Ce sera le titre de mon autobiographie, si je décide un jour d’infliger ma vie à l’humanité (il faudra qu’elle ait été très méchante avec moi). Le contenu tiendrait pour l’instant sur un cure-dents : “j’ai écrit sur différents sujets comme le sexe, la sexualité, ainsi que les relations interpersonnelles mettant en jeu l’utilisation des organes génitaux“.
Je me renseignais donc tout à l’heure sur la moule, nom donné au sexe féminin, généralement pour le déprécier. Si la comparaison formelle ne me semble pas absurde (on ne peut pas nier une certaine ressemblance), la comparaison structurelle met en valeur des points importants de divergence. Wikipédia est mon amie :
- La coquille de la moule est un exosquelette qui peut se refermer très vite, ce qui doit être fun.
- Si la moule n’a pas d’oeil, elle a un coeur – les filles viennent de Vénus, il paraît.
- Malgré la présence de ce petit coeur qui palpite, la moule adulte (un an) ne peut pas s’accoupler avec son partenaire, ce qui est tout de même embêtant.
- Enfin, la moule a une bouche et un anus. Je ne nie pas les potentialités orgasmiques d’une telle transversalité de compétences, mais dans mon cas, j’aime bien que les choses soient séparées.
Tout ça pour dire que de la vulve à la moule, il y a un monde. Accessoirement, le vrai nom de la moule est Mytilodia, ce qui est plus joli que juste “moule” (“Ce soir chéri, tu vas honorer Mytilodia“). Enfin quitte à donner un nom de mollusque bivalve à ma vulve, je préférerais dire “mon huître”.
Hé ouais, la classe jusqu’au bout.
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17 Mar 2008 à 14:00
Et la frite dans tout ça? Encore du féminisme moulistique de base…
17 Mar 2008 à 14:08
L’huître se vend à la douzaine et la moule au litre…
Deux douzaines de bestioles mono-vulve pour les soirs de fête… trois litre-et-demi de demoiselles pour les autres jours !
La poésie : y’a qu’ça d’vrai.
Quant à la méchanceté de l’Humanité vis-à-vis de toi, je ne crois pas que ce journal t’ai consacré le moindre article… ah ! les salauds !
Cet oubli vaut bien une bio, sans doute…
17 Mar 2008 à 14:20
ça se défend comme position
17 Mar 2008 à 14:26
“- La coquille de l’huitre est un exosquelette qui peut se refermer très vite, ce qui doit être fun.
- Si l’huitre n’ai pas d’oeil, elle a un cœur – les filles viennent de Vénus, il paraîtrai.
- Malgré la présence de ce petit cœur qui palpite, l’huitre adulte (un an) ne peut pas s’accoupler avec son partenaire, ce qui est tout de même embêtant.
- Enfin, l’huitre a une bouche et un anus. Je ne nie pas les potentialités orgasmiques d’une telle transversalité de compétences, mais dans mon cas, j’aime bien que les choses soient séparées.
Tout ça pour dire que de la vulve à l’huitre, il y a un monde. Accessoirement, le vrai nom de l’huitre est Maïa, ce qui est plus joli que juste “huitre” (”Ce soir chéri, tu vas honorer Maïa“). Enfin quitte à donner un nom de mollusque bivalve à ma vulve, je préférerais dire ce que je veux.”
17 Mar 2008 à 15:44
Quel est la différence entre une moule et une huitre ?
… 20 ans
Désolé.. :x
17 Mar 2008 à 16:08
Pourquoi pas “noix de St Jacques” ?! C’est bon, respectueux, un peu christique, donc parfait pour le clitovulve !
17 Mar 2008 à 16:10
C’est vrai que bon, la moule c’est déjà surement plus attirant qu’une huître… nan ?
Pis bon, franchement, je ne me vois pas trop penetrer une secretion glaireuse que j’aurai préalablement déglutit (sa ressemble de près autant que de loin a un crachat lors d’un bon gros rhume d’hiver, désolé, mais sa ne s’oubli pas )
Et puis de toute façon, je ne designe jamais cette organe par un subsitut du genre :) sa serait pas mieux de donner un petit nom quand, sa aurait au moin le mérite d’être plus attirant nan? Du genre… le p’tit trilibidi je sais pas :) chacun son idée :D
17 Mar 2008 à 16:22
http://www.echolalie.org/wiki/index.php?ListeAbregeeetPortativedeSynonymespourDesignerleMinoudesDames
17 Mar 2008 à 16:58
“je ne me vois pas trop penetrer une secretion glaireuse que j’aurai préalablement déglutit ”
même après un cunnilingus ?
‘scuses aux familles tout ça …
17 Mar 2008 à 17:03
Mais alors apparemment, une coquille Saint-Jacques a des yeux. Enfin selon Wikipédia. Ca me semble hallucinant… quelqu’un a des infos là-dessus ?
damien > tssss excuse-moi mais une huître c’est quand même bien plus classe qu’une moule. Et pour la santé c’est excellent, plein d’iode, miam.
17 Mar 2008 à 17:11
Je ne sais par quel heureux hasard (que je remercie) je suis arrivée ici. J’adore ce queje viens de lire et je reviendrai.
Bonne journée.
17 Mar 2008 à 18:19
Les yeux de la noix…
“Elle possède une centaine de petits yeux noirs qui lui permettent de détecter son principal ennemi, l’étoile de mer”
http://www.procrastin.fr/blog/images/biologie/oeil%20de%20saint-jacques.jpg
La moule, en plus du reste baveux, a un pied. D’ailleurs le poète nous l’a joliment chanté.
Ca donnait un truc genre… : “au pied de ma moule, je vivais heureux, j’aurais jamais du la quitter ma moule-euh…” ?
Bien bien…
17 Mar 2008 à 21:12
Enfin quitte à donner un nom de mollusque bivalve à ma vulve, je préférerais dire “mon huître”.
Nous savons donc tous maintenant que Maïa a un piercing sur la prune (je n’utilise pas le mot moule) … avec un vrai/faux diamant.
17 Mar 2008 à 21:12
… oops s/diamant/perle
17 Mar 2008 à 21:36
Disons que niveau odeur/saveur, j’ai une nette préférence pour la moule… Et je pense que c’est plutôt dans cette direction-là qu’il faut farfouiller, amis linguistes !
17 Mar 2008 à 22:12
Ouais et quelle est la durée de vie d’une moule ?
12 ans, après elle se couvre de poils et on appelle ça une chatte …
Mais tout de même, peut-ton décemment dire moule ?
Cliquez ICI
17 Mar 2008 à 22:55
Penchons nous à présent sur l’étymologie d’un autre coquillage dont les élégants replis sont tout aussi évocateurs, j’ai nommé : la porcelaine
Là le wiktionnaire est votre ami :
http://fr.wiktionary.org/wiki/porcelaine
De retour de Chine Marco Polo ramèna en Europe les premiers récipients fait de porcelaine. Comme le mode de fabrication est alors ignoré, on présuma qu’il s’agissait de poudre de ce coquillage finement broyé et c’est comme ça que les couverts précieux des meilleures familles portent le nom de la vulve de la truie…
“Viens là que je t’astique la porcelaine” n’est pas plus mignon que “je vais te fricasser la moule” ?
17 Mar 2008 à 23:25
De toute façon donné un nom animalier ou d’une coquille a son sexe c’est… normale (le rapprochement animale, …)
- et puis finalement je m’en fous un peu maintenant, faites ce que bon vous semble “madame”.
17 Mar 2008 à 23:34
Maxo2 : j’allais le dire… mais avec “30 ans” :D
mais je déteste les huîtres (le coquillage hein !), alors que j’adore les moules avec des frites, une foué !
Et je me permets d’affirmer malgré l’heure et mon éloignement de tout littoral arcachonnais, qu’une moule ressemble bigrement plus à une paire de lèvres “proéminentes mais pas trop” qu’une infâme huître où pourrait se cacher on ne sait quelle bestiole aquatique (comme l’araignée qui nous fait coucou dans la bouche les veilles de Nowel …) que j’espère ne JAMAIS trouver dans une vulve.
anecdote piquante : saviez-vous mesdamesmessieurs que pour désigner le sexe féminin, l’Alsacien (que je suis aussi en partie) utilise le terme Schneck ? qui est en fait, comme le sait Maïa, l’escargot.
17 Mar 2008 à 23:50
Moi je suis une palourde :
- “Elle peut être considérée comme une espèce invasive dans la mesure où elle a supplanté localement l’espèce autochtone”
mouahahhaha la femme a envahi l’hoooomme !
- “Cette espèce fait l’objet d’une pêche professionnelle.”
Tout un métier de me pêcher !
- “Les palourdes préfèrent les fonds vaseux et sableux, spécialement avec beaucoup de cailloux ; elles sont sédentaires (déplacements maximums de six mètres par mois environ).”
Grosse feignasse inside me !
-”Leur système circulatoire est de type semi-ouvert, il comprend un cœur, des branchies, des sinus… ”
C’est celà même j’ai un coeur :)
-”Les palourdes peuvent se manger crues, et sont particulièrement appréciées ainsi. Elles constituent une bonne source de protéines exemptes de matières grasse, d’oméga-3 et elles sont exceptionnellement riches en zinc, en phosphore, en cuivre, en sélénium, en vitamine B12, en vitamine B2 et en fer (pour ce dernier, quatre fois plus qu’une portion de foie de bœuf ou de veau à quantités égales).”
Viendez manger ma palourde qu’elle est bonne !!!
18 Mar 2008 à 0:25
Pour Maïa, pour Misa…
« Une praire aimait une palourde
et quitta son rocher du pas lourd de
celle qui se déracine pour qu’onc
à sa place ne saisisse la conque. »
19 Mar 2008 à 18:27
il me semble que les anglais utilisent le mot “huitre” comme nous le mot “moule”
15 Apr 2008 à 12:37
Dommage que l’usage courant du mot “moule” soit si agressif. Pour ma part je la trouve plus esthétique que l’huître. Particulièrement quand elle est cuite dans l’eau et le vin. Elle s’ouvre alors sur une belle teinte jaune frangée de brun (parfois c’est pas aussi réussit je l’avoue et elle à l’air malade) contre laquelle l’huître qui se mange crue ne peut pas rivaliser avec ses couleurs de méduses abandonnées par la marée. Et puis si l’ouverture de la moule se fait par la cuisson, celle courante de l’huitre, avant engloutissement de l’animal vivant, passe elle par un geste d’une rare violence: rompre le muscle et couper un genre de tendon. L’un ou l’autre c’est certainement cette résistance qui se résout par le feu, le bouillonnement ou le couteau qui attache la violence masculine à ces métaphores du sexe féminin et qui évoque un triomphe de la queue sur l’angoisse d’être emprisonné et broyé par la vulve.
Par contre si j’aime la beauté visuelle de la moule je m’incline devant l’excellente texture de muqueuse qu’à l’huître fraiche: douce, moelleuse, glissante, légèrement salée et en mot délicieuse.
Certains ancêtres comme Botticelli préféraient apparemment, entre toutes coquilles, celles qu’on appelle saint-jacques. A moins que lui et d’autres n’aient plutôt pensé au bénitier, à l’image de ceux remplis d’eau sacrée qui s’offrent dans les lieux saints des chrétiens. Des grenouilles s’accrochent quelquefois à ceux-là comme des palourdes sur un rocher; des palourdes terrées dans la pénombre de cale, de bateaux renversés et abandonnées dans les terres. Elles souffrent de sécheresse dit-on méchamment et n’attendent, aucun autre baiser de princes et de princesses que celui que délivre le prince des cieux.
Holà je pars vite en vrilles sur ces thèmes mais peut être existe t il quelques liens historiques entre Vénus (ou telle divinité de la vulve) et la vierge dont le bénitier des églises laisseraient quelques traces plutôt mouillées… merci pour ton blog très intéressant…
12 Jun 2008 à 15:51
J’adore!!!
Moule, Huitre, fleure, Figue, abricot, chatte, et que sais-je … je trouve ça poètique et érotique. chacun ses goûts.
28 Dec 2009 à 9:43
Si moules, moulines, s’enhardit houle
« Trois euros le kilo de moules, trois euros le kilo de sardines, qu’est-ce qu’on fait ? »
On mange les trois euros! Et alors, comme au premier matin du monde, s’ouvre le labyrinthe des réformes. Par ce complexe, pénétré, selon les lois propres à la communication, un parfum nonpareil, on acquiert le statut de grand Travailleur. S’inscrire, en un éclair, dans toutes les mémoires, est le propre du génie. Catapulté à une telle hauteur, nous est dévolue la capacité à mobiliser notre cerveau, pour reproduire ce type de phrases. Mais au lieu de le faire pour le plaisir d’une oreille avertie, et en un sens innocente, on le fait pour le bien de toute une collectivité forcément indécise. Sinon au nom de quoi écouterait-elle? Ce bien, rappelons-le, est mécaniquement supérieure au simple plaisir considéré à l’instant, il l’englobe et l’engloutit en un clin d’oeil. Si la collectivité en question ne l’entend pas de cette oreille, on doit en conclure qu’elle n’a pas le sens de l’humour. Sa place au soleil est donc usurpée. Cet humour formidable, au contraire, possédé, sait voir, lui, le bon côté des choses: les trois euros communs aux moules et aux sardines. Parce qu’avec ces moules et ces sardines, que fait-on? De la merde! Sauf le respect qu’on lui doit, en tant que chose intégrée à la richesse des nations. Quant aux trois euros, alors là, c’est autre chose! Ils font le bonheur du grand Travailleur qui du coup n’a pas besoin de pétrole. S’il en a, c’est un plus, pas plus. Merci monsieur Vanier, à qui j’emprunte un tel quartz incongru, de montrer que si le talent est une chose qu’aujourd’hui on monnaie, il a aussi une face indécise où s’anime la réflexion pour peu qu’on lui laisse libre cours. Ce qui suppose un peu d’oreille. Non pour entendre quarante siècles trébuchés devant quarante, deux fois vingt, voleurs, mais pour jouir, si tant est qu’on le veuille, d’une voix charitable jaillit de quelque escarboucle auprès d’une boucle chère.