“Je continue à croire que le porno, pour les hommes, répond au fantasme, inscrit très profondément chez eux, d’un monde sans sexe. Le sexe, au fond, cela n’intéresse que les femmes.”
La citation est de Laurent de Sutter, qui a écrit le livre à gauche, là, dont Libé dit le plus grand bien, ici. J’ai lu cet essai la semaine dernière et je le recommande aux philosophes, aux pornaddicts et aux poètes parmi vous :)
On discutait donc par mail du livre, et voilà que l’auteur me sort cette phrase sur un monde sans sexe, qui me laisse totalement perplexe (Mars, Vénus, hommes, femmes, heiiiin ?). Je lui ai demandé l’autorisation de vous la soumettre, il a accepté, ce dont je suis reconnaissante, car moi toute seule je ne vais pas m’en sortir, je m’aperçois que je ne sais même pas ce qu’il entend par “sexe”. La sexualité, l’organe génital, le dispositif autour du rapport sexuel, la répartition sexuée des rôles traditionnels, un mot en quatre lettres qui rapporte sept points au scrabble ?
Je me sens comme en terminale face aux bombes à retardement que constituaient les devoirs de philo (Laurent de Sutter est philosophe). Pire : je sens qu’il y a des abîmes de réflexions sous la citation innocente, et que je ne sais pas dire “Aspirine” en allemand (pour ceux qui ne savent pas : ce blog est berlinois).
Du coup, je vous refile la patate chaude : lecteurs, avez-vous le fantasme d’un monde sans sexe ? Lectrices, êtes-vous les seules intéressées par le sexe ?
Brèves
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Espionnage affectif
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“Répondre sur son portable en plein ébat sexuel est tout à fait convenable estime… 1 % des Français. 6 % estiment que ça ne se fait pas de rompre par SMS. Et 12 % qu’il ne faut pas se priver de lire les SMS ou d’écouter les messages reçus par son conjoint. D’ailleurs, un Français sur quatre admet le faire plus ou moins régulièrement.” Chez Ecrans.
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Vrac #30
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16% des Français ont été infidèles l’été dernier en vacances, pendant que moi je glandais quinze jours avec mon chat, ah bah bravo. C’est sans doute parce qu’ils veulent profiter de leur énooorme pénis. Du coup 130 000 seins gonflables sont actuellement en train de flotter dans la mer, les Anglais ont le sexe comme passe-temps gratuit favori (mais les Anglaises préfèrent papoter entre copines, pas de bol), et la sodomie a doublé de fréquence en dix ans chez les jeunes Américains (avec des capotes dans moins d’un tiers des cas, BRAVO LES JEUNES). Rhalala, mais où va le monde.
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PornPornPorn
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Déchaînement des hormones sexuelles sur BienBienBien : on apprend aujourd’hui que 70% du porno est “consommé” au bureau, et que le porn français a 15 mois.
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Normalité
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Hitler n’était ni gay, ni sexuellement pervers, ni monotesticulaire. Et nous, bah, il ne nous reste plus qu’à ranger nos explications simplistes type 1 couille manquante = 6 millions de Juifs exterminés.
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Une sexualité sous influence
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J’ai écrit hier, chez ladiesroom, tout le bien que je pensais du Dictionnaire de l’amour et du plaisir au Japon. C’est signé Agnès Giard et sans copinage aucun, vous devez le commander à Noël.
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1 nov 2007 à 11:49
mmmh autant je peux comprendre que les femmes aiment le sexe, autant j’ai du mal avec “les hommes rêvent d’un monde sans sexe” …
non franchement je me vois mal vivre sans.
1 nov 2007 à 11:50
lecteurs, avez-vous le fantasme d’un monde sans sexe ?
Bien au contraire pour ma part (si on fait bien la différence entre sexe et porno bien sur), après j’attends aussi d’autres avis ^_^
1 nov 2007 à 11:51
Hem…
Un monde sans sexe…
Autant ce tiré une balle tout de suite =D
Les femmes aiment le sexe. Les hommes aiment le sexe.
C’est vrai que j’ai du mal aussi avec ce qu’il dit l’autre…
1 nov 2007 à 11:54
Bonjour, tout d’abord toutes mes félicitations pour ce blog, traîter de sexe sans tomber dans le gras c’est une performance que je respecte au plus haut point.
En voyant ta question je me suis mis à me demander ce qui serait bien pour un monde parfait… et finalement j’ai pas eu de résultat parlant de sexe… et pourtant je ne saurais imaginer ma vie PERSONNELLE sans sexe, je pense que sa reflexion, au moins côté masculin, fait référence à une vision globale de la société : comment on voit le monde en général, car n’importe quel homme aime et ne peut vivre sans sexe, mais là ça devient personnel.
C’est la seule solution que je vois qui pourrait correspondre à sa citation côté homme… par contre côté femme j’ai plus de mal à cerner le truc.
1 nov 2007 à 12:04
ou alors il est lui meme très seul…
Moi aussi je sais être tres détaché coté sexe, quand il y en a pas… en revanche quand il y en as c’est une drogue génial et il devient dur de s’en passé.
Mais j’ai aussi de la pène a imaginé un monde sans sexe !
1 nov 2007 à 12:15
Salut.
Je pense que la citation se rapporte pas à l’organe ou à l’acte, mais à ce qu’il y a autour. Les fantasmes, les allusions.
Mais bon, après…. je pense que ça doit être réfléchit comme en philo, parce que comme tu dis, la phrase comme ça est brutte, un peu sortie du contexte, bref, faudrait voir tout ce qu’il y a derrière, connaitre mieux l’auteur.
Après, de mon coté, en tant que mec, j’rêve plutôt d’un monde sans …. ‘tabous’ (le mots est trop fort mais j’ai pas trouvé mieux).
Autre chose : le sexe en lui même (l’acte), bon, ok, c’est bien (qui va dire le contraire? d’accord des fois y a des accrocs, mais en règle général, c’est bien ;) ) mais tout le jeu de la séduction qu’y a avant (oui oui, normalement c’est dans cet ordre) est pour moi tout aussi excitant.
1 nov 2007 à 12:16
Je pense que par “monde sans sexe” il entend monde sans désir sexuel, je ne vois pas comment il pourrait parler d’un monde sans organes sexuels ou sans rapports s’il y a toujours du désir.
Supposons donc qu’il n’y ait plus de désir sexuel, qu’est-ce que cela pourrait apporter aux hommes? Tout simplement une plus grande liberté.
Les hommes sont enchaînés aux femmes ou aux autres hommes par leurs désirs alors que les femmes ont une plus grande maîtrise de soit par rapport aux leurs.
Elles entretiennent une relation saine avec leur sexualité alors que les hommes se sentent dominés par leurs pulsions.
Ainsi, dans un monde sans désirs, sans pulsions, les hommes disposent d’une liberté de pensée et de fonctionnement nouvelle; c’est ce que peuvent apporter les pornos, par la sublimation (au sens psychanalytique) de “relations” tout seul devant un ecran, ils arrivent à se détacher de besoins primitifs et ils deviennent capable d’avoir une vie sociale normale sans sauter sur toutes les femmes qu’ils croisent.
1 nov 2007 à 12:27
Aspirin.
sans “e”.
1 nov 2007 à 12:32
Danke Doktor !
1 nov 2007 à 12:49
Attention aux pièges (si pièges il y a) !!
Les raisons d’envisager un monde sans sexe peuvent être de plusieurs ordres.
Au choix :
→ Un monde sans sexe (donc un monde d’hommes) est exactement le modèle proposé par les fondamentalistes des religions monothéistes pour qui la femme (impure et perverse car sexuelle) n’est qu’une incarnation du mal (non, non, pas de jeu de mots facile).
→ Le sexe (avec comme finalité la reproduction, donc l’immortalité) est foutrement inégalitaire pour les philosophes “Rousseauistes” (je ne trouve pas d’autre mot… je suis “Rousseauiste” mais pas philosophe ^^); le désir d’un monde sans sexe est alors un sommet du Romantisme (à prendre dans son acception originelle et non dans le sens galvaudé de “romance”), un chemin vers l’absolu que n’entraverait nulle contingence biologique : l’Homme enfin débarassé de l’Animal !
→ Je n’ai pas trouvé de sex-toy à ma taille :( …
Perso, j’avoue (mais je l’ai déjà dit) être assez intéressé par un monde sans sexe…
Complexe(s) ? Inadaptation ? Quête de ceci-cela ?
Certainement un peu des trois, saupoudré d’un petit plus… ^^
1 nov 2007 à 13:03
Réponse D, Jean-Pierre.
Obi-Wan Kenobi.
…
>_<
Comment vivre sans sexe? Preuve d’amour euphorisante? Non, là je ne comprends probablement pas la question…
(un monde (de) cent sexes peut-être?)
1 nov 2007 à 13:06
Tout l’ambiguité de la question est sur la définition du mot <b<sexe…
1 nov 2007 à 13:28
Cet article m’a furieusement rapellé cette vidéo sur laquelle j’étais tombé il y a de cela quelques semaines:
http://www.webjunkie.fr/2007/10/20/tout-doit-disparaitre/
J’avais déjà réflechis plus ou moins à une societé sans sexe, sans abus de répression, une societée moins remplie d’informations, et dans ma réflexion la disparition du sexe était bien présente. Ca serait tellement bien de ne plus être à moitiée dépendant de cet organe :o (Dans l’idée où on vivrait sans n’avoir jamais connu le sexe, si on le connait et que cette notion nous est retirée par contre ça risque de pas être tiptop.
Vala. Je précise que je suis un lecteur.
1 nov 2007 à 13:32
Mes 2 cents… Je n’ai pas lu les autres commentaires pour ne pas être influencé dans ma réponse, c’est donc peut-être une redite.
Les hommes sont généralement accro au sexe (d’où la tendance plus marqué chez les hommes que chez les femmes pour le porno sans doute). C’est un peu comme une drogue, avec l’avantage que c’est une drogue sans trop d’effet secondaire. J’imagine que si tout le monde pouvait avoir du crack gratuitement et s’en coller plein les veines sans devenir un zombie, tout le monde le ferait et moi le premier (je vais devoir attendre d’être vieux :/).
Pour en revenir au sexe donc, je pense qu’il faut plus voir ça comme le désir sexuel, mais aussi comme tout ce qui tourne autour : le désir sexuel c’est souvent pénible, parce que quoi qu’on dise, c’est rarement assouvi aussi bien qu’on le voudrait. C’est une grande cause de frustration amha. Ce qui tourne autour, c’est pire : les rapports sexuels, c’est très rigolo et tout, mais c’est quand même vachement de travail et de responsabilité pour le monsieur (enfin c’est comme ça que je le vois), qui a tout un tas de bonne raison de flipper.
Un monde sans sexe serait un monde sans tout ces problèmes et, sans désir sexuel, pas de frustrations associés donc osef, un peu comme les chien qui n’ont aucune idée de ce qu’il rate en ne comprenant pas notre super humour d’humain.
Je suis à peu près sûr d’être complètement tombé à côté, vu que ça m’arrivait tout le temps en philo et que j’ai écris ce texte au fil de l’eau :)
Content de voir ce site reparti (et les commentaires encore ouverts).
1 nov 2007 à 13:56
Je suis un homme et j’aime imaginer un monde sans sexe.
Sans sexe au général, l’acte ne serait plus une obsession, le porno ne serait plus, et les relations seraient toutes autres entre les personnes.
Que deviendrait l’idéologie du couple ? L’attirance doit être psychologique et charnelle, mais qu’est-ce que cela donnerait sans l’attraction sexuelle ?
J’aimerais visiter un tel monde, je pense que le sentimentalisme ferait un grand retour, car il y a bien des façons de fusionner entre deux êtres et le sexe n’est que la partie organique-reproductive.
A quand le réel et profond amours qui transcende le corps et les hormones ? A quand ce rêve eveillé que bien des gens un peu fleurs bleue dégoutés des relations sexuelles dans mon genre attendent ?
1 nov 2007 à 13:59
Je précise, quand je parle de partie organique-reproductive, c’est pour faire référence à notre instint de reproduction, qui est dans notre corps, dans notre tête et dans nos tripes, ce besoin de procréer au sens ADN.
1 nov 2007 à 14:29
“shekshe” au shcrabble remporte trèje points et non shept !
1 nov 2007 à 15:42
Asser d’accord avec le monsieur la, en fait je l’imagine même plutôt bien.
Baiser, baiser, au final, pour moi c’est limite inutile (si t’enlève le coté “besoin naturel”). C’est qq chose que je rejète complètement par moments. Je trouve toute la partie avant tellement exitante, la drague, les regards, les conversations, ou chacun se chauffe gentillement, et puis aprés toucher l’autre, enfin quand tu sens que t’es à la limite d’exploser toutes tes neurones tellement c’est chaud.
J’ai découvert ca en faisant de la photo avec les nanas, souvent asser jolies, j’adore ce rapprochement avec le modèle, les contacts, je la regarde bien, elle me regarde aussi, y’a pas de tabous, mais je serais incapable de faire quoi que ce soit avec elle aprés la photo finie, même si j’ai follement envie, et même si elle derrière me dis que “ba pourquoi pas”. D’ailleur pour ca que quand j’ai envie d’une nana, mais juste sexuellement, ou alors quand je sais que je ne dois rien faire avec elle a cause de son copain par exemple, je fais en sorte de la prendre en photo, et mon envie disparait, c’est asser fou.
Je pourrais résumer le sexe comme un besoin, vital, au même titre qu’aller aux chiottes, si tu le fais pas, tu te sens mal à un moment, alors chacuns à plus ou moins d’envies, mais ca permet quand même de te lacher, et c’est super relaxant par la suite.
On castre bien les chats pour éviter qu’ils fassent chier et qu’ils soint agressifs … CQFD.
La bise.
PS: Maïa on fait quand des photos ensemble ? ^^
1 nov 2007 à 17:09
C’est pas un peu curieux de prendre un fantasme comme une réalité espérée ?
Avoir des fantasme ne veut forcément signifier qu’on espère qu’ils se réalisent…
Il me parait bien évident que, par moment, en tant qu’homme je suis passablement dirigé par mes pulsions sexuelles, que mes inhibitions ont alors tendance à s’envoler avec ardeur, mais delà à souhaiter ne plus vivre de sexe ? merde certainement pas !
Pour ce qui est de faire un rapprochement entre sexe et agressivité, ça me fait bien rire !
1 nov 2007 à 18:15
OMG !! la vie sans sexe ? eurk !!
Quelle manque d’intéret une vie perso sans sexualité..
Pour le sexe est loin (trés loin même) d’être seulement un besoin physiologique !! quel plaisir que de se retrouver dans les bras de sa dulcinée (d’un soir ou pas) aprés avoir fait l’amour..
Pourquoi se passer de ce moment au petit matin où l’on se réveille et où tout recommence..
Je ne vois pas pourquoi s’en priver !
Je n’ai aucun probléme à faire refluer mes pulsions et ce sont certainements pas elles qui dominent ma vie !!
Et comme le dit brol, sexe et agressivité.. xD manque d’intelligence et agressivité OUI !
tchou !
1 nov 2007 à 19:59
Pour ma part, je dirais que les hommes rêvent de se débarrasser de cette pulsion omniprésente et les femmes, justement, d’acquérir cette pulsion.
Pour ce qui est des mecs, pouvoir plus réfléchir, prendre plus de recul, moins avoir l’envie de queuter ici et là, ne plus tout réduire à juste le coït, que ce soit durant l’acte ou durant le reste des relations.
Pour ce qui est des nanas, enfin arrêter de se dépêtrer entre des relents d’éducations d’un autre âge, une pression sociale forte partagée entre être et paraître, et assumer le fait qu’elles aussi, elles ont envie là maintenant, et merde quoi.
Une évolution, en quelque sorte. Evoluer en perdant un “trop” d’un côté, et en comblant un “moins” de l’autre.
Ca me semble bien coller avec les pensées de personnes constamment exposées à ces attitudes.
Mes deux cents de mâle.
1 nov 2007 à 20:18
Je suis assez d’accord avec Creek .
Le sexe fait porter tant de pression sur nos epaules, que ce serait une liberation de ne plus avoir à s’en faire .
mais l’on part ici d’un prerequis qui serait qu’un monde parfait serait sans soucis
( ce que je recuse )
j’aime la complexité, j’aime le sexe, et j’aime ce monde imparfait .
PS : Merci pour ce blog que je me regale à lire .
1 nov 2007 à 22:54
personellement, et je vais faire mon rabas-joie, je n’aime pas ce genre de philosophie d’arriere cuisine.
Pourquoi faudrais-t-il expliquer les pulsions masculines autrement que par le fait qu’elles sont des pulsions ?
Pourquoi faudrais-t-il expliquer le porno autrement que par le fait qu’il répond a une demande comerciale ?
Je n’aime pas chercher de réponses là où je trouve qu’il n’y a pas de question.
1 nov 2007 à 23:21
Je commence en disant que j’aime bien lire ton blog ^^ Il est très intéressant et j’aime beaucoup. Et pour répondre à la question, je serais plutôt d’accord avec Challyss. Je crois que “sexe” dans ce cas n’aurait pas comme définition l’acte ou l’organe, mais plutôt ce qu’il y a autours. Séduction, froufrous etc. Mais je vois plutôt cette citation comme une généralisation si c’était le cas, car rien ne peut être ce que sont “tous les hommes” ou “toutes les femmes”. Donc oui on peut dire que ça peut être le cas pour plusieurs d’entre nous (ou elles), mais ce n’est pas toujours vrai. Et aussi si c’était le cas, beaucoup d’hommes ne considereraient pas vrai le fait qu’un homme parfait soit juste le sexe “cru”, sans rien autours, car même si cela est “fatiguant” des fois, c’est nécessaire pour passer un beau moment.
2 nov 2007 à 1:13
@ Roidesaba :
Peut être parce que le questionement est un acte gratifiant, une sorte de masturbation mentale par laquelle :
1) nous trouvons du plaisir
2) nous avancons .
Que ce soit de la philosophie de comptoir ( pour les petits pas , quels que soient leur direction ) ou par une réelle avancée de la pensée du groupe ou de soi .
2 nov 2007 à 9:10
Bonjour et bravo pour ce blog très sympa.
“Je continue à croire que le porno, pour les hommes, répond au fantasme, inscrit très profondément chez eux, d’un monde sans sexe. Le sexe, au fond, cela n’intéresse que les femmes.”
Je suis perplexe aussi. Pourquoi les hommes pourraient-ils vouloir un monde sans sexe ?
On pourrait se dire que le désir sexuel pouvant obnubiler un homme et pervertir son jugement à des moments inopportuns, il sera parfois pratique de pouvoir ranger le sexe dans un tiroir. Mais là je ne vois pas le rapport avec le porno.
On peut aussi penser que l’acte sexuel est un moment particulièrement dur psychologiquement pour certains hommes peu sur d’eux qui doivent tenir leur statut en ayant une pratique sexuel constante, performante, … Ceux pour qui c’est difficile (moyen, envie, besoin …) se trouve stigmatisé par le “société” tel qu’elle nous présente le sexe.
Mais toujours aucun rapport avec le porno.
Décidément je reste dans ma perplexitude :(
(peut être ya-t-il eu des réponses intéressantes mais je n’ai pas eu le temps de tout lire, faut bien bosser quand même :p)
2 nov 2007 à 9:23
Il est vrai que la phrase est assez complexe à comprendre. Comme tout le monde le dit, il est primordial de savoir ce que l’auteur entend dans le mot “sexe”.
Pour que cet axiome ait un sens, je pense que l’auteur a dans le sexe une vision métaphysique : il englobe tout ce qui concerne l’acte sexuel, mais de façon complètement décorrélée de l’acte en lui-même.
Sexe = union de deux êtres; orgasme partagé; ensemble de gestes, d’attentions et de comportement visant à créer une union psychologique entre deux êtres afin de leur garantir un plaisir physique intense et partagé. En un mot, prendre son plaisir dans le plaisir de l’autre. Mais cela va plus loin que l’acte sexuel. L’union et la félicité existe encore dans le couple en dehors des rapports sexuels. Nous abordons ici les concepts de fidélité, de respect de l’autre dans son identité sexuelle, de maintenir la flamme pour permettre le même bonheur lors des prochains rapports.
Ce n’est ni plus ni moins que la définition moderne des rapports sexuels. Et encore ! Quand je dis moderne, je fais un lapsus. En effet, cette définition du sexe n’est pas rénovée mais complètement nouvelle. Il n’y avait pas de sexe avant la révolution culturelle entamée par les féministes. Le sexe consistait avant tout à permettre à l’homme de se défouler et de faire des gosses. Ce que la femme pouvait en tirer n’avait aucune importance.
Si l’on accepte cette acception (j’adore balancer cette phrase ^_^) … alors effectivement, le fanstasme masculin d’un monde sans sexe prend tout son sens. L’homme voit dans le porno de la fornication sans sexe, juste de la fornication :
- enfiler son bazar dans un milieu chaud doux et humide,
- pratiquer des coups de rein dans l’unique but de positionner son gland de façon optimale pour jouir mieux et plus vite,
- ne pas se soucier de se retenir pour permettre à la partenaire d’atteindre l’orgasme,
- se permettre même le luxe de penser que cette prise à la hussarde peut lui en apporter un
- jouir et éjaculer.
- ne pas se soucier de ce que le sexe a pu créer comme relation entre les deux êtres.
Le mieux serait encore de demander à l’auteur ce qu’il entendait par “sexe”. Sinon, je pense que nous pouvons nous égarer longtemps en diverses conjectures !
2 nov 2007 à 9:49
On peut aussi penser que dans la hiérarchie sexuelle, celle qui permet de trouver facilement un partenaire, les femmes occupent le sommet. Il suffit de claquer des doigts pour trouver un coup d’un soir… quand on est une femme seulement.
On peut donc avancer que le sexe (cette définition-là du sexe, en tout cas), est un avantage pour les femmes qui confortent une situation de pouvoir, et un désavantage pour les hommes condamnés à l’attente.
Cela dit, le sexe ça reste aussi le viol, l’excision, les abus, les douleurs de l’enfantement, une arme de guerre… tout ça, en stricte défaveur des femmes. Qui auraient donc tout autant “intérêt” à un monde sans sexe.
Aimer le sexe pour le pouvoir qu’il donne sur les hommes, c’est un truc de femme occidentale jeune, jolie, avec pognon. Un truc de nantie.
2 nov 2007 à 10:21
@Maïa
Cette définition n’est pas mal non plus et alimente assez bien la mienne ! Entièrement d’accord !
2 nov 2007 à 16:21
mmmmh un monde sans sexe revient pour moi à un monde sans amour.
Je ne peux pas aimer quelqu’un avec qui je n’ai pas de rapport sexuel fréquent voir quotidien.
Je ne parle pas de jouissance mais plutôt de tout ce qui accompagne l’acte. Toutes ces concessions que l’on accorde au plaisir de l’autre.
Toutes ces envies charnelles de l’autre qui nous rappel chaque instant combien on tient à elle/il.
Combien ses instants d’intimité partagée sont privilégiés et sont l’essence même de l’amour que l’on mutualise.
Non vraiment et même pour un coup d’un soir. Un monde sans sexe serait pour moi définitivement un monde sans amour.
2 nov 2007 à 16:45
@ poutre,
Il n’est pas question ici de se demander si l’on pourrait vivre sans sexe (selon la définition que nous nous efforçons de comprendre), mais d’analyser froidement le rapport étroit que le mâle entretien avec la pornographie, car il est inutile de nier que cette relation existe.
Soit dit en passant, je partage tout à fait ton opinion ;-)
3 nov 2007 à 0:52
@ Klingsor :
Je suis tout a fait d’accord avec toi, lorsque la question éveille en moi une envie d’y réfléchir.
Pour moi, “Les hommes revent d’un monde sans sexe”, c’est aussi absurde que “Les avions de volent pas”, c’est une ineptie issue d’une volontée systématique à annalyser de manière compliquée un phénomène simple.
7 nov 2007 à 17:54
Bon alors les gens, vous êtes recalé bac philo aujourd’hui.
“Je continue à croire que le porno, pour les hommes, répond au fantasme, inscrit très profondément chez eux, d’un monde sans sexe. Le sexe, au fond, cela n’intéresse que les femmes.”
Le bonhomme nous parle de sa “croyance”. Ça n’engage donc que lui. Ensuite il nous parle d’un fantasme, soit un désir conscient ou plus probablement insconscient, donc pas vraiment de l’ordre du réaliste (pour ceux qui imaginent déjà les conséquences d’un monde sans cul).
Et la consommation de porno c’est bien de celà qu’il s’agit : l’assouvissement d’un désir (voir d’un besoin ?) sans les contraintes du monde (démarche, séduction, passage à l’acte, conséquences sociales). Le temps d’un instant grace à boulangereXXX.com, vous avez assouvi votre désir fugace et interdit pour la boulangère du bas de la rue, ce qui aurait mis en péril vos 10 ans de mariage dans la vraie vie.
En un tournemain vous vous êtes affranchis des contraintes du sex, vous vous êtes transporté dans un monde où on assouvit votre faim sexuelle comme on pioche dans un frigo.
Dans ce sens, je trouve la métaphore de machin est assez pertinente.
A titre personnel comme plusieurs gens là haut c’est un désir que j’ai déjà formulé de manière consciente “ah si y’avait pas le cul, j’aurais déjà lu toute la pléïade…”
Parcontre pour la tirade sur les femmes, j’attends l’avis des dames. Parceque j’aurais bien une idée complètement rétrograde et Nietzschéenne sur la question mais ça serait une honteuse généralisation complètement rétrograde et Nietzschéenne.
21 mai 2008 à 18:50
le sex est dans les hommes depuis que le monde est monde comme la boufe le sex un besoin primitive donc les hommes les verais savez que l’intelcut tue le sex comme le dit beaudlaire plus je cultiver l’art et moins je sent mon sex
sauf si ont verser dans l’animalité la le sex et tout ses vices couler dans dans l’ame comme une mer folle et ferieuses