cerveau prend l’un pour l’autre (avoir mal tant le plaisir est intense ou avoir du plaisir dans la douleur, c’est un peu comme “se brûler” avec de l’eau glacée). Les deux peuvent co-exister. Autre cas : l’aspect psychologique prend le dessus, l’excitation de la triple pénétration devient supérieure à la douleur occasionnée.

    Après, ok, il faut prendre du recul, il ne faut pas confondre les sentiments et le sexe pour le sexe. Refuser le sexe oral ne doit pas devenir une marque d’anormalité. J’en ai croisé, des gens qui pensaient ça. Mais est ce que la faute revient vraiment au gonzo ou au porno ? Il y a surtout un gros problème d’éducation, d’image de la femme ou d’image de soi, etc.
    Au fait, il n’est nullement question de chercher l’inspiration dans les films porno… Ce n’est pas une carence de l’imaginaire, mais ça permet une attitude passive là où l’imagination est une démarche active. Dans une activité où on cherche surtout à se laisser aller, ce n’est pas forcément plus mal.

    NB et pour finir / “la violence controversée de certains jeux vidéos” => un jeu vidéo, des jeux vidéo (adjectif par contraction en -o, pas de marque de pluriel)

  21. Fluorgasmic

    @Petitpois
    On ne flippe pas, on parle de savoir prendre du recul. Ce que certains n’arrivent pas à faire. Mais bien sur on, enfin je, ne généralise pas.
    Chaque cas est à part je pense… et surtout dans la sexualité.

  22. Fluorgasmic

    @ erratique
    Je sais, mais on peut pas editer. Et comme au taf j’écris à l’arrache entre 2 boulots…

  23. Ben

    Avant de se poser la question de savoir si le gonzo est trop “sadique” ou “humiliant” et de se demander si cela aura une influence sur les comportements sexuels de la société il faudrait se demander pourquoi les gonzo sont aussi “populaires”. Et la réponse est simple : c’est qu’il trouve leur public.

    A chacun ensuite de faire avec sa propre morale pour juger acceptable ou non telle ou telle scène. Si elle est innacceptable on zap et puis c’est tout. Pas la peine de venir tout de suite humilier (et cette fois le terme est bien choisi) ceux qui aiment ce type de cinéma.

    Et avant de savoir si les gonzo seront responsables de changements dans les comportements sexuels des gens il faudrait s’inquiéter de la trop grande facilité pour les enfants de 10-15 ans (oui oui a cet âge là on est encore un enfant) à se procurer du porno qui je le rappel est interdit au moins de 18 ans, et pour cause !

    Tout comme les psychologues aiment pointer du doigt les jeux vidéos violents qui perturbent les enfants qui y jouent alors qu’ils n’ont pas l’âge d’y jouer, on vient maintenant pointer du doigt la pornographie qui pourrait éventuellement influencer les comportements sexuels…

    Quand aux humiliations présentes dans ces films, il ne faut pas perdre de vue que ce sont des acteurs qui jouent et que ce n’est pas la réalité. Et comme je le disais au début, si ce type de porno existe et s’intensifie c’est qu’il trouve son public. Si tout le monde trouvait cela immoral et innacceptable ce type de porno mourrait naturellement de lui-même. “C’est tellement simple de zapper sur une autre chaine…”

    Le porno, et le gonzo dans ce cas précis, c’est du cinéma (d’adulte) ! Ni plus, ni moins.

  24. Philou

    Koubiack: Je ne parle pas des personnes qui pratiquent dans l’intimité, alors que ces actions sont amenées totalement différement, que pendant un tournage.

    Je parlais des acteurs.

    Et je suis persuadé que très peu d’entre eux ont du plaisir dans ce genre de pratique.

    Philippe.

  25. roidesaba

    Ben >>
    Je suis d’accord avec toi dans l’absolu.
    Mais le monde est autrement. Un gosse de 15 ans qui tombe sur un Gonzo n’aura pas la lucidité de dire “C’est pas pour moi”.
    Alors on fait quoi ?
    1/ On tape sur les parents en les blamant (a juste titre) de ne pas savoir éduquer leurs enfant et on laisse les enfants devant ces images dangereuses pour eux sous prétexte que c’est-pas-mon-buisness-et-puis-moi-j’aime-bien-ca.
    2/ On agit en tant que société responsable et on admet que, les gens etant cons, c’est à nous d’agir…

  26. Br0m

    Hop, comme Ben : “les gonzos trouvent leur public”.
    Ça correspond à une demande (latente, pas latente c’est vous qui voyez). J’aime à croire que les blamer serait un faux problème : les pulsions existaient avant internet. Vous citiez Sade, les récits de perversion sont présents dans l’Histoire aussi loin que les documents remontent, m’obligez pas à dépoussiérer ma bibliothèque de l’historien pervers.

    Les thèmes abordés quels qu’ils soient ne me posent pas de problèmes plus que ça, c’est vraiment le respect de la dignité humaine qui importe. Alors simulez des viols collectifs de manchots si vous voulez, mais dans une ambiance de travail saine et respectueuse.

    Un travail réglo en amont, des gens équilibrés de l’autre côté, c’est là où tout se passe. Un gamin correctement éduqué n’aura pas l’idée de télécharger youngteenXXXrapedbydog.avi même s’il a la possibilité de le faire sur le premier réseau P2P venu. Au pire il paiera une fois le prix de sa curiosité, constatera la perversion du monde et aura appris à s’en préserver.

  27. JackDansLaBoite

    D’abord, merci Maia pour ce blog !! Bon c’est la première fois que je poste, m’en voulez pas :P. “Les gonzo trouvent leur public” : me voila ! Mon histoire avec le cul sur internet :

    Ca a commencé pour moi a 11 ans avec la découverte de la cassette de cul du paternel, classique. Puis est venu internet à 16 ans et depuis je n’ai jamais décroché du porno. Au début, c’est très excitant de voir de belles chattes rasées, de belles femmes en bas et lingerie fine. Quand en plus ca bouge et avec du son, c’est le pied ! Et puis on se prend au jeu: rechercher les photos qui correspondent le mieux à ses fantasmes et terminer sur une video souvent hard, brutale, vite, parce que l’excitation est la et on n’a pas envie de se taper les dialogues inutiles et pitoyables.

    Le problème est que la violence appelle la violence, le sordide rejoint le glauque. Je suis devenu porn addict sans trop m’en rendre compte. d’abord parce que je me cachais de mes parents, qui n’ont pas su ou voulu le voir. Ensuite parce que c’est quelque chose dont le public jeune (de 16ans a l’époque, j’ai 23 ans) n’est pas forcément informé. C’est si facile de clicker sur “Entrée” plutot que “Sortie”. C’est rapidement devenu pour moi quelque chose de banal, je me disais que quand j’aurais une copine, je changerai. Je me doutais que ce n’était pas ca faire l’amour, mais c’était du plaisir accessible et disponible. Plus on en regarde et plus on s’enfonce dans des fantasmes sordides. Je parle pour moi bien sur mais je pense ne pas etre le seul à en souffrir.

    Car oui j’en souffre, meme si c’est difficile de se l’avouer. Avant que je découvre le porn sur internet, mes fantasmes étaient “beaux”. Aujourd’hui à 23 ans, je ne peux plus jouir avec mes copines car j’ai acquis ce réflexe (au sens biologique du terme, je ne me rappelle pas le nom exact:P) pendant 7 ans de faire ca avec mes mains, en pensant à une situation proches des films/videos : j’ai réalisé récemment que faire l’amour était pour moi une suite d’étapes, machinales… Je suis un produit du porno, un “petit soldat” comme le dit l’archive de “l’attention.com”. Et en plus un mauvais petit soldat car je n’arrive au bout qu’avec mes mains … C’est très dur pour moi d’en décrocher car c’est rapidement devenu un rite quasi quotidien, et aussi je pense parce que j’ai découvert le sexe comme ca sans jamais vraiment me poser la question de ce qe c’était de faire l’amour, pourquoi le faire etc. (manque d’éducation sur ce point :P). Le gonzo est dispo 24/24, avec une offre très (trop !!!) large et accessible. D’ou le besoin d’éducation des ptits jeunes.

    Je voudrais revenir sur ce point soulevé par le conteur Br0m ;P :
    Un gamin correctement éduqué n’aura pas l’idée de télécharger youngteenXXXrapedbydog.avi même s’il a la possibilité de le faire sur le premier réseau P2P venu. Au pire il paiera une fois le prix de sa curiosité, constatera la perversion du monde et aura appris à s’en préserver.

    J’estime avoir été “correctement éduqué” : pas de sévices, une vie aisée, école privée et tout. C’est vrai que la premiere vision de youngteenXXXrapedbydog.avi te choque. Mais pas suffisament pour te dégouter du porno en général : “c’est pas pour moi, moi je suis plutot ci ou ca”. Mais plus on en mate, plus on veut en voir : plus dégradant, plus violent. Pour parler cru : de la baise amateur d’un couple qui se filme et diffuse sur internet, on en arrive au MakeHerGaG, RoughAnalSex & co… pas si différent au final du choc initial de yougTennXXX.

    Je suis conscient que si je me suis laissé berné, c’est parce que je suis psychiquement faible. Qui ne l’est pas à 16 ans ? Le gonzo, c’est aussi ca : profiter de la faiblesse des deux parties (consommateurs et actrices/acteurs). Aujourd’hui je dois me reconstruire et je pense que ce blog est un bon point de départ. “Merde il va nous pondre des pavés comme ca tout le temps ?” :). Non, la prochaine fois, je ferai du SMS ;P Désolé pour la tartine !

    Suis-je puritain ? :)

    Aussi : quelqu’un a-t-il trouvé la vidéo “Shocking Truth” sur internet ? essayez de taper sur google (pas trop fort) “Shocking truth” sweden association : queudalle !

  28. BOULE

    Si celui qui est timide reste aussi timide en regardant le porno : qu’il décroche!
    Des bouquins de sexo et de conseils sur la séduction seront plus efficaces.

    Que se passe-t-il dans la tête des jeunes garçons qui n’ont ni le corps ni l’énergie des acteurs pornos (et qui n’utiliseront pas non plus les drogues utilisées abondamment dans l’industrie X)?

    Combien de films regardez-vous? À quelle fréquence ? En osant examiner vos pratiques en tant que spectateurs vous saurez si vous êtes “accro” ou non à la porno.

    Les actrices qui jouent sont consentantes …. jusqu’à un certain point. Elles ont les travers du milieu et se font “harponner” par goût pour le fric vite gagné.

    Mais comme ce milieu les jettent rapidement (durée de consommation moyenne d’une actrice : 18 mois) elles acceptent de jouer des scènes qui leur débectent profondément, car elles savent que leurs jours sont comptés.

    Après avoir été pompées, beaucoup témoignent qu’elles ont été contraintes, certes de manière indirecte, mais contraintes.

    Il est très facile de contraindre dans ce milieu où il n’existe pratiquement aucune des balises qui existent dans d’autres milieux de travail (rien à voir avec le milieu du cinéma officiel où les acteurs et les figurants sont très bien défendus). Si on dit à une actrice X (généralement très jeune - 18 à 23 ans) : “fais-ça, sinon c’est la porte”, il s’agit d’un pouvoir de contrainte.

    Ceux qui affirment que les filles “aiment ça” ont soigneusement évité de lire les témoignages “d’ex-stars” du porno : il y a en a maintenant un grand nombre qui témoignent de leurs expériences et ont admis qu’aujourd’hui, “le boulot” est de plus en plus dégueulasse. Les actrices reçoivent du sperme dans les yeux, se les gèlent, se font sodomiser à répétition, se chopent des déchirement à l’anus, des infections, des maux de dos, sans parler de l’herpès et autres infections transmissibles sexuellement: l’industrie actuelle du porno est un milieu de prolifération bactérienne accélérée et un véritable ZOO HUMAIN.

    Les acteurs n’utilisent pas, pour la plupart, de préservatifs : que vont faire les ados dans leur vie sexuelle s’ils fantasment depuis l’âge de 12 ans sur des images où on baise à tout va sans préservatif?

    Simple : ils baiseront sans préservatif, sinon ils ne banderont pas.

    La porno oriente les habitudes sexuelles tout autant que la pub favorise les habitudes de consommation. Si la pub n’avait aucun effet, croyez-vous que les grandes compagnies allongeraient autant de fric pour leurs campagnes publicitaires? Il en va de même pour l’industrie de la porno.

    Les garçons se masturbent devant les films porno, les images avec lesquels ils se masturbent et qui leur procurent un plaisir (plaisir qu’ils peuvent répéter autant qu’ils le souhaitent) apparaîtront inévitablement et automatiquement dans un contexte réel : ils seront amenés à exiger de la fille les actes qui les ont excités ou ne seront pas tout simplement pas capables d’éprouver du plaisir.

    La porno actuelle n’a rien à voir avec les explorations cinématographiques à visée libératrice des années 60 et 70. Les “pornographes” de cette époque voulaient que le porno devienne un genre parmi d’autres genres destinés aux adultes, pas une industrie “à part”.

    Jamais au grand jamais ils n’auraient imaginé la naissance d’une industrie porno tentaculaire permettant à de jeunes garçons de 12 ans de se masturber frénétiquement dans leur chambre avec les mêmes images produites par des boutiquiers.

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