On attend les résultats sous très peu mais vous pouvez déjà vous régaler des passages sexe les plus ratés de l’année (du moins si vous lisez l’anglais) : il y a de l’auteur connu, et il y a du très, très bon. Si j’étais une sainte je traduirais tout mais bon, si j’étais traductrice ça se saurait, et si j’étais une sainte Jésus serait probablement obligé de se faire crucifier une deuxième fois.
Elle m’ordonna de me retourner alors qu’elle se mettait au-dessus en hurlant – JE SUIS AU DESSUS, JE SUIS GRAVE AU DESSUS DE TOI, SKINNER, SALE BOUFFON, et elle me baise, mais en fait elle se baise toute seule jusqu’à l’orgasme. Quand elle a fini, elle se détache de moi comme si on était deux bandes de Velcro, me laissant me finir à la main…
Pas mal, hein ? C’était d’Irvine Welsh, qui a tout de même écrit Trainspotting.
Plus généralement, je ne me rappelle pas d’une seule scène sexe réussie dans aucun bouquin – et pourtant promis, j’y mets du mien. Il faut croire que toute tentative de description de l’acte sexuel tombe à plat, regorge de clichés, ou provoque l’hilarité.
Tiens, petit jeu, je prends le premier bouquin qui me tombe sous la main et je vous place la première scène sexuelle, on va vérifier.
Là ! Juste devant moi. Un orifice clos, rayé de striures brunes convergeant en son centre. Un anus ! Donc les femmes… tout comme nous.
Oui votre Excellence, tout comme vous (c’est dans Foutre de Guerre de Son Excellence Otto aux éditions Tabou). Je me demande s’il est impossible de réussir une scène sexuelle à l’écrit, alors qu’en image ça fonctionne bien, ou si c’est juste que personne n’a encore trouvé la bonne manière de présenter les choses.
Enfin, et désolée à ceux qui me suivent depuis ma naissance webienne et qui connaissent déjà le lien, je vous recommande le bêtisier de ce site de nouvelles érotiques au nom contre-productif. Vous allez à droite dans recherche par thèmes, et vous lisez les différents best-of des phrases douteuses. C’est safe for work jusqu’au moment où vous vous écroulez de rire sur votre clavier, soit normalement dès la première ligne. Enjoy !
- Je bande bien dur au plaisir de l’odeur de ses pieds.
- Une autre fois, j’ai joui sur mon vélomoteur.
- Elle me regarde de son regard.
- Elle approche sa rosette de mon bambou.
- Anne vient de me dire qu’elle n’a jamais joui dans un parking !
(Oui j’ai pas pu résister à en caser quelques-unes, c’est trop beau.)
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28 Nov 2007 à 13:20
“Quelle gourmande ! Des fois je la compare à un diesel. Elle a parfois du mal à démarrer, par contre, quand c’est parti, c’est parti !”
J’en ai pris une au hasard totale en plus… C’est complètement affligeant comment est-ce qu’on peut écrire des choses pareilles? o_O
[P.S.: C'est safe for work... C'est aussi safe for maman-débarque-dans-la-chambre-pour-te-poser-une-question-parce-qu'elle-ne-comprend-pas-un-truc-sur-Facebook !]
28 Nov 2007 à 14:22
Tu as lu “La Moustache” d’Emmanuel Carrère? La scène de sexe est pas mal, je trouve…
28 Nov 2007 à 14:52
Aaarghh!! Maïa, fallait pas donner ce genre de lien… j’vais plus avoir l’temps d’te lire, maint’nant ! ^^
28 Nov 2007 à 14:53
J’ai été obligée d’arrêter de lire, j’en avais els larmes aux yeux…et même si c’est “safe for work” je me voyais mal expliquer à ma collègue d’où me venait cet accès d’hilarité incontrolée !
28 Nov 2007 à 16:18
safe for work, faut le dire vite tout de même, je ne suis pas persuadé que mon patron apprécierai de voir mon historique internet… (en même temps, je ne pense pas non plus qu’il apprécie ce blog) ;-)
Sinon, toutes mes félicitations pour ce superbe blog, qui sais rester “sain”.
28 Nov 2007 à 18:14
Ah bah perso, j’aime bien les scènes de Laurell K Hamilton, certaines me paraissent pas trop ridicules, justement :)
28 Nov 2007 à 19:00
La (seule ?) scène sexuel de 1984 m’avait paru pas mal …
28 Nov 2007 à 19:13
Maïa ce serait pas à gauche ?
Sinon merci pour le lien
28 Nov 2007 à 19:17
Limite jte demanderais d’aller faire un tour sur un des sites ou je publie…. Pour l’adresse je te les envoies en privé (pas envie de me faire lyncher la hrmpf ) si tu veux :/
28 Nov 2007 à 19:53
Il y a pourtant d’excellents passages très courts bien amenés dans “les particules élémentaires”. Ce qui me fait dire que c’est un ouvrage qui peut se lire à une main.
28 Nov 2007 à 20:30
Meuh !! Je suis pas d’accord, y a de très bonnes scènes de cul écrites et décrites de façon très sympathique !
Bon là je reconnais qu’elles sont consternantes, mais y a des bonnes choses.
Même si c’est rare ! comme pour tout avec le sexe, faut se donner du mal pour avoir un peu de plaisir…
28 Nov 2007 à 20:56
Alexander > mon prénom, le nom de ce site, hop un mail !
tidoo > des noms, des noms !
Septimus > uh ? Aucun souvenir de ça : /
28 Nov 2007 à 21:49
Perso, je prefere encore les bouquins d Esparbec!
Des scenes a foison mais sans trop essayer de faire de la poesie a 2 balles, sans tourner autour de la chose et de la “penser”. Non, du cul et rien que ca.
Gasp
28 Nov 2007 à 21:58
Pas mal les perles… Les réactions en dessous me font penser à celles du ‘Canard Enchainé’ dans la marre aux canards :)
28 Nov 2007 à 22:26
c’est malin je pleure de rire avec ses conneries ;D
28 Nov 2007 à 22:37
Salut!
Je sais pas si vous avez lu “La Bicyclette Bleue” et toute ses suites de Régine Deforges, mais les scènes sont pas trop mal! Et en lisant, j’ai eu l’impression que plus on avancait dans l’histoire (il y a 10 tomes quand meme!), plus les scènes étaient “précises” et excitantes. M’enfin bon, j’ai lu ca il y a quelques années, j’étais jeune et sans experience en ce temps là ^^
N’empeche que c’est une des seule chose que j’ai retenu de l’histoire :p
29 Nov 2007 à 0:40
Salut!
Premier commentaire ici (que c’est émouvant…).
Selon moi, toute les scènes de sexe de la série “les enfants de la terre” de J.M. AUEL sont une référence (littéraire, bien sur..).
Traité avec pas mal de poésie, en même temps très imagé tt en étant très proche des sensation vécu.
La saga est très longue (5 tomes 7livres), et les scène de sexe dans lesquelles l’héroine a du plaisir commence à partir du deuxième ou troisième tome (lisez vous comprendrez). de tte façon je pense que tte la série vaut le coup.
Au plaisir
29 Nov 2007 à 3:31
Le probleme est de savoir ce qu’est une bonne scene de sexe dans un bouquin : celle qui vous donne envie ou celle qui vous arrache un orgasme ? Car dans le deuxieme cas je dois avouer que ca doit etre bien difficile, mais dans le premier j’ai deux ou trois bon souvenirs comme dans “Pleine brume” ou certains livres de Jose Freches.
Apres, un bouquin devant faire travailler l’imagination, je dirais qu’une bonne scene n’est pas trop descriptive et doit rester d’un certain lyrisme poetique, mais tous les gouts sont dans la nature.
29 Nov 2007 à 12:58
pour se qui est de scene sexuel simpa j’ai de bon souvenir de “les infortunes de la belle aux bois dormant” de Anne Rice
29 Nov 2007 à 13:31
hop envoyé
(oui a la rue je suis mais c’est pas grave)
29 Nov 2007 à 14:06
matrium a écrit
Alors là je ne peux que te rejoindre! J’ai lu ce livre jeune (10 ans?) et je dois dire que j’ai toujours un souvenir ému de ces scènes de sexe. Elles étaient assez belles pour faire rêver un garçon, à la fois poétiques, pudiques et stimulant l’imagination. Un peu comme le nu artistique à mes yeux.
Pour en revenir à une description de la plus belle scène de sexe, vous l’aurez compris je prône l’abscence de porn. Un sein n’est-il pas plus beau à demi-dévoilé qu’en pleine lumière? De même une scène de sexe gagne en beauté lorsqu’elle est faite à demi-mots, laissant le soin au lecteur de la mettre en scène à sa guise. Si vous voulez de la scène de sexe pré-mâchée, regardez une vidéo, la littérature a un but tout autre.
(d’ailleurs à ce sujet je vous recommande le dernier B. Werber, Le mystère des dieux. La fin est excellente, le reste est captivant, que vous ayez lu ou non les 4 précédents tomes)
Ah oui j’en profite pour féliciter Maïa pour son excellent blog, qu’elle ne s’inquiète pas quant à l’âge de ses lecteurs, 18 ans pour ma part et aucune impression de lire un blog de “vieille” !
29 Nov 2007 à 14:45
bah jvais pas faire un copié collé de Victor, mais à part le 2eme paragraphe (connais pas le livre), c’est tout pareil : la série de Auel est super prenante, c’est vraiment… passionant comme livre. les scènes de sexe et les autres d’ailleurs.
29 Nov 2007 à 14:47
Ouhla, mais je vais faire un tour sur amazon, je ne connais pas du tout cette série dont vous parlez. Merci les “jeunes”, je vais rattraper de la culture !
29 Nov 2007 à 20:56
bukowski!
29 Nov 2007 à 21:19
Heureusement qu’il existe de tels poètes.
Quel fou rire !
29 Nov 2007 à 23:02
Ca fait plaisir d’être rejoint par d’autre gens, je me sens moins seul ^^
Je vias aussi en profiter pour les rejoindre : on ne lit pas un blog de vieille, on se sent bien ici, malgrès l’age qui nous sépare (j’ai aussi 18ans). On (je) me sens un peu moins con et plus libre en lisant ce blog un peu tt les jours.
(par contre, désolé Victor, étant un grand fan de Werber, je trouve la fin du mystère des dieu un peu plate, mais c’est personnel…)
Merci bcp Maia, pas tant vieille ;)
30 Nov 2007 à 1:37
Il y a un auteur que j’exècre sincèrement, c’est Philippe Djian. Pourtant, il parle bien. C’est ça le problème, il parle mieux qu’il n’écrit, à part les scènes de sexe. Et à ce sujet, voici un bout d’une interview qu’il avait donné il y a quelques années pour la sortie de son livre “Vers chez les blancs” (quelle saloperie ce livre quand j’y repense…)
==> «Vers chez les Blancs» serait pornographique. Qu’entendez-vous par pornographie?
Ce qui se passe entre un homme et une femme à certains moments. Quelqu’un demandait à Woody Allen: est-ce que le sexe est sale? Et lui: «Oui, heureusement!» L’obscénité, c’est pareil. Pour écrire là-dessus, il faut comprendre que ce dont on parle, ce sont peut-être les choses les plus fortes qui peuvent vous arriver dans la vie. Même si vos rapports ne durent pas forcément longtemps, même s’ils sont mal foutus, c’est quand même des moments où toute votre chimie intérieure fonctionne à toute allure.
Ça n’a rien à voir avec l’érotisme généralisé et mensonger d’aujourd’hui, qui est un outil inapproprié pour parler d’une chose qui réclame d’autres outils.
==>L’obscénité en littérature, non pas une facilité, mais l’épreuve du feu?
Exactement. Si je tombe sur une scène scabreuse en commençant un livre et que je vois que l’auteur s’y prend mal, j’arrête tout de suite. Je trouve que c’est dans ces scènes-là qu’un écrivain se révèle vraiment. Tous ses défauts ou toutes ses qualités vont apparaître. S’il en fait pas assez, qu’il reste en deçà, dans l’érotisme bidon, c’est fichu, et s’il en fait trop, qu’il sait pas s’arrêter, qu’il sombre dans l’exagération, c’est fichu aussi.
==>Les grands maîtres en la matière?
Sade et Bataille ne font pas partie de mon panthéon: leur pornographie est trop intelligente, elle est dans l’accumulation, la surenchère. Pour moi, il existe une forme de pornographie qui peut préserver le respect entre deux individus, et qui montre la vérité de ce qu’est l’acte sexuel. La référence pour moi, c’est Henry Miller. L’obscénité chez Miller, elle donne de grands moments de littérature.
==> Vous-même, n’êtes-vous pas un grand maître? Vous recherchez, l’émotion, le choc émotionnel.
Ce serait beaucoup d’orgueil de penser que j’y arrive, mais je vois au moins ce qu’il faudrait faire. Chez les jeunes auteurs français d’aujourd’hui, c’est très glauque. Comme si, à partir d’un certain degré, la sexualité devait forcément devenir morbide… Ça vient d’une culture qui se croit apte à appréhender ce problème, et qui l’appréhende très très mal: d’où des gens à la fois très coincés et qui en même temps se décoincent. Il y a quelque chose de triste dans cette sexualité mal digérée…
Des femmes comme Virginie Despentes, ou Catherine Breillat au cinéma, s’y sont aussi mises, avec beaucoup de courage. Mais je trouve que le résultat n’est pas là. La plupart des gens ne savent pas s’arrêter au bon moment. Le seul qui s’arrête au bon moment, c’est Miller. Et pourquoi s’arrête-t-il au bon moment? Parce que ça lui est complètement naturel. Ça fait tellement partie de sa vie qu’il n’a même pas besoin de se demander où il faut s’arrêter.
==> Et les auteurs dont tout le monde parle: Houellebecq, avec ses «Particules élémentaires», Christine Angot, avec «L’Inceste»?
Je peux pas lire Angot. Question de musique. C’est pas travaillé d’une façon qui m’intéresse. Houellebecq, j’aime bien. C’est un écrivain qui a son style, qui est un non-style. Sa musique, je la perçois. En plus je le trouve drôle. Même si je trouve qu’il est d’une mauvaise foi terrible… Parce qu’il attribue la misère sexuelle des hommes de la fin des années 90 aux années 60 et 70, si permissives qu’elles auraient bousillé toutes possibilités de relations harmonieuses pour les générations suivantes…
Moi, j’ai fait partie de cette génération qu’il critique. Je peux vous dire que, dans les années 70, on baisait pas plus qu’aujourd’hui. Il y a des gens qui n’avaient pas un seul rapport sexuel de l’année, pendant la décennie 70. Alors, Houellebecq, il m’amuse…
30 Nov 2007 à 20:51
Merci pour le lien !!!!
Edit de Maïa : euh bah pas de spam, enfin, on est entre gentlemen et gentlewomen ici.
30 Nov 2007 à 21:19
“La Philosophie dans le boudoir ou Les instituteurs immoraux” par le grand Marquis de Sade
C’est magnifique, jamais autant ri de ma vie.
1 Dec 2007 à 19:03
Si tu n’as jamais lu de texte érotique qui te plaisent, c’est peut-être que tu ne connais pas Le Marquis Valmont de Vénus ? (20six.fr/mvdv.fr) Bon, d’accord, tu connais probablement… Mais sinon, essaie ! Il a bercé mes premiers émois d’adolescente…
11 Dec 2007 à 11:09
Comme b4LiSt0 l’a dit, Charles Bukowski a écrit les meilleures scènes de sexe qui existent.
Un vrai poète du situationnisme :D
13 Dec 2007 à 19:49
Allez, mon premier commentaire sur ce site (dont je me délecte déjà), certes pas très constructif..
En fait je voulais juste dire que le lien vers les “perles” est tout bonnement grandiose ! Mention spéciale au webmaster pour ses commentaires splendides :D
Allez deux m’ont tiré les larmes de rire (surtout le commentaire):
1.
“Nous partons chez moi, elle ne peut attendre et se déshabille dans la voiture.
—> Puis, excitée, elle s’assoit sur le levier de vitesse, et, oscillant des hanches, se met à passer les vitesses dans n’importe quel ordre, avant de jouir dans un long râle en passant soudain la marche arrière…”
2.
“Il saisit un portemanteau dont il m’enfonça une des boules dans le cul et, tenant le manche à deux mains, il me laboura avec force l’intestin.
—> On appelle ça du sexe expérimental… Demain, elle me branlera avec une clé à molette tandis que je lui mettrai des céréales dans la chatte, pour voir…”
Merci pour ce moment de franche rigolade, je vais continuer à lire les plus anciens sujets :)
7 May 2008 à 19:24
ouep je rejoins la troupe des conquis de Jean Auel et pour Philippe Dijan, j’ai relu des dizaines de fois “Lent Dehors”… Sinon dans un autre style, les monades urbaines de Robert Silverberg…