Plop, je suis à Budapest, c’est Damien Mascret, mon sexologue et co-auteur préféré, qui prend le relai aujourd’hui.
On évoque rarement la difficulté que représente le passage de l’orgasme individuel (masturbation) à l’orgasme relationnel (avec un ou une partenaire). Or cette transition n’est pas toujours aussi facile qu’il y paraît. Les femmes, en particulier, doivent trouver une façon d’intégrer leur technique solitaire au rapport sexuel.
Comme le plus souvent, c’est une stimulation du clitoris qui fait monter le degré d’excitation jusqu’à l’orgasme , la pénétration n’est évidemment pas le moyen idéal pour reproduire le (bon) geste solitaire. Mais même lorsqu’il s’agit de deux femmes entre elles, il faut un souvent un certain « réglage » car le tempo clitoridien de l’une n’est pas forcément celui de l’autre.
Certes, la nature est parfois bonne fille et comme l’excitation s’alimente aussi dans les méandres du cerveau, une femme peut généralement compenser la relative maladresse technique (stimulation physique moindre) par un surcroît d’excitation psychique (les garçons se souviennent certainement de leur rapidité lors de leur premier rapport…), le niveau d’excitation étant la somme de l’excitation physique et de l’excitation psychique.
Toutefois, lorsque la femme a peu recours à la masturbation (par goût, par honte, par culpabilité, peu importe la raison), la situation est un peu plus délicate. Esquivons pour l’instant la question, fort intéressante au demeurant, du « Pourquoi ne pas se masturber ? » et insistons sur un aspect purement pragmatique : comme pour tout enchaînement physiologique, le circuit orgasmique est parcouru d’autant plus facilement qu’il est souvent emprunté. Bref, plus on se masturbe (ou plus on a d’orgasmes) et plus on jouit facilement. Attention, l’inverse n’est pas forcément vrai et il y a des exceptions.
Bien sûr, il ne s’agit pas de tomber dans le travers de certains sexologues qui veulent quasiment obliger les femmes à se masturber…même si elles n’en ont pas envie. En fait, on sait peu de chose sur l’impact sur l’orgasme des représentations féminines de la masturbation.
D’où cette question : (si vous êtes une fille) vous masturbez-vous lorsque vous ressentez une excitation sexuelle grandir en vous (et si vous ne le faites pas, pourquoi ?). (Si vous êtes un garçon) votre partenaire s’autorise-t-elle l’auto-stimulation clitoridienne jusqu’à l’orgasme au cours du rapport sexuel (et qu’en pensez-vous) ?
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Citation directe
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4 jan 2008 à 9:45
bah on pourrai en tirer une formule mathématique
“le niveau d’excitation étant la somme des carrés des deux autres côtés” \o/
et pour répondre a ta question, ma partenaire s’autorise la stiulation clitoridenne pendant le rapport sexuel, mais me refile les boulot au bout de 5 minutes…
Soit parcequ’elle préfère que ce soit moi,
soit par fainéantise, ou bien les deux…
Mais ce qui est certain, c’est qu’elle atteint plus rapidement l’orgasme quand il y à pénétration et stimulation clitoridienne en même temps, (sans être péjoratif, j’ai parfois l’impression que c’est mécanique). Et encore plus vite si il y a une stimulation anale qui s’y ajoute.
Perso, quand elle se stimule le clito dans nos rapports, je trouve ça excitant, et comme dit précédemment, je prend la suite rapidement. Mais si elle devait le faire jusqu’à l’orgasme, et bien j’aurai un peu l’impression de ne pas servir à grand chose, et en gros, de faire mon affaire de mon côté et elle du sien…
4 jan 2008 à 9:49
Je répondrais à la seconde question :
Personnellement, le fait que la fille s’auto-stimule ne me dérange pas le moins du monde. Certains pourraient le prendre comme un signe de maladresse (”puisque tu n’y arrive pas tout seul, je vais le faire moi”), mais je vois plutôt ça comme un complément. Après tout, la fille connaît surement bien mieux les gestes précis susceptibles de déclencher l’orgasme (chez elle).
Maintenant, si cela deviens une obligation pour elle, c’est qu’il y a quand même un problème quelque part..
4 jan 2008 à 10:15
“et comme l’excitation s’alimente AUSSI dans les méandres du cerveau…” : le cerveau EST l’le principal organe du plaisir.
Rem à part, sauf dans les séances de masturbation parallèle (excellent pour apprendre à jouir ensemble), non pas d’auto-stimlation manuelle. Et je préfère.
En fait il y a une autre exception, c’est dans la découverte du plaisir de la sodomie où l’une de mes partenaires a appris ainsi.
A;
PS : le clitoris à de profondes extensions intra-vaginales…
4 jan 2008 à 10:27
Aman> on va dire que c’est une question de point vue, perso je reste une de ces rares demoiselles à considérer que bien sûr, le psy entre en jeu dans la sexualité, mais que mine de, ce n’est pas avec sa tête qu’on fait l’amour (sauf rapport oral ^^). Donc dire que “le cerveau est le principal organe du plaisir”, ca me semble franchement exagéré (et franchement dans une mouvance “tout est psy” qui a tendence à me gaver ces derniers temps).
Pour répondre à la question, je n’aime pas me masturber quand il y a un spectateur… Bêtement parce que je trouve ca très mécanique donc pas très “joli”. Et que je n’ai pas envie de donner à mon partenaire l’impression que je me débrouille très bien sans lui. Mais aussi parce que les sensations ne sont pas les mêmes, et que quitte à être avec quelqu’un, je préfère sentir le plaisir du type “avec quelqu’un” que “toute seule” (suis pas sure d’être claire…)
Mais il y a une exception dans mon cas aussi : lors d’un rapport anal, afin de compenser les petites douleurs qui peuvent apparaitrent occasionellement et pour renforcer le plaisir.
4 jan 2008 à 11:10
Ma partenaire principale (i.e. ma femme) m’a affirmé (mais je ne peux pas garantir que ce soit exact) ne s’être jamais masturbée, en revanche, elle jouit facilement quand je la masturbe, et c’est même sa principale source de jouissance même si elle jouit aussi lors du coït (mais moins systématiquement). Elle ne se caresse évidemment jamais pendant le coït mais, depuis peu, elle accepte (occasionnellement) que j’accompagne le coït d’une stimulation digitale clitoridienne.
Quand à mes partenaires occasionnelles, il y a de tout, mais celles qui se caressent pendant le coït sont minoritaires (sauf pour le coït anal, en effet, où le recours à la masturbation est indispensable pour certaines, mais superflu pour d’autres). Et ça ne me gêne absolument pas (d’ailleurs il m’arrive moi aussi de me masturber pendant l’amour et je n’ai jamais eu de remarque embarrassée à ce sujet).
4 jan 2008 à 12:04
@Eleneko : je suis nouveau ici, et je vais essayer d’y aller doucement. Mais en dehors de toute analyse “psy” (qui me gave sériieux aussi), force est de constater que sans cerveau pas de plaisir. Ne t’arrive-t-il jamais d’être hyper excitée avant la moindre stimulation physique? Peux-tu faire l’amour sans le moindre sentiment? et si oui le plaisir est-il aussi intense? C’est notre cerveau notre organe essentiel du plaisir. Même (et surtout) pour baiser comme des bêtes ;-).
Cordialités
4 jan 2008 à 12:21
pas grande fan de la masturbation… et pourtant oui, quand un désir sexuel monte, et que je peux le faire, je me masturbe. mais bon. c’est purement mécanique et ça me fait pas plus plaisir que ça. ca reste purement mécanique (pas très très clitoridienne la fifille).
En revanche, et je rejoins Aman, pendant l’acte, je m’occupe de moi toute seule pour ne pas faire tomber la pression lorsque le monsieur du moment enfile ou cherche la capote, et surtout, et c’est limite impératif pour que je puisse pleinement apprécier l’acte, lors de la sodomie. A ce moment là, et je ne sais pas pourquoi, la stimulation clitoridienne devient obligatoire. Par moi au pire, par le monsieur si tout va bien.
wala :)
4 jan 2008 à 12:31
Aman> Sans cerveau en tant que centre d’envoi d’hormones, difficile, certes, mais sans “reflechir”, sans pensées, bien sur qu’on peut avoir du plaisir!
A vrai dire, il m’a fallu très longtemps avant de resentir du plaisir autrement que toute seule, et le déblocage vient… justement du fait d’avoir couché sans aucun sentiment pour le monsieur en question. Nous étions célibataires tous les deux, et nous nous sommes dit “pourquoi pas prendre simplement du plaisir. Les sentiments, bof, on verra plus tard”. Alors bien sûr ce n’était pas un sinistre inconnu, mais pas franchement plus qu’un bon pote. Et paf, la, le plaisir que je recherchais depuis plus de 5 ans.
Quant au raisonnement “es tu excitée sans stimulation physique”, je peux retourner l’argument (pon intended) : est-il impossible de resentir un plaisir purement physique.
Ce à quoi je réponds bien sur que ca n’est pas impossible, puisque le mécanique marche tres bien (cf les autres réponses au même post).
Après, est-ce mieux, moins bien, pareil, pas pareil quand c’est accompagné par la tête, cela diffère selon chacun (bien que les convenances poussent tout le monde a dire que bien sûr, c’est mieux avec le grand amour de sa vie, bien sur, ca ne peut pas etre aussi bon quand on n’en a pas envie a priori etc…) et donc je vais tenter de ne pas rentrer dans le débat. Mais de la à dire qu’on fait l’amour, qu’on baise comme des bêtes ou qu’on tire un coup d’abord et principalement dans notre psyché avant de le faire dans le corps, c’est, en ce qui me concerne, soit une preuve que le “tout psy” est vraiment à la mode, soit une forme de raisonnement que je ne comprends pas physiquement parlant.
4 jan 2008 à 13:54
Cela me semble assez contradictoire de dire que l’on a besoin de tout notre cerveau pour baiser “comme des bêtes” :) Etant donné que les actes en eux même sont plutôt une question d’instinct (du moins c’est mon avis), je doute que le cerveau soit pleinement exploité dans ces conditions.
Maintenant, cela change d’une personne à l’autre. Certains peuvent avoir beaucoup de plaisir (voir des orgasmes) rien qu’en s’imaginant des situations (par exemple pour des relations à distances, sans aucun contact physique). De même, une stimulation “mécanique” peut tout à fait être suffisante pour cela. Donc je ne pense pas qu’il y ait un “organe essentiel de plaisir” (pour citer Aman), mais plutôt une combinaison de plusieurs, variant selon les situations.
Pour en revenir à l’auto-stimulation, si la demoiselle ressent l’envie de le faire, je ne vois aucune raison de l’empêcher. Je classerai ça dans la même catégorie qu’une envie subite de mordiller l’oreille, ou d’embrasser le nombril (peut être pas au même niveau d’intensité, il est vrai). Autant faire ce que notre corps nous suggère..
4 jan 2008 à 14:11
En ce qui me concerne, c’est toujours plus réussi lorsque ma partenaire s’auto-stimule pendant nos rapports. Bien qu’elle ait commencée seule, j’en suis venu à l’y encourager car je la sentait timide.
Je me suis également rendu compte que c’est devenu plus facile pour elle avec le temps. Mais ce n’était pas tant du à sa pudeur, plutot au fait qu’elle n’était pas assez calme les premières fois pour se concentrer sur son propre plaisir. Mais plus sur son désir d’être pénétrée.
Elle a eut ce qu’elle souhaitait en ébat physique sauf qu’elle n’a pas ressenti le plaisir attendu. C’est là que je lui ai dis de ne pas se retenir si elle voulait se stimuler manuellement, que ce soit durant le rapport, un peu après ou un peu avant. C’est un mieux. Et un pas à franchir. Chez ma partenaire, il y avait beaucoup de honte à se masturber en ma présence. Aujourd’hui cette honte a disparu. Ouf.
4 jan 2008 à 14:35
J’arrèterai là car je ne voudrai pas “troller” le débat initial. Mais j’espère que Maïa viendra un jour sur ce sujet. Si une femme/home peut s’offrir totalement à un homme/femme, dépasser toutes ses limites, sans avoir besoin essentielement de son cerveau, si la perception de l’Autre qui est à la base de cet “abandon”/partage peut se faire sans cerveau, alors je rends le mien ;-).
4 jan 2008 à 19:09
La réponse à la question finale, en tant que garçon, est un “oui”. Puisque c’est occasionnel et que dans certaines positions, c’est très chouette pour les deux partenaires.
Ce que j’en pense? Que du bien! Pourquoi pas après tout?
Et je confirme au passage l’idée que “plus on se masturbe (ou plus on a d’orgasmes) et plus on jouit facilement.” dans mon expérience personnelle (enfin, celle de mes partenaires) , et dans une certaine mesure bien sûr. Niveau ouverture d’esprit, je serais tenté de dire que ça joue aussi parfois, ou du moins que ça en témoigne.
4 jan 2008 à 19:22
Je me masturbe a chaque fois que je sens l’envie venir, oui. Pourquoi ne pas se satisfaire lorsqu’on a en envie ? ;)
4 jan 2008 à 21:49
@ Aman et Eleneko :
je pense qu’on peut peut-être ressentir du plaisir sans implication “emotionnelle” du cerveau, par exemple s’il y a une très forte attirance physique, et du sexe “pour le plaisir”, même si ça n’est pas évident pour tout le monde. Par contre, il y a toujours, forcément une implication “physique” du cerveau, ou plutot “biologique”, pas d’orgasme ou même d’excitation sans traitement des infos sensorielles (aussi bien sentiments(coté émotionel), que stimulation nerveuse(coté physique)) par notre cerveau, donc… pas d’orgasme sans cerveau!
Pour le “pas d’orgasme sans sentiments”, j’y ai cru, un moment, mais je pense que parfois, c pas necessaire.
4 jan 2008 à 21:51
Et pour répondre à la question, je me masturbe quand j’en ai envie, solo ET duo, et ça ne gène pas mon copain, au contraire.
5 jan 2008 à 0:25
Pour donner mon avis je pense que la masturbation reste dangereuse pour la vie de couple…en effet cela ammene a un renfermement sur soi, or l’amour est un don de soi!! On ne prend pas l’autre, on s’offre a lui…
N’avez vous jamais connu cette sensation de ne faire qu’un avec l’être aimé?
Stupide société de consomation!!!! :)
++ bonne soirée
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Nixo
5 jan 2008 à 12:03
@Nixo:Bah, je doute franchement que la masturbation soit dangereuse pour quoique ce soit, du moment que, comme pour toutes les bonnes choses, on en abuse pas.
5 jan 2008 à 12:10
Déjà pour répondre à la question : je ne me masturbe pas, parce ça ne me fait pa
5 jan 2008 à 12:17
snif, je reprends..
Donc, ça ne me fait pas grand chose, et au pire, j’arrive à faire monter l’excitation jusqu’à ce point où on atteint presque l’orgasme mais non, et qui se suit par une envie de pleurer physique (pas une histoire de tristesse ou de colère, non, juste une sensation, pas facile à expliquer, ça…)
Et ça, c’est franchement désagréable. Donc en cas d’envie, et que mon homme n’est pas disponible, ben… j’attends que ça passe, je fais autre chose…
Par contre, comme le dit quelqu’un plus haut, si c’est mon homme qui masturbe, c’est l’orgasme quasi assuré. Et pas des moindres^^
Et en effet, il m’arrive de me masturber dasn nos rapports, le plus souvent pour garder l’excitation quand il doit s’éloigner. Mais jamais longtemps, sinon, l’excitation retombe.
En fin de compte, je suis satisfaite sans masturbation, j’ai essayé, et j’essaye encore parfois, mais j’ai pas encore trouvé de manière à ce que ce soit agréable pour moi en solo.
6 jan 2008 à 0:13
La femme est un mystère… voir compliquée…
8 jan 2008 à 22:52
en general, si je peux stimuler ma partenaire en meme temps que je la penetre je ne me gene pas !
sinon elle fait ce qu’elle veut si ca lui fait plaisir :-)
hs :
ha ha maia a budapest !!
la capitale du sexe :
ce n’est donc pas etonnant que nous y etions tous 2 ^_^