EDIT – traduction complète d’Ithilsul !! Merci beaucoup :) En VO ici, le témoignage très fort d’une prostituée prenant en charge des patients handicapés, fétichistes, âgés. En version française ci-dessous et avec peut-être quelques erreurs, mais l’idée est tout à fait là.

Ça a été une semaine chargée, mais j’ai pu voir tout le monde et c’est une bénédiction. J’ai repensé à tous les sujets dont nous avons parlé ici, et toutes les émotions fortes évoquées.

Les commentaires de plusieurs personnes arguant que ce que je fais ne peut être authentiquement vrai ni salvateur m’ont fortement outrée. Ça a été un élément permanent dans toutes les sessions que j’ai faites ces derniers jours, quelque chose qui a été réellement présent dans mes interactions avec mes clients, et je veux dire quelques mots sur ce que j’ai ressenti et pensé durant ces moments. Tout d’abord, je vais vous peindre un portrait de chacun des clients que j’ai vus dans les trois derniers jours.

Vendredi et samedi soir, j’ai passé quelques heures avec un charmant militaire de carrière. Il vit loin très loin d’ici, mais se rend dans ma ville à l’occasion. C’est un homme de couleur adorable et gentil. Je ne sais que peu de choses de sa vie, mais il a des problèmes d’érection, et à cause de ça, se soucie plus de donner que de recevoir. J’ai insisté pour qu’il me laisse le travailler, et grâce à l’utilisation d’un baume à base de yohimbe [arbre africain, NdT], fabriqué par un de mes bons amis, et beaucoup de communication, il a pu atteindre l’orgasme les deux nuits.

Dimanche, j’ai passé du temps avec un jeune homme souffrant d’une maladie chronique lui provoquant des caractéristiques physiques particulières. Certains les diraient laides, mais je les trouve intéressantes et magnifiques à leur manière. Il reste bloqué dans une ancienne relation dans laquelle sa petite amie n’avait de relations sexuelles avec lui que dans une tenue particulière, ses vêtements encore sur le corps. Il garde ses vêtements, alors je fais de même, et nous passons deux heures à explorer son fétichisme des escarpins et des robes d’été. Nous parlons fétichisme, et je sais que nous nous reverrons, jusqu’à ce qu’il soit plus à l’aise, qu’il soit capable de formuler ce qu’il veut vraiment me dire.

Plus tard dimanche, j’ai vu Roger, bientôt octogénaire, qui a eu un cancer de la prostate. Celle-ci lui a été enlevée, et il a une pompe installée dans son scrotum afin de pouvoir bander. C’est un vieux monsieur adorable et doux, avec un goût particulier pour les douches dorées (se faire pisser dessus) et le tordage de tétons. Nous avons eu du bon temps, je lui ai pissé sur la bite, pendant qu’il se masturbait et il m’a dit à quel point ça lui faisait plaisir. Il m’a apporté une caisse d’oranges qu’il venait de cueillir dans son jardin.

Lundi, j’ai vu un client avec qui j’ai un accord particulier. Il ne roule pas sur l’or, donc il fait quelques travaux à ma maison, et me donne un peu d’argent quand il peut. Nous avons une affinité plus profonde que je n’en ai jamais eue avec mes clients, mais je sais très bien que tenter une relation plus conventionnelle ne marcherait pas. Nos vies sont trop différentes. Sortir notre affinité du contexte en tuerait la beauté. Comme c’est mon client, je peux lui donner des choses que je ne lui donnerais jamais dans une relation. Je peux être avec lui dans une pure idée de don, pendant un bref moment. Cette fois, nous nous sommes mis entièrement nus et nous sommes chacun assis avec l’autre, en méditation, puis il a pleuré dans mes bras pendant un long, long moment. Peu de mots on été dits, ils n’étaient pas importants. Mais nous nous sommes quittée avec amour et affection, même si nous ne nous reverrons peut-être jamais.

Peu après, j’ai rencontré Jeremy. Il a environ 45 ans et une bonne situation professionnelle. Il a beaucoup d’humour, est amusant, et insolent. Il est inquiet au sujet d’éventuels problèmes cardiaques, et je l’aide chaque jour. Nous avons passé deux heures ensemble, comme à l’habitude. Je travaille beaucoup son corps, lui faisant de la réflexologie et du shiatsu. Il respire profondément, et me laisse lui parler des bénéfices du yoga. Il éveille son point G masculin, m’autorisant à accéder à une énergie sexuelle qu’il n’avait jamais pu atteindre auparavant. Avec moi, il a les orgasmes les plus incroyables, lorsque je masse sa prostate.

Puis il y a Brad. Attirant, grand, environ 35 ans. C’est un avocat de New York qui possède un fétichisme pour les aisselles, les pieds, et les crachats. Je fais du sport préalablement, de sorte que je suis suante et puante à souhait quand j’arrive. Je l’étouffe avec mes aisselles, mon cul et mes pieds, jusqu’à ce qu’il soit près de vomir, m’assurant qu’il suce toute la sueur de mes aisselles poilues. Je l’attache avec mon collant et l’encule avec un gode, ses jambes en l’air alors que je lui crache dessus. Je lui pisse dans la bouche et le force à boire alors qu’il s’étouffe. Il adore. Il dit que c’est la meilleure session qu’il, voire que quiconque, ait jamais eue.

Le fait est que je suis bonne à ce que je fais. J’ai étudié la sexualité dans toutes ses formes depuis de nombreuses années. Je suis à l’aise avec toutes sortes de fétichismes, je suis pratiquement impossible à choquer. Je suis capable de définir mes limites, et dire aux gens lorsque c’est inapproprié, lorsqu’ils doivent consulter, lorsqu’ils doivent chercher ailleurs leur gratification sexuelle. Mais non seulement on ne m’accorde aucune reconnaissance en tant qu’experte dans mon domaine, mais je suis également raillée tour à tour d’être inconsciente, utilisée, abusée, soumise, perdue, ou folle.

Mon travail ne concerne pas que le sexe et les fantasmes. Il s’agit de créer un refuge. Un sanctuaire. Je crée une place dans le monde pour les désirs secrets et différents. Non pas des désirs anormaux ou abusifs, seulement des désirs qui paraissent étranges dans cette société que nous avons créée.

Dans un monde parfait, ce ne serait pas nécessaire. L’accès au sexe et aux soins sexuels ne serait pas basé sur l’apparence physique, le succès économique ou la beauté, mais sur la personnalité de chacun. Mais nous ne vivons pas dans un monde parfait. C’est pourquoi je crée un espace où les gens puissent se sentir beaux.

Oui, nous devrions nous confronter aux constructions de genre, de handicap, de taille, etc. Mais qui parmi vous le ferait gratuitement ? Le viscéral mais fondamental travail qui est de baiser pour la liberté ? Que celui qui a vraiment dépassé les critères physiques dans la construction de son désir sexuel me jette la première pierre.

J’aide VRAIMENT mes clients. Je les aide à comprendre, élaborer et diriger leurs désirs, leurs besoins et leurs droits. Mais je ne leur fais pas croire que tout est un droit. C’est pourquoi j’officie avec différents tarifs. Je leur apprends à être de meilleures personnes, et ils m’apprennent ça aussi. Ce n’est pas toujours bien, mais c’est toujours utile.

Je pense à vous,

surgeon

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  1. éric

    On est loin (trèèèès loin) du cliché de la “gagneuse” !!

    J’ai lu tout l’article ; cette femme n’est pas une sainte, bien au contraire (une sainte ferait tout ça gratos sans autre objet que sa future auréole…) !

    J’ai bien aimé le passage du client “méditatif” qui finit par pleurer dans ses bras…

    Un zeste de Mme Rose , une once d’Esmeralda…
    Un scénariste dans la salle ?

  2. Harold

    Quelqu’une qui défend son business, en parlant avec passion. Cool.

    Mais nous ne vivons pas dans un monde parfait.

    So let’s make a fake one and pretend? Cool.

  3. Vinz

    Moi je suis sur le cul.
    C’est dommage que ce genre de prostituée ne correspond probablement qu’a 5% des filles travaillant dans ce domaine, les autres étant probablement moins “happy ended” si j’ose dire.
    Je pense bien qu’un jour je vais aller voir une de ces dames pour causer. Pour découvrir son monde et ce qui se passe dans sa vie. J’ai tout de même peur d’être déçu, elle semble assez unique en son genre non?

  4. fed

    C’est pas mal. Cette femme est utile, pas une sainte, mais un peu de bonheur, ou de soulagement, aucune difference, ca ne se refuse pas. Tout ca, quoi.

    Mais je trouve les details plus interessants. A propos du monde parfait, et sans que ca implique qui que ce soit, juste une digression… pourquoi baser l’acces à la sexualité sur la personnalité plutot que sur l’apparence physique, ou tout autre critere valorisé dans notre monde imparfait ? Pourquoi la beauté aurait moins de valeur que l’esprit ?
    A un moment dans l’article, elle explique que la sexualité qu’elle pratique avec ses clients etant un service rémunéré, elle peut “se donner” à l’autre parfaitement. Ca me degoute, car ce don est conditionné, a son paiement et a la personnalité de l’autre, qui remplacent ici d’autres conditions : la conformité des fantasmes et du corps.
    Car comme elle le souligne, comment peut on se donner a un vieux dégueulasse en evacuant totalement et sans compensation son identité de vieux dégueulasse ?
    Dans mon monde parfait, il ne s’agira plus jamais de se donner ou de se vendre, mais de prendre. Je veux etre un androide, et rever de moutons gonflables. Plus de fétiches, plus de sentiment, que du sexe, avec tous, par tous, pour moi. Plus de beauté, plus de personnalités, et bien sur plus d’argent ni de travail.
    En fait, merde au bonheur.

  5. Ithilsul

    Hop là, je me suis lancé dans la traduction de l’article Anglais. Maïa, j’espère que tu n’y vois pas d’inconvénient à ce que je le publie ; j’ai également repris ta traduction de la fin. Il y a certains éléments que je n’ai pas pu traduire, soit parce que je ne connaissais le mot (peut-être parce issu du jargon), soit parce que la phrase n’était pas claire. Bien sûr, ce n’est pas de la traduction professionnelle, mais j’ai fait de mon mieux sans y passer trop de temps, et surtout assez tard ;-) Bonne lecture :

    Ca a été une semaine chargée. Mais c’est garder tout le monde dans le même mouchoir [?? ; it’s keeping everyone in handkerchiefs, NdT], donc c’est une bénédiction. J’ai repensé à tous les sujets dont nous avons parlé ici, et toutes les émotions fortes évoquées.

    Les commentaires de plusieurs personnes arguant que ce que je fais ne peut être authentiquement vrai ni salvateur m’ont fortement outrée. Ca a été un élément continuel dans toutes les sessions que j’ai faites dans les derniers jours, quelque chose qui a été réellement présent dans mes interactions avec mes clients, et je veux dire quelques mots sur ce que j’ai ressenti et pensé durant ces moments. Tout d’abord, je vais vous peindre un portrait de chacun des clients que j’ai vus dans les trois derniers jours.

    Vendredi et samedi soir, j’ai passé quelques heures avec un charmant militaire de carrière. Il vit loin très loin d’ici, mais se rend dans ma ville à l’occasion. C’est un homme de couleur adorable et gentil. Je ne sais que peu de choses de sa vie, mais il a des problèmes d’érection, et à cause de ça, se soucie plus de donner que de recevoir. J’ai insisté pour qu’il me laisse le travailler, et grâce à l’utilisation d’un baume à base de yohimbe [arbre africain, NdT], fabriqué par un de mes bons amis, et beaucoup de communication, il a pu atteindre l’orgasme les deux nuits.

    Dimanche, j’ai passé du temps avec un jeune homme souffrant d’une maladie chronique lui provoquant des caractéristiques physiques particulières. Certains les diraient non-attractives, mais je les trouve intéressantes et magnifiques à leur manière. Il reste bloqué dans une ancienne relation dans laquelle sa petite amie n’avait de relations sexuelles avec lui que dans une tenue particulière, ses vêtements encore sur le corps. Il garde ses vêtements, alors je fais de même, et nous passons deux heures à explorer son fétichisme de pompes fermées [?? ; closed toed pump, NdT] et de paréo [?? ; sundresses, NdT]. Nous parlons fétichisme, et je sais que nous nous reverrons, jusqu’à ce qu’il soit plus à l’aise, qu’il soit capable de méditer ce qu’il veut vraiment me dire.

    Plus tard dimanche, j’ai vu Roger, bientôt octogénaire, qui a eu un cancer de la prostate. Celle-ci lui a été enlevée, et il a une pompe installée dans son scrotum avec de le faire durcir. C’est un vieux monsieur adorable et doux, avec un goût particulier pour les douches dorées (se faire pisser dessus) et le tordage de tétons. Nous avons eu du bon temps, je lui ai pissé sur a bite, pendant qu’il se masturbait et il m’a dit à quel point ça lui faisait plaisir. Il m’a apporté une caisse d’oranges qu’il venait de cueillir dans son jardin.
    Lundi, j’ai vu un client avec qui j’ai un accord particulier. Il ne roule pas sur l’or, donc il fait quelques travaux à ma maison, et me donne un peu d’argent quand il peut. Nous avons une affinité plus profonde que je n’en ai jamais eue avec mes clients. Mais je sais très bien que tenter une relation plus conventionnelle ne marcherait pas. Nos vies sont trop différentes. Sortir notre affinité du contexte en tuerait la beauté. Comme c’est mon client, je peux lui donner des choses que je ne lui donnerais jamais dans une relation. Je peux être avec lui dans un pur état de donner, pendant un bref moment. Cette fois, nous nous sommes mis entièrement nus et nous sommes chacun assis avec l’autre, en méditation, puis il a pleuré dans mes bras pendant un long, long moment. Peu de mots on été dits, ils n’étaient pas importants. Mais nous nous sommes quittée avec amour et affection, même si nous ne nous sommes plus jamais revus.

    Peu après, j’ai rencontré Jeremy. Il a environ 45 ans et une bonne situation professionnelle. Il a beaucoup d’humour, est amusant, et irrévérencieux [?? ; irreverant, NdT]. Il a pris la menace des problèmes cardiaques très au sérieux, et le travaille chaque jour. Nous avons passé deux heures ensemble, comme à l’habitude. Je travaille beaucoup son corps [?? ; I do some deep tissue work on him, NdT], lui faisant de la réflexologie et du shiatsu. Il respire profondément, et me laisse lui parler des bénéfices du yoga. Il éveille son point G masculin, m’autorisant à accéder à une énergie sexuelle qu’il n’avait jamais pu atteindre auparavant. Avec moi, il a les orgasmes les plus incroyables, lorsque je masse sa prostate.

    Puis il y a Brad. Attirant, grand, environ 35 ans. C’est un avocat de New York qui possède un fétichisme pour les aisselles, les pieds, et les crachats. Je m’y prépare préalablement, de sorte que je suis suante et puante à souhait. Je l’étouffe avec mes aisselles, mon cul et mes pieds, jusqu’à ce qu’il soit près de vomir, m’assurant qu’il suce toute la sueur de mes aisselles poilues. Je l’attache avec mon collant et l’encule avec un gode, ses jambes en l’air alors que je lui crache dessus. Je lui pisse dans la bouche et le force à boire alors qu’il s’étouffe [?? ; he gags, NdT]. Il adore. Il dit que c’est la meilleure session qu’il, voire que quiconque, ait jamais eue.

    Le fait est que je suis bonne à ce que je fais. J’ai étudié la sexualité dans toutes ses formes depuis de nombreuses années. Je suis à l’aise avec toutes sortes de fétichismes, je suis pratiquement impossible à choquer. Je suis capable de définir mes limites, et dire aux gens lorsque c’est inapproprié, lorsqu’ils doivent consulter, lorsqu’ils doivent chercher ailleurs pour une gratification sexuelle. Mais non seulement on ne m’accorde aucune reconnaissance en tant qu’experte dans mon domaine, mais je suis également raillée tour à tour d’être inconsciente, utilisée, abusée, soumise, perdue, ou folle.

    Mon travail ne concerne pas que le sexe et les fantasmes. Il s’agit de créer un refuge. Un sanctuaire. Je crée une place dans le monde pour les désirs secrets et différents. Non pas des désirs anormaux ou abusifs, seulement des désirs qui paraissent étranges dans cette société que nous avons créée.

    Dans un monde parfait, ce ne serait pas nécessaire. L’accès au sexe et aux soins sexuels ne serait pas basé sur l’apparence physique, le succès économique ou la beauté, mais sur la personnalité de chacun. Mais nous ne vivons pas dans un monde parfait. C’est pourquoi je crée un espace où les gens puissent se sentir beaux.

    Oui, nous devrions remettre en cause les constructions de genre, de handicap, de taille, etc. Mais qui parmi vous le ferait gratuitement ? Le viscéral mais fondamental travail qui est de baiser pour la liberté ? Que celui qui a vraiment dépassé les critères physiques dans la construction de son désir sexuel me jette la première pierre.

    J’aide VRAIMENT mes clients. Je les aide à comprendre, élaborer et diriger leurs désirs, leurs besoins et leurs droits. Mais je ne leur fais pas croire que tout est un droit. C’est pourquoi j’officie avec différents tarifs. Je leur apprends à être de meilleures personnes, et ils m’apprennent ça aussi. Ce n’est pas toujours bien, mais c’est toujours utile.

    Je pense à vous,

    surgeon

  6. Ithilsul

    Et désolé pour les fautes / coquilles que je ne vois que maintenant :

    dans son scrotum lui permettant de le faire durcir

    etc…

    J’espère que ça vous convient quand même ;)

  7. holeraw

    Merci beaucoup pour la traduction .

  8. emanoN

    merci pour cette traduction, c’est vrai que des fois on est un peu fatigué et on n’a pas forcément le courage qu’il faut pour lire le texte en anglais. Enfin moi je trouve ça bien ce qu’elle fait, même si certaines formes de fétichismes me laissent un peu plus dans le brouillard, je ne vois tout simplement pas ce qu’il y a d’excitant dans cela. En fait je trouve la première partie plus intéressante lorsqu’elle a des formules “soft” de fétichisme ou qu’elle aide un peu a la manière d’un psychologue ou d’un sexologue sauf que le sexologue ne va pas jusqu’à faire un acte pour aider ses patients. Voilà sinon encore un article de choix qui laisse à réfléchir, merci encore pour tout ce site c’est très utile et félicitation pour ta promotion ;).
    allé bonne journée à tous.

  9. jiske

    Le statut de ces personnes est vraiment un problème, elles travaillent dans des conditions pourrax…Enfin, pour les “bons marchés” que j’ai visitées ;p

    Mais j’ai encore un peu de mal à imaginer une société où le métier du sexe serait complètement “normalisé/régularisé/libéralisé, taxé…(??)”…Ce serait probablement plus sain que l’hypocrisie actuelle, mais je vois pas encore tous les tenants et aboutissants…

    En tout cas, le(s) sujet(s) est intarissable…n’”arrête” pas à 30 ans stp…j’y arrive aussi ^^

  10. Mozafokabiche

    Il me semble que le statut de prostituée est plus ou moins légal en Allemagne… Après faut voir si les conditions sont meilleures, mais faudrait être con et du côté du consommateur et du côté de la travailleuse (ou du travailleur) du sexe de refuser ça… Après peut-être que les mafias ne sont pas contentes de travailler dans la légalité ^^

  11. titou

    Dans l’idée, ça me rappelle un peu les assistantes érotiques allemandes (je ne suis plus sûr de l’intitulé exact, toutes mes excuses), qui aident des patients handicapés, malades, … à avoir des relations sexuelles.

    C’est là-bas considéré comme un vrai métier, avec une formation obligatoire, un vrai but thérapeutique, …

    Bref, le sexe à but “humanitaire”, je trouve ça beau, mais je ne sais pas si je pourrai y arriver (préjugés, quand vous nous tenez… :-| ).

  12. MaXo2

    Voilà mon premier commentaire sur ce blog que je suis depuis quelques mois, alors je vais me contenter de dire bravo.

    Si j’interviens aujourd’hui, c’est pour vous donner l’adresse d’un site plus ou moins en rapport avec le sujet… les couleurs piquent un peu les yeux, mais le contenu est intéressant ;)

    => http://www.lesputes.org/

  13. Queen

    Excellente association, et ce grâce à des militantEs plus qu’attachantEs… Pour vous dire, c’est eux qui ont fait naitre mon amour de la sexualité… Des gens adorables, et au discours qui fait du bien en ce monde hmmmm… comment dire… “pas cool” ?

  14. Ithilsul

    (de rien beaucoup Maïa ;-) A l’occasion j’essaierai de faire d’autres traductions. Compte pas trop sur moi quand même, hein ?! Merci pour la correction des fautes de traduction :) )

  15. Shownie

    “Stop aux clichés contre les putes, c’est véhiculés par les connasses de bourgeoises mal baisées”. Lutter contre le cliché par le cliché ? J’avoue que ça m’a un peu empêcher d’aller plus loin dans la lecture…

    Le texte posté ici en tout cas est très intéressant, en effet.

    Concernant la prostitution, elle est réglementée et très encadrée aux Pays Bas (enfin à Amsterdam en tout cas, dans le quartier rouge en plein centre ville), je ne crois pas que ça pose particulièrement de problèmes là bas. L’avantage, c’est que l’encadrement a quelque chose de rassurant.

    Quant au sexe pour aider, s’il y a des coups de mains à donner, même si ce sont avec des personnes handicapées ou peu confiantes, ça ne me dérange pas :D

  16. fluorgasmic

    \o/ Vive mère Thére… euh… Sturgeon pardon. ^^
    Non, sans dec’, ça fait longtemps que je suis convaincu du rôle quasi “thérapeuthique” du plus vieux métier du monde, (bien que personnelement je n’en aie pas encore ressenti le besoin)
    Et là, vraiment, chapeau bas à cette dame.

    Personnellement je suis tellement bourré des clichés qu’on nous à bassinés toute notre vie sur la beauté et le parraiître que je pense que si ma compagne était défigurée ou handicapée, j’aurais beaucoup de mal à partager des moments intîmes avec elle.
    C’est fou comme l’éducation et le conditionnement ont comme impact sur le comportement. On a beau se dire qu’on doit passer au dessus de ces comportements mais je suis quasi certain que si le cas se présentait pour moi, j’aurais extrêmement de mal à avoir une érection.
    C’est pas donné à tout le monde de faire abstraction de l’apparence physique, et c’est assez flippant car la vieillesse est inexorable.

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