Les 400 culs publie aujourd’hui un article généreux sur le sexe, avec de vrais morceaux d’utopie dedans. Il s’agit de définir les contours de la sexualité de demain, d’influer sur sa propre perception et par retour de karma mondial, de rendre le monde meilleur. J’ai toujours aimé les utopies.

Etudiez le sexe. Donnez du plaisir. Trouvez un nouveau fantasme.

Si une supérette de quartier est bloquée par des manifestants parce qu’on y trouve des magazines pour adultes, entrez et achetez-en un. Dites au gérant que vous soutenez sa décision de proposer des articles demandés par les consommateurs.

Apprenez à quelqu’un à jouir avec un préservatif.

N’oubliez pas de rappeler qu’il est beaucoup plus sûr d’avoir des rapports protégés dans un lieu public que d’avoir des rapports non-protégés dans l’intimité de sa propre chambre.

Cessez d’essayer de contrôler les goûts sexuels des autres. Vous aurez alors plus de temps pour vous occuper des vôtres.

Vivez longtemps en vous faisant remarquer. Notre passage sur terre devrait consister à “jouer les trouble-fêtes” et non à “faire semblant d’être déjà mort”.

Le sexe est une des rares occupations où l’utopie est réalisable, et ça fait partie des raisons pour lesquelles je m’y intéresse. Il reste tout à prouver, tout à inventer. C’est un moment de générosité et pourvu qu’on s’en tienne à une sexualité relationnelle consentie, c’est un lieu de justice. Je trouve ça important : hors viol, on a toujours la sexualité qu’on mérite. Même s’il s’agit de perdre le contrôle, une relation sexuelle reste un moment où tous les paramètres sont possiblement sous contrôle (mais j’ai probablement un petit souci de lâcher-prise).

On obtient facilement ce qu’on veut. On propage facilement ses idées. On met l’essentiel sur la table, on dessine des cartes psychologiques, et franchement, c’est très compliqué de tricher avec un orgasme.

Je voudrais être plus généreuse que je ne le suis. Je voudrais être plus courageuse, aussi. Je voudrais être moins raisonnable. Il y a plein de choses que je voudrais écrire et montrer ici, et je ne suis pas encore prête.

Mais j’aime les utopies, et j’imagine qu’à un moment, il sera temps d’arrêter de “faire semblant d’être déjà morte“. Plus tard, quand je n’aurai plus rien à perdre.



  1. Lanza

    Alors cette phrase, là, (la dernière de l’article cité dans le tiens et que je peux pas copier coller sur mon téléphone et que j’ai la flemme de retaper) je m’en vais te me l’afficher en gigantesque, dès que je trouve une imprimante.

  2. John Craft

    Aaah, très joli… même si ta vision du sexe m’apparaît comme trop… je sais pas comment dire, comme si tous les actes sexuels -hors viol, tu l’as dit- étaient vraiment mutuels… hélas, on peut coucher avec quelqu’un sans être consentant et sans que ce soit un viol malgré tout… On se force, si je puis dire.
    Néanmoins, ce que tant de gens se cachent et refusent de comprendre, c’est que TOUT est sexuel. Nos relations, nos pensées, nos actes, nos désirs… Il y a toujours un petit quelque chose de sexuel derrière… Je suis toujours triste pour ceux qui réfrènent leurs passions charnelles. C’est pourtant si humain…

  3. BenReilly

    Plaisant cette mini plongée dans la mécanique cérébrale Maïa.
    Je crois que je suis d’autant plus content que je lis ça au milieu de la nuit, éclairé à la lueur de mon écran et au sortir de 50 pages de Bret Easton Ellis.

  4. Shownie

    “Il reste tout à prouver, tout à inventer” : je reste dubitatif (mais non, ça ne veut pas dire…), car si on parle plus de certaines choses aujourd’hui, on peut en trouver des traces beaucoup plus anciennes un peu partout dans l’histoire, donc il n’y a pas grand chose à inventer.

    De même, dire que tout est sexe, c’est un peu renouer avec Freud et sa vision lourdingue du monde. Non, quand j’ai envie de manger du chocolat, ça n’a rien de sexuel. Quand je regarde le ciel en me disant que ça doit être cool d’être un oiseau (pour voler, parce que pour tout le reste c’est assez pourri), ça n’a rien de sexuel. Plus probant : quand je geekise, ça n’a rien de sexuel XD

    Mais oui, on y pense régulièrement au sexe. Plusieurs fois par jour, une petite pensée. Un souvenir d’une nuit particulièrement torride, un décolleté plongeant, etc.

    En tout cas, les petites phrases sont bien trouvées.

  5. thomasfromparis

    Depuis le temps que tu tournes autour du pot…. tu vas y venir, à ce qui te tracasse !

  6. Nerval

    Haaaa la sexualité. C’est dingue comme quelque chose d’aussi naturelle à pu devenir quelque chose d’aussi riche mais aussi complexe et/ou pour certain, compliqué.

    En tout cas, c’est évident que c’est un besoin/plaisir qui prend une place majeure dans nos vie. Alors pourquoi lutter ?

  7. The Moldovan

    Parce que le sexe est encore associé à l’instinct et non à la raison.

    Pour la plupart des gens, le sexe est la chose qui les rapproche le plus des “animaux”.

    Alors que nous sommes passés à carrément autre chose, même dans le sexe, la meilleure réussite de l’homme à été de ressentir du plaisir, là où il y a besoin vital. Dans la nourriture, devenue gastronomie etc…..

    Exprimons nous, et surtout aidons les autres à s’exprimer. ;)

  8. Last Equinoxx

    John Craft > En même temps, si tu te “forces”, ça reste un acte relativement consenti et donc c’est une sexualité que tu as mérité.

  9. Aman

    A l’époque où j’étais un scientifique, la communauté à fait une découverte étonnante : 1% de notre génome est dédié à la perception des odeurs.

    Alors que cette nouvelle me rassurait : nous sommes bien des êtres biologiques issus de la Terre, une grande partie de la communauté scientifique contesta ces résultats. Pas pour des raisons scientifiques, non. Mais sur le simple argument de : l’humain ne peut être aussi primaire et consacré une part si important de son génome, juste à sentir. La honte quoi.

    J’ai été surpris (choqué?) à l’époque, par ce deni d’humanité.

    Il me semble que notre sexualité subit le même sort. Entre Freud et nos jouissances partagées, primitives, violentes, magnifiques, la vérité est là. Mais pourquoi compliquer tout?

    Nous ne sommes ni des bêtes, ni de purs esprits éthérés mais juste des humains.

  10. Tania

    Ben moi j’ai été émue. Merci mille fois Maia, dans un contexte personnel pas évident, tu m’as fait sourire, et rêver. Et puis, ton courage de dire où tu en es m’a redonné une bonne dose de confiance.

    Alors je suis pas la seule à penser qu’on peut vivre le sexe différement. Alors je suis pas la seule à pas oser. Au final, c’est pour ça que je lis ton blog. “pas la seule”…

    Je vais acheter Sexe et utopie, et comme toutes les personnes qui me sortent de ma petite vie pour me faire ouvrir les yeux, par un livre ou autres, merci, infiniment…

  11. _Olivier_

    Moi je ne suis pas un humain. Et ma sexualité est proche du zéro absolu.

  12. SCSB

    Très joli texte, et je suis particulièrement d’accord avec le fait d’avoir la sexualité qu’on mérite.
    Je pense que le sexe est l’expression de notre être, et que c’est pour cette raison qu’il peut devenir si compliqué. Parce qu’au final, il s’agit encore et toujours de se connaître et de s’accepter, d’aller vers là où notre inconscient nous pousse, parfois contre notre bon sens même. C’est pour ça que ça en vaut autant la peine.

  13. Hadda

    “On obtient facilement ce qu’on veut. On propage facilement ses idées. On met l’essentiel sur la table, on dessine des cartes psychologiques, et franchement, c’est très compliqué de tricher avec un orgasme.”
    100% d”accord avec ce passage et tout le reste d ailleurs pour l avoir expérimenter

  14. Melle

    “Il reste tout à prouver, tout à inventer. ”

    je ne suis pas entièrement d’accord avec ça. A l’heure d’internet et de son contenu porno accessible par n’importe qui… Que reste-il a inventer ? Les gens ( et les jeunes en particulier) sont “conditionnés” par le porno.

    Cette vision du sexe se repend partout et il n’y a plus d’invention possible.

    Aujourd’hui si une fille n’a pas le pubis entièrement épilé c’est qu’elle est sale et pas glamour. Et ça c’est de la “faute”? au porno.

    Où est la liberté ici ? La plupart ne font que reproduire des cliché porno.. Faire l’amour à deux, dans son lit, sans sodomie c’est le nec plus ultra du ringard.

    Même dans le sexe on n’est plus libre

  15. Tania

    Justement, c’est là qu’il y a quelque chose à inventer. S’il y a un modèle, c’est qu’on peut en sortir.

    Il suffit pas de dire “le porno l’a déjà fait”, “l’art l’a déjà fait”, ou même “nos ancètres le faissaient déjà”. Avoir une sexualité au périmètre de ses propres désirs, c’est excitant et magnifique parce que ça dépasse justement le cliché “pipe-vaginal-anal”.

    Mais il faudrait commencer par imaginer, rêver, et quand bien même ce serait le porno sui a détruit tout ça, pas sur que ce soit plus la faute des réalisateurs/acteurs que des spectateurs passifs.

    (désolée, c’était le coup de gueule du jour)

  16. Melle

    ahah c’est SURTOUT la faute du spectateur qui n’arrive plus à jouir si il n’y a pas 2 nanas/mecs avec lui.

    Je suis d’accord sur le fait qu’il faut inventer, se sentir libre dans le sexe, ne pas être coincé. Mais faire l’amour ( dire faire l’amour ça devient naze aussi de nos jours) avec un partenaire qui n’est pas un coup d’un soir c’est bien.

    Pas besoin de fouet/clubs pour prendre du plaisir. Et j’ai l’impression qu’aujourd’hui ce n’est pas évident pour tous le monde.

  17. Sir IZBAK 1st

    Tout cela me semble partir de l’hypothèse selon laquelle chacun(e) est naturellement une bête de sexe attirée par toutes les positions et toutes les expériences, et que seule notre retenue et notre éducation nous bride dans notre sexualité…
    Or, j’ai tendance à envisager exactement le contraire, l’idée d’une sexualité “naturelle” qui serait “animale”, basique, strictement reproductive, et à laquelle notre “éducation” ajoute plus ou moins de fantaisie, d’accessoires.
    Je veux bien qu’on partage 97% de notre génome avec les bonobos, mais bon…

    Par ailleurs, pourquoi vivre sans attirance particulière pour de grandes expériences sexuelles serait “faire semblant d’être déjà mort”? Il n’y a que le cul pour remplir vos pauvres existences, pas d’autre lien envisageable avec les autres humains? Je vous plains, sincèrement…

  18. Queen

    Tout d’accord avec ce jouli texte, sauf sur un point : j’ai beau passer ma vie à me faire remarquer, je ne crois pas que “les autres” (ceux qui font métro-boulot-dodo) soient des “déjà-morts”.

    Le problème de cette fin d’article (en lisant un peu entre les lignes), c’est qu’elle fait des “libertins” des gens à la vie “supérieure”… On retombe dans le même genre de débats qu’il y a souvent ici, donc inutile de Paul et Mickey, mais quand même ! On peut pas dire “déjà mort” comme ça, c’est foutrement prétentieux et exclusif…

    Enfin Maïa, tu peux nous parler, on t’écoutera attentivement et on te jugera pas… Vazi, tu peux publier sans crainte cette nouvelle érotique où un Wii fait un threesome avec une NES et une XBox bien membrée…

  19. Sir IZBAK 1st

    “… un Wii fait un threesome avec une NES…”
    => Tiens, un geek gérontophile…

  20. héhé

    Je pense qu’il ne faut pas prendre tout ceci à la lettre. Voir plutôto ce texte comme “libérez vous, testez découvrez ce qui ets au fond de vous au niveau sexuel et ayez un peu de folie, repoussez vos limites Cela ne veux pas forcément dire “soyez libertin chacun ses folies et ses limites à repousser, chacun sa maniére d’être un trouble-fête.

    Je pense qu’il faut voir aussi que c’est écrit par un américain. Donc vu le contexte, c’est peut-etre poussé à l’extrême car d’un autre côté on trouve aux Etats-Unis de gros puritains. Et le danger c’est plus les puritains qui, par la culpabilisation, poussent les gens à commettre des crimes, pour ce rebeller face à cette société ou le sexe peut y être vu comme un crime.

    enfin jsuis peut être totalement à côté de mes pompes aussi…

  21. héhé

    Je résumerai dans le sens que cet article veut qu’on “lache prise” qu’on apprenne à ressentir et à se battre pour ses désirs, ne pas les voir comme une faiblesse de l’être humain.

  22. Melle

    Le problème c’est que si on ne le fait pas on est aussitôt catalogué dans la catégorie “coincés du cul”.

    A t on besoin d’être bi-sado-masochiste-échangiste-naturiste pour vraiment être libéré sexuellement ?

  23. isie

    David Lodge dans “thoughts” : il n’y a pas d’autres limites dans le sex que celles qu’on s’impose nous-même”, ça résume bien tout je trouve.

    Par ailleurs, j’aime pas les pornos, à part une excitation mécanique ça ne suscite rien de plus : pas de fantasme, pas d’idées nouvelles… le sex se répète avec les coups d’un soir et s’invente avec un partenaire fixe (l’homme dans sa vie et dans son lit).
    J’ai jamais eu autant envie ni copulé aussi souvent qu’avec mon nouveau copain, et pourtant chaque fois et nouvelle et donne encore plus envie de la suivante… C’est ça aussi inventer le sex : pouvoir chaque fois, avec la même personne, redécouvrir le corps et redécouvrir l’orgasme…

  24. Queen

    Melle a résumé en 4 lignes le fond de ma pensée… même si ce débat a trop souvent eu lieu ! C’est pourquoi je mettrais l’accent sur les nouvelles érotiques de Maïa, que l’on attends impatiemment mais toujours dans la vertu christique qui nous sied.

  25. ElisaAaAaa

    Je propose après cette lecture que tout le monde aille s’envoyer en l’air avec la personne consentante de son choix.

    Parlons moins, pratiquons plus ! =D

  26. Baptiste

    Vous n’avez pas arrêté le curseur au bon endroit du texte.

    La vérité est que l’on a toujours, tout le temps, quelque chose à perdre.

    Après chacun décide de jouer, ou pas.

  27. TigerBalm

    Vraiment sympa ce texte.

    Même si tout n’est pas régis par le sexe, l’essentiel de nos rapport avec les autres humains le sont, enfin c’est mon avis.
    (J’entend le sexe façon biologique, on perçoit tel ou tel phéromones aux quels ont réagit différement, ce qui influe sur nos rapports avec la personne.)

  28. Mr_KroaKroa

    Pour ceux que ca intéresse Thema sur le “mâle”.

  29. Mr_KroaKroa

    J’oubliais sur Arte :)

  30. Reg

    Antigone spotted ! :’)

  31. Coquinetcaline

    Il faut avoir le courage d’affirmer ses envies et ses non-envies. Je résiste à mon mari depuis des mois au sujet du poil pubien, moi j’aime les miens, lui les trouve gênants pour les cunni… et ce n’est qu’un exemple.
    Je fais pour lui d’autres concessions, qui me conviennent.

    Il faut savoir ce qu’on veut et ne pas regretter ensuite. Expérimenter ce qui nous tente…

  32. Netzah

    “Regardez un col de l’utérus. (Un indice : Annie Sprinkle n’est pas la seule femme à en avoir un !).”
    Ca ça m’a beaucoup fait rire ! Mais je dois dire que depuis que ma gynéco m’a montré avec un sourire radieux un coton-tige plein de ce qui se trouve là-dedans (je sais pas ce qu’elle avait fumé ce jour là) ça m’a un peu refroidit !

  33. Augury

    “on a toujours la sexualité qu’on mérite.”
    Oui, ici et maintenant, parce que dans une foule d’endroit, avoir une sexualité ‘hors norme’ ( homosexualité masculine, ou plus simplement être une femme), n’est pas possible voir ou passible de prison.

  34. héhé

    Oui c’est vrai ca, pensons à tous les gens qui n’ont pas forcément la possibilité d’accéder à la sexualité qu’ils méritent car vivant dans un cadre avec beaucoup trop de restrictions (religion ou autre)!

    Alors ceux qui sont plutôt libre de ce côté-ci (qui n’ont pas été marié de force à 15 ans et qui sont menacé de la peine de mort si tromperie par exemple…) et bien se doivent d’en profiter!

    Il faut le plus possible vivre en accord avec soit-même, ses idées et ses envies sans se laisser enfermer dans la morale ou la soit-disant “normalité” (prenez ce mot dans le sens que vous voulez, certains diront que la normalité c’est de faire le missionaire et basta et dáutres diront que c’est d’avoir fait la sodomie-a-trois-avec-un-cheval, chacun son point de vue… faut juste pas se laisser influencer).

  35. Sir IZBAK 1st

    “vivre en accord avec soi-même”… “soi-même” est tellement influencé/conditionné par l’éducation et le milieu dans lequel on évolue qu’il entrerait presque en contradiction avec l’idée de nouvelles expériences…

  36. Elziehe

    Oui mais je pense que cet article veut aussi, justement, qu’on réussisse à sortir de ce conditionnement, quitte à être en contradiction avec son milieu.
    D’où je pense l’incitation à des actions un peu poussées/rebelles/surprenantes/absurde.

  37. egide

    La sexualité humaine est l’activité la plus cérébrale qui soit. C’est aussi la pratique qui est susceptible de nous entrainer à retrouver des sentiments très archaïques, très régressifs, rappel de ces moments où nous manipulions le monde avec la cruauté qui s’ignore tant le narcissisme le plus primaire est à l’oeuvre.
    L’expérience sexuelle assumée est celle qui, s’affranchissant des effets spectaculaires de la mise en scène du soi, amène à découvrir, ne serait-ce que peu d’instants, quelqu’un d’autre dans ce qui le dévoile le moins semblable à nous. Au moins avons-nous ce désir commun de parvenir à l’extase, l’un et l’autre, dans la plus parfaite dé-construction de ce que que nous sommes socialement. Aussi pendant les actes de la sexualité devons-nous entretenir la capacité d’inventer fantasmatiquement l’autre dans le même moment où nous en recevons les pulsions brutes émanant des sensations du chair à chair auquel nous nous livrons.
    Si l’approche de l’altérité va jusqu’à la “limite“, ne serait-ce qu’à l’acmé de la jouissance, nous découvrons aussi le risque de notre propre anéantissement subjectif. Alors l’abandon de notre égotisme, si nous atteignons cet état d’oubli total, est une expérience symbolique de la mort.
    Mais, on peut jouir petitement de la joie furieuse de la dévoration imaginaire qui réduit le corps désiré en un bel objet. On peut jouir aussi d’être le corps-objet manipulé, ivre d’être objectivé parce que si désirable. Et ressortir renforcé de ce face à face avec soi-même dans une continuation de la jouissance par d’autres moyens.
    Alors la transparence de l’intime exposé au public en tant action militante de “l’outing” pro-sexe ? Je n’y adhère pas vraiment.

  38. Sir IZBAK 1st

    “je pense que cet article veut aussi, justement, qu’on réussisse à sortir de ce conditionnement, quitte à être en contradiction avec son milieu.”
    => … ce qui me semble par définition irréalisable, je ne pense pas qu’on puisse balayer tout ce qui nous a construit (psychologiquement) d’un revers de main, sauf dans une production hollywoodienne.

  39. Elziehe

    Pas TOUT balayer! cet article ne parle que de “petits actes” et on n’est pas obligé de suivre cela à la lettre! Ce sont ces petites actions qui nous aideront peut-être à nous affirmer un peu, à se détacher de notre environnement, à prendre plus conscience des désirs qui nous appartiennent ou ceux qui appartiennent aux autres…

    N’avez-vous jamais réalisé quelques folies? des actes stupides absurdes, courts? Là c’est un peu pareil mais tourné côté sexe… Je ne vois pas en quoi c’est irréalisable. et encore une fois je ne pense pas qu’il faille prendre cet article à la lettre.

  40. Sir IZBAK 1st

    “N’avez-vous jamais réalisé quelques folies? des actes stupides absurdes, courts?”
    => Non. L’influence du milieu, je te dis! :D

  41. Elziehe

    Rah ca craint… non mais même des broutilles…
    Ben faut se sortir de cette influence, à coups de pied au cul! ^^

  42. Tania

    Je suis en train de le lire…
    Ca aide à comprendre ton article, j’ai été assez impressionnée aussi. Dingue qu’on puisse être bouleversé par des mots, des idées qu’on ne partage même pas forcement. Bref, un grand merci ^^”’

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