Un truc qui me gonfle dans les recettes sexuelles (“découvrez les 892 mots qui le font grimper au plafond et se cogner la tête contre les barreaux du lit en poussant des petits cris amusants”), c’est l’incitation à toujours privilégier un mode non-explicite de communication. Genre des grognements ou des mouvements de bassin. Hey, sérieux, on ne vit plus dans des arbres et quoi que les zoologues en pensent, notre imaginaire sexuel est un peu plus développé que celui d’un chimpanzé. Ou alors on ne fréquente pas les mêmes zoos.

Dans les guides de bonnes manières sexuelles, il s’agit ni plus ni moins que de renoncer au langage - donc de cracher au visage de Darwin qui n’a rien demandé.

Je ne suis pas d’accord. Se contenter de “faire comprendre” permet de transmettre des messages élémentaires (“touche encore une fois mon anus et je te pends par le coude”), mais les fantasmes c’est rarement élémentaire, c’est même une science exacte qui tolère mal le quiproquo.

Exemple. Je préfère, pour une première nuit ou une première expérience avec un nouveau support fantasmatique, que la lumière soit éteinte. Pas tamisée, hein, éteinte. En me voyant calfeutrer les fenêtres, débrancher tous les instruments électriques et insulter le soleil, le partenaire a des raisons de penser que je suis une nonne incapable de supporter le moindre plaisir voyeuriste, limite je vais mettre un pyjama trois-pièces. Sauf que c’est précisément l’inverse : si j’éteins la lumière la première fois, c’est pour la laisser allumée la deuxième - et hop, je dédouble mon fantasme. Pourquoi toujours d’abord dans le noir ? Parce que je me lâche plus facilement. Parce que si l’expérience se transforme en EPIC FAIL, tout ça appartiendra au monde trouble de la nuit. J’oublierai. En fait, ça n’aura jamais existé.

D’où l’importance d’une conversation explicite sur la question. Si le type croit que j’éteins la lumière parce que je n’assume pas, il va être prudent, timide, zéro prise de risque, alors que j’attends de lui très précisément l’inverse. Et honnêtement, il ne pourra pas deviner juste parce que j’ondule du bassin ou parce que je couine ou parce que je soupire. Donc si j’ai fermé ma gueule et que je n’ai pas ce que je veux, ce sera ma Très Grande Faute.

(Les filles qui râlent que les garçons ne comprennent jamais rien, alors qu’elles n’expliquent jamais rien, ça me donne envie de leur taper sur le crâne avec L’Origine des Espèces.)

Mais il y a pire. En s’exprimant à coups de gémissements, on limite la relation sexuelle au script hétéro préprogrammé : bisous, caresses, sexe oral, sexe génital, zzzzzz. Bref, les étapes “normales” de la première nuit telles que décrites dans “La première nuit pour les nuls”. Je comprends qu’on veuille limiter la casse, mais transformer la phase de découverte en phase de routine, c’est super dommage. Refuser de préciser ses désirs, ça n’étend pas le champ des possibles : ça le limite à la norme.

(En plus le partenaire a toujours le choix de suivre vos indications ou de les interpréter à sa sauce, ce n’est pas comme si vous lui braquiez un flingue sur la tempe, “attache-moi ou je tue ton chat”.)

Je ne prétends pas que c’est évident. Je ne prétends pas que c’est facile quand on rencontre quelqu’un en boîte de nuit sous 130 décibels de musique assourdissante. Mais même dans le taxi, ou au moment de tomber la chemise, ou entre deux coups de rein, il devrait y avoir un espace pour une remarque explicite. Avec des vrais mots et de la vraie grammaire et de la pureté linguistique.

Un joli cliché veut que le meilleur moment d’une relation soit celui où on grimpe les escaliers (quand vous vivez comme moi au 5e sans ascenseur, ça prend un sens nouveau). Avoir une conversation super honnête sur votre programme des prochaines heures, je trouve ça encore plus excitant - le plaisir anticipé est le même, mais avec en bonus la certitude que la nuit ne sera pas totalement foirée.



  1. Sir IZBAK 1st

    “Parce que le sexe est une science exacte”
    => Va t’étonner après avoir lu une balise pareille, de voir la routine s’installer…

  2. Bishiboosh

    Oui et puis bon, si personne dit rien, à un moment, on sait plus quoi faire…C’est bien de relancer la discussion (et l’imagination)

  3. guillotin

    merci!!
    enfin une demoiselle qui admet que,non,on ne doit pas “comprendre à mots couverts” ce que ses congénères veulent nous faire comprendre;que si l’humain a un langage,c’est bien pour s’en servir;que si certaines râlent parce qu’elles n’ont pas eu ce qu’elles veulent,c’est parfois parce que le regard,le grognement ou l’ondulation de bassin,c’est pas toujours très clair!!
    (bon,certaines fois,c’est de notre faute.mais ça,y’a déjà environ 328,5 articles chaque année dans la presse “féminine” pour nous le rappeler…)

  4. BenReilly

    Sans compter qu’un mec, c’est très con.
    Et du coup un mec ça capte pas les signaux, même lancés avec des fusées éclairantes…

  5. Angy

    “Les filles qui râlent que les garçons ne comprennent jamais rien, alors qu’elles n’expliquent jamais rien, ça me donne envie de leur taper sur le crâne avec L’Origine des Espèces.”

    Tellement vrai, ca fait plaisir de voir que toi au moins tu nous comprends un peu :p meme si le mec n’est pas tres malin c’est sur, c’est vrai que les comportements du style “je dis rien mais apres je fais la tete” n’aident pas beaucoup… et du coup, la fois d’apres, on est encore moins sûr de la facon dont on doit s’y prendre …..

  6. le_butch

    ce post est d’utilite publique !!!

  7. tykayn

    hah, enfin kékun qui dit des choses bien et anticonformistes à la fois B-)

  8. jC

    N’oublions pas quand même que, contrairement à la plupart des domaines, dans celui de la sexualité, il y a beaucoup de choses qui sont plus faciles à faire qu’à dire… ;-)

  9. Orlanth

    “Si tu sais pas pourquoi je te fais la gueule, c’est certainement pas moi qui vais te le dire…”

  10. ralphy

    On ne peut qu’être d’accord avec toi, car si beaucoup de partenaires éprouvent de la gêne, voire de la honte à parler, voire même exprimer leurs désirs par des gémissements ou ondulations du bassin (!), presque tous s’insurgent d’être mal compris quand ils ne sont pas contents. Mais l’idée ne leur vient pas d’expliquer avec des mots ce à quoi ils s’attendent.

    Il paraît que la communication est à 50 % gestuelle. Je veux bien croire que le « body language » ne soit pas à sous-estimer, mais sachant que personne n’apprend cette langue peu courante, bien que toujours exprimée, chacun s’exprime différemment et bien peu de gens savent comprendre un tel langage, dont le langage est particulièrement peu développé, c’est le moins que l’on puisse dire.

    Bref, parler, dire ce que l’on aime, ce que l’on n’aime pas, c’est mieux.

    Mais parler durant le rapport, et non seulement dire ce que l’on apprécie ou non, mais aussi exciter l’autre par les mots (et pas uniquement « salope » et autres « tu aimes ça, hein, ma cochonne ? » indignes d’une d’huître), échanger, c’est encore mieux.

  11. SLR

    alors là,bravo,voilà un article qu’on devrait faire lire a tout le monde. et le (Les filles qui râlent que les garçons ne comprennent jamais rien, alors qu’elles n’expliquent jamais rien, ça me donne envie de leur taper sur le crâne avec L’Origine des Espèces.) je me suis senti compris,par une fille. ça fait plaisir de voir que y a pas que les mecs qui supportent pas ça.
    je suis fan de ton blog maia :)

  12. Un mec qui comprend jamais rien

    “Les filles qui râlent que les garçons ne comprennent jamais rien, alors qu’elles n’expliquent jamais rien, ça me donne envie de leur taper sur le crâne avec L’Origine des Espèces.”

    Maïa, je t’aime.

  13. damien

    Je dis GG pour les remarques.

    Par tes remarques justement:
    - est-ce que tu t’adresserais pas (par un extraordinaire hasard complètement douteux) à des gens que tu connais???!

    ou

    - fusse une remarque lancé en l’air comme ça?

  14. Queen

    D’accord avec tout, mais qui va se charger de le faire lire à la rédac-chef de Cosmo et Glamour ? Ah moins qu’elles ne soient lectrices du blog…

  15. Arrach
  16. thomasfromparis

    juste une remarque dans l’océan de louanges en devenir : “Avoir une conversation super honnête sur votre programme des prochaines heures, je trouve ça encore plus excitant”.
    Mouais…
    Gare quand même à ne pas tomber dans la planification à outrance, style 10e plan quinquennal, avec des objectifs chiffrés (2 orgasmes en levrette acrobatique et un cunni reverse back flip minimum, sinon, au goulag, camarade).
    L’intérêt de découvrir l’autre, c’est justement de …. découvrir l’autre.
    Pour ma part, les corps parlent (aussi) d’eux mêmes, et ce n’est pas forcément en se mettant d’accord sur le menu qu’on va passer un bon diner…

  17. grou

    Bonsoir Maïa,

    “Dans les guides de bonnes manières sexuelles, il s’agit ni plus ni moins que de renoncer au langage - donc de cracher au visage de Darwin qui n’a rien demandé”

    pourrais-tu expliciter cette phrase?
    je ne vois pas le rapport avec Darwin, alors s’il y a une partie de ses théories dont je n’ai pas entendu parler, ça m’intéresse! :-)

    sinon, s’il s’agit uniquement de dire que renoncer au langage = retourner au chimpanzé, je ne vois pas en quoi ça embêterait notre cher Charles qui n’a jamais dit que l’homme était “mieux” que quoi que ce soit. (pour autant que je sache, il n’a jamais dit non plus que l’homme descendait du singe…)

  18. thomasfromparis

    Un pine-ailleurs ?

  19. Ambre

    Hey Maïa, il y a un jeune garçon de 22 ans qui parle du ramadan, de sa copine marocaine, de masturbations et un peu de pornos sur son blog : http://www.addikted.net

    Je cite : La masturbation est autorisée pendant le ramadan. Non je dis ça parce que c’est la requête qui revient le plus en ce moment. Je reçois des mails de jeunes ados arabes qui me confondent avec leur imam. Alors je leur dis : Branle toi. Mais la nuit hein. Branle toi : La nuit. Le ramadan, c’est comme Noël chez un chrétien, c’est un moment familial, de partage, ou t’aides ta mère à faire le repas pendant l’aprem, ou tu sers ton père qui revient de l’usine (les croyants grandissent dans des familles pleines de clichés). Où tu remanges avec tes potes au KFC sauf si tu en profites pour voir ta meuf qui n’a pas mangé grand chose - Elle n’a pas très faim, le soir - mais qui se maquille depuis 20h15. Le ramadan c’est aussi une bonne masturbation vers deux heures du mat’ quand tu rentres enfin et que ta copine avait d’autres trucs à penser.

    Hey. Il y a une majorité de gonzo français quand tu cherches “arab” sur un portail porn. C’est pas comparable avec “turkish” où tu te retrouves avec toute l’industrie allemande et… turque. Mais ça reste intéressant.
    C’est une manière de comparer les cultures. De voir que la Turquie s’est toujours différenciée du monde arabe, par exemple. Mais les pornos turcs des 70’s ne sont pas fameux. C’est comme Bollywood : Avec encore plus de poils.

  20. Bichneug

    Ah merci de dire des choses si vraies ! Le seul petit détail est la réaction de l’homme en face mais bon sens quel minimum de prise de risque pour un maximum de résultats.
    Tout à fait d’accord avec toi, cela anime l’imagination, tue la banalité, génère l’excitation et permet même une complicité quelque fois. Que de mieux ?
    Oui à l’éducation sexuelle faite par les femmes à leurs hommes ;) et non aux boudeuses, pour des hommes plus sur d’eux et moins bedeaux.

  21. Maïa Mazaurette

    thomasfromparis > ouiiiiiiiiiii j’ai pas dit qu’il fallait tout planifier. Mais par exemple, “ce soir sois gentil” ou “tiens si on utilisait la corde”, ça laisse plein de marge.

    grou > non mais dans l’idée, quoi. (Sinon oui, je pense que je vaux intrinsèquement mieux qu’un chimpanzé.)

  22. Tensibai

    Je suis d’accord avec Maïa (oui j’aurais pu m’en passer pour si peu)

    Sinon pour ‘expliciter’ comme le dis Grou, je pense que l’idée de fond est que l’on a accès a la parole et qu’il est donc imbécile voire carrément négationiste (me corriger à grand coups de balles de ping-pong (ça fais moins mal) si je me trompe (et oui ça commence à faire beaucoup de parenthèse imbriquées (mais j’aime ça ;p))) de ne pas s’en servir (et deuxième chupa chups à ceux qui ont suivi l’engrenage mortel de parenthèses jusque là (et qui ont compris la phrase d’origine)).

    Pour un premier (deuxième si le premier est effectivement resté dans les limbes binaires du net) post je me dévoile à mort dans mon côté psychopathe, mais tant pis ;).

  23. Queen

    PS : le site cité (…) par Ambre est magique !

    “Mais le physique et la sévérité des femmes d’un pays pourraient expliquer le terrorisme, il y a une relation, c’est obligé. Sinon ça ferait bien longtemps que tous les pays d’Amérique du sud et d’Europe de l’est nous auraient fait sauter dans un gigantesque attentat. Or, ils ont préféré faire du porno. Un pays pornographique est un pays qui se modernise.”

  24. Bal Schrö

    Tiens… tout ça m’amène à une question: les guillemets françaises sont loin sur les claviers Français?

    J’sais pas, les azerty, ça me fait tellement penser à de la merde.

  25. Nerval

    Ha oauis. Mais non. Pas d’accord. Enfin pas tout à fait. Parceque parler, oui c’est bien. Mais ça dépend comment, et ça dépend qui parle.
    Sans rire.
    Le coup de “je t’annonce ce que je vais te faire”, ça peut vite devenir un tue l’amour. Enlever toute spontanéité ou effet de surprise.
    Dans une même situation, je préfère 10 000 fois que la nana “prenne les choses en main” pour me montrer ce qu’elle veut, qu’elle m’annonce clairement ce que je dois en faire.
    Et puis je pas contre le retour aux origines. Les grognements, les gémissements… Ca fonctionne bien. Et si jamais ça ne fonctionne pas, on en parle, mais hors coït. Non ?
    Enfin moi, je trouve.

  26. MeVoici

    Oh Maïa!! “Les filles qui râlent que les garçons ne comprennent jamais rien, alors qu’elles n’expliquent jamais rien, ça me donne envie de leur taper sur le crâne avec L’Origine des Espèces.” => hop direct dans mes “Favorite Quotations”
    C’est quelque chose que j’ai compris avec mon copain actuel. Si je lui dit pas un truc clairement, il va pas le sucer de son pouce tout seul.. un mec, si tu veux qu’il fasse quelque chose, tu lui demandes… des allusions et des sous-entendus gros comme le bras, c’est pas la peine, ils ont pas les neurones féminins nécessaires pour décoder ça… donc plutôt que de se plaindre d’avoir mal à la nuque pendant trois heures, un petit “tu pourrais me faire un massage, je crève de mal” c’est tellement plus compréhensible… sujet verbe complément, ça ça marche… Bises!

  27. Guillaume

    “(Les filles qui râlent que les garçons ne comprennent jamais rien, alors qu’elles n’expliquent jamais rien, ça me donne envie de leur taper sur le crâne avec L’Origine des Espèces.)”

    ENFIN NOUS SOMMES D’ACCORD !!!
    Même si tes articles m’amusent toujours je ne pensais pas tomber un jour sur une de tes phrases que je viendrait à aduler.

    Ceci étant ce n’est pas parce que je ne suis que peu souvent d’accord que je n’apprécie pas ce que tu fais, d’où ma présence toujours après tant de temps :p

  28. egide

    Je redeviens l’ado de banlieue timide et complexé ne comprenant rien aux signes non verbaux très codifiés, cadenas des désirs, et qui ressent le ridicule de ressembler à un sémaphore délirant.
    Et là, éberlué, un être surréaliste et sexy parle avec des mots que je saisis trop bien ou plutôt pas du tout
    “du fragt über Geschlecht !”, je ne parle pas allemand ! Je ne sais pas si je reste ou si je m’enfuis !
    J’entend mon silence, égaré par une libido informelle.

  29. SCSB

    “Les filles qui râlent que les garçons ne comprennent jamais rien, alors qu’elles n’expliquent jamais rien, ça me donne envie de leur taper sur le crâne avec L’Origine des Espèces.”

    Comme beaucoup de lecteurs apparemment, j’ai adoré cette phrase, tellement vraie! Et puis je l’ai toujours dit, la communication (verbale) est la clé de la réussite d’une relation, fusse-t-elle uniquement sexuelle.

  30. Hex972

    C’est clair que de parler de manière “explicite” ça apporte beaucoup de choses. Les sous entendus faut arrêter, dans des moments d’extinction de cerveau comme l’acte sexuelle il ne faut pas me demander de reflechir, mais aller au plus simple. Heureusement des femmes comme Maïa l’ont compris :)
    Un chemin vers l’évolution???

  31. egide

    “Les filles qui râlent que les garçons ne comprennent jamais rien, alors qu’elles n’expliquent jamais rien”

    On ne sait donc plus l’excitation que procure les conversations préalables où “les formules équivoques, les signes de connivences, des avances à peines voilées” qui ménagent à la fois la part de la surprise et celle de l’entrevoir des plaisirs à venir, si chacun réserve “une attention infinie à l’autre”.

    ( La Guimard de Scarpetta; Bonnet d’âne de Brighelli)

  32. egide

    Ce billet m’a transformé en girouette et je ne sais plus ce qu’il faut en penser :
    G. Ballandier a une formule Le pouvoir par le techno-imaginaire sur l’économie des désirs
    Et les amant(e)s se livrent aux plaisirs sexuels en disant avant l’acte leur mode d’emploi et les conditions optimales pour jouir au mieux.
    Et parfois, si l’amante est très yang et l’amant très yin investissant à plaisir l’un ou l’autre rôle de la comédie d’amour dans des enivrants et inattendus renversements, est-ce pour autant qu’on atteint l’idéal de la relation égal-à-égal, des rapports de sujet à sujet, seuls garants que la parole circule ?

  33. egide

  34. Benoit

    egide> C’est peut-être “too much” la.
    Le but n’est pas d’analyser de manière scientifique, mais de donner des grandes lignes.
    Si une nana me sort un truc du genre “J’adore quand tu me mets les 2 premières phalanges de ton index gauche dans l’anus pendant que tu me pinces le téton gauche avec ton index et ton pouce droit tout en “lapant” mon clitoris à 100cdl/minute” je suis pas sur que je vais aller plus loin.

    Par contre elle a des mains. Si elle s’en sert pendant l’acte pour me montrer ou placer mes mains ou elle veut, je devrais arriver à comprendre le message.

    Au final le problème est plus que:
    1/ La femme soit suffisamment en confiance.
    2/ Le mec soit suffisamment à l’écoute.

    Maïa> “tiens si on utilisait la corde” Pas ce soir, j’ai toujours mal au coude…

  35. egide

    @Benoit Merci pour votre remarque concernant ma communication. Elle peut paraître un peu trop savante, je l’accorde. Mais j’essaye d’étayer des choses vraiment concrètes à partir des sources que j’utulise et donc que je cite au risque de passer pour un pédant. Il me semble que l’aspect masculin-féminin reste très tranché en Occident. Maïa se propose d’être <b /b> en prenant l’initiative en posant explicitement la manière dont on s’y prendra. En danse on dirait qu’elle dirige le couple. Mais, le rôle principal peut revenir au partenaire et ainsi chacun à tour de rôle a l’initiative. Ces façons de faire l’amour sont assez commune en extrème orient sans que pour autant le mode de la relation implique l’égalité des sujets. Si parole, il y a , elle ne s’instaure que hors d’un rapport de domination.

  36. Netzah

    D’où le grand intérêt du net pour pouvoir parler de ses fantasmes avant, comme ça par écrit c’est encore plus facile et ça laisse tout le temps de refantasmer dessus le temps que l’autre se pointe.

  37. Frantico

    “Avoir une conversation super honnête sur votre programme des prochaines heures, je trouve ça encore plus excitant”

    Et qu’est-ce qu’on fait quand on est incapable de prendre du plaisir quand il est planifié?

    Puis, que les femmes aient un besoin permanent voir maladif de parler de tout tout le temps, ok, mais faut quand même pas pousser, chacun exprime son plaisir et ses désirs par ses propres canaux et la parole (exprimée ou comprise) demande bien trop d’énergie, en tout cas pour moi et je sais que c’est le cas de nombres de mes amis…

  38. aiwe

    “Les filles qui râlent que les garçons ne comprennent jamais rien, alors qu’elles n’expliquent jamais rien”

    Dans le mile!

Votre réaction ?


Vous pouvez utiliser les balises suivantes : <a href=""> <b> <blockquote> <code> <em> <i> <strike> <strong>



Brèves