“Il existe dans la culture moderne une préoccupation générale concernant la sexualité”, énonce le sociologue britannique Anthony Giddens, observateur de la transformation de l’intimité. Pour avoir été longuement séquestrée, privatisée (notamment par la religion), la sexualité a envahi l’espace public, inondé la communication sociale. L’émergence des sites de partage de vidéos à “contenu explicite” achève cette quête de sexualité hyper-exposée dans un monde où le désir de consommation, à bien des égards, s’apparente au désir sexuel.Jadis, la pudeur, la discrétion, l’intime, étaient collectivement définis par la morale. La séparation entre ce qui relevait du public et ce qui restait cantonné au privé était acceptée volens nolens par le plus grand nombre - même si elle pouvait varier selon les époques. Aujourd’hui, les confidences sont médiatisées, les émotions exprimées au grand jour. Résultat : “Chacun place les bornes de la pudeur là où sa propre histoire et ses propres valeurs le suggèrent, explique Dominique Mehl, sociologue. La distinction entre vie privée et vie publique n’est pas abolie, elle est devenue subjective et individuelle.”
Coïts, fellations, cunnilingus, sodomies, sont à portée de clic, en permanence. Chacun devant faire avec sa conscience, construisant sa propre morale.
Tellement vrai. Par Jean-Michel Dumay dans le Monde aujourd’hui, à l’occasion de l’ouverture de mypornmotion. Du coup j’ai été voir ce nouveau site et je le trouve rose (bon point), plus glamour que xtube (mais bon, l’amateur trop amateur, décidément, j’aime pas), on peut voter pour les vidéos qu’on aime et… les filles se font toujours sodomiser par des hommes qui leur mettent, à un moment, un pied sur la tronche.
Il va falloir qu’on m’explique cette position dite “du pied sur la tronche”, un de ces jours, parce qu’en plus d’être inesthétique ça doit être très, très casse-gueule. Déjà qu’une sodomie c’est pas évident, si en plus il faut se tenir sur un pied en prenant soin de bien écraser la tête de l’actrice dans le canapé… wow. Bientôt il faudra baiser en poirier tout en récitant du Baudelaire pendant les fellations, on sera bien avancés, tiens.
Enfin bon, ça fait déjà un an que les hardeuses se font écraser la tête, la mode finira bien par passer. Quand suffisamment d’acteurs se seront pétés la hanche, j’imagine :)
(Bien sûr, bien sûr, je sais bien qu’il faut humilier la Vile Femelle, car dans le porno, toutes des salopes sauf maman. Mais il y a plus malin et plus sexy, quand même, qu’un pied en travers de la mâchoire. Ils sont fous ces pornographes. Rendez-nous du porn sans pieds !)
Brèves
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Espionnage affectif
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“Répondre sur son portable en plein ébat sexuel est tout à fait convenable estime… 1 % des Français. 6 % estiment que ça ne se fait pas de rompre par SMS. Et 12 % qu’il ne faut pas se priver de lire les SMS ou d’écouter les messages reçus par son conjoint. D’ailleurs, un Français sur quatre admet le faire plus ou moins régulièrement.” Chez Ecrans.
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Vrac #30
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16% des Français ont été infidèles l’été dernier en vacances, pendant que moi je glandais quinze jours avec mon chat, ah bah bravo. C’est sans doute parce qu’ils veulent profiter de leur énooorme pénis. Du coup 130 000 seins gonflables sont actuellement en train de flotter dans la mer, les Anglais ont le sexe comme passe-temps gratuit favori (mais les Anglaises préfèrent papoter entre copines, pas de bol), et la sodomie a doublé de fréquence en dix ans chez les jeunes Américains (avec des capotes dans moins d’un tiers des cas, BRAVO LES JEUNES). Rhalala, mais où va le monde.
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PornPornPorn
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Déchaînement des hormones sexuelles sur BienBienBien : on apprend aujourd’hui que 70% du porno est “consommé” au bureau, et que le porn français a 15 mois.
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Normalité
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Hitler n’était ni gay, ni sexuellement pervers, ni monotesticulaire. Et nous, bah, il ne nous reste plus qu’à ranger nos explications simplistes type 1 couille manquante = 6 millions de Juifs exterminés.
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Une sexualité sous influence
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J’ai écrit hier, chez ladiesroom, tout le bien que je pensais du Dictionnaire de l’amour et du plaisir au Japon. C’est signé Agnès Giard et sans copinage aucun, vous devez le commander à Noël.
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1 déc 2007 à 17:15
Ce principe de dégradation de la femme implique que la femme est un “trou à baiser”, ce qui me choque.
C’est oublier totalement le fait que c’est votre partenaire qui vous donne du plaisir, ce n’est pas vous qui vous donnez vous-même du plaisir en utilisant l’autre.
Il y a tout de même une différence entre fantasme de domination et rejet de le participation de la femme dans l’acte sexuel.
Concernant l’article, c’est terriblement vrai, et je rejoinds totalement l’auteur à propos du rapprochement entre désir sexuel et désir de consommation.
1 déc 2007 à 17:21
bah c’est du pr0n quoi, c’est “normal” que la femme se mette… aux pieds du monsieur (désolé ^^)
heureusement, dans la vraie vie, c’est pas comme et il y a du respect mutuel (enfin j’espère O_o)
1 déc 2007 à 17:30
Dans la vraie vie, des gens sont assez cons pour croire que toutes les femmes sont bel et bien des salopes, d’où certains viols.
Dans une optique de fantasme de pratique SM Bondage, je comprends que ça trouve un publique, mais une telle [strong]généralisation[/strong] de la pratique du pied sur la gueule c’est …
Je ne trouve pas le mot.
1 déc 2007 à 18:15
Demande => Offre.
il est clair que dans le top humiliation, sodomiser une femme en lui mettant un pied dans la tronche c’est sacrément jouissif. La vraie trainée quoi. Une vraie serpillière c’est génial, on s’essuie le bout du gland et on tire la chasse.
Une nana qui joue avec sa turbine à chocolat ça me fait rire (même si c’est violent), voir des nanas avec le maquillage qui coule, des va et vient ultra violents dans le fion et une pataugas dans la face ça me fait gerber.
Et voir que ça choque moins que la scatophilie (qui après tout est un trip comme un autre, violenter de la merde ça me dérange pas), me rend assez triste en fait.
1 déc 2007 à 19:06
…et encore…
1 déc 2007 à 19:34
Prendre son pied…dans la gueule?
Peut être une mauvaise interpretation de l’expresion.
1 déc 2007 à 21:24
Hé hé j’imagine -je sais j’ose- Maïa avec une bite en bouche en train d’essayer de nous dire :
Je veux bâtir pour toi, Madone, ma maîtresse,
Un autel souterrain au fond de ma détresse,
Et creuser dans le coin le plus noir de mon coeur,
Loin du désir mondain et du regard moqueur,
Une niche, d’azur et d’or tout émaillée,
Où tu te dresseras, Statue émerveillée. …
(Trouvé là)
Et pour le porno ce qui m’exite le moins -voire pas du tout c’est selon- c’est tout ce qui glisse vers le dégradant, je trouve ça dommage.
@val: Quand tu dis que c’est normal, je ne suis pas d’accord. C’est normal que les antagonistes (les acteurs ;-) ) soient “motivés” pas qu’il y ait d’office la/les femme(s) au service de(des) homme(s) … avec une relation -même pas d’autorité- mais de force.
1 déc 2007 à 21:52
Pinkilla : tout est dans les “” ;)
1 déc 2007 à 23:02
le sexe pourquoi pas,mais un minimum de respect pour la femme.
le pied dans la gueule n’a pourtant rien de sexy,c’est ça que je comprend pas.soumission totale,respect zéro.
mais bon ils sont payés pour ça,laissons les faire et supportons.
1 déc 2007 à 23:23
Ça doit faire longtemps que j’ai pas regarder un porno car j’avais jamais vu l’histoire du pied -_-”
Je trouve ça vraiment avilissant, comme Rocco qui crachait dans la bouche de ses partenaires.
Bref finalement on tombe dans le travers du toujours plus humiliant pour la femme.
Quel est la prochaine étape ? On pète a la gueule de sa partenaire ?
Du coup je me dit que je suis pas près de trouver un nouveau porno sympa ( déjà que c était plutôt rare )
1 déc 2007 à 23:32
Je crois beaucoup en l’animalité de l’homme. L’étiquette qu’une copine sociologue me colle c’est “naturaliste”. Bref, on a tous en nous un instinct qui remonte à la nuit des temps qui n’a pas bougé d’un iota, il se perpétue toujours dans nos gènes sans être altéré. En revanche, l’évolution de la société qui nous entoure et nous englobe a un effet direct sur l’expression de cet instinct.
Si on considère que, justement, à la nuit des temps, l’homme était un chasseur et la femme une cueilleuse, on constate que la société d’aujourd’hui bride totalement le chasseur au profit de la cueilleuse. Ton steack, tu le cueilles au supermarché, plutôt que de le couper dans le loup d’à côté. Mine de rien, ça explique l’engouement masculin pour les sports d’équipe et les passions que cela déchaîne. Quand on voit 22 abrutis aux bras atrophiés courrant après un sac d’air au foot, ou la même à 30 au rugby (bref), ce n’est qu’une représentation de la chasse et de l’opposition au clan adverse. Ces sports prennent des proportions aussi importantes car ils deviennent l’exhutoire d’une moitié de la population bridée dans son instinct de mâle chasseur.
On est dans une société de cueilleurs. Que va cueillir le mâle frustré de son instinct de chasse et de domination naturel ? du porn, entre autres (et c’est ce qui nous intéresse ici). Il y retrouve l’expression de son instinct fantasmé sous une forme de violence et de domination sans conséquence : il regarde, mais il ne pratique pas (vous connaissez beaucoup de monde qui pratique régulièrement le sexe à 3, 6 positions différentes par coït, qui finissent leurs ébats automatiquement par une éjac faciale ? non parce que ça c’est le strict minimum dans un storyboard de film X).
Si cet homme était sociopathe, il cueillerait la femme à qui il infligerait ses fantasmes de domination et de violence. Dans ce cas, ça s’appelle souvent un viol ; rares sont les femmes consentantes.
Moins on autorise l’homme a exprimer son instinct de chasseur, plus il aura besoin de le vivre par procuration : soit par matage, soit par canalisation de cette énergie dans un sport, le travail, soit dans les névroses, ce qui est le plus souvent le cas. Et le voyeurisme n’en est pas très éloigné parait-il…
In extenso, il est logique et normal que les films de cul actuels proposent une escalade dans la violence et le traitement avilissant de la femme (la cueilleuse qui empêche de chasser en rond), car c’est précédé d’une demande. En réalité, il faut prendre le truc à l’envers : c’est la demande de pataugas sur la tronche de la fille, de gagging et de violences sexuelles qui augmentent. Les producteurs et les acteurs ne font que la satisfaire il me semble.
1 déc 2007 à 23:41
un lien vers une photo splendide qui illustre ce post je crois :)
http://culturesex.typepad.com/.shared/image.html?/photos/uncategorized/2007/09/21/jo_hanley.jpg
c’est de Jo Hanley
2 déc 2007 à 0:35
Je n’ai jamais vu cet histoire de pied… Comme Ezechiel, j’imagine que ça fait trop longtemps que je n’ai pas regardé un porno.
Pour réagir sur cette histoire de pied, je n’imagine pas que ça s’arrête. Ou alors ce sera remplacé par quelque chose de plus extrême, acrobatique, violent. Je crains que dans ce domaine comme dans beaucoup d’autres, il y ait une sorte de banalisation, que pour choquer il en faille toujours plus.
2 déc 2007 à 0:41
ANtoine > mais elle est horrible ta photo :(
Sinon j’avais entendu dire que les hommes n’ont pas des masses été des chasseurs, sauf dans le cadre de rituels, et que le mâle de l’espèce humaine a surtout pécho de la belette. 80% de l’alimentation serait venue de la cueillette, surtout à l’époque préhistorique.
Enfin j’ai oublié où j’ai lu ça.
2 déc 2007 à 1:02
ah ben ouais elle est immonde, mais d’un point de vue artichtique, elle est magnifique…
Avant le paléo, quand l’homme pour se nourrir avait le choix entre se taper la courrante parce que bobonne savait pas faire la différence entre de la digitale et des myrtilles, et partir tater du bison à coups de lance, comment dire… ^^ avec l’invention de l’agriculture ça a changé la donne, mais entre temps, l’homme sortait juste de l’évolution animale d’après Darwyn, donc on peut imaginer que l’instinct était encore bien frais :)
pour pécho la belette, je crois qu’il a attendu l’invention des bars et nightclubs :)
2 déc 2007 à 4:43
Une question me chatouille l’esprit, et les nombreuses bières ingurgitées m’y aident …
Je crois qu’on est tous d’accord ici pour s’opposer à l’humiliation des femmes qu’on constate depuis des années dans le porno ; c’est pas nouveau, c’est “juste” toujours plus extrème, et toujours plus avilissant.
Mais que penser de la représentation des hommes, quand on voit qu’au final ils ne sont là que comme outil de cette humiliation, et que même si on les représente comme virils, bien membrés, tout ce que vous voulez, ils restent uniquement des phallus qui servent à souiller la femme ?!
Au fond, les hommes dans le pornos sont juste des godes ayant pour fonction d’humilier la femme, ce qui excitera les hommes, etc…. Et c’est dramatique… Non ?!
Je voulais aussi demander : le site parle beaucoup de porno “classique”, avec des femmes, mais jamais de porno gay (entres autres). Pourtant l’image y est différente et parfois bien plus violente….
2 déc 2007 à 9:34
Je crois que vous oubliez un peu que le porno n’est qu’un exutoire. Il parle à nos instincts les plus bestiaux, contrairement à l’érotisme qui vise des intérêts plus “nobles” (tout est dans le “” ;)) en général, notamment au niveau de l’esthétisme. L’homme est donc ramené, dans le pr0n, à un phallus qui est là pour baiser, la femme, à un trou (ou plusieurs) fait pour l’être. L’Homme n’est pas composé que d’intellect et d’esprit pur, nous avons un corps, des pulsions, des besoins. L’excitation peut naître de cette impression de répondre à des instincts extrêmement bas, le défoulage à l’état pur. C’est de ça qu’est né le gonzo, de là que vient cette surenchère dans le trash, la violence et l’humiliation (voire même dans l’impression d’être “pire que des animaux”).
Le sexe est une chose merveilleuse qui peut élever ceux qui le regardent ou le pratiquent, comme il peut se contenter d’être le vecteur de plaisir pur. Nier l’une des utilisations, quelle qu’elle soit, ne me paraît pas judicieux. Avec la personne qui partage ma vie, nous alternons : parfois, on fait l’amour avec délicatesse, respect mutuel, en se murmurant des mots d’amour au coin de l’oreille, réhaussés de “je t’aime” dans toutes les tonalités possibles, après avoir bu une bonne bouteille de vin autour de chandelles et de mets de choix ; parfois, on baise, on joue à se donner ou à prendre du plaisir (avec comme limite de ne pas faire de mal à l’autre, évidemment). On sait très bien qu’il y a de l’amour, mais on peut, parfois, le mettre un peu de côté pour se concentrer sur l’aspect ludique. Il m’arrive de traiter ma copine de tous les noms en utilisant une gamme entière de sex-toys, mais on sait que dès qu’on a fini, on revient à notre relation de couple équilibrée, où on est sur un pied d’égalité, avec respect, amour, etc.
Ce que je veux dire par là, c’est qu’il n’y a rien d’avilissant à aimer “baiser”, à rabaisser l’autre. Considérer le sexe uniquement dans cette direction est forcément réducteur, ça l’est tout autant de ne vouloir que pureté et perfection artistique (même si c’est déjà mieux que de se contenter de la première idée…) ; on parle de pr0n, qui par définition ne s’intéresse qu’à une partie de la vie sexuelle. Le fameux “pied dans la gueule” (avec toutes les variantes d’humiliation possible) peut donc apporter à l’excitation. J’ai déjà eu l’occasion d’expérimenter le “pied dans la gueule pendant des activités sexuelles”, dans les deux rôles (pratique quand on est bi), et dans un cas, ça donne l’impression de dominer totalement sa/son partenaire, et la position des jambes est loin d’être casse gueule, permet même une assez bonne assise qui donne un “angle d’attaque” assez intéressant ; dans l’autre cas, ça donne l’impression d’être totalement au service de l’autre, de lui abandonner toute part d’indépendance, de se livrer entièrement, sans compter le fait que ça “occupe la bouche” (un orteil, par certains aspects, peut rappeler d’autres choses…).
2 déc 2007 à 13:20
@ Shownie: respect
j’adore ce site !
2 déc 2007 à 15:12
Il y a bien une dizaine d’années déjà que rocco siffredi a “immortalisé” le pied sur la tronche lors de la sodomie. Acte que je trouvais et que je trouve toujours misogyne et répugnant à l’extrême. Tout comme l’acteur. Et je ne suis pas étonné que la position soit reprise. Le monde du porno a perdu il y a déjà quelques années toute sa créativité. Avec l’arrivée du gonzo notament. Aussi appellé “format usage unique”.
Il y a 20 ans, il a suffit de quelques films avec éjac faciale pour que tout le monde s’y mette. Bienvenue dans un monde de plagiat sans idées. Jamais j’aurais envie d’éjaculer sur le visage de celle que j’aime, et aucun hardeur ne s’y essaie avec sa partenaire hors écran. C’est peu dire. Pourtant on s’y obstine depuis deux décennies. A force de faire croire au public que ca se passe comme cà en amour, le monde risque de m’écoeurer si un ami m’avoue le faire à sa femme. Les moeurs reformatés par l’image et l’industrie pour adulte.
Je m’éloigne du sujet, mais tout ca pour dire que je prie pour que cet acte “barbare” d’enfouissement de visage dans l’oreiller ne soit qu’une passade de réalisateur, et que ca n’en vienne pas un conditionnement du spectateur. Notre monde souffre déjà bien assez de la méprise des femmes.
Ce geste est aussi une autre façon de faire que le sac en papier sur la tête de celle que l’on prend par derrière pour ne pas l’affronter de face.
Si ce n’est pas votre point de vue. Dites vous que c’est le mien et qu’il n’est pas insolite. Loin de là.
2 déc 2007 à 15:47
Shownie > hey, merci :)
Ptikir > on est d’accord que ce n’est pas normal. Mais aucun film, sauf documentaire, ne vise la normalité. On ne peut pas juger le porno comme s’il faisait partie de la vraie vie, c’est juste une idée, un fantasme, un pur objet de consommation. Au contraire des femmes, donc !
2 déc 2007 à 15:57
D’accord avec Shownie sur certains points : oui c’est vrai, on a souvent tendance (et moi le premier) à oublier que le porno, bah c’est du porno, que le but n’est pas de faire l’éloge des papillons et des prés fleuris…
Oui c’est un exutoire, mais quand même… Il y a un problème à n’avoir que ça à sens unique : le problème avec le porno n’est pas dans la violence de l’humiliation, il est juste dans la répétition du schéma homme-bite et femme-trou, mais tu le sais mieux que moi. Alors, à quand des pornos largement diffusés avec un partage de l’humiliation ? :) Ou plus sérieusement, des rôles un peu moins ultra-normalisés…
Mais voila où je suis en total désaccord avec Ptikir : je suis désolé, mais l’éjaculation faciale peut être un plaisir, pour la personne qui reçoit, pour celle qui donne, etc… Dans un couple, la sexualité ne s’arrête pas aux coïts, aux fellations etc… Quelle est la différence entre jouir sur la poitrine, et jouir sur la joue ?! Les deux sont excitants dans l’idée (pour ma femme et pour moi), et agréables à pratiquer…
Dans le même sens, je trouve les trucs du genre petites fessées pendant l’amour (quelle différence avec les griffures pourtant so romantiques dans les films hollywoodiens ?), les paroles “obscènes” (un “j’aime ta bite” est bien plus excitant qu’un “j’apprécie ta bistouquette”), etc etc….
Alors peut-être que ça rappelle des pratiques “humiliantes” ou “sales” qu’on voit dans le porno… Mais pourquoi s’y arrêter ?!
C’est ce qui a été ma plus grosse barrière en sexualité : j’éprouvais tellement de dégoût pour l’image donnée par les pornos de ces pratiques, que je refusais de les faire ; il a vraiment fallu que je prenne sur moi pour prononcer ces mots, pour accepter de faire ces choses, etc…
Comme quoi, même si le porno est un exutoire, il peut laisser des traces insoupçonnées… je me suis tellement mis en tête que “la sexualité ce n’était pas le porno” qu’à la fin j’avais totalement bloqué toutes les pratiques qui pouvaient y être associées…
C’est peut-être ça le danger du porno : non pas qu’il donne une fausse image de la sexualité, parceque ce n’est pas vrai : mais qu’il arrive à tant séparer d’un côté les pratiques “sales” et de l’autre les “normales” qu’au final il bride notre sexualité… Voila mon avis pour Ptikir !
Désolé si je n’ai pas été très clair….
Et comme dit Antoine, respect pour Shownie, qui m’apprend beaucoup plus en un post que beaucoup de sites à la vision ridicule de la sexualité… Et j’adore ce site !
2 déc 2007 à 18:47
Antoine et Queen, je vous retourne le compliment, j’ai trouvé vos messages très intéressants un peu plus bas. Il y a vraiment de la qualité dans les lecteurs de Sexactu (normal vu la qualité du blog ;)).
“Alors, à quand des pornos largement diffusés avec un partage de l’humiliation ? :) Ou plus sérieusement, des rôles un peu moins ultra-normalisés…”
Question pertinente en effet. Le changement a souvent du bon !
3 déc 2007 à 23:08
Je suis d’accord avec shownie, tant que les partenaires s’entendent, on peut “baiser” comme “faire l’amour” et tirer autant de plaisir d’un côté que de l’autre.
Par contre il y a une pratique que je trouve bien pire que le pied dans la tronche, c’est tout ces types qui baisent la bouche des nanas comme s’il s’agissaient de sacs, qui leurs fourrent leurs glands dans les agmydales au point qu’elles en pleurent et soient à deux doigts de vomir, je trouve vraiment ça immonde.
J’en ai parlé avec plusieurs ami(e)s, tous ont été du même avis que moi, et pourtant même moi qui n’ai pas une vie sexuelle trépidente et pleine d’amants j’ai failli y avoir droit. Heureusement pour moi j’ai stoppé le mec à temps (heureusement pour lui aussi, y a des trucs qu’il faut pas essayer)!
Je suppose qu’il doit y avoir des gens à qui ça plait, tous les goûts existent, mais sincèrement, je ne comprends pas que le sexe incluant douleurs et domination soit aussi présent, je suis quasiment sure que la demande pour ce genre là n’est pas aussi nombreuse que l’offre.
En tout cas, dans mon cas, je ne demande rien de ce genre, j’ai horreur qu’on me force à faire quelque chose, d’autant plus quand il s’agit de sexe, non consentit pour ma part ça veut dire sans plaisir, c’est net!
4 déc 2007 à 6:57
Evidemment, si c’est non consenti, il ne faut pas le faire. Mais le “non consentement” dans cette pratique est généralement juste simulé : les deux partenaires sont d’accord pour le faire, et l’un “force un peu le passage” dans la bouche de l’autre. Là encore, le plaisir provient du sentiment d’être passif et totalement livré à l’autre.