Les testicules humaines, sans scrotum pour les planquer, ne ressemblent vraiment pas à ce que j’imaginais. Je sors de l’exposition Bodies. Bon, autant annoncer la couleur : je n’aurai plus jamais de relations sexuelles de ma vie, l’intérieur du corps humain est trop dégoûtant. J’ai failli vomir dans le musée. Je viens de m’inscrire à une retraite monastique pour vérifier si vraiment, au fond, je ne préfère pas devenir nonne.
Pourtant, en temps normal, je n’ai pas d’hostilité envers mon corps. Même les intestins et tout. Bien sûr, en tant que Fille[TM], mon coeur est en glitter rose, mes cheveux sont faits de filaments de lumière, et mon rectum est un tube de cristal.
Cette distorsion entre le corps des hommes (dont les intestins sont faits avec des intestins) et le corps des femmes (dont les intestins sont faits avec du nectar de pétales de rose), explique sans doute pourquoi les hommes ont beaucoup plus de facilité à parler de plaisir anal que les femmes. Je ne prétends pas du tout fréquenter un échantillon représentatif de la population – mais disons, sur les 25-35 ans qui traînent autour de moi, les mecs hétéro ou gay qui aiment la stimulation anale passive en parlent très ouvertement, alors que les filles, que dalle.
Non que la sodomie soit une pratique vraiment courante, hein, mais quand même – 12% des femmes françaises la pratiquent souvent ou parfois. Et 35% ont expérimenté le plaisir anal. Donc au moins un tiers. Ce qui fait beaucoup de femmes, pas mal de couverture média, et peu de témoignages dans la vraie vie ou de la part de personnes publiques. Le tabou n’est absolument pas tombé. D’ailleurs je me rappelle encore de la première fois qu’une fille m’a parlé de son expérience de la sodomie : ma mâchoire est tombée sur le sol.
Donc j’ai décidé que j’allais en parler dans les semaines à venir. Je pense me situer dans un juste milieu par rapport au sujet. Attraction, répulsion, (donc ?) excitation, mais pas forcément des masses d’expérience. Je n’ai jamais vraiment exploré cet aspect, systématiquement, alors que j’ai tendance à être assez scientifique dans mes autres pratiques : essayer, améliorer, prendre le temps de décortiquer, voir où sont mes limites, etc.
Il y a aussi eu Fraise et Chocolat, la BD d’Aurélia Aurita, qui donne plutôt envie de s’y mettre. Donc j’en ai causé à mon dealer perso. Qui m’a filé un coup de main pour que je teste quelques objets, calmement, en solo (je parle de tests, hein, pas de billets sponsorisés). Et puis Damien Mascret, le sexologue qui traîne sur ce blog, a aussi quelques infos à donner. Vous lirez donc tout ça prochainement. Parce que si les copines n’en parlent pas, je vais le faire. Non mais.
Brèves
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Vrac #54
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Du fétichisme de la laine, Brüno nu, pas de seins sur l’Iphone. La palme de la taille de la bite revient à 1) l’Afrique du Sud, 2) la France, 3) l’Italie, 4) l’Allemagne. Ce serait bien d’avaler le sperme de son partenaire quand on veut tomber enceinte, afin de s’accoutumer à son ADN. Ce site de délation me terrifie (et semble avoir bien de la peine à décoller). Un nouveau magazine qui parle de sexe. Décidément, les sites de rencontres se mettent sur le créneau du réel : à mi-chemin entre aka-aki et les coeurs perdus de la sncf, le nouveau-venu s’appelle Yuback (et là nous chantons tous Take that). La concurrence est tellement féroce que je devrais créer un championnat des sites de rencontre. Première étape : dépasser les 30 adhérents… pas si simple, apparemment.
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Victory !
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Après les sextoys dans les catalogues de VPC, dans les pharmacies, dans les boutiques à la mode, voici enfin les sextoys au supermarché. Vous n’y couperez pas ! Bientôt, je vous le dis, le vibro sera distribué au macdo et le plug dans les écoles maternelles. (Plus sérieusement, ça me laisse perplexe. Le point de non-retour est atteint. Le sexe se consomme. Bon.)
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Zone autorisée
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Youpi, ceux qui ont la télé pourront me regarder sur Zone Interdite ce dimanche : je serai en plateau pour rebondir sur les sujets sexe-à-forte-audience de l’été (ceux qui n’ont pas de télé pourront suivre en ligne sur M6-replay). Vous pourrez notamment m’entendre dire tout le bien que je pense de l’abstinence et de Twilight (pas pu résister, j’espère qu’ils ne couperont pas au montage). Je crois, exceptionnellement, n’avoir pas dit trop de conneries.
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Vrac #49
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Etes vous gay ? Parce que moi oui, clairement. Une vidéo surprenante sur des exportateurs de matos de fetish et bondage au Pakistan. Réussirez-vous à remplir les cinq litres ? (C’est un fake, hein, n’allez pas vous traire pour rien.) Une page qui choque dans le bon sens. Pour les Parisiens, ce vendredi c’est le festival Eros, à base de concerts-DJ-happenings-expos, tous les détails sont sur leur myspace (il faut scroller un peu). Et enfin, SEXACTU EST SUR AKA-AKI (oui je le hurle, alors maintenant venez coller le sticker dans votre profil – soit dit en passant, heureusement que j’ai des lecteurs pour s’occuper de tout ça à ma place, merci merci).
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La pornographie au féminin
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Le magazine ContrActuel s’attaque à ce vaste sujet (même que j’en parle) à travers plein d’articles et d’interviews. Je n’ai pas encore tout lu mais je vous recommande de prendre le temps de décortiquer leur dossier : littérature, cinéma, ça fait du bien de voir cette thématique traitée en longueur (et pas juste sur un coin de couverture pour faire vendre). Allez, ouste :)
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17 oct 2008 à 18:13
Lien « Même les intestins et tout» qui foire :-)
Et puis ya le lien Fraise et Chocolat, [...] qui prends pas le F.
Mouahahahaha …
17 oct 2008 à 18:42
Sauf ton Utérus.
17 oct 2008 à 18:43
Ce lien là:
. Même les intestins et tout.
marche pas.
Et pour ce qui est de l’article heu… d’habitude, j’ai envie de dire quelque chose, du moins j’en pense quelque chose mais je m’exprime pas vraiment.
Là je j’ai l’occasion de m’exprimer, j’ai rien à dire. Je pense rien de la sodomie et à vrai dire je m’en fous un peu. Non, pas un peu, complètement. C’est même pas que ça me révulse ou me dégoute ou rien. Si on me proposait, j’y réfléchirait à deux fois avant de dire « non» (la réciproque est également vrai» ). Seulement, là, le sujet de la sodomie me préoccupe autant que l’âge de la première dent de mon cousin Germain.
P.
17 oct 2008 à 18:48
Essayer la sodomie en solo, pour une fille, c’est plutôt rare. En général, c’est pour répondre aux sollicitations de monsieur que la dame cède, ou pour accompagner un acte sexuel plus ou moins ritualisé.
(Le lien sur « Même les intestins et tout » apparaissant au deuxième paragraphe est cassé.)
17 oct 2008 à 18:52
Allez, pour être certain que tu l’aies bien remarqué je vais le dire une 4ème fois : le lien « Même les intestins et tout» est cassé.
Sinon, je vous renvoie au paragraphe de Pauline sur le désintérêt par rapport à la sodomie. Faites comme si il était copié/collé ici, ça sera parfait. :)
17 oct 2008 à 18:56
Bizarement moi j’aime la sodomie et je me rends compte que quand je parle de ça ( eh oui mes conversations sont tout à fait passionnante ) les autres filles ont souvent essayé aussi le 35% me semble bizarre c’est peu.
Quand tu dis que le tabou n’est pas tombé je ne suis qu’à moitié d’accord la sodomie fait quand même partie de la trinité du sexe avec la position du missionnaire et la pipe quand même. Il n’y a qu’a voir les films pornos ils sont rempli de sodomie.
Ca devient de plus en plus courant et je pense que pour les hommes sodomiser qq un à toujours été courant :)
Par contre une femme qui prends du plaisir à la sodomie j’ai l’impression que ça c’est tabou (au même titre que celle qui avale). Quand j’en parle ce n’est tout de suite pas normal limite pute. Aimer la sodomie c’est presque honteux et je crois que cela ne doit être réservé qu’aux clubs échangistes et aux débauchés.
17 oct 2008 à 19:17
Puisqu’on y est à dire l’indicible: la sodomie c’est quand même limite scato à mon avis !
J’explique: personnellement je trouve la sensation très proche de la défécation (il n’y a que moi?) et cette idée me bloque tout plaisir: je crains toujours un accident, embarrassant au possible.
Et d’ailleurs je ne comprends toujours pas les hommes qui ne craignent rien de la sodomie et refusent le sexe pendant les règles…?
17 oct 2008 à 19:24
Moi aussi, mes amies sont nombreuses à avoir essayé (pas toujours adopté), et ça ne les dérange pas d’en parler. Par contre, les garçons que je fréquente ne m’ont jamais parlé d’un plaisir anal passif chez eux (sauf un homo il y a longtemps et mon copain, comme une éventualité dans un lointain futur).
Personnellement, ça ne m’a jamais posé problème d’en parler (avec mes amis, hein, pas avec n’importe qui).
Quand tu dis que les filles refusent le côté « tripesque» de leur intérieur, ça m’étonne aussi un peu. C’est vrai que les filles évitent en général d’insister sur cet aspect devant les garçon, mais j’ai plutôt eu l’impression au contraire qu’elles ont un langage plus cru, ou plutôt une façon plus « physique» que les garçons de parler de leur corps, et donc aussi de sexe.
Je me suis toujours expliqué ça par l’obligation pour les filles de faire attention à leur intérieur, pour cause de cycle menstruel. Mais bon, c’est peut-être seulement moi.
17 oct 2008 à 20:15
Reuzment que je sors de table.
Je garde mes discours sur la sodomie pour plus tard.
17 oct 2008 à 20:22
La question que je me pose c’est pourquoi la sodomie fait autant fantasmer les hommes.
17 oct 2008 à 20:30
Puisqu’on est dans les détails, en fait, j’ai remarqué que ça pouvait me faire « rien» ou « ohlala» en fonction du mec. Ultra excitée, c’est agréable mais pas non plus au point d’en jouir. Et surtout, c’est l’» après» qui me rend moins fan. Testé, mais pas forcément adopté, donc partie des 35% mais sans plus. Je dirais que tout le reste me suffit amplement aujourd’hui – mais qui sait, demain est un autre jour.
17 oct 2008 à 21:22
J’aime moins la sodomie que ma femme. Docteure, suis-je normal ?
17 oct 2008 à 21:47
J’ai toujours eu l’impression qu’il y avait un gap important entre la pratique réelle de la sodomie (quand même une méthode ancestrale de limitation des naissances) et la manière dont elle était décrite depuis que la parole sur la sexualité s’était un peu libérée lors des dernières décennies.
17 oct 2008 à 21:50
« J’ai toujours eu l’impression qu’il y avait un gap important»
=> Quand je pense aux images associées au terme « gap» dans les sites spécialisés, je me dis qu’il ne pouvait pas être mieux placé qu’ici…
17 oct 2008 à 23:12
Wah… C’est vrai, on parle peu de la sodomie. Je suis une fille (je précise on sait jamais), je parle beaucoup cul/sexe avec mes amis, j’ai déjà essayé de parler sodomie avec eux, c’est très drôle. Déjà (et pas seulement à propos de sodomie) je passe pour un animal bizarre (apparemment tous les gens ne sont pas aussi curieux que moi) ensuite, la plupart n’ont pas essayé et son dégouté (catégoriquement)… et là je trouve qu’on est vraiment trop dans des trip hygiénistes à la con (nan paske si on pense comme ça de toutes façon le sexe c’est crade)…
et là la solution c’est la capote (en plus c’est lubrifié).
À propos de plaisir, je dirais comme Calims des fois très bien (si bien excité) sinon ça sert à rien. C’est sûr que la sensation (pendant les vas-et-viens) et proche de celle de défequer ce qui est très perturbant… Mais y a moyen de bien s’amuser quand même (faut avoir envie quoi).
Quant à la pratique passive de la sodomie par les mecs, la plupart de mes copains (avec qui je l’ai fait) on apprécié le « doigt dans le cul» (oui oui parait que c’est sale et scato tout ça, mais apparemment ça donne beaucoup de plaisir à ces messieurs, et ça c’est cool)
17 oct 2008 à 23:44
@ ralphy
Humm je me permet d’émettre une objection, perso j’ai essayé justement la 1er fois en solo, pour voir comment ça fait dans l’optique « si ça me plais pas seule, ça va pas trop me plaire avec un homme non plus» ….
Pour en avoir discuté brièvement avec deux amies (dont une hongroise) après une soirée arrosée (l’alcool délie les langues c’est bien connu) les réponses de leur part ont été assez unanimes : « ça fait mal» (alors qu’aucune n’a jamais essayé) « c’est sale» (même remarque) ….. Je pense que le facteur « ça fait mal» joue un gros rôle à mon avis dans cette non envie d’essayer de la part des femmes
18 oct 2008 à 0:25
Je suis aussi intriguée que Lili au sujet des hommes qui rêvent de sodomie et qui refusent le sexe pendant les règles… ‘Faudra m’expliquer la logique.
Je suis d’accord avec Blanche au sujet de la façon plus physique qu’ont les filles de parler de leur corps et du sexe. C’est mon cas et celui de la plupart de mes amies, mais de peu de mes amis. Maïa as tu des amies (filles) ? ^^ (tu sais celles avec qui tu es intime depuis un moment et avec qui tu parles vraiment :P )
Sinon comme dit plus haut, je trouve ça moyen glamour tout ça, avec pas mal d’inconvénients cf http://www.journaldunepeste.fr/2007/11/04/sodomie-du-soir-repos-des-machoires/
mais pour moi c’est comme pour Pomm et Calims « des fois très bien, des fois ça sert à rien»
18 oct 2008 à 0:56
Nan mais pour le ça fait mal.. Après c’est aussi une question de mental. Si tu es sure d’avoir mal tu as mal. Après on ne fait pas ça à la « va-vite» .
Il y a quand même certaines « règles» à respecter pour que ça se passe bien.
Ce petit coté « interdit» est excitant et pour être honnête c’est vrai que parfois même avec une totale préparation ça peut faire mal mais ce mélange de plaisir et de petite douleur est délicieux ( c’est mon coté sado-maso).
18 oct 2008 à 5:52
pour l’instant je n’ai pas connu une fille qui dise non a la pratique… suffit de la douceur et de la mesure, le but est de partager du plaisir pas de brutaliser :-)
par contre, je sais qu’elles ne le font qu’avec moi… pour certaines meme pas avec leur copain officiel ! lol
apres, a mon avis, c’est une pratique parmi tout un eventail de pratiques qui varient le quotidien :-) mais a ne pas faire trop souvent !! :-/
maia> je suis fort etonné que tu ne connaisses pas ! a ton age !!! male dominant ne l’est il pas tant que ca ? lol ^_^
lol en parlant de fraise&choc, je te voyais comme l’heroine… mais finallement tu es plus calme ^_^ !
18 oct 2008 à 6:51
J’ai pas dit que je ne connaissais pas, j’ai dit que je n’étais pas une experte :-)
18 oct 2008 à 7:04
Fais une Encyclopanus ! :p
18 oct 2008 à 9:45
@maia: les hommes hétéro qui disent ouvertement en public aimer la stimulation anale passive sont extrêmement rare.
le tabou est bien plus important chez les hommes que chez les femmes
@lili & nel : Je ne comprends pas non plus qu’on puisse préférer la sodomie aux règles, mais les femmes sont autant dégoutées des règles que les hommes.
quand la rivière est rouge, j’en connais beaucoup qui refusent catégoriquement même si on leur répète qu’on aime ça.
18 oct 2008 à 9:46
Tres honnetement, en pétale ou pas, je n’ai aucune envie de mettre mon organe dedans… Je n’ai jamais compris ce fantasme (masculin?) de la sodomie… Je ne vois pas ce qu’il y a d’excitant…
18 oct 2008 à 10:36
La sodomie comme le string ou le silicone est devenue un objet de consommation : tout le monde en parle ; de là à pratiquer, c’est autre chose.
Parler de fantasme masculin à son endroit (ha, ha) me paraît excessif même si elle peut représenter chez certains une obsession.
À la base, l’anus est un trou… comme le vagin ; et apte à recevoir une certaine contondité.
Comme déjà dit, il a beaucoup servi de « trou de secours» lorsque le vagin était inexploitable.
Et le Marquis de Sade en fait une apologie tout en superlatif et en démesure la préférant de loin au simple coÎt vaginal ce qui par ailleurs a contribué à diaboliser cette pratique.
Aux USA certains États la condamne encore juridiquement (cf cet article)…
18 oct 2008 à 12:37
Non mais c’est une blague ? Quand on a l’élémentaire délicatesse de laisser dans la sphère privée des choses éminements privées, c’est signe d’un « tabou» ? La pudeur c’est un synonyme de « tabou» ? Il faudrait vraiment retenir sa mâchoire ?
18 oct 2008 à 14:02
Assez d’accord avec Mastic, bien que je sois ouvert à la discussion sur le sujet avec mes véritables amis proches (autrement dit, une seule personne), et c’est pas par ce que je ne fait pas de témoignage dans les magazines féminins entre un horoscope et une recette de salade composée que le sujet est tabou.
C’est une pratique qui relève plus de l’intimité que du sujet polémique à la base. Et dire que la sodomie est tabou par ce qu’on en parle pas, c’est fort, c’est comme si on polémiquait sur le coït vaginal ou buccal, je passe pas ma vie à en parler et pourtant j’assume parfaitement les relations sexuelles^^.
En ce qui concerne la pratique, moi j’adore, ma copine adore(vraiment^^), et tant mieux pour nous. J’ai pas envie de défendre mes positions devant des gens qui vont dériver sur le crade et la scatophilie (alors qu’on s’en sert tous les jours de ce trou mine de rien, et si j’avais le choix (si j’étais une femme bien sûr) je préfèrerais cent fois avoir le membre de mon mec dans le cul plutôt qu’un gros caca (qui pue, même…).
Après on se heurte à l’ouverture d’esprit (et d’autre part) des femmes en général. Certaines l’ont plus ouvert que d’autres, et c’est tant mieux, c’est la diversité qui nous fait nos fantasmes et nos nuits torrides.
Concernant la stimulation anale chez les mecs, je suis pas prêt à essayer, on a beau m’en dire du bien, c’est pas que je trouve ça sale ni rien, mais j’en ai pas envie, l’idée ne m’excite pas le moin du monde (imaginer ma copine me mettant un doigt dans le cul me laisse de marbre). Mais un jour, qui sait, avec le temps l’envie se fera peut être sentir.
18 oct 2008 à 14:17
A propos de l’exposition Our Bodies
Ce site vaut le coup d’oeil : http://www.hermeneute.com/ourbody/
L’usage du corps de l’autre, totalement assujetti pendant le supplice :
A certaines limites du savoir, at the border line, near a mortal emptyness, very close to experience of death,
quelle obscénité est maudite ? quels interdits sont dépassés ?
http://images.blog-24.com/200000/204000/204282.jpg
Mais qu’on ne croit pas que la cruauté ne soit le propre des étrangers. En France, on disait que le spectacle d’une exécution était très aphrodisiaque pour beaucoup. Une loi du 29 juin 1939 met fin aux exécutions capitales publiques. La dernière eut lieu devant une petite foule en 1933, elle a été filmée :
http://www.scoopeo.com/videos/la-derniere-execution-publique-en-france-par-la-guillotine
La souffrance, la peur, le spectacle de la mise à mort sont des excitants très forts propices à des jeux des plaisirs charnels. Il faut bien le dire une certaine pornographie est complaisante à l’égard de la fascination que provoque les images violentes. L’angoisse est aussi un des moteurs de la sexualité.
Our Bodies, nein danke !
(Je sens que je vais me faire fâcher)
18 oct 2008 à 14:57
maia > ok j’avais mal lu alors ! mea culpa !
18 oct 2008 à 15:05
Perso, les gens qui aime pas les règles mais oui la sodo, je comprends, parce que le sang, c’est franchement gore.(Même si moi ça me dérange pas perso, c’est que du sang)
Ensuite, pour le « sale» un médecin m’avait dit qu’anatomiquement, si t’es pas « prêt» à déféquer dans la minute ou dans l’heure, et que tu passe un peu d’eau dans le colon, ou que t’as attendu suffisament longtemps pour que ça soit « plus» , sauf si l’homme est colossalement fourni, il n’y'aura JAMAIS de problèmes. Vu que, tu peux pas toucher l’intestin, et que quand y’a quelque chose qui occupe, et que le corps « sens» une stimulation d’un orifice, il refuse généralement de faire fonctionner le sphincter et la vessie =p
Et puis pour la douleur, si on si prends bien, ça passe, c’est comme les femmes qu’ont assez mal la première fois x]
Après, j’aimerais bien essayer ça avec ma fiancée, et on va essayer pour elle bientôt :]
18 oct 2008 à 15:38
> Talen, dans ce que t’as dit ton médecin le truc c’est « tu passes un peu d’eau dans le colon» … Comment?
Pour moi le « risque» existe bel et bien, et moi je préfère voir du sang que de la merde (mais bon, c’est peut être un peu perso)
Je pratiquais régulièrement avec un ex, jusqu’au jour où un petit « jus de caca» y a mit un point final à tout jamais!!
Depuis c’est toujours ma hantise!
Désolée si je viens briser des fantasmes, mais bon, c’est mon expérience…
18 oct 2008 à 16:11
Aaaarghhh !! lili ! Juste au moment où j’attaque mon « quatre heures» : madeleines longues et chocolat chaud…. :(
18 oct 2008 à 16:29
Avec une poire à lavement =p Trouvable en pharmacie ou sexshop
Tu remplis d’eau, tu rentre dans le colon, tu presse, tu reste appuyé, tu ressors, et tu le refais jusqu’à ce que ce soit tout propre =p
18 oct 2008 à 16:35
Bodies reste pourtant une exposition intéressante à voir, même si j’ai aussi eu peur des testicules (et du corps avec tout pleins de muscles o_o).
18 oct 2008 à 17:08
> Eric désolée!! Je suis morte de rire quand je pense à ton 4 heures, en plus!
> Talen, si j’ose, j’en achèterais une, merci du tuyau :)
18 oct 2008 à 17:08
Oh ben , je ne me savais pas si « rare» . Pourtant que ce soit en duo ou en solo moi ça me dit bien… Evidemment, il faut y aller relativement en douceur, mais je trouve que de temps en temps ça ajoute un petit « plus» …
18 oct 2008 à 17:18
Je pense qu’il faut essayer au moins une fois dans sa vie pour pas mourir idiot.
Par curiosité j’avais essayé toute seule mais sans plus. Pis j’ai découvert à deux. C’est bien mais à petite dose et en respectant certaines règles d’hygiène pour éviter les infections urinaires.
18 oct 2008 à 17:59
@geekette_psychopathe :
Tu ne nous as pas dit ce que toi qui as essayée seule, leur as répondu ?
@Maïa Mazaurette :
Du coup, ce sera matin, midi et soir ? C’est quoi, être experte en sodomie ? Avoir des références sur le sujet dans la Wikipédia ? ;-)
@Le Mâle :
Je confirme que cela ne se fait pas. Ceci dit, je ne me souviens pas avoir « ouvertement en public » affiché mon affection pour d’autres pratiques… C’est fréquent, ça, de s’exhiber ainsi en public, ne serait-ce qu’en mots ?
18 oct 2008 à 18:32
Le principe de l’expo, déjà je suis contre. Pour tout un tas de raisons dont tout le monde se fout, mais voilà, je ne verrai jamais à quoi on ressemble à l’intérieur, et je garderai jusqu’à la tombe l’image des petits bonshommes de « il était une fois le corps humain» dans la tête quand je penserai à mes viscères.
Je confirme aussi que le plaisir anal est un sujet que j’ai parfois abordé avec des garçons, très ouverts sur la question, et jamais avec des filles,mais je pense que c’est plus une question d’individus que de genre. Les gens que je fréquente n’éprouvent pas le besoin d’en parler, sans que ça signifie qu’ils considèrent que c’est tabou.
Sinon, je me situe au degré zéro de l’intérêt du sexe anal. Je n’ai pas d’opinion sur le sujet genre « c’est mal/ c’est scatho/ c’est ceci/ c’est cela» , ça ne m’intéresse pas, c’est tout. Et donc ce sera non, pour cette raison.
18 oct 2008 à 19:18
Oh ! ce putain de lapsus !!
18 oct 2008 à 19:43
… une cabane de jardin, tout était ouvert, la grande pièce. Pliée, elle s’était appuyée sur le bord d’une fenêtre. Elle était entièrement nue et ses seins pendaient. Les mamelons turgesçaient, elle a dit d’entrer. Elle souriait, le cul plus haut que la tête. Son regard de côté, on ne sait … Se dénuder . Lui exhiber le sexe gonflé, brillant de vaseline, ne pas le lui laisser prendre. Se mettre derrière elle, éviter de la pénétrer d’emblée. Caresser le ventre et les seins avec douceur, effleurements de massage circulaires, titiller avec affection les mamelons. Vérifier l’envahissement du clitoris par la cyprine. Si c’est le cas, la maintenir par les cheveux, lui relever la tête sans tirer excessivement, juste marquer sa sujétion sans douleur. La masturber, passer les doigts entre les petites lèvres, éprouver l’humidité du repli vaginal. S’humecter le gland avec la cyprine, il en faut beaucoup. Quand elle a joui, lui ordonner de pousser comme pour déféquer, la sodomiser sans forcer quand l’anus se dilate. Commencer lentement,le va et vient. Si elle n’a pas mal, augmenter le rythme et jouir rapidement en pénétrant le plus à fond. La cajoler beaucoup. Après.
18 oct 2008 à 19:59
Tu auras beau employer tous les mots, toute la poésie dont tu es capable, tu ne m’arracheras pas d’autre réaction qu’un « bof» prononcé sur un ton neutre. ;-)
18 oct 2008 à 21:01
@Sir IZBAK 1st
Jamais un de mes commentaires n’avait eu un si beau compliment. Il n’y a aucune ironie, ni second degré. Au contraire ! Seulement une espèce de joie très humble d’un artisan qui a recherché cet effet de neutralité, ce bof du lecteur. Pas de lyrisme, pas de secret, pas de forfanterie, juste un rapport en toute simplicité d’un acte pas si ordinaire et commun en même temps. Fantasme et réalité prosaïque. Un point de vue qui provient du réel et qui ne résoud rien.
Merci.
18 oct 2008 à 21:16
Pour quelques considérations « d’infortune» sur les vertus de la sodomie (et de tout acte sexuel, d’ailleurs) prenez le temps de lire ceci :
http://www.sade-ecrivain.com/philo/philo.htm
C’est évidemment grandiloquent et surjoué mais néanmoins plaisant.
Bonne nuit… ^^
18 oct 2008 à 23:33
Dans Femmes honnêtes, un poète presqu’oublié a fait cette étrange comparaison pour imager le langoureux acquiescement d’une fille douce aux désirs :
Faible comme un éphèbe après la sodomie
Pâle comme une amoureuse de funambule
Elle cède au désir sans conciliabule
Et dans les bras se laisse aller comme endormie.
Novembre 1890
Abandon, faiblesse, excitation de la soumission, érotisent la tendance à l’assujettissement et la sodomie est comme un préambule à d’autres plaisirs.
19 oct 2008 à 2:51
… et pour tout ceux et celles qui pensent que ça ne les intéresse pas et c’est tout, je vais raconter ma propre expérience.
J’ai découvert que je pouvais avoir du plaisir en stimulant mon anus très tôt apres avoir découvert comment stimuler mon pénis jusqu’a un orgasme. Je ne suis pas sur des dates, mais ça a du se faire vers mes 11 ans. A cet age, je ne savais pas ce qu’était la sodomie, et je ne savais pas non plus que le plaisir anal était (potentiellement) bien plus honteux que mes autres plaisirs sexuels qui étaient alors pas mal coupables. Je savais juste qu’en m’asseyant d’une certaine façon sur le bord de ma baignoire, je pouvais obtenir des orgasmes plus violents, et je ne me gênais pas pour en profiter.
Et puis j’ai eu une chambre pour moi tout seul, et j’ai préféré le confort de mon lit aux plaisirs de la salle de bain. D’autant plus que j’apprenais qu’un homme n’est pas censé apprécier ça. Mon anus ne m’intéressais plus, et c’etait tout.
Enfin, ce fut tout, jusqu’à ce que je decide de refuser toutes les contraintes tant que je le peux, et en particulier celle d’etre un homme (» le pire est avenir» , maintenant que j’y repense, a joué un role dans ce refus particulier…). Puisqu’entre temps j’ai appris ce qu’est la sodomie, j’ai essaye avec des stylos, ou des trucs du genre, et avec mes doigts, et c’etait pas mal. Quelques annes apres, je suis parti habiter seul et j’ai essayé godes et sextoys, c’était bien aussi.
Puis je suis retourné chez mes parents, et depuis, encore une fois, ca ne m’intéresse plus, et c’est tout. Ça ne me dégoute pas, je sais que j’en tire du plaisir, mais non.
Ce que je veux dire en fait, c’est que non, le manque d’intérêt ou d’excitation pour telle ou telle pratique sexuelle (ou non-sexuelle, d’ailleurs), ce n’est pas tout. C’est du a quelque chose, un environnement particulier.
Et quelqu’un qui recherche son plaisir ne peux pas simplement s’arrêter a ça.
19 oct 2008 à 2:57
Je veux dire aussi que les tabous, la décence, la pudeur, et toutes ces choses tristes et ennuyantes, tout ca ne s’exprime pas forcement par une réaction de rejet très forte, comme le degout ou l’indignation. L’indifférence peut aussi suffire.
19 oct 2008 à 9:08
Il faut arrêter de dire ou de penser que les hommes sont par défaut attirés par la sodo. Moi elle ne m’attire pas du tout et ne m’a jamais attiré. Je ne m’en cache pas, au risque de passer pour un prude ou un coincé du cul.
19 oct 2008 à 11:08
Ce sujet, m’a fait repenser à une chanson de Lorie
Ferme les yeux même si tu dois perdre le contrôle,
Sans bruit j’me glisse et me blottis au creux d’ton épaule,
Qui sera la femme que tu effleures ou tu frôles ?
Secret… Suis mes pas, toi qui attends des soirs qui frissonnent,
Ici les moindres désirs délirent et déraisonnent,
Pas de virtuel, que du sensuel qui s’adonne
Ok ? Hum ! Là… ah…
J’entre dans tes nuits,
Tu vois… ah…
Celle que je suis,
Tout bas… ah…
L’autre côté de moi… moi,
S’éveille en silence…
Je t’emmène où tu n’oses pas,
Fièvre intense au bout des doigts
J’aiguise mes instincts pour toi, Basiques !
Comme personne ne l’imagine,
Dans mes regards, se dessinent
Des scènes impudiques
Je t’emmène où tu n’oses pas,
Tentations entre tes bras,
Je s’rai celle que tu voudras,
Chaque fois Je m’invite et te devine,
Dans ce clair-obscur intime,
Viens où tu n’oses pas !
Viens, viens, viens où tu n’oses pas…
Ouvr’ les yeux découvre un monde sans dessus dessous,
Laisse faire pour réaliser tes rêves les plus fous
Moi tous les soirs, je te donnerai rendez-vous,
Ok Hum ! Là… ah…_ Je n’ai qu’une envie
Tu vois… ah… Aucun interdit, Tout bas… ah…
L’autre côté de moi… moi S’éveille en silence
Je t’emmène où tu n’oses pas,
Fièvre intense au bout des doigts
J’aiguise mes instincts pour toi, Basiques !
Comme personne ne l’imagine,
Dans mes regards, se dessinent
Des scènes impudiques Je t’emmène où tu n’oses pas
Tentations entre tes bras, Je s’rai celle que tu voudras,
Chaque fois Je m’invite et te devine,
Dans ce clair-obscur intime, Viens où tu n’oses pas !
Ah, ah… viens où tu n’oses pas…
Ah, ah… viens où tu n’oses pas… Ah, ah… viens où tu n’oses pas…
Je t’emmène où tu n’oses pas,
Fièvre intense au bout des doigts J’aiguise mes instincts pour toi,
Basiques ! Comme personne ne l’imagine,
Dans mes regards, se dessinent
Des scènes impudiques Je t’emmène où tu n’oses pas,
Tentations entre tes bras,
Je s’rai celle que tu voudras,
Chaque fois Je m’invite et te devine,
Dans ce clair-obscur intime, Viens où tu n’oses pas !
Ferme les yeux même si tu dois perdre le contrôle,
Sans bruit j’me glisse et me blottis au creux d’ton épaule
Je m’invite et te devine, Dans ce clair-obscur intime,
Viens où tu n’oses pas !
Viens, viens, viens où tu n’oses pas…
http://www.dailymotion.com/video/x531je_lorie-et-la-sodomie_fun
http://www.youtube.com/watch?v=SbPAbsWAp-8
19 oct 2008 à 11:22
Lol ! Tout ceci me fait penser que pendant une soirée très très arrosée, je me suis lâchée sur le sujet un peu plus que de coutume…J’ouvre une parenthèse : en temps normal, je parle beaucoup de cul, mais je ne parle pas explicitement de ce que j’aime et de ce que je fais. D’ailleurs, c’est aussi le cas de mes amies : elles en parlent, mais elles ne disent pas ouvertement si elles le font ou non, si elles y prennent du plaisir ou non (pas que pour la sodomie, mais aussi pour la masturbation, la fellation, le 69, le cunnilingus ou autres…) : je trouve cela regrettable. Fin de la parenthèse.
Donc là, alcool aidant, j’ai déclaré ouvertement mon amour pour la sodomie et les claques sur les fesses. Bizarrement, les gens les plus « choqués» ne sont pas ceux auxquels j’aurais pensé de prime abord…(sinon y’a aussi la catégorie de ceux qui rigolent bêtement, ceux-là, je ne sais pas comment interpréter leur attitude…Gêne ? Pudeur ? Je respecte, du moment que je ne me sens pas jugée – et la plupart du temps, je n’ai pas l’impression que ce soit le cas. Tant mieux :)).
Bref, ton article m’a inspirée :D et me fait penser que, moi aussi, je devrais approfondir cette voie (désolée pour le mauvais jeu de mots).
19 oct 2008 à 12:33
@lili : http://www.spreadingsantorum.com/
19 oct 2008 à 13:45
egide j’aime bien lire tes commentaires.. ^^, tu lis quoi en ce moment ? [mode curieux inside]
19 oct 2008 à 14:03
En même temps, il faut être clair: la sodomie, c’est pas que psychologique, ça nous renvoie encore plus que le reste à notre biologie. Tu combines hémorroïde chez madame et grosse queue chez monsieur, et tu peux toujours rêver !!!
19 oct 2008 à 14:59
galibier59 se la monte à la Audiard :
Très bon ! ^^
19 oct 2008 à 15:33
‘faut reconnaître que celle-là est magistrale. A graver au fronton des mairies. :-D
19 oct 2008 à 15:46
Une question en rapport avec l’expo, tu y était dans qu’elle pays/ville ? J’aimerais visiter Bodies, mais je crois que rien n’est prévu en France pour le moment… De plus lors de l’expo a Lyon, la salle des foetus n’a pas été exposé au public, tu as vu celle-ci ?
19 oct 2008 à 16:46
>Egide moi j’aime bien ton texte, il m’a franchement excitée
19 oct 2008 à 18:34
@Nathan
Cette curiosité là, je la partage, souvent, j’essaye de lire le titre du livre qu’un(e) inconnu(e) transporte et lit. Quand je n’y arrive pas, je suis déçu.
Je lis La dernière fille avant la guerre de Chloé Delaume . J’aime beaucoup comme elle écrit.
Drame de princesse (ou La jeune fille et la mort) d’Elfriede Jelinek. Je suis fan de Jelinek.
@lili
C’est très gentil. Mais c’est la faute à Maïa, elle a un style pour aborder ces sujets avec sérieux mais sans gravité ni pathos qui permet la confidence et donne à penser.
19 oct 2008 à 19:39
@Noyse – Votre parole me touche. Un coin du voile relevé sur l’intimité du masculin. Ce n’est pas rien cette lucidité. Ce qui nous arrive à cet âge tendre dit-on, presque personne ne le dit avec simplicité comme vous.
19 oct 2008 à 21:53
Un coin du voile relève sur l» intimité du masculin ? pas vraiment… Je ne pense pas dévoiler mon intimité, et encore moins celle d’une identité sexuelle prédéfinie. Si je peux parler simplement, c’est au contraire dans la mesure ou je m’efforce de déchirer les voiles que constituent l’intimité et l’identité.
Mais je suis content de toucher quelqu’un.
20 oct 2008 à 9:27
je confirme la pudeur chez les hommes hétéro à parler de toucher rectal… mes amis réagissent par le refus le plus total, et si j’ai le malheur de dire que j’ai pratiqué avec mon homme, celui-ci devient tout rouge et ne parle plus, ou m’engueule.
Quant à la sodomie pour moi. Oui, mille fois oui, mais pas n’importe comment. Il faut de la préparation, être détendue et être excitée et stimulée.
j’ai déjà « dépucelé» plusieurs hommes à ce niveau, comme quoi finalement eux ne sont pas si nombreux à pratiquer non plus, même si ça les attire. Et en leur amenant le sujet délicatement, ils en parlent très ouvertement.
Je vais d’ailleurs initié mon nouvel amoureux prochainement, il faut juste trouver le bon moment pour moi…
Les après ne sont effectivement pas les plus sympa, mais la jouissance anale est assez forte et vaut bien quelques inconvénients…
21 oct 2008 à 1:09
Bon pas le courage de lire tous les comms, mais je rebondis sur un du mâle qui m’a interpellé, c’est étrange cette répulsion qu’ont les mecs à faire l’amour quand les femmes ont leurs règles. Alors que en vrai c’est quand même vachement bien.
21 oct 2008 à 11:26
De toute manière qui dit que les nonnes ne portent pas des ensembles aubade sous leurs uniformes?
21 oct 2008 à 15:39
Je me permet de jouer les emmerdeurs, mais testicules est un mot masculin. C’est encore à nous, non?
21 oct 2008 à 16:44
Et pourquoi n’auraient-elles pas droit au même pluriel poétique qu’amour, délice et orgue ?
Hummmm ?
Après tout… ;)
21 oct 2008 à 17:44
>Melle Je pense que tu as tort de faire l’amalgame entre sodomie et échangisme.Par contre sodomie et débauche oui, pourquoi pas, parceque c’est détourner un acte qui se fait plus naturellement par le vagin.Je pratique les clubs et je n’ai pas l’impression que la sodomie y soit plus pratiquée qu’ailleurs.C’est déjà assez compliqué d’échanger son partenaire pour ne pas s’aventurer d’emblée dans une sodomie à moins d’avoir un très bon savoir faire et une partenaire très complaisante!
21 oct 2008 à 17:54
>Déesse Ce qui fait fantasmer les hommes pour moi,c’est de voir les fesses exposées,peu importe l’orifice.Par contre,l’orifice anal apporte un « serrage» qui n’a pas d’équivalent avec la vulve et qui est très excitant.
21 oct 2008 à 20:30
Ahah, si j’avais su qu’on parlerait de Our Body ici ! C’est ma boîte qui co-organise cette expo à Lyon, et bon, on savait qu’elle allait faire polémique vu que ça a été le cas dans tous les pays par lesquels elle est passée. Et on a pas échappé aux commissions venues enquêter sur l’expo avec tout un tas d’expert, mais rien n’a été avéré pour faire arrêter cette expo… et y’a pas eu besoin de pression chinoise pour ça :D
A titre personnel je ne l’ai pas trouvé « malsaine» … OK, après avoir vu les organes génitaux, j’étais pas pressé de me retrouvé en situation « d’oral sex» . :) Je l’ai même trouvé assez intéressante, bien que la médecine et le corps humain n’est jamais été mes préoccupations principales.
Sinon, mon point de vue sur la sodomie : déjà, je pense que c’est une pratique qui demande une certaine maturité sexuelle. Pour que ça se passe bien, il vaut mieux éviter de tenter le coup à son 3ème rapport. J’ai eu l’occasion d’expérimenter avec 3 partenaires différentes (dans le cadre de relations déjà très complices), et 2 sur 3 ont clairement pris beaucoup de plaisir (à combiner avec des caresses sur le clitoris pour avoir l’effet optimal !). Je vais pas cacher que de mon côté, c’est clairement ce petit goût d’interdit qui rajoute du piquant à la pratique. Y’a de fortes chances pour que le jour où ça deviendra aussi courant que la missionnaire, ça me fasse un effet moindre.
21 oct 2008 à 20:31
Désolé pour les fautes, on peut pas éditer, je me relirai la prochaine fois :(
21 oct 2008 à 22:02
Agnès Giard s’est offusquée, à juste titre qu’une explication scientiste et superficielle cache mal une position morale concernant le fantasme du sexe avec plusieurs partenaires.
On peut considérer pour l’exposition Our Body que les prétentions scientistes, l’édification des foules par le spectacle d’écorchés réalisés avec des cadavres humains, cachent mal l’exploitation commerciale morbide d’une légitime curiosité.
J’avais mis un lien vers une page dévoilant les dessous de cette exhibition, sans commentaire aucun afin de ne pas lancer une polémique qui n’a vraiment pas sa place sur ce blog.
C’est dommage que Ghana, partie prenante dans l’affaire n’ait pas respecté une certaine réserve et a cru bon de nous imposer un avis totalement hors sujet.
Tant pis, c’est dit.
21 oct 2008 à 22:57
69 réactions. Rire stupide derrière mon pc.
Rohhh
22 oct 2008 à 9:07
Et que faisais-tu derrière ton pc, hein ? ;)
22 oct 2008 à 10:28
@egide : c’est vrai que ton lien sans commentaire (!) vers un site tout à fait neutre était un modèle de réserve :)
Et loin de moi l’idée de lancer un débat, je donnais juste un avis vu de « l’intérieur» . Si ça peut te rassurer, je suis nullement à l’origine de la venue de cette expo.
Et je préfère définitivement des réactions et un débat sur la sodomie que sur cette expo, quand je viens sur Sexactu, c’est pas trop pour parler boulot ! :D
22 oct 2008 à 13:01
@ghana
Le lien est fait pour « sortir» du blog. Justement pour n’avoir pas à en discuter ici. Je le maintiens et donc ne verse pas dans la polémique.
Mon commentaire précédent évoque ce versant de l’érotisme que Pascal Quignard a interrogé dans son livre sur l’art Le sexe et l’effroi. Sur ce blog, les rédacteurs défendent un érotisme joyeux, les plaisirs du corps, c’est en quelque sorte l’héritage de la Grèce antique.
Il existe aussi un érotisme effrayé, fasciné, toujours proche de la mort et de l’angoisse qui nous vient de notre héritage de la Rome antique et qui est prégnant en Europe d’autant que la chrétienté a relayé ce principe de la sexualité considérée comme un traumatisme mortel.
J’en ai donné quelques exemples qu’on peut examiner grâce à des liens externes à ce blog car on est aux limites des sujets traités ici.
Maintenant, la sodomie nous rapproche sensiblement de la sexualité tourmentée, dans le sens où se joue un rapport au moins symbolique de domination et le risque de souffrir en la pratiquant est réel. La domination doit n’être qu’un jeu de rôle qui n’engage pas les personnes qui s’y livrent, la douleur ne doit pas participer du plaisir de celui qui la provoque. Si on s’exalte de franchir un interdit, il y a des chances de se trouver du côté obscur de la sexualité qui glorifie de se livrer à des perversions, un peu comme Sade l’écrivait ou bien Georges Bataille qui décrivait les joies mauvaises de la dépravation.
La joie et le plaisir doivent venir de l’absence de honte et de culpabilité et de l’adresse des partenaires à éviter de se faire mal ou de s’avilir.
Quignard remarque que les romains n’emploie par le terme grec de phallos pour désigner la verge turgescente mais l’exprime par fascinus d’où dérive le mot fascination. Quand le plaisir de regarder un corps nu et désirable devient voyeurisme hyptonique alors on est passé d’Athènes à Rome, de la joie à la mélancolie. L’excitation n’a pour but que de faire se lever le pénis gorgé de sang.
Ces deux visions de la sexualité se côtoient en permanence et sans s’en rendre compte, on passe facilement de l’une à l’autre, en général du meilleur vers le pire, de la lumière à l’ombre.
Pascal Quignard dit encore que les romains glorifiaient le sexe dressé actif et avaient en horreur les attitudes passives de l’amour charnel. Paradoxalement la pulsion scopique (la curiosité insatiable qui ne contient pas l’envie impérieuse de voir) est l’une des formes de la sexualité passive. La fascination est souvent suivie de culpabilité et de honte.
22 oct 2008 à 15:06
Ah ? pourquoi ?
« Les jouissances permises peuvent-elles se comparer aux jouissances qui réunissent à des attraits bien plus piquants, ceux, inappréciables, de la rupture des freins sociaux et du renversement de toutes les lois ?»
Moi j’aime bien ça.
22 oct 2008 à 15:33
Les deux ne sont pas incompatibles, au contraire.
(’tin, ça part en forum, ce blog ! ^^)
22 oct 2008 à 16:52
>Les jouissances permises
La seule permission dont il serait question, c’est l’approbation de chaque partenaire.
> la rupture des freins sociaux
De quels freins s’agissent-ils, ceux du paravent des conventions et des stéréotypes ? Des convenances, des interdits du type tabou ?
>le renversement de toutes les lois
Quelles sont ces lois à renverser, celles des règles de morale ou bien celles du code pénal plus dangereuses à contrevenir ?
Je crois que nous avons nos propres réticences intérieures, celles-là valent le coup de tenter de les outrepasser. C’est autre chose lorsque notre désir se rapproche très près de l’un de nos fantasmes, notre personnalité même est en jeu, ou celle du partenaire, il y a une sorte de menace qui peut nous atteindre, est-ce que cela vaut la peine de tenter d’aller au-delà de ce que nous pouvons supporter et faire subir ?
22 oct 2008 à 19:31
>Le libre consentement est un mythe. Le consentement est, en m’excusant d’avance de cette banalité, une construction.
L’approbation de chaque partenaire fait entrer en question toutes les autres permissions, et toutes les interdictions associées.
>Tous ceux qui limitent tes désirs.
>Toutes les lois, car tous les interdits se renforcent mutuellement…
Ca n’en vaut probablement pas la peine. Si vraiment la menace de la sexualité devient existentielle, alors plus rien ne vient justifier ce genre d’équivalence. Mais le désir est toujours la, et la peine me semble plutôt se trouver dans le quotidien plutot que dans le fantasme. Ça devrait suffire pour aller toujours un peu plus loin.
22 oct 2008 à 21:49
@Belly
Se pourrait-il de trouver quelqu’un de vraiment sadien(ne) ?
Alors vous pensez que le crime est impuni ? Probablement vous avez raison en ce qui concernent la plupart des violences sexuelles. Vous m’excuserez cet aspect vintage très sixties auquel je m’attache d’une pratique de la sexualité émancipatrice pour tous les partenaires.
C’est utopique ? J’en conviens.
Par contre pour le fantasme, je maintiens que de le braver est vraiment destructeur du self. J’en parle en connaissance de cause.
Merci de votre tranquille contradiction, c’est tellement plaisant de n’être pas d’accord ! Je suis heureux de ne jamais convaincre.
22 oct 2008 à 22:49
Je ne pense pas qu’il existe encore en europe quelqu’un qui puisse être décrit comme « vraiment sadien» . Ce serait un anachronisme. Les idées ont évolué, la morale et les lois aussi, lui même a été divinisé…
Je ne récupéré de lui que quelques jolies formules.
Non, pas besoin de Sade pour deviner que le sexe ne peut etre émancipateur que lorsqu’il est totalement débarrassé de son « cote obscur» comme tu l’appelles. Rien n’est dégradant, rien n’est avilissant. Le plaisir n’a pas besoin de prétextes, il n’apporte ni le bonheur, ni aucun progrès ou recul moral. La sexualité n’est pas un diner de gala… sauf si on s’y attend.
Les violences sexuelles impunies sont souvent dans ce cas : réduites a un échange d’humiliations dans un groupe humain isolé, temporairement ou non. Il ne doit pas etre facile d’y trouver un fantasme, pour aucune des parties. Revanchardisme et frustration, peut etre. Le sexe peut etre criminel sans etre amoral, ni bien sur libéré.
Quant a la punition, elle n’empêche ni le refus ni la révolte.
Pourquoi ne pas être plus précis sur cette destruction du self ? tu m’as l’air d’être en bon état.
23 oct 2008 à 11:36
Je voudrais que vous ayez raison. Malheureusement, ils existent au contraire ces « sadiens» comme vous le dites. Ils sont ces « touristes sexuels» qui vont aux Caraïbes et surtout en Asie et particulièrement en Thaïlande, pays qui s’est spécialisé dans l’offre de services sexuels tarifés. Je crois que cela se passe d’autres commentaires. Michel Houellebecq est notre Sade d’aujourd’hui, il est beaucoup lu et très au 1er degré.
(http://bibliobs.nouvelobs.com/2008/02/07/extension-du-domaine-de-houellebecq)
Si on lisait plus Sade qu’on ne le vénère, on aurait de la lucidité. La sodomie est une pratique répandue dans toute son oeuvre et principalement dans son chef d’oeuvre Juliette ou l’infortune de la vertu (http://www.sade-ecrivain.com/vertu.htm). Le principe de ce plaisir est simple, c’est celui de la domination. Les souffrances et les douleurs sont des artifices d’écrivain pour rendre encore mieux la joie d’être le maître.
Et je crois que ce trait de caractère est prédominant dans la sexualité ordinaire avec l’acceptation de la soumission.
C’est sans doute pour ça que les filles parlent peu ou pas de pratiques qui seraient l’aveu qu’elles jouent avec l’érotisme de la servitude même feinte et provisoire comme lors d’un rapport sexuel qui ne remet pas en cause ni leur liberté ni leur indépendance.
Jouer avec les images et les symboles, c’est un peu croire que l’on transgresse. On pense braver des interdits parce qu’on se livre à des actes sexuels qui figurent dans le catalogue des pratiques proscrites qu’a fait, il y a longtemps, l’église catholique. Ce qui devrait être démodé de Sade, c’est le goût du blasphème. On le retrouve pourtant dans ce piquant que représente le plaisir de la transgression et l’impression qu’on a de franchir des limites même si on le fait avec l’approbation du partenaire acceptant notre scénario du désir.
C’est extrêmement subtil de compter sur les fantasmes, d’abord parce qu’ils sont inexprimables. Il faut énormément d’intuition et de l’attention à soi et à l’autre. On a jamais de certitude. Essayer un point, c’est tout. Souvent cela ne marche pas. On ne sait pas pourquoi. Simplement le fantasme n’était celui qu’on croyait. La plupart du temps la mésentente provient de ce désaccord non pas des désirs mais des fantasmes sans qu’on sache si la similude de l’acte et du fantasme effraye ou bien ce qui se fait contraste trop avec le fantasme.
Si on réalise un de ses fantasmes, c’est le plus souvent par hasard. On le recherche rarement. C’est donc à posteriori qu’on se rend compte d’un problème éventuel. Si le self est touché, il n’est pas anéanti. Et puis ce qui a été détruit ça se reconstruit assez bien.
Plus précisément, je vous propose de lire La pianiste d’Elfriede Jelinek ou de regarder le film (même titre) qui est vraiment bien avec Isabelle Huppert (scénariste Michael Haneke)
http://www.cadrage.net/films/pianiste/lapianiste.html
La fin est réaliste, on en sort vivant et quelquefois plus libre.
je ne vois pas ce que je pourrais dire de plus.
On ne peut pas dire que la violence sexuelle n’a lieu que dans les périphéries de la société que sont les marges interlopes des déviant(e)s. On croit alors que que les pervers(e)s sont des grand(e)s malades, qu’on n’est pas comme ça. Rien de plus dangereux, pour les femmes surtout, d’ignorer la violence sexuelle ordinaire, acceptée, impunie, ne serait-ce que le harcèlement. Pour cela, l’arme la plus ordinaire c’est le regard, l’autre, c’est la parole.
C’est pour ça que simplement discuter de la sexualité est un exercice attrayant pour peu qu’on ait conscience d’une parole sur le fil. Il y a le risque des désirs vertigineux, des mots impudiques qui nous échapperaient. C’est aussi un plaisir la conversation. Lamiel, personnage féminin de Stendhal dit que Ce qu’elle aimait par-dessus tout, mieux que l’amour, c’était une conversation intéressante.
Quoi de plus intéressant que de parler de sexe ?
(Oui, oui, je sais vous voulez dire que le faire c’est mieux)
24 oct 2008 à 21:27
Je n’ai pas beaucoup lu houellebecq… je ne sais pas quoi en dire.
Mais de tout ce que j’ai lu de Sade, rien ne semblait pouvoir se comparer a la prostitution infantile organisée et au tourisme qu’elle suscite. Les seules prostituées qui ont la parole dans ses romans sont autonomes, pour leur plaisir et pour leur avenir matériel, puisque le vice y est récompense. Les fantasmes aristocratiques de sade ne s’arrêtent pas sur les formes quotidiennes de l’exploitation.
Justine et ses infortunes non plus. Les perversions que l’on exerce sur elle sont soit gravement destructrices soit motivées par ses indignations et ses idées du bien et du mal. La soumission n’est pas recherchée, ou bien moins que la destruction. La sodomie n’y est pas une pratique humiliante ou dominatrice; quand elle est justifiée, c’est avant tout par la misogynie des tortionnaires qui méprisent les traits féminins, et non pour son caractère humiliant. En tant que pratique physiquement peu dangereuse, elle est neutre. Les tortionnaires en question ne se privent d’ailleurs pas de la pratiquer entre eux, bien qu’ils se considèrent égaux.
Ce qui la rend intéressante, mais au même titre que toutes les façons existantes de violer Justine, c’est que sa vertu en fait une pratique destructrice.
Je pense moi aussi que la sodomie n’est pas, ou du moins pas plus qu’un autre rapport, liée a un désir actif ou passif de soumission. Briser les interdits, sans aucun doute. Mais la soumission n’est pas un interdit. Si il est insultant d’etre comparée a une prostituée (ce n’est pas une insulte utilisée au masculin), ce n’est pas a cause de la contrainte plus ou moins forte qui pese sur les prostituees. Même chose pour la sodomie. La contrainte, c’est un élément normal de la sexualité hétérosexuelle, tandis que la sodomie n’en est pas un.
Je n’ai jamais vérifié, mais je pense qu’il est beaucoup plus acceptable socialement d’aimer les fessées ou les menottes, que d’aimer la sodomie.
Le blasphème n’a pas disparu simplement parce que la séparation de la sexualité d’avec la vie quotidienne, ou elle pourrait échapper a sa valeur morale, existe encore.
Sur la pratique des fantasmes, je n’ai pas de certitudes. Une expérimentation systématique de mes fantasmes me demanderait une implication trop importante dans ma propre vie. Je lirait peut être le livre, mais je n’aime ni isabelle huppert ni michael haneke (exception faite de benny’s video et de funny games, bien sur)
En tout cas je suis bien d’accord sur l’omniprésence d’une violence sexuelle ordinaire, qui justement est exercée systématiquement, et dans une jouissance triste au mieux. S’il faut s’armer contre, la joie me semble plus efficace qu’un simple regard sévère.
Et les personnages de sade, encore lui, peut etre est il temps d’avouer que ma culture littéraire ne peut se comparer a la tienne, parlent de sexe tout en en jouissant. Il est probablement vrai que la modernité est caractérisée par la séparation a tous les niveaux d’existence.