La semaine dernière, on apprenait que 90% des Allemandes s’intéressent à la pornographie, et que 10% en “consomment” tous les jours. Maintenant, on lit que 50% des Danoises ont maté un porno dans les six derniers mois. C’est un fait que ces deux pays sont particulièrement détendus du slip, mais tout de même, il me semble qu’un truc se joue, discrètement, pendant que les Françaises se tournent les pouces.
Il y a deux ans, j’avais cherché des sites érotiques réalisés pour les femmes, mais à part MBM qui me fait parfois perdre un oeil (rrrr le slip à carreaux), et qui n’est pas vraiment un site érotique, je n’avais pas trouvé grand-chose.
J’ai refait la recherche aujourd’hui, et rien n’a bougé. Non seulement le marché est quasi inexistant (avec péniblement trois sites toupourris), mais il est saturé d’annuaires qui ne renvoient nulle part. On y trouve des Eléments Graphiques Féminins tels que définis en 1950 par l’Instruction Publique A Base de Couture : du violet, des fondus, des clichés gros comme des baobabs.
Donc les femmes consomment du porno conçu pour les hommes. Sauf filières féministes spécialisées, il n’y a pas le choix. Je n’ai pas de problème avec ça - sauf dans le cas de culottes à base de smiley (MINEURS ON RESTE ICI !!!!).
Si j’avais une caméra et des adultes consentants sous la main, je ne suis pas sûre que je réinventerais la roue (ni même la croix de Saint-André). Tout au plus remettrais-je les hardeurs à égalité avec les hardeuses, parce que j’aime bien regarder les hommes. Si j’avais le choix, je voudrais une fille bien élastique, pas vulgaire, en plein club-sandwich avec deux jolis garçons à moitié habillés (j’aime bien la non-nudité).
Comme je trouve la double-pénétration vaginale-anale esthétiquement moche, je dirais qu’il faudrait que l’héroïne ait un garçon dans la bouche et un autre, bah, qui ferait bien ce qu’il voudrait :) L’idée d’être pénétrée par les deux bouts me semble plus érotique et plus équilibrée que le remplissage frénétique d’orifices rapprochés. Mais là c’est purement personnel, les goûts et les douleurs, ça ne se discute pas.
Bref, cette scène, vous l’avez sans doute déjà vue mille fois. Et moi aussi. Et je l’ai certainement “consommée”.
Alors peut-être que le porno a influencé mes fantasmes, peut-être qu’il a tué la femelle romantique en moi (je devais avoir huit ans lors de mes premières “lectures” de Penthouse). Mais peut-être aussi que le porno a toujours été un moyen de multiplier l’efficacité d’une masturbation, et que ça marche, parce que des gens se donnent du mal pour que ça fonctionne. Sur les hommes ET sur les femmes.
Peut-être que nos fantasmes sont tout simplement les mêmes. Il n’y a aucune raison qu’ils soient différents. Je fantasme avec mon cerveau, pas avec mon vagin.
Je n’ai jamais eu l’impression d’être exclue de l’industrie pornographique parce que je suis une femme. Si un fantasme ne me plaît pas, je passe au suivant. Et un homme, quelque part dans le monde, aura certainement filmé ce que j’ai envie de regarder. Et ça ne me dérange pas du tout.
Je reste très intéressée par l’idée d’une pornographie faite par des femmes hétéros qui aiment les hommes, avec un souci d’efficacité plus que d’idéologie. Je pense objectivement que la “vision” ne changerait que sur des points de détail, mais vous savez ce qu’on dit : Dieu est dans les détails.
Brèves
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Espionnage affectif
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“Répondre sur son portable en plein ébat sexuel est tout à fait convenable estime… 1 % des Français. 6 % estiment que ça ne se fait pas de rompre par SMS. Et 12 % qu’il ne faut pas se priver de lire les SMS ou d’écouter les messages reçus par son conjoint. D’ailleurs, un Français sur quatre admet le faire plus ou moins régulièrement.” Chez Ecrans.
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Vrac #30
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16% des Français ont été infidèles l’été dernier en vacances, pendant que moi je glandais quinze jours avec mon chat, ah bah bravo. C’est sans doute parce qu’ils veulent profiter de leur énooorme pénis. Du coup 130 000 seins gonflables sont actuellement en train de flotter dans la mer, les Anglais ont le sexe comme passe-temps gratuit favori (mais les Anglaises préfèrent papoter entre copines, pas de bol), et la sodomie a doublé de fréquence en dix ans chez les jeunes Américains (avec des capotes dans moins d’un tiers des cas, BRAVO LES JEUNES). Rhalala, mais où va le monde.
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PornPornPorn
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Déchaînement des hormones sexuelles sur BienBienBien : on apprend aujourd’hui que 70% du porno est “consommé” au bureau, et que le porn français a 15 mois.
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Normalité
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Hitler n’était ni gay, ni sexuellement pervers, ni monotesticulaire. Et nous, bah, il ne nous reste plus qu’à ranger nos explications simplistes type 1 couille manquante = 6 millions de Juifs exterminés.
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Une sexualité sous influence
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J’ai écrit hier, chez ladiesroom, tout le bien que je pensais du Dictionnaire de l’amour et du plaisir au Japon. C’est signé Agnès Giard et sans copinage aucun, vous devez le commander à Noël.
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8 oct 2008 à 13:28
je n’aime pas la notion de porno féminin ou masculin.
comme si les femmes et les hommes ne pouvaient pas être attirés par les mêmes choses, comme si ils ne pouvaient pas avoir des fantasmes commun.
comme si les hommes aimaient tous la même chose .. et les femmes l’inverse
je trouve ça assez nul qu’on divise entre les réalisateurs masculin et féminin.
ce n’est pas parcque c’est filmé par un homme que je vais forcement aimé. j’aime un style un genre pas le sexe du réalisateur
on a reproché aux réalisatrice féministes de filmer des fellations sous prétexte que les femmes n’avaient pas de clitoris au fond de la gorge
ben moi j’ai pas de gland au bout de ma langue, mais j’aime voir des cunnilingus et des éjaculations féminines
8 oct 2008 à 13:29
Si les femmes consomment du porno “fait par les hommes pour les hommes”, et aiment ça, c’est peut-être aussi que nous ne sommes pas si différentes.
Je consomme du porno “masculin” et j’y trouve mon compte.
Je pense que le défaut des pornos fait pas les femmes, c’est leur besoin d’esthétique, qui rend le film très joli, mais pas forcément bandant/excitant… Il ne faut pas oublier que le porno c’est avant tout pour se branler. Et ce qui me fait bander dans le porno, c’est quand c’est bien sale et cochon et vicieux.
8 oct 2008 à 13:33
@paquette je te rejoins dans le sens ou on oblige les réalisatrices à être plus esthétique, plus douce bref elles sont pas libres de faire ce qu’elle veulent.
c’est idiot une femme n’est pas forcement plus douce et moins cru
8 oct 2008 à 13:51
J’avais déjà parlé sur ce site du film produit par Lars Von Trier et réalisé par Lisbeth Lynghoft,c’est en négatif(photographiquement parlant)ce que produit un homme.Elle insiste sur le côté muscles pectoraux et fessiers,elle met une petite scène homo et un petit gang bang et la femme est plutôt dominatrice.L’homme fera plutôt un petit trio HFF et la femme HHF.La seule chose qui ne sera pas inversée,c’est le gang bang.Difficile de satisfaire 10 femmes à la fois.Donc,c’est assez kif kif,sauf que l’homme serait plus visuel…un reste de son passé cromagnonesque de chasseur.
8 oct 2008 à 13:54
Bon, puisque je squatte les réactions juste en dessous, c’est avec plaisir que je vais le faire ici aussi, pour un sujet plus rigolo.
C’est vrai que les films réalisés par les femmes ont une présentation a priori plus esthétisante, avec un semi-impératif de “romantisme” plus poussé que les films d’hommes. La société attend des femmes d’être romantiques, dont acte.
Pourtant, c’est vrai aussi qu’un bon film porno, c’est un truc incongru, ou non conventionnel, plus vicieux qu’un plan missionnaire avec maman, etc… Pour cela pas besoin d’être homme ou femme, mais intelligent sexuellement parlant (avoir de vrais fantasmes surtout), est un prérequis (pour le coup, réalisé par quelqu’un comme Maïa ou le Mâle Dominant -qui se ressemble s’assemble- ca devrait être une tuerie)
Question qui me torture en ce moment : c’est quoi un bon porno à regarder en couple? (pour une 1ere fois, pas quand c’est un jeu habituel). Pas les horreurs performistes déroulées au kilomètre, mais un truc classique, drôle (Yannick Perrin?), ou du pur esthétisant?
8 oct 2008 à 14:04
Je pense que le porno se consomme “découpé en rondelles” et ce, sans spécificité masculin-féminin.
Je m’explique : on va tous zapper les scènes qui nous lassent pour regarder les scènes qui nous excitent.
Certains zapperont les fellations, d’autres les double pénétrations, et je ne pense pas que cela ait une corrélation avec le sexe de la personne qui regarde.
Je connais des femmes excitées par les choses crues plutôt violentes et des garçons par un missionnaire “à la papa” .
8 oct 2008 à 14:09
Je ne sais plus si c’est ici que j’avais trouvé ce lien, en cas, des pornos faits par des femmes existent :
“>http://www.secondsexe.com/mediatheque_liste_films.php?categorie=3
Je ne sais pas ce qu’ils valent, mais un film porno tourné par Véronique Loeb, ça mérite sans doute le détour. Arielle Domsbale en revanche, heu…
8 oct 2008 à 15:09
Baptiste –> On ne dit pas un missionnaire “A la papa” mais un missionnaire “Old School”. Ca fait plus enfant du ghetto et pour bander, ça fait mieux plaisir. Oui ça n’apporte rien au débat mais mon taux de globule blanc n’est pas suffisamment haut pour que je me risque à une intervention.
8 oct 2008 à 15:46
Le taux de plasir à risque suffisament haut lors d’interventions “à la papa” des missionnaires baptistes blancs dans les ghettos “Old School” font bander les globules des enfants ? o_O’
BenReilly, t’es vraiment malade… bon rétablissement ! ;)
8 oct 2008 à 16:05
maia> et pourquoi tu te lances pas dans une carriere internationale de realisatrice porno :-p
8 oct 2008 à 16:19
Si Dieu est dans le détail, je pense que mon orgasme aussi…
Parce que okay, comme beaucoup de filles, je regarde du porno, même si les 10 malheureux films que je me tape en boucles ne doivent pas vraiment constituer de la “consommation”… Mais si par moment ça m’excite, que j’en redemande, et que je finis dans des états incroyables, il y a aussi des jours sans. Des soirs où même des trucs nouveaux, différents, bizarres, correspondant à mes gouts sur papier ne m’excitent pas. Alors je me retrouve seule avec ma main, mais sans savoir ce qui me ferait réagir…
C’est peut-être le seul regret que j’aurais de la consommation si facile : je n’ai pas eu le temps de découvrir ce que je voulais avant qu’on me propose des choses qui me plaisent. Le mieux étant parfois l’ennemi du bien…
8 oct 2008 à 16:50
Tania, c’est pareil pour les garçons t’inquiète.
Je me suis demandé pourquoi je pouvais regarder du porno.
Ma réponse n’est clairement pas “Pour m’exciter”. Si je décide de regarder un porno seul, ce stade là est dépassé (regarder en couple, c’est plus ludique^^). Je pense qu’il s’agit avant tout de projeter une excitation sur un autre objet de fantasme, et pas seulement naviguer dans des pensées (on n’en a pas forcément envie).
Suivant le degré d’excitation déjà atteint, on peut donc chercher à voir différentes choses, du plus vicieux, du plus sale, du plus joli, du plus “home made”… (on rejoint là l’éternel débat de la facile accessibilité du porno, de l’habitude du “consommateur” et de sa déssensibilisation).
C’est peut être là qu’il y a vraiment une différence hommes/femmes dans la consommation, donc ce que chacun peut attendre / vouloir d’un porno, sans généraliser les gouts et les couleurs, non?
8 oct 2008 à 17:20
Promis, j’arrête maintenant :
Quelques suggestions de pornos “pour nanas” à se faire en couple?
8 oct 2008 à 17:24
Certains plaisirs sont liés aux jeux de la domination. On ne sait plus quand s’arrête le théâtre et si commence la vérité. Scopophilie.
On ne décolle plus des images. Elles nous scotchent !
Nous, isolés face au réel, privés des métaphores, plus rien que des actes.
Apologie de l’action pure.
Chair contre chair, chocs, frottements.
Humeurs.
Liquéfaction.
Sensations.
Pas de paroles, des ordres, des suppliques, des cris, des gémissements, par plaisir, par souffrance, par obéissance, par autorité.
On ne sait pas.
On a fuit l’ennui. On s’excite. On prend de l’audace. On abandonne la pudeur.
On se moque déjà de notre défaite à venir.
Nous avons abdiqué dès la première image.
La répétition nous abandonne au réel. Pas de sens. Pas de mystère que celui de la performance. Mesure de l’intensité des jouissances.
Il n’y pas de début.
Tout à l’heure, nous serons dans le spectacle désordonné. Peut-être la caméra enregistrera nos ébats, pendant l’acte on se regardera, agissant, sur l’écran gonzo.
Dictature de la banalité, elle n’a pas de fin.
Nous faisons des pauses parce que nous sommes résiliants.
Toujours, le présent de nos libidos nous ramènent à l’image de nos propres corps baisant.
on n’a pas quitté le monde. On a privatisé les limites.
On en est pas dans les marges pour autant.
Normaux. Justes normaux.
Au bord des dérèglement. Au bord seulement.
8 oct 2008 à 17:29
Et si tu nous disais précisément ce que tu cherches, on pourrait tous chercher pour toi, et tu trouverais peut-être la perle rare ? ;)
8 oct 2008 à 17:33
Ca dépend de la “nana”, ça dépend de l’humeur, des envies… Et puis, je me souviens de moments très excitants en couple, à parler d’images qui suggéraient des situations, à se rappeler les passages qui nous avaient plu, et puis imaginer le porno qu’on voudrait, et pour finir se retrouver bien plus excités par les fantasmes de l’autre et son regard en en parlant, et pfiouh ! Au lit sans passer par la case “matage de vidéo”.
8 oct 2008 à 18:24
Le porno c’est vraiment quelque chose qui ne m’intéresse pas. J’ai dû en voir un à tout casser, et j’ai fini par couper le son tellement que ça me saoulait.
8 oct 2008 à 19:43
Je me retrouve assez dans ce que tu dis et peut-être même que mon cas est n peu à part :p Je consomme beaucoup de porno hétéro fait par les hommes, alors que je suis une femme, et lesbienne de surcroît. Peut-être sontils arrivé a catalyser tout lepouvoir “aidant à la masturbation” possible dans les films pornos hétéros et qu’ils l’ont laissé à la porte une fois que les mecs sont partis se griller une clope en laissant les dames se demerder, ou peut-être que la buée de testostérone qui colle à l’objectif de la caméra est suffisante pour reveiller les instincts naturels de la femelle primaire qui dort en moi, toujours est-il uqe je ne suis absolument pas satisfaite quand le porno devient Lesbien.. Certainement parce que le porno lesbien pour les hommes.. est TROP pour les hommes.
Dunno.
8 oct 2008 à 19:54
Bonjour à tous. Un petite contribution à ce débat intéressant, peut-être même important, comme souvent sur ce site. Gode(e) thanks to Maïa et les contributeurs. Un plaisir à lire.
Faire l’amour, de mon point de vue, et cette réflexion vaut aussi pour des posts précédents, est avant tout une relation, entre un être et lui-même, un autre, et plus si affinités. L’aspect mécanique des choses, nous l’avons probablement tous expérimenté, est assez peu amusant réduit à lui-même. Ce qui donne du sel, c’est tendresse, surprise, découverte, partage, et tout un tas de choses dont c’est le cocktail qu’on aime tant.
C’est bien ce qui manque au porno. Outre qu’il faut du doigté pour filmer ça, quand cela arrive, c’est plutôt pas dans cette catégorie que ça se range. Breillat, Mishima, Jaeckin, Despentes, Brisseau, pour ne citer qu’eux on fait des tentatives méritantes pour glisser de la vie dans l’érotisme, et ça sur les écrans.
Côté porno, à mon humble connaissance, la joyeuseté dont devrait s’accompagner l’exercice à depuis longtemps, c’est à dire depuis l’âge d’Or du genre, ambiance années 70. Le côté soutifs à la poubelle et fraîche insolence de l’époque a permis quelques pépites plutôt américaines, comme Derrière la porte verte, Devil in Miss Jones, on va pas tous les citer. Alors y’a du poil, c’est sûr, mais dans Deep throat, par exemple il y a tous les plans (deep throat, en exclu, anal, DP, etc.) qui resucés à l’infini font le triste paysage porno depuis. Sans compter une histoire et surtout pas mal d’humour.
Parmi ceux-ci, ça vaut le coup de lui payer un paragraphe, le plus réussi pour moi, Love you de John Derek avec Annette Haven, l’histoire de deux couples qui s’isolent pour échangisme sur une plage isolée, et la façon dont ça se passe, comme dans la vraie vie : timidités, pudeurs, désirs pourtant, jalousie, respect, courage, découvertes. Et de l’amour. C”est sans conteste ni prétexte du porno, mais on est loin des brouettes de (faux ?) sperme.
Pour le reste et ma part, le pr0n à bouffer au kilomètre comme du Nut’eslà, même effet, non seulement écœurant mais à force pas bon pour la santé. La saine curiosité qui nous (me?) pousse à observer comment ils font les autres finit souvent en étonnement attristé. Tu la sens comme jtenkule bien salope, hein, c’est vraiment pas mon escalope. Sans parler des pauvres filles qui se retrouvent là sans vraiment y prendre goût (oui, je parle bien de très pire), et, inquiétant sur un autre registre, du syndrome SpringBreak, où dans les folles vacances des étudiants américains, mimer le les actes une fois bien bourré(e) paraît parfois le top d’une sexualité lourdement transgressive.
Pas grand chose à signaler dans le porno mondial, à part peut-être les Japonais, qui dans leur genre, réservent des surprises. Certains films de SOD, en particulier, font bondir des amateur(e)s entre pudeur et n’importe quoi comme jeux à la con et de préférence à plein. Dans ce décalage culturel, il y a parfois du très réjouissant, sous les mosaïques qui cachent pourtant le plus banal de l’affaire.
Au temps d’Internet, la nouveauté la plus consolante m’a paru la catégorie amateur/voyeur dans la déferlante. Désolé pour ceux qui ont été filmés à leur insu, ça c’est pas cool, mais maintenant que ça y est, ça nous donne des images vraies en décors naturels, ouf, enfin.
Heureusement, et c’est ma touche finale d’optimisme, il y en a quand même quelques-un(e)s qui approchent ça mais avec assentiment : cherchez ifeelmyself.com, abbywinters.com, watchusfuck.com, j’ai la flemme de faire les liens, pardonnez-moi.
Dans les deux premiers, on voit des femmes qui se masturbent, en acceptant la présence discrète de la caméra, il y a du cadeau là-dedans. Des femmes, mais, comme dans tous les exemples que j’ai cités, tout le monde peut également apprécier. Je ne rentrerai même pas dans le débat films pour H ou F, sinon que j’ai rarement vu ou entendu demander des hommes qui se branlent, sinon dans le gay ou la queue pour le bukkake. Ça vous plairait pas, autant qu’à moi de voir une femme se caresser avec gourmandise, estime de soi et caractère, mesdames ? Et la générosité avec laquelle on se donne, et pas on prend, la nuance reste valable pour l’un ou l’autre sexe…
8 oct 2008 à 19:56
Oui, bah justement : les femmes et les hommes n’ont pas le même cerveau !
8 oct 2008 à 20:05
Thomas > ah bon ? Tu crois que ça marche différemment ? :) Et tant qu’on y est, mes bras et mes intestins sont foutus différemment des tiens ?
folamoor > oui mais là tu sors un peu du débat. Ma consommation de porno est masturbatoire : s’il y a un scénario, ça me coupe, et je regarderai sans doute le film, mais pas dans les mêmes conditions. Ce que je demande au porno c’est de me faire jouir plus vite.
8 oct 2008 à 21:04
Maia, j’aime bien me faire l’avocat du diable : oui, ça marche un peu différemment.
Pas mal de petites expériences ont été faites pour savoir ce qui excite les hommes et les femmes. Les résultats sont assez durs à interpréter globalement (manque de cohérence globale), mais une tendance se dégage quand même : les hommes sont bcp plus “visuels” que les femmes. Ils ont plus besoin (en moyenne, avec les précautions d’usage, etc) de supports visuels (femmes habillées, nues, seins, fesses, chattes en quadrichromie, peu importe, mais de l’image) pour fantasmer.
ça me semble être une base d’explication intéressante sur le “succès” du porno fait par les hommes pour les hommes.
Mais certains résultats paraissent contradictoire. On a par exemple montré que dans des scènes de sexe, les femmes regardent plus les organes génitaux tandis que les hommes regardent plutot les visages des femmes. Etonnant, n’est ce pas ?
Plus généralement, ce n’est pas parce que tes intestins sont comme les miens (et encore, c’est faux, par exemple le cancer colorectal est le premier cancer chez les hommes et quasi inexistant chez les femmes, mais bref) que ton cerveau est comme le mien.
Attention, je ne parle pas de différences forcément innées entre hommes et femmes. Mais nier les différences serait justement nier l’influence de l’acquis sur notre cerveau, étant donné que l’éducation est (en moyenne, en général, etc..) sensiblement différente pour les hommes et pour les femmes. En particulier en ce qui concerne le rapport au sexe.
Bref. Gardons nous de tout dogmatisme, le tout acquis etant aussi douteux que le tout inné et la similitude totale entre hommes et femmes aussi arbitraire que la supériorité décrétée de l’un ou l’autre sexe.
8 oct 2008 à 21:07
Sinon, pour revenir dans le sujet, je plussoie Maia : le porno scénarisé et léché (sic) me fait chier. Rien ne vaut une bonne petite vidéo de qq minutes filmée à la sauvette, caméra au poing, si la fille est excitante et prend visiblement son pied.
8 oct 2008 à 21:13
Je vous ai déjà cité sur ce site un texte sur l’influence du taux de testostérone dans le développement cérébral, je vous laisse aller le chercher vous-mêmes.
8 oct 2008 à 21:17
C’est un exemple parmi une foule d’autres…
8 oct 2008 à 21:46
Moi, dans le pr0n, je déteste voir un mec. Je préfère les jolies filles qui font la pause (ou pas). Au fait, j’ai jamais comprit comment un mec hétéro pouvait trouver excitant de voir une grosse bite sur son écran. Il semble d’ailleurs que beaucoup de gens préfèrent le hard.
De jolies lesbiennes qui baisent, Ouais, c’est bien (peut-être que c’est parce que je suis un mec plutôt efféminé et que je me vois plus dans la peau d’une des deux?)
Alors voilà, je m’imaginais que les filles qui avaient envie de se branler (au fait, c’est quoi le sens profond de «se branler»? je peux l’utiliser pour les filles?) allaient voir sur les sites de gays.
Des sites gays, il y en a des tas et ça me semble très varié (je sais, sur Internet, le pr0n est très varié). J’ai souvent vu des trucs qui ressemblaient plutôt à mon style, mais… avec des mecs.
8 oct 2008 à 21:58
Comme c’est curieux, possédée par le désir de la fin du désir (je détourne un peu Mansour)
Il n’y aurait plus d’ambiguïté de la femme, devenue femelle au moins pour les moments de sexe, elle percevrait grâce à l’écran, qu’elle est, comme l’actrice, l’objet et la complice pour un plus-de-chair, elle prend vite son plaisir.
En faisant cela, acceptant le scénario ultra-minimal du rût, (Actéon chasseur se fait la déesse Diane qui en jouit), on fait paradoxalement l’économie d’une part de la femme.
Un moins-de-femme pour ce plus-de-jouir. Les genres sont ébranlés.
Diane punit le violeur en exigeant qu’il la fasse jouir.
Je comprends mieux que ce holp up se fasse dans la rapidité.
J’avoue que ça fait peur en même temps que ça excite.
8 oct 2008 à 22:31
Je n’ai pas beaucoup vu de porno dans ma vie, mais, en tant que fille, j’ai toujours eu tendance à être plus excitée par le porno gay (surtout entre hommes) qu’hétéro.
Cependant, qu’il s’agisse des uns ou des autres, ça marche très peu avec moi, à chaque fois, je dois toujours y mettre beaucoup du mien. Je ne sais pas si c’est lié au fait que le public ciblé est masculin, ou quoique ce soit…
Mais s’il y a deux choses qui m’ont toujours bloquée, c’est l’absence fréquente d’expressions crédibles de plaisir et le manque de proximité, d’attention, entre les partenaires. Et puis, en général, l’aspect des acteurs ne m’inspire vraiment pas. Je ne pense pas que ce soit à proprement parler une question de beauté, je ne les trouve juste pas sexy, quoi. Mais enfin, en général, j’ai dû souvent tomber sur des films bien pourris comme il faut. Voilààà.
8 oct 2008 à 22:34
Branler vaut autant pour la femme que l’homme.
On dit que la femme se branle d’un ou deux doigts tandis que s’y met de la main entière.
Beaucoup de doigté pour les femmes. Les hommes sont manuels.
Avis pour les ceusses et ceux qui branlent le ou la partenaire.
8 oct 2008 à 22:46
Ah oui, et aussi déprimante, peut-être, que puisse à première vue paraître l’idée, je pense que séparer les désirs et les fantasmes en fonction du sexe n’a rien d’infondé. Le fait que les femmes parviennent à trouver leur compte dans le porno masculin ne prouve pas le contraire, seulement qu’on s’adapte à beaucoup de chose et qu’on a la faculté de trouver la statisfaction là où on peut.
Il y a certainement une manière de faire le porno qui “nous” correspondrait plus. Bon, le mieux, ce serait de créer du porno à public mixte, qu’on en finisse, je suis sûre qu’il y a moyen de plaire à tout le monde sans se fonder sur les fantasmes présupposés des uns ou des autres en fonction de leur sexe. (I have a dream, that one day… Bref).
Bon, dans tous les cas, et pour en finir parce qu’il est des soirées où il en faut peu pour s’emmêler les crayons, ce qui me fait dire ça, a priori, c’est mon expérience de fille fanstasmant sur les gays: il y a un genre, typiquement féminin, adressé aux cruches dans mon genre, et pas du tout aux homos, mettant en scène du sexe entre hommes(le yaoi). Eh bien, ce qui est trop drôle, haha, hoho, hum, c’est que les filles adorent, et les garçons homosexuels, sauf exception, bien entendu, kiffent moyen à pas du tout. Et vice et versa: les filles adhèrent bien plus moyennement au porno gay, qui, en général, à ce que j’en sais, les stimulent nettement moins.
Alors ça, CA, si c’est pas LA preuve, je ne réponds plus de rien.
8 oct 2008 à 23:04
thomasfromparis > je parle toujours d’inné, vu que l’acquis est variable, et que mon acquis me rend particulièrement sensible aux différences d’acquis :)
A mon niveau personnel, je ne me sens pas concernée par le cerveau féminin - pas la peine de vouloir m’appliquer des statistiques, je ne vais pas être d’accord :) Donc le prochain qui me dit que mon cerveau est différent parce que féminin, la réponse est simple : non.
8 oct 2008 à 23:11
Merci Bluette
Gode, je découvre !
也常被親切的稱為 Yamete! Oshiri ga itai! (Arrête, j’ai mal au cul)
YA O I
Des mangas sexuels avec de la romance entre garçons-lolitas :
http://76.img.v4.skyrock.net/766/yaoi-in-love/pics/994289870.gif
8 oct 2008 à 23:51
les « neuromythes » (concepts erronés, idées fausses qui naissent à partir de certains faits neuroscientifiques établis, mais mal interprétés ou généralisant abusivement…). Rien ne dit par exemple que le cerveau masculin serait par essence différent du cerveau féminin (source : Cercle de Recherche et d’Action Pédagogiques)
Catherine Vidal, neurobiologiste à l’Inserm, a coordonné un livre expliquant que le cerveau masculin ne se distinguait pas du féminin.
Comme 90% des circuits de neurones vont se former
progressivement dans les années qui suivent la naissance, il y a autant de cerveaux différents que de personnes quelque soit le sexe. Un peu d’inné, beaucoup de hasard, énormément d’acquis.
9 oct 2008 à 8:09
Maia > t’appliquer des stats à toi toute seule serait un non sens. La variabilité interindividuelle interdit tout simplement de faire des affirmations sur telle ou telle personne.
Mais d’un point de vue d’ensemble, la question des différences ne peut pas être escamotée par décret de principe…
Bref. Revenons au sujet : comment les femmes consomment du porno ?
9 oct 2008 à 8:10
Egide : C. Vidal est justement un bon exemple de comment les présupposé militants peuvent conduire à la pure mauvaise foi scientifique.
9 oct 2008 à 9:30
je pense que les envies sont partagées d’où l’absence d’un art particulier du porno féminin
à deux ou trois détails près
la fellation à chaque fois …et peut être de penser à cadrer un peu le visage histoire de voir monter le plaisir sinon
ça me va
9 oct 2008 à 9:34
J’avais déjà entendu parlé des conclusions concernant la différence hommes/femmes dans l’excitation: les hommes sont visuels, les femmes auditives, ils regardent les visages, elles regardent les sexes. Ça m’a beaucoup fait rire quand j’ai commencé à regarder du porno et que je me suis rendue compte que ce que j’aime c’était le plaisir non simulé sur le visage d’une fille et que j’ai envie d’étrangler celles qui gémissent au delà de la crédibilité (les fameuses femmes marteau-piqueurs).
Moi aussi j’ai déjà eu envie de réaliser mon propre film porno, mais je ne pense pas que ce soit parce que le porno que je regarde est un porno fait par les hommes, mais simplement parce que je suis un individu à part entière avec des goûts spécifiques. S’il faut écrire le livre qu’on a envie de lire, pourquoi ne pas réaliser le film qu’on a envie de voir? Parfois, les actrices pas si jolies, maquillées à la truelle qui en font des tonnes me laissent légèrement déprimée. L’impression que tout ce sexe a tué le sexe, qu’elles ne ressentent plus grand chose, et pareil pour leur(s) partenaire(s). C’est pour ça que je préfère le porno amateur, en plus les filles sont parfois plus jolies et ça me donne l’impression d’une certaine sincérité dans le plaisir. Mais c’est mal filmé…
9 oct 2008 à 16:05
J’avoue moi aussi que je ne déteste pas en regarder à l’occasion, par petits bouts.
Je trouve souvent un déshabillage mignon (ou je me lamente car c’est ce que je voulais voir, et bien fait). Vieux débat, pardon d’en rajouter discrètement une couche : l’absence de pilosité me désole, outre le côté dérangeant, ça enlève toute personnalité. La pénétration est -ou devrait être - un petit instant magique. C’est bien rare.
Le reste m’ennuie, au mieux.
Même à vitesse rapide pour voir ce qu’il y a après.
Et le final est toujours désespérant : voir des culturistes éjaculateurs retard se finir à la main avec les plus grandes difficultés est l’un des plus tristes spectacles de ce bas-monde.
9 oct 2008 à 16:37
@thomasfromparis
Vidal s’est effectivement discréditée à cause d’une communication lamentable. Mais l’ouvrage que je cite
contient des articles de plusieurs scientifiques et il
reste abordable pour comprendre ce qu’on en sait du
cerveau et de son fonctionnement.
10 oct 2008 à 0:16
Euh… Petra Joy ?
Pour les Parisiens, je signale qu’un de ces films est visible au Paris Porn Film Fest (Oui Maïa, le même qu’à Berlin… Mais à Paris) qui a commencé ce Jeudi soir !
10 oct 2008 à 18:22
J’ai trouvé du porno fait pour les femmes…petit article tout frais tout neuf sorti d’un magazine féminin…
>> Un film X réalisé par Arielle Dombasle ! Non, ce n’est pas une blague mais une série de courts-métrages pornos destinés au beau sexe et diffusés à partir d’octobre sur Canal +. Ces X-plicit films, produits par Sophie Bramly (créatrice du site secondsexe.com) et réalisés par des femmes (Lola Doillon, Helena Noguerra, Laetitia Masson, Caroline Loeb…) à proposent une nouvelle représentation de la jouissance fondée sur de sérieux critères esthétiques. Des scènes de sexes non simulées et l’exposition de la progression du désir sont censées stimuler la libido féminine.
L.L DS le magazine, N°1 <<
13 oct 2008 à 20:37
En parlant de porno je viens de tomber sur un lien “étrange”, que devrait apprécié les personnes ayant aimé l’article sur les différentes forme de fétichisme.
Après l’érotisme, la pornographie, le gonzo, voici la pornographie sans sexe http://pgporn.tv/ “pour ceux qui aime tout dans le porno sauf le sexe”
Je trouve ça plutôt drôle
13 oct 2008 à 21:52
Manque de chance, tu t’es fait griller par la webmistress, cf. son dernier article. :-P
1 nov 2008 à 3:06
je cherche producteur pour tourne une film porno
25 nov 2008 à 17:11
Malheureusement, le porn dit “moderne” qu’on voit apparaitre depuis à peu prêt 2001 se veut beaucoup plus hardcore qu’avant. La durée de vie des actrices est beaucoup plus courtes aussi.
Dans les années 90, Silvia Saint & autres Tabatha Cash tenaient le haut du panier avec des carrières de 10 ans. Maintenant, les carrières durent deux fois moins.
La ou ça a vraiment changé, c’est qu’avant, il n’y avait que peu d’actrice qui faisait des choses “hardcore” (sodomie, dp, gangbang) alors que maintenant, il faut qu’une gamine de 18 piges dont c’est la première scène sache faire un DeepThroat et sachent “encaisser” une DP comme une grande.
Bref, il y a vraiment une montée en puissance du hardcore dans le monde du porn.
Les actrices tournent plus de films en moins de temps, mais pour la plupart, restent toutes dans le monde du porno et passent derrière la camera, passent en prod’ ou tout simplement ne tournent plus exclusivement pour leurs sites persos.
En tant que mec il est déjà difficile de se placer dans tout ça, (bien que je vais pas la jouer fleur bleu, j’apprécie un bon porn bien crade de temps à autres) alors j’imagine que pour certaines femmes (qui pourtant souhaiterai avoir “l’appuie” de ce support) cela doit être difficile aussi.
Un mec peut facilement d’identifier à un hardeur, il se fait faire une felation, pénétration vaginale, pénétration anale. Ce sont des choses qui se font de plus en plus. Mais comment se place une femme par rapport à ça? Quelle image peut-elle avoir quand en tombant sur un porn elle voit une femme en DP avec 4 autres mec autours attendant leurs tours.
Je penses surtout que le “problème” qui fait que le porn n’attire pas/peu/moins les femmes est l’identification que chacune peu y trouver.
Ovidie a produit quelques porn dit féminin. Cherchez par la si ça vous intérèsse!