Ce sera le titre de mon autobiographie, si je décide un jour d’infliger ma vie à l’humanité (il faudra qu’elle ait été très méchante avec moi). Le contenu tiendrait pour l’instant sur un cure-dents : “j’ai écrit sur différents sujets comme le sexe, la sexualité, ainsi que les relations interpersonnelles mettant en jeu l’utilisation des organes génitaux“.
Je me renseignais donc tout à l’heure sur la moule, nom donné au sexe féminin, généralement pour le déprécier. Si la comparaison formelle ne me semble pas absurde (on ne peut pas nier une certaine ressemblance), la comparaison structurelle met en valeur des points importants de divergence. Wikipédia est mon amie :
- La coquille de la moule est un exosquelette qui peut se refermer très vite, ce qui doit être fun.
- Si la moule n’a pas d’oeil, elle a un coeur - les filles viennent de Vénus, il paraît.
- Malgré la présence de ce petit coeur qui palpite, la moule adulte (un an) ne peut pas s’accoupler avec son partenaire, ce qui est tout de même embêtant.
- Enfin, la moule a une bouche et un anus. Je ne nie pas les potentialités orgasmiques d’une telle transversalité de compétences, mais dans mon cas, j’aime bien que les choses soient séparées.
Tout ça pour dire que de la vulve à la moule, il y a un monde. Accessoirement, le vrai nom de la moule est Mytilodia, ce qui est plus joli que juste “moule” (”Ce soir chéri, tu vas honorer Mytilodia“). Enfin quitte à donner un nom de mollusque bivalve à ma vulve, je préférerais dire “mon huître”.
Hé ouais, la classe jusqu’au bout.
Brèves
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Down down down
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Après le site qui plante, ce sont mes mains. Je suis à nouveau en arrêt, donc à nouveau à la merci de ceux qui voudront bien entretenir Sexactu à ma place. Vous ratez des articles sur les hommes à muscles, le fétichisme du menton, le bottom-couching, l’underboobery, ainsi que quelques observations sur Encyclopénis. Bon, ce n’est que partie remise, je vais bien finir par venir à bout de cette maudite tendinite… Et si vous allumez tous des cierges, je serai à peu près réparée samedi (j’y crois).
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Things #11 - images
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Dans ton slip. Dans tes ongles. Dans ta poupée. Dans ton canapé. Dans tes chiottes. A trois dans tes WC (écouter “Contagion”) ? Dans tes fringues. Dans ton corps. Dans ta boîte aux lettres. Dans too much. Dans Donnie Darko. Dans ton fantasme ? Et puis là-bas.
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Who killed Gandhi?
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“Toutes les pratiques sexuelles, même les plus violentes, sont naturelles.” Naturelles = pratiquées par les animaux… cf. le viol d’un manchot par une otarie. Brrr.
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Frais de porc
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“Nettoyer les vulves et les cuire à l’eau. Farcir les vulves déjà cuites, les coudre. Les laisser cuire dans un mélange d’eau, d’huile d’olive, de garum et d’aneth avec un petit bouquet garni…” Recette de cuisine latine. Je précise que ça se pratique avec des vulves de truie :)
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Mal de sperme
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Quelles sont les conséquences de la faible qualité du sperme et des grossesses tardives ? “La fécondité de la population française n’est pas menacée à court terme par la baisse de la fécondabilité et l’âge plus avancé des mères“, dit l’Inserm (tout en ajoutant que la plus grande médicalisation de la fécondation va coûter cher à la Sécu). Pour une fois qu’il n’y a pas de mauvaise nouvelle, je tenais à faire partager l’info.
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C'est tout chaud
Vos Réactions
- Animaphagus dans Ô mâle futur, le corps en aventure…
- Shownie dans Sale temps pour l’Ejac !
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17 mar 2008 à 14:00
Et la frite dans tout ça? Encore du féminisme moulistique de base…
17 mar 2008 à 14:08
L’huître se vend à la douzaine et la moule au litre…
Deux douzaines de bestioles mono-vulve pour les soirs de fête… trois litre-et-demi de demoiselles pour les autres jours !
La poésie : y’a qu’ça d’vrai.
Quant à la méchanceté de l’Humanité vis-à-vis de toi, je ne crois pas que ce journal t’ai consacré le moindre article… ah ! les salauds !
Cet oubli vaut bien une bio, sans doute…
17 mar 2008 à 14:20
ça se défend comme position
17 mar 2008 à 14:26
“- La coquille de l’huitre est un exosquelette qui peut se refermer très vite, ce qui doit être fun.
- Si l’huitre n’ai pas d’oeil, elle a un cœur - les filles viennent de Vénus, il paraîtrai.
- Malgré la présence de ce petit cœur qui palpite, l’huitre adulte (un an) ne peut pas s’accoupler avec son partenaire, ce qui est tout de même embêtant.
- Enfin, l’huitre a une bouche et un anus. Je ne nie pas les potentialités orgasmiques d’une telle transversalité de compétences, mais dans mon cas, j’aime bien que les choses soient séparées.
Tout ça pour dire que de la vulve à l’huitre, il y a un monde. Accessoirement, le vrai nom de l’huitre est Maïa, ce qui est plus joli que juste “huitre” (”Ce soir chéri, tu vas honorer Maïa“). Enfin quitte à donner un nom de mollusque bivalve à ma vulve, je préférerais dire ce que je veux.”
17 mar 2008 à 15:44
Quel est la différence entre une moule et une huitre ?
… 20 ans
Désolé.. :x
17 mar 2008 à 16:08
Pourquoi pas “noix de St Jacques” ?! C’est bon, respectueux, un peu christique, donc parfait pour le clitovulve !
17 mar 2008 à 16:10
C’est vrai que bon, la moule c’est déjà surement plus attirant qu’une huître… nan ?
Pis bon, franchement, je ne me vois pas trop penetrer une secretion glaireuse que j’aurai préalablement déglutit (sa ressemble de près autant que de loin a un crachat lors d’un bon gros rhume d’hiver, désolé, mais sa ne s’oubli pas )
Et puis de toute façon, je ne designe jamais cette organe par un subsitut du genre :) sa serait pas mieux de donner un petit nom quand, sa aurait au moin le mérite d’être plus attirant nan? Du genre… le p’tit trilibidi je sais pas :) chacun son idée :D
17 mar 2008 à 16:22
http://www.echolalie.org/wiki/index.php?ListeAbregeeetPortativedeSynonymespourDesignerleMinoudesDames
17 mar 2008 à 16:58
“je ne me vois pas trop penetrer une secretion glaireuse que j’aurai préalablement déglutit ”
même après un cunnilingus ?
’scuses aux familles tout ça …
17 mar 2008 à 17:03
Mais alors apparemment, une coquille Saint-Jacques a des yeux. Enfin selon Wikipédia. Ca me semble hallucinant… quelqu’un a des infos là-dessus ?
damien > tssss excuse-moi mais une huître c’est quand même bien plus classe qu’une moule. Et pour la santé c’est excellent, plein d’iode, miam.
17 mar 2008 à 17:11
Je ne sais par quel heureux hasard (que je remercie) je suis arrivée ici. J’adore ce queje viens de lire et je reviendrai.
Bonne journée.
17 mar 2008 à 18:19
Les yeux de la noix…
“Elle possède une centaine de petits yeux noirs qui lui permettent de détecter son principal ennemi, l’étoile de mer”
http://www.procrastin.fr/blog/images/biologie/oeil%20de%20saint-jacques.jpg
La moule, en plus du reste baveux, a un pied. D’ailleurs le poète nous l’a joliment chanté.
Ca donnait un truc genre… : “au pied de ma moule, je vivais heureux, j’aurais jamais du la quitter ma moule-euh…” ?
Bien bien…
17 mar 2008 à 21:12
Enfin quitte à donner un nom de mollusque bivalve à ma vulve, je préférerais dire “mon huître”.
Nous savons donc tous maintenant que Maïa a un piercing sur la prune (je n’utilise pas le mot moule) … avec un vrai/faux diamant.
17 mar 2008 à 21:12
… oops s/diamant/perle
17 mar 2008 à 21:36
Disons que niveau odeur/saveur, j’ai une nette préférence pour la moule… Et je pense que c’est plutôt dans cette direction-là qu’il faut farfouiller, amis linguistes !
17 mar 2008 à 22:12
Ouais et quelle est la durée de vie d’une moule ?
12 ans, après elle se couvre de poils et on appelle ça une chatte …
Mais tout de même, peut-ton décemment dire moule ?
Cliquez ICI
17 mar 2008 à 22:55
Penchons nous à présent sur l’étymologie d’un autre coquillage dont les élégants replis sont tout aussi évocateurs, j’ai nommé : la porcelaine
Là le wiktionnaire est votre ami :
http://fr.wiktionary.org/wiki/porcelaine
De retour de Chine Marco Polo ramèna en Europe les premiers récipients fait de porcelaine. Comme le mode de fabrication est alors ignoré, on présuma qu’il s’agissait de poudre de ce coquillage finement broyé et c’est comme ça que les couverts précieux des meilleures familles portent le nom de la vulve de la truie…
“Viens là que je t’astique la porcelaine” n’est pas plus mignon que “je vais te fricasser la moule” ?
17 mar 2008 à 23:25
De toute façon donné un nom animalier ou d’une coquille a son sexe c’est… normale (le rapprochement animale, …)
- et puis finalement je m’en fous un peu maintenant, faites ce que bon vous semble “madame”.
17 mar 2008 à 23:34
Maxo2 : j’allais le dire… mais avec “30 ans” :D
mais je déteste les huîtres (le coquillage hein !), alors que j’adore les moules avec des frites, une foué !
Et je me permets d’affirmer malgré l’heure et mon éloignement de tout littoral arcachonnais, qu’une moule ressemble bigrement plus à une paire de lèvres “proéminentes mais pas trop” qu’une infâme huître où pourrait se cacher on ne sait quelle bestiole aquatique (comme l’araignée qui nous fait coucou dans la bouche les veilles de Nowel …) que j’espère ne JAMAIS trouver dans une vulve.
anecdote piquante : saviez-vous mesdamesmessieurs que pour désigner le sexe féminin, l’Alsacien (que je suis aussi en partie) utilise le terme Schneck ? qui est en fait, comme le sait Maïa, l’escargot.
17 mar 2008 à 23:50
Moi je suis une palourde :
- “Elle peut être considérée comme une espèce invasive dans la mesure où elle a supplanté localement l’espèce autochtone”
mouahahhaha la femme a envahi l’hoooomme !
- “Cette espèce fait l’objet d’une pêche professionnelle.”
Tout un métier de me pêcher !
- “Les palourdes préfèrent les fonds vaseux et sableux, spécialement avec beaucoup de cailloux ; elles sont sédentaires (déplacements maximums de six mètres par mois environ).”
Grosse feignasse inside me !
-”Leur système circulatoire est de type semi-ouvert, il comprend un cœur, des branchies, des sinus… ”
C’est celà même j’ai un coeur :)
-”Les palourdes peuvent se manger crues, et sont particulièrement appréciées ainsi. Elles constituent une bonne source de protéines exemptes de matières grasse, d’oméga-3 et elles sont exceptionnellement riches en zinc, en phosphore, en cuivre, en sélénium, en vitamine B12, en vitamine B2 et en fer (pour ce dernier, quatre fois plus qu’une portion de foie de bœuf ou de veau à quantités égales).”
Viendez manger ma palourde qu’elle est bonne !!!
18 mar 2008 à 0:25
Pour Maïa, pour Misa…
« Une praire aimait une palourde
et quitta son rocher du pas lourd de
celle qui se déracine pour qu’onc
à sa place ne saisisse la conque. »
19 mar 2008 à 18:27
il me semble que les anglais utilisent le mot “huitre” comme nous le mot “moule”
15 avr 2008 à 12:37
Dommage que l’usage courant du mot “moule” soit si agressif. Pour ma part je la trouve plus esthétique que l’huître. Particulièrement quand elle est cuite dans l’eau et le vin. Elle s’ouvre alors sur une belle teinte jaune frangée de brun (parfois c’est pas aussi réussit je l’avoue et elle à l’air malade) contre laquelle l’huître qui se mange crue ne peut pas rivaliser avec ses couleurs de méduses abandonnées par la marée. Et puis si l’ouverture de la moule se fait par la cuisson, celle courante de l’huitre, avant engloutissement de l’animal vivant, passe elle par un geste d’une rare violence: rompre le muscle et couper un genre de tendon. L’un ou l’autre c’est certainement cette résistance qui se résout par le feu, le bouillonnement ou le couteau qui attache la violence masculine à ces métaphores du sexe féminin et qui évoque un triomphe de la queue sur l’angoisse d’être emprisonné et broyé par la vulve.
Par contre si j’aime la beauté visuelle de la moule je m’incline devant l’excellente texture de muqueuse qu’à l’huître fraiche: douce, moelleuse, glissante, légèrement salée et en mot délicieuse.
Certains ancêtres comme Botticelli préféraient apparemment, entre toutes coquilles, celles qu’on appelle saint-jacques. A moins que lui et d’autres n’aient plutôt pensé au bénitier, à l’image de ceux remplis d’eau sacrée qui s’offrent dans les lieux saints des chrétiens. Des grenouilles s’accrochent quelquefois à ceux-là comme des palourdes sur un rocher; des palourdes terrées dans la pénombre de cale, de bateaux renversés et abandonnées dans les terres. Elles souffrent de sécheresse dit-on méchamment et n’attendent, aucun autre baiser de princes et de princesses que celui que délivre le prince des cieux.
Holà je pars vite en vrilles sur ces thèmes mais peut être existe t il quelques liens historiques entre Vénus (ou telle divinité de la vulve) et la vierge dont le bénitier des églises laisseraient quelques traces plutôt mouillées… merci pour ton blog très intéressant…