- Salut, vieux pervers. Alors comme ça tu es excité par les nanas qui lisent le Courrier International spécial médecine du futur (very interesting), aux heures de pointe sur la ligne 10 ?

- Bah je regardais par-dessus ton épaule…

- Oui j’ai bien noté, pendant quinze stations de suite c’était difficile de ne pas remarquer.

- … et tu lisais un article sur le Viagra. Tu t’es même arrêtée pour souligner un passage. C’est là que j’ai commencé à presser ma cuisse contre la tienne.

- Ce que je trouve hallucinant, c’est que ça ne m’arrive que quand je me trimballe en jean – pull. En talons aiguille aucun vieux pervers ne vient se frotter.

- En talons tu serais trop sexuellement agressive. Les gens comme moi préfèrent les filles qui ne s’assument pas trop, celles qui ne feront pas d’esclandre. Là je t’ai pris pour une étudiante, c’est pour ça que je voulais savoir si tu descendais à Jussieu. Tu noteras que je n’ai pas insisté.

- La main sur l’épaule et la caresse sur la cuisse avant de partir, c’était quand même pas tout à fait indispensable. Surtout à ton âge.

- Qui ne tente rien n’a rien.

- J’avoue que sur le moment, complètement concentrée sur mon magazine, je m’en foutais grave. Ma cuisse s’en remettra. Je ne l’ai même pas perçu comme une agression, juste comme un non-événement absolu. Je me suis même dit que si tu dormais mieux ce soir après m’avoir caressée furtivement, pourquoi pas.

- Alors pourquoi maintenant tu me fais parler sur ton blog ?

- C’est quand tu es descendu du métro que j’ai réalisé que j’aurais pu être une gamine de quatorze ans ou une femme violée. Et là, ça n’aurait pas du tout eu la même signification. Etant donnés les chiffres des agressions sexuelles à Paris, tu avais une chance sur dix (minimum) de blesser énormément la personne. C’est beaucoup. Et tu avais une chance sur un million de tomber sur une sexblogueuse de bonne humeur.

- T’aurais fait quoi ? Un scandale, pour si peu ?

- Je pense que j’aurais dû, oui. Par solidarité avec un tas de femmes que je ne suis pas et que j’aurais pu être : les timides, les traumatisées, les battues, les trouillardes, les rescapées, les prudes, et bien sûr les fétichistes de la cuisse.

- Alors c’est quoi la sentence ?

- Un article sur mon blog. La vindicte publique. Bon, ok, ma vindicte à moi, après coup, donc trop tard. Mais que je ne t’y reprenne plus.

À lire aussi :



  1. Aldones

    Je compatis envers toutes les femmes victimes de vieux pervers.

    Cela dit il y a une injustice flagrante, je n’ai jamais eu le droit à une perverse qui viendrait me caresser la cuisse dans le métro :p

  2. geekette_psychopathe

    …. ça me rappel quand j’ai pris le train il y a quelques années… même scénarios, un vieux pervers qui lis par dessus mon livre (en anglais plus est) et essais d’entamer la conversation. Moi qui précise que je me rend CHEZ MON PETIT AMII (histoire que le message passe bien) mais rien à faire ….. Le vieux me complimente “c’est sexy les bottes avec la jupe” , “vous faites quelle taille de collans ?” (pourquoi vous voulez les mêmes ? ) …. Moi qui regarde d’un air supplicatif le mec en face genre “dit quelque chose, débarrasse moi de lui pitiiéééé” et le vieux viscieux qui finit par me mettre la main sur la cuisse. Regard outré de ma part, je lui demande TRES fort de “bien vouloir enlever votre main de ma cuisse merci ” (je suis bien élevée, je préviens avant de baffer)

    Ce qui m’a le plus énervé ce jour là : les deux autres personnes en face de moi qui assistaient à la scène et n’ont rien dit, rien fait mal grès mes regards de désarrois (j’avais tout juste 18 ans à l’époque). Ca fait peur de voir à quel point les gens n’en ont rien à foutre … Moi je vois une jeune fille dans cette situation je ne peux m’empêcher d’agir. Ou peut être pensaient ils que je l’avais cherché, et que ça m’apprendra à me mettre en jupe et bottes (bottes militaires coquées au bout, LE truc pas sexy sauf pour les fétichistes de lara croft)

    L’indifférence des gens dans le métro/tram/train/bus fait parfois vraiment peur ….. :(

  3. Abstrait ≠ Concret

    Egalement disponible en version vieux pervers homosexuel en costard cravate.

  4. ashera

    le pire qui m’est arrivé c’est à Londres. à 6h du matin je rentrais d’une soirée bien arrosée et je n’étais pas très fraiche. je prend un taxi. je me rend compte une fois qu’on a démarré qu’il n’y a pas de compteur… hum louche. j’avais demandé au chauffeur de me déposer à un arrêt de bus car j’étais fauchée et je devais faire 30min de trajet en plus. il m’a dit que je n’avais pas besoin de prendre le bus, que ca lui ferait plaisir de m’accompagner là ou j’allais et qu’il ne me ferait pas payer… après tout “une belle fille comme toi, y a moyen de s’arranger” m’a-t-il dit en me scruptant de la tête au pied… au secours !!! j’ai sérieusement hésité à me jeter du taxi… 2 min plus tard il m’a bien laissé à mon arrêt de bus, fiu. j’ai tout de même eu une sacrée trouille !

  5. BenReilly

    Dans ces moments là que je suis content d’avoir un pénis.

  6. Ultima

    Drôle de lire ça alors que justement je vais déposer plainte d’ici peu contre un infâme cloporte qui a osé me peloter contre mon gré dans le bus (je suis mineure!).

  7. éric

    Ouaip, je confirme, Abstrait ≠ Concret
    17ans… du stop en rentrant des cours… une Jaguar… mais “cool” le type (pas à traverser de zone déserte, heureusement)… il comprend vite que ça ne marchera pas et me ramène en silence jusque chez moi (ambiance tendue mais j’ai au moins pu profiter du V6 de la Jag’…).

    Maintenant que le “vieux pervers” c’est moi, chaque fois que je croise les yeux d’une jeune fille ou d’une femme ravissante, j’embraye aussitôt sur cette histoire et ça me calme.
    Parfois j’ai pas le temps d’embrayer que le regard de la demoiselle m’a déjà éclaboussé de son mépris.
    Comme un jet d’acide.
    Bobo.

    En fait, j’assume mal mon “perverpépérisme”.
    C’est nul d’être comme ça. Mais on ne se refait pas. On se cache. On a toujours un journal à “lire” dans le métro ou le bus… Chez soi on lit des blogs… ^^

    Parfois j’ai l’impression d’être un vieil animal de cirque, apprivoisé et autorisé à errer parmi la population…
    Parfois j’ai l’impression de sentir le loup-garou s’ébrouer…
    Parfois, je crois que ce salopard de hasard fait rien qu’à me mettre des jouvencelles dans le champ de vision, comme ça, pour tester la vieille bête…
    Aaaaarghh !

    En plus, impossible d’invoquer la moindre justification !

    Enfin… jusqu’ici, la tour est sous contrôle mais méfiance : le fou s’agite…

  8. Oxymore

    Vous en faites vraiment tout un plat, c’est dégradant pour vous même. A le crier sur tous les toits, vous cachez mal cette espèce de fierté : “moi aussi, maintenant, je fais parti des JOLIES filles JEUNES qui se font un peu dragouiller dans le métro ! Mais puisque je suis neo-féministes à la fierté mal placée, je me dois d’avoir un air dégouté ; et puis ça se passe comme ça dans les films américains !”.

    Je suis d’une génération à l’italienne qui ne pense pas que la drague soit une agression, c’est une forme de sociabilité entre les sexes. Ce n’est pas non plus les prémices à un viol, la preuve, vous êtes entière …

  9. Lily

    Oxymore, je crois qu’il faut faire une distinction entre la drague et ce genre de choses.
    Un mec qui vient me raconter des trucs lourds mais qui respectent certaines distances, je le laisse causer et j’en rigole après avec des potes. Un mec qui pose sa main sur ma cuisse alors qu’on ne s’est jamais parlé avant, il prend un pain sans avertissement.

  10. Daria

    Et c’est pour éviter de m’écraser contre la vitre du bus quand un type s’approche trop près, ou de me barrer toute humiliée quand un autre type décide de marmonner des trucs en scrutant mon décolleté que j’ai fini par prendre des cours d’autodéfense.
    Où l’on apprend à poser ses limites, et à les signifier à ceux qui les dépassent pour nous tester.

    http://elisedaria.canalblog.com/tag/autod%C3%A9fense

  11. Meï

    Hey, je proteste avec véhémence! (oui, carrément)
    Toutes les étudiantes ne s’habillent pas en jean et basquets ! *regarde avec amour sa collection de chaussures*

    Sinon, étant parisienne, je commence à être habituée aux vieux crades… Suffit d’être entraînée… (et de savoir faire un regard qui dit “tu me retouches je t’éclate la tête contre la vitre”)

  12. dragrubis

    Ouais quand on est ensemble dans le RER en générale c’est moi qui balance ce regard a ceux qui regarde ma nana (oui oui juste un regard insitant…) Jusqu’à maintenant aucun n’a été plus loin…

    Sinon moi j’ai jamais été attenté, même du regard :(

  13. Simon

    Je hais profondement ce genre de personnage, c’est le pire manque de respect possible, et si j’etais une fille je ne saurais vraiment pas comment reagir, ce qui me destabilise enormement. Quelle est la meilleure solution dans ce genre de cas ? Faire peter le scandale ?
    Et l’etape juste avant, la “drague LOURDE” , genre le mec qui va faire des sales insinuations, qui ne va pas s’arreter malgre tout les refus, et qui continue a s’aventurer de plus en plus loin, qui insiste, est vraiment quelque chose qui m’insupporte particulierement, surtout par ceux qui profitent d’etre plus ages, ou qui ont bien plus confiance en soi que la personne qu’ils draguent (et ils le SAVENT). Et encore une fois, que faire dans ces cas la ? comment envoyer ballader proprement le connard ?
    Quand j’en parle avec des amies elles me disent qu’elles ne savent jamais trop quoi faire..
    Any suggestions ?

  14. Edyh

    J’ai une reponse a oxymore qui convient aussi pour simon.

    Deja, oxymore, la plupart des victimes de viols restent entieres. Cela peut donc tres bien etre les premices d’un viol, ou non. Il faut eviter d’exagerer la dimension destructive du viol a ce point, et d’en faire quelque chose d’absolument incomparable avec les rapports humains quotidiens. Ca tend a decourager d’avance la resistance lors d’une aggression.
    Mais ce n’est pas vraiment la question.
    Je pense que les vieux pervers n’ont pas a priori de raison de se priver de caresser une personne qu’ils trouvent attirante. Si il n’y a aucun dommage physique significatif, et si la personne en question estime que cela est intolérable, c’est de sa responsabilité. Meme chose pour la drague lourde.
    Mais les desirs sexuels ne sont pas si differents des autres envies qu’on peut avoir par rapport a une autre personne. Si je comprend le desir des vieux pervers de toucher quelqu’un, je comprend aussi l’envie que quelqu’un peut avoir de frapper un vieux pervers. La caresse est legitime, la gifle aussi.

    Ou plutot, j’ai autant de mal a comprendre ce qu’on peut trouver d’intolerable a ce genre d’attouchement, que ce qu’on peut trouver d’intolerable a une repartie violente (scandale, gifle ou plainte).

  15. beleneglorion

    [avocat du diable]
    Moi je me demande qu’elle aurait été la reaction plutôt si au lieu d’etre un vieux pervers ca aurait été un Clooney/Gere/Pitt (choisissez votre sex symbol masculin) qui avait posé sa main sur votre cuisse mes dames

    apres tout qu’on ai 14 ou 90 ans, beau ou moche on est toujours des hommes avec des hormones qui travail.
    [/avocat du diable]

  16. Déesse

    J’ai eu un gars lourd dans le train une fois, dans la vingtaine bien entamée, pas un tête de pervers. Mais non on me touche sans autorisation, il s’est pris une gifle en travers le visage.

    Et pis merde quand j’ai la libido qui me titille je tripote pas le premier mec qui passe. La retenue ça s’apprend.

  17. ralphy

    Je note avec intérêt que la plupart des écrivains et scénaristes omettent de tenir compte de l’intellect de leurs héros. Par exemple, dans les films ou les séries télévisuelles, la plupart des meurtriers en série ont une intelligence supérieure à la moyenne, et la plupart ont une attitude ou une manière de parler qui n’a rien à voir avec ce que l’on peut découvrir dans les émissions de faits divers, où l’on a alors à faire, parfois, à des animaux dont le QI frôle la débilité.

    Ici, tu présentes ton agresseur comme un homme à l’intellect supérieur à la moyenne et une formation ou du moins expérience littéraire poussée. Est-ce vraiment l’image que tu te fais de lui ? Il est instruit et éduqué et malgré cela, il agresse des jeunes femmes sans se soucier d’elles, pour son seul plaisir pervers, en bon psychopathe qu’il est ?

  18. ralphy

    @Edyh : Ce qui est intolérable pour les attouchements sexuels non consentis et faits par surprise, c’est qu’il s’agit d’agressions perverse. Par “agression”, j’entends qu’il s’agit de pénétrer dans l’intimité d’une personne, à savoir son plaisir, associé au plaisir sexuel. Par “perverse”, on entend ici que cette agression provoque du plaisir à l’agresseur au détriment du bien être de sa victime. La victime ainsi agressée n’a rien demandé, elle, et certainement pas à être agressée sexuellement, fut-ce une caresse de la cuisse ou une main sur l’épaule. Pire, cette personne risque de faire l’amalgame entre intimité, sexualité et agression. Cela l’empêchera peut-être d’éprouver du plaisir, du plaisir sexuel. Bref, pour une caresse déplacée, et le plaisir du pervers, c’est — outre l’agression en elle-même — le plaisir de la victime qui se transforme peut-être en cauchemar.

    Maintenant, quant à la violence d’une gifle, elle est attendue par le pervers, en retour à son agression initiale qui, elle, n’est absolument pas attendue ni désirée. La victime de l’agression sexuelle ne demande pas à être agressée et n’accepte pas par avance de se faire agresser à chaque fois qu’elle monte dans une rame de métro. Aussi, la gifle n’est en aucune façon comparable à l’agression sexuelle subie par la victime.

  19. Lâm

    Hahahaha, j’adore.

  20. Naïs

    Ce n’est peut être que l’avis insignifiant d’une “néo-féministe à la fierté mal placée” mais certains ici feraient bien d’aller s’enterrer six pieds sous terre.

    De la fierté mal placée, le fait de se faire caresser, peloter, tripoter, par un parfait inconnu dans les transports en commun ? De la “dragouille”, ça ?

    Ce qu’il y a d’intolérable dans le fait de se faire tripoter dans le métro ? Ralphy l’a déjà expliqué bien mieux que je ne pourrais le faire. On est des Hommes (avec un grand H) en partie parce qu’on sait contrôler nos pulsions non ?

    Si on ne s’offusquait pas d’une simple caresse d’un inconnu dans le métro, on pourrait autoriser les (vieux ou pas) pervers à mettre les mains dans les sous-vêtements des collégiennes/lycéennes/plus âgées. Après tout ce n’est qu’une “forme de sociabilité entre les deux sexes” ?

    Tss…

  21. Saru
  22. Maïa

    Ralphy > absolument. Le mec était débile. Mais moi, ça ne m’empêche pas de réfléchir à ses motivations et pourquoi sur le moment, il préférait tenter le coup sur ma cuisse et pas celle de la femme en face.

    Pour ceux qui pensent que je mérite > MAIS BIEN SUR. Je suis tellement désespérée de la laïfe que c’est mon rêve d’avoir un vieux mec obèse de 60 ans qui me prouve que je suis jolie, c’est évident que de la part de gens comme ça, c’est rassurant, valorisant et réaliste. Donc non. Mais bien tenté :)

    Je ne peux pas m’empêcher de comprendre ceux parmi vous qui ont des réserves quant à ce billet. Je décide de parler de quelque chose qui pour moi ne signifie rien, pour celles pour qui ça signifie quelque chose. J’en fais tout un plat ? Je n’ai pas la science ultime mais je crois que de temps en temps, ça vaut le coup d’en parler. Comme tranche de vie d’une Parisienne à mi-temps. Et je vous jure que je n’exagère rien.

  23. Justine

    J’aime beaucoup ton article Maïa… tout y est, la tonalité est juste, l’histoire est au niveau où elle doit être, peut-être juste le sentiment d’agression est plus important que ça, même pour une bloggueuse sexe

  24. le_butch

    ca me rappelle la derniere soiree pendant laquelle une fille disait a qui voulait l’entendre qu’elle adorait mater les fesses du frere de sa meilleure copine, elle trouvait ca super liberee de le faire sans se cacher, et 1h apres quand un gars moche vient lui dire qu’il trouve ses fesses charmantes, elle crie au pervers…
    quand j’ai fait remarquer qu’une heure plus tot elle disait la meme chose et que par consequent elle etait une perverse, tout le monde riait… sauf elle…

    de la meme maniere, quand un moche drague gentillement c’est un pervers. et un beau drague lourdement c’est un tombeur…
    de plus malheureusement la notion de beau/moche est inherente a chaque individu… alors le pervers de l’une est le tombeur de l’autre :-/
    bref les hommes ne savent jamais vraiment sur quel pied danser…

    pour moi, mesdames, tous ont leur chance et ont raison d’essayer, s’ils ne le faisaient pas vous seriez à 99% celibataires.

    en plus, je ne sais pas si vous vous etes regardees en train de draguer (pour les 1% qui le font), c’est du lourd heavy metal… vous n’avez rien a envier aux gros lourdeaux de fin de soiree !
    et ne parlons meme pas des celibataires de plus de 25 ans qui cherchent un mari-futur pere a tout prix…

    geekette_psychopathe> clairement je n’aide jamais une personne qui ne m’en fait pas une demande explicite ou si son integrite physique est clairement en danger. (une femme au meme titre qu’un homme)
    ma copine qui se fait importuner en soiree, je la laisse gerer tant qu’elle me demande rien. comment elle faisait avant de me connaitre ?? et comment elle fera quand on sera plus ensemble ? elle se debrouille seule, c’est une grande fille independante ^_^ par contre a partir du moment ou elle me fait comprendre qu’elle a besoin de moi, je suis present pour elle, mais jamais avant: ca serait ne pas la respecter que de le faire et je pense qu’elle m’en voudrait.

    vous avez voulu l’egalite alors il vous faut vous defendre par vous meme. il ne faut pas faire chier son monde pour une egalite et apres pleurer parce qu’on vous considere comme nos egaux. bienvenue dans un monde d’egalite des sexes ^_^

  25. Déesse

    entre regarder et toucher il y a une énorme différence

  26. Peppy

    Aaaaaaah, j’adore ton blog, je te chéris Maïa!
    J’aurais une pitite, pitite (GROSSE) demande à te faire… Est ce que je pourrais m’étendre plus sur ton adresse mail… J’ai pas trop envie d’embêter les autres sexeuses en m’étendant avec une histoire qui n’a rien à voir avec l’article.
    Besos.

  27. le_butch

    lol quand je lis les mots agression pour une main sur une cuisse, ca me fait doucement marrer. dans mon precedent job, j’ai eu vent de pires horreurs que jamais je n’aurais pus envisager/imaginer/inventer… je peux juste vous dire que votre vie est bien rose et idyllique, profitez en ! et ne changez surtout ni de quartier ni de pays ^_^

  28. Déesse

    sous prétexte qu’il y a pire ailleurs, on ne devrait donc pas s’offusquer de se faire tripoter sans autorisation??

    C’est sur qu’il y a toujours pire ailleurs mais c’est pas pour autant qu’un mec a le droit de me toucher sans autorisation. Bon après tant pis pour lui, moi je tape et je mords.

  29. Le Mâle

    mince je viens d’apprendre que je suis entouré de perverses qui me touchent sans me demander mon consentement …mdr

    plus sérieusement, moi ce que je trouve fatiguant c’est qu’on parle sans arrêt des délinquants sexuels, on dépense des millions pour les diaboliser, les éviter, les mettre en prison le plus longtemps possible…mais jamais on se demande pourquoi ils sont devenus pervers et encore moins qu’est ce qui fait que notre société les a fabriqués.

    alors moi je pose une question simple: pourquoi pratiquement personne se demande “pourquoi ?”

  30. L&na

    Parce que ceux et celles qui se demandent pourquoi et qui ont des réponses, ce sont des féministes et qu’elles et ils sont jugés ridicules de dénoncer une “forme de sociabilité entre les sexes”.

    Sinon j’aime beaucoup ton article Maïa qui montre une valeur essentielle du féminisme : la solidarité.

  31. The Moldovan

    Y a différence entre sociabilité entre les sexes et non-respect des formes de sociabilité.

    Un mec agé ou pas qui drague une femme en respectant les codes de bonne conduite, même si il est lourd n’offusquera pas la cible de ses stratagèmes “amoureux”.

    Mais une personne qui rejettent toute forme de modus operandi social, et qui par son comportement pousse “la victime” à se sentir “agressée”, dans le sens “opprésée”, ne doit pas se faire dédouaner aussi facilement.

    Le contact physique aussi “futile” qu’une main sur la cuisse, reste une violation de la liberté de disposer de son corps.

    J’exagère un peu, et j’enjolive mes phrases avec un vocabulaire ampoulé, mais en gros faut arrêter de chier dans la colle et remettre le pervers à sa place. ;)

    – Faut que j’arrête de taper des comptes-rendu en trainant sur le blog, l’un détein sur l’autre. ;) –

  32. tom

    la, on a clairement franchi les limites, je suis d’accord

    Le truc c’est que c’est assez difficile de definir la limite entre harcelement et tentative de drague…

    Perso, je me suis fait gueuler dessus dans une rame de metro pour avoir frotte d’un peu trop pres une demoiselle en descendant en catastrophe du wagon. Bon d’accord, elle etait jolie, il n’y avait pas beaucoup de monde donc j’aurais pu faire un crochet de 3 metres pour l’eviter, mais avec le signal sonore (PAS MONTER! PAS DESCENDRE! MAUVAIS CITOYEN!), j’ai trouve plus simple la pousser gentiment hors du chemin. Bon, peut etre que la hanche etait moins adaptee que l’epaule. Bon, peut etre qu’elle trainait un bagage psychologique assez lourd et qu’un nieme relou qui la pelote en public ca l’agacait serieusement. Mais de la a crier publiquement que je suis un porc, et potentiellement un violeur…

    De toutes manieres, en tant qu’inadapte social completement incapable de draguer en public, on ne peut pas dire que j’apprecie particulierement les serial dragueurs ou serial peloteurs. Non pas que je sois jaloux, mais ils rendent toutes les tentatives de gens “normaux” beaucoup plus difficiles. Culturellement je suis plutot tactile. Mes amis (garcons et filles) savent que je touche l’epaule, le front, la main, voire meme la taille (sisi) tres facilement quand j’oublie que la plupart des gens le tolerent assez mal.

    A cause de ces zigotos, on a tendance a gommer la distinction entre le contact humain (on n’est pas sur facebook, quoi) et le contact “interesse”.

    Tout ca pour dire que, chere Maia, si jamais je te fais le coup dans le metro (oui, le courrier international, et ce numero special sont de bonnes lectures), pliz pliz preti pliz ouiz eu tcheri onne top, ne m’expose pas a la vindicte populaire! Si je te touche, ca veut dire que je ne te drague pas! Si je te draguais, je serais a 10m, les yeux rives sur le plancher, a faire un sourire de temps en temps, et a suer a grosses gouttes meme par moins vingt. :D

  33. tofton

    Autant là il y avait clairement une intention manifeste de tâter de la femme pour schématiser à l’extrême autant il faut bien dire que carrément le simple fait de se faufiller dans les transports en commun bondés en fait démarrer plus d’une au quart de tour!

    J’ai déjà pratiqué et il y en a qui se font carrément des films à grands renforts de cris et d’esclandre, que les choses soient claires, ce qui les pousse à réagir comme ça je m’en contre fous totalement surtout que j’ai rien à me reprocher mais quand il y en a une qui tente de m’incendier c’est de plus en plus fréquent qu’elle se mange un retour de flamme!

  34. Artemisia

    Les commentaires de certaines personnes (cf. Oxymore) nous ramènent aux années 1970, quand les féministes se sont révoltées contre les mains aux culs dans le métro et qu’on leur a répondu qu’au fond elles étaient mal-baisées et que c’était tellement valorisant pour elle que des vieux pervers pépère daignent s’occuper de leur cul!
    Euh… plus de 30 ans ont passé???????

  35. Nani

    la limite entre harcèlement et tentative de drague est simple: quand celui qui subit dit “stop” et que cela s’arrête, c’est de la drague. quand ça continue, c’est du harcèlement.

  36. Edyh

    @ralphy
    J’ai du mal avec cette facon de qualifier un attouchement d’agression. D’une part, sur l’atteinte a l’intimité, car ce concept est vague, et tend a renvoyer une “forme de sociabilité” particulière dans la subjectivité de chacun.
    Quand est ce que l’intimité est devenue une norme ? J’ai l’intuition qu’elle fut longtemps un état neutre, que la sexualité, par exemple, pouvait être intime ou publique; et que récemment, elle est devenue inévitable, comme une deuxième peau sur chaque humain. Tout le monde s’est vu pousser une intimité la ou auparavant il n’y avait rien. Ou si peu : la vertu peut etre. Mais la vertu est une exigence divine, et peut toujours se maintenir grâce a cette autorité, tandis que l’intimité ne peut que compter sur elle même pour justifier sa conservation… Si je savais quelque chose de précis a propos de cette évolution, ca m’aiderait a expliquer mon point de vue, mais je ne sais rien. Enfin, du moins, rien a propos de l’histoire de la moralité humaine.
    Par contre, je sais que l’intimité, qu’elle soit de nature normative ou descriptive, n’est toujours qu’une idée. Comme toutes les autres, elle n’est ni sacrée ni universelle, et l’existence de “l’intimité d’une personne”, qui est un préalable nécessaire pour qualifier l’agression, doit donc etre détachée de la subjectivité de la personne en question. Sans victime, il ne reste donc plus que l’agresseur pour donner une dimension concrète a l’intimité. Il faut présupposer un agresseur pour construire ce qui est agresse, pour ensuite pouvoir expliquer qu’il s’agit d’une agression…
    C’est ce que fait maïa, un peu en retard. D’un simple vieux pervers qui lui touche la cuisse, elle ressuscite l’agresseur-type et sa victime-type, et soudain l’agression apparait. Mais ca ne se limite pas a maïa, ni d’ailleurs aux victimes, comme le rappelle le mâle : les délinquants sexuels, cette catégorie dangereuse qui fait des femmes et des mineurs des catégories vulnerables, ne sont ignorés par la société individuellement. En tant que menace “naturelle” a éloigner, ils sont toujours présents.
    L’intimité, utilisée pour caractériser une agression, réduit un humain a une victime ou un agresseur, aux dépends de sa subjectivité, de son histoire, et bien sur, de son bien être et de celui des autres. On vivrait bien plus sans ca.

    D’autre part, j’ai aussi des difficultés a comprendre ce que le plaisir peut avoir a voir avec l’intimité, même associe au plaisir sexuel. D’autant que le plaisir appartient généralement a l’un, et l’intimité a l’autre.

    “La victime ainsi agressée n’a rien demandé, elle, et certainement pas à être agressée sexuellement, fut-ce une caresse de la cuisse ou une main sur l’épaule. Pire, cette personne risque de faire l’amalgame entre intimité, sexualité et agression.” Sans doute qu’elle n’a rien demandé. Mais l’amalgame, elle n’aura pas besoin de le faire, puisque l’existence d’une agression suppose qu’il a déjà été fait. Toi même tu le fais sans avoir été une victime (c’est une supposition hasardeuse, mais de toute façons elle est juste pour d’autres). En dehors de toute douleur ou contrainte physique, la sexualité des autres est un risque pour soi et le plaisir de soi un danger pour les autres.
    Et c’est pour cela que la gifle est comparable a la caresse. L’une n’est pas plus acceptée que l’autre, je suis sur que le vieux pervers de maïa n’espérait pas qu’elle le gifle. Mais le risque des deux agressions, lui, est connu et accepté; ou alors ce n’est pas une agression, et dans ce cas les deux gestes ne sont plus que deux gestes presque identiques.

  37. Edyh

    Nani : tout le monde n’ose pas dire stop.

  38. egide

    Misère (sexuelle) de l’individualité, individualité de la misère (sexuelle).

    Le harcèlement de basse intensité qui est une violence tolérée et impunie n’est que l’un des signes qui montre que nous vivons dans une société où la domination du masculin est considérée comme la norme.
    L’hédonisme ambiant permet qu’une forme de la marchandisation passe pour un comportement valorisant alors qu’il exprime simplement le narcissisme obligé qui nous tient lieu de personnalité à des fins d’affirmer notre individualité. Certains se pensent comme des personnes singulières. C’est sans doute comme ça que nos parents nous considèrent : primus inter omnes. (premier parmi tous)
    Déclarer, non pas son amour car ce serait obscène, non un véritable désir car ce serait ridicule, mais uniquement une envie libidinale envers des inconnus c’est exactement la définition du harcèlement élémentaire.
    Toutes les femmes même très jeunes, tous les adolescent mignons, tous les dragueurs et les galantes savent qu’il existe un préliminaire indispensable à toute approche : un échange de regards. C’est l’archi-minimum !
    Chacun sait qu’un évitement immédiat de rencontrer le regard de l’autre est significatif d’une exigence de maintenir la distance et qu’on ne veut pas être dérangé. Déjà, ce moment bref de cette demande infra-verbale de communication est souvent désagréable.
    On peut provoquer artificiellement un incident mineur pour favoriser un contact afin de profiter de l’effet de surprise.
    Le plus souvent les femmes ou des jeunes garçons un peu timides adoptent une attitude d’évitement et négocient pour dédramatiser l’irruption d’un inconnu(e). Certains profitent de cette attitude de défense pour affermir leur emprise en se faisant plus pressant. Même si on réussit à décourager l’importun, on se sent un peu sali, vaguement coupable d’avoir cédé à l’échange.
    A chaque époque, la socialisation s’organise pour l’expression des désirs. On fait un commerce de ces lieux de rencontres dont la règle tacite mais connue de toutes et tous, c’est qu’il s’agit de tenter de se rencontrer même entre inconnus. Beaucoup organisent dans l’espace privé des évènements conviviaux dans ce but de favoriser des rencontres pour séduire ou se laisser charmer.

    J’en arrive à l’objet de mon commentaire. L’expression sincère d’une envie sexuelle à l’égard d’une personne, la démonstration de son attirance pour l’autre n’a aucune légitimité. Il n’y a pas de sexualité dans le simple fait d’exposer son envie.
    Il n’y a de sexualité que dans la sublimation, bien avant tout préliminaire, il faut une sorte de parade d’approche qui exige beaucoup de soin quand au moment, au lieu, à sa propre présentation, dans la découverte de l’autre encore inconnu. Ce jeu là est à la fois simple à réaliser et apparemment complexe à décrire. Il manque cruellement d’apprentissage des manières de l’approche amoureuse et sensuelle.
    Le réel brutal et immédiat de l’exposition des envies sans imaginaire ni symbole ne représente qu’une des faces de la sauvagerie sélective de notre temps.

  39. Hadda

    moi j’ai le droit à la main aux fesses ou au frottage sur mes fesses
    une chose très vraie c’est quand je suis toute dépouillée que j’excite le plus certaines personnes merci pour l’explication

  40. claude14042

    –perso,je ne vois pas pourquoi certaines personne en font tout un plat!il est vrai que toucher une personne sans son consentement est inadmissible mais ne serait-ce pas adéquat de simplement se retirer et puis c’est terminé!
    –’nani’ a très bien résumé la situation!
    –pour répondre à ‘geekette’,je lui dirais simplement que les gens ne veulent pas avoir d’histoires!ils ont tout à perdre en intervenant(sauf l’honneur),altercation,voie de fait,séquelles physiques éventuels,….. et puis,il s’agit peut-etre de gens qui se voient régulièrement,ce qui peut etre embarassant.
    –quant à ‘dragrubis’,vous semblez vivre 40 ans en arrière,les gens,et moi en particulier,ont des yeux pour regarder et vous ne m’empecherez jamais de regarder quelque chose d’agréable,que ce soit une femme ou autre chose!

  41. Daniel C. Hall

    Chère Maïa,
    Je laisse mon email pour te contacter car j’aimerais t’inviter à participer à ça (le principe est simple et ce sera un plaisir pour toi, non ? :-) :
    http://www.lestoilesroses.com/article-23497905.html
    Tu peux me joindre sur mon email.
    Bises,
    Daniel

  42. claude14042

    réponse pour ‘le male’
    ——————–
    je vais te dire que beaucoup de gens se sont ocupé de savoir pourquoi des personnes sont devenues perverses!
    iils se sont donc heurtés à une tache d’une complexité sans précédent;la plupart en sont encore au premier point,qu’est-ce qui est pervers et qu’est-ce qui ne l’est pas!
    pour ma part,j’ai dépassé ce stade,je suis fétichiste des pieds,tout à commencé vers les 13 ans lorsque je voyais ma mère pieds nus dans ses pantouffles,j’ai commencé à aimer regarder les pieds des femmes,facile puisqu’elles adorent porter des souliers ouverts!
    mais où est le problème? doit-on interdire les sandales,doit-on interdire aux femmes de se mettre pieds nus à la plage,etc,etc,,,,,,le problème se posera lorsque je m’abisserai ,en rue,pour embrasser les pieds d’une femme,mais cela n’est pas encore arrivé,en public!
    tout ceci pour dire que se demander pourquoi est une chose,trouver une solution acceptable pour tout le monde en est une autre!
    bien à vous!

  43. Raton Laveur

    Bon, ça sent le sujet à polémique là, et contrairement à mes habitudes je vais pas contredire tout le monde à tout bout de champ, je vais juste me pronnoncer (un peu) sur ce genre de situation:
    -toucher la cuisse, honnêtement, c’est pas méchant,
    -ça réconforte l’égo (à partir du moment où tout mouvement d’autrui n’est pas considéré comme une agression sexuelle le zizi à l’air…),
    -ça permet à Mr Lubrique d’avoir un rayon de soleil avant de retrouver bobonne devant “Question pour un Champion”,
    -quand bien même on en a marre, l’éêtre humain est doué de parole+deconscience, ça devrait suffire à dire un simple “stop”,
    -au pire, l’être humain a aussi des mains, une beigne, même pas bien forte, ça suffit à faire comprendre le message, surtout dans des transports en commun bondés.

    En conclusion, faut arrêter de se sentir blessé(e) dans son orgueil à tout bout de champ et prendre un peu sa vie en main, faut pas attendre que les autres agissent pour nous, la plupart du temps ils se transforment en connards individualistes en face d’une telle situation. Chacun est assez grand pour mettre papi mal à l’aise (encore plus en publique, essayez, il se sentira tout con), et si il s’agit d’une petite caresse sur la cuisse, honnêtement, allez pas me faire croire que c’est un choc prychologique, c’est juste un contact physique, faut pas en faire tout un plat… Moi même une fois à Paris (beaucoup beaucoup beaucoup de monde…porte de Clignancourt, ou quelque chose comme ça…) me suis fait peloté le cul par une quadragénaire(pas laide ma foi…), idem aux Solidays et à la Fête de l’Huma’, et dans ce genre de cas, plutot que de me sentir souillé comme le Saint Nitouche que tout le monde prétend être, je me suis tout simplement dit “Je plais.”.
    Un petit booster pour mon égo et le sentiment pour des femmes probablement frustrées d’avoir pu retoucher de la chaire fraîche sans contrainte, sans réprimande, sans jugement.
    On a trop tendance à diaboliser le contact (ou à sacraliser le corps, au choix) humain de nos jours, et c’est bien dommage.

  44. claude14042

    ‘raton laveur’ a pertinemment bien résumé le problème!

  45. Maïa

    C’est fou comment certains refusent de lire ce que j’ai écrit : qu’un contact ne signifie pas la même chose pour tout le monde. (Et que donc il faut faire attention.)

    Vous trollez, un peu. Si je peux me permettre.

  46. Déesse

    En gros on doit être belle et fermer notre gueule. Ne rien dire parce que le touchage de cuisse c’est presque rien.

    J’ai rien contre le contact humain, j’aime ça mais quand je suis d’accord

  47. Naïs

    La femme n’est qu’un objet sexuel. C’est un peu ce que je ressens, en lisant certains commentaires. On a le droit de se faire caresser en public par un inconnu, ce n’est qu’un contact qui signifie qu’on “plait” (comprendre = qu’on est bonne, ou au moins assez pour que papi nous le fasse comprendre).

    À partir du moment où la pelotée n’a rien demandé, et que pire, ça lui déplait, c’est une atteinte à son intimité, même si ce n’est qu’un concept subjectif.

    Un peu de retenue, ça coute rien, d’autant plus que je suis pas certaine qu’une simple caresse ait suscité du plaisir chez monsieur, alors que la demoiselle/jeune femme, elle, l’a peut être, même surement, vécu comme quelque chose de désagréable.

  48. Coyote37

    mieux vaut tard que jamais (rapport à la vindicte)

  49. Raton Laveur

    Ouais, donc là on est en plein dans ce que je dis à la fin de mon premier commentaire, diabolisation du contact.
    Là on parle d’une caresse sur la cuisse, pas d’un doigt dans le cul ou d’un titillage de téton, un effleurement que le vieux essaiera la plupart du temps de faire passer comme un faux mouvement…
    Maïa, tu auras beau dire, j’ai lu ce que tu as écris, et je persiste à dire que le pourcentage de la population qui subira un touchage de cuisse comme une agression psychologique est extrêmement faible (je parle pour les victimes de viol, les agoraphobes, etc…), et non pas 1/10 comme toi ou je ne sais plus qui l’entend dans un message. Honnêtement, se sentir offusqué pour un touchage de cuisse relève du ridicule, et pour continuer dans le ridicule, l’interprétation qu’on en fait souvent l’est encore plus:
    “La femme n’est qu’un objet sexuel.”
    -Naïs
    “En gros on doit être belle et fermer notre gueule.”
    -Déesse

    Des réparties stupides, irréfléchies et sans rapport avec mon commentaire. Pour comprendre vos erreurs, je vous repporte à mon message:
    “-quand bien même on en a marre, l’éêtre humain est doué de parole+deconscience, ça devrait suffire à dire un simple “stop”,
    -au pire, l’être humain a aussi des mains, une beigne, même pas bien forte, ça suffit à faire comprendre le message, surtout dans des transports en commun bondés.”
    “Chacun est assez grand pour mettre papi mal à l’aise (encore plus en publique, essayez, il se sentira tout con)[...].”
    Si ça c’est pas explicite…faites ce que vous voulez, mais faites le vous même, n’attendez pas que la population se mobilise par ce que pépé vous a touché la cuisse, vous êtes suffisamment grande pour gérer vous même un vieux qui a les mains balladeuses je pense.

    Et bon, pour Déesse et Naïs, quitte à jouer les néo-féministes des temps modernes et à essayer de me faire passer pour un macho pro-agressions sexuelles, essayez au moin de rester en accord avec ce que je dis sans dériver dans les discours bateaux de femmes blessées dans leur orgueil…

  50. Déesse

    Je suis tout sauf néo-féministe.

    On ne devrait pas être obligée de dire stop ou d’envoyer un droit parce qu’un con nous touche sans autorisation.

    Merde le respect et la retenue ça existe.

    En attendant c’est toujours les nanas qui se font tripoter

  51. éric

    Raton Laveur, ce que tu dis ressemble fortement à du n’importe quoi (peut-être parce que ç’en est ?).
    De quel droit et de quelle connaissance érudite de la psychologie humaine t’armes-tu pour décider qu’un attouchement n’est pas blessant et qu’une simple baffe remet les choses en place ?
    Les personnes sujettes à l’effroi de l’attouchement sont infiniment plus nombreuses que tu ne le penses ; et si certaines (une minorité) sont capables de répondre à cette violence par une autre violence (verbale ou physique) la plupart sont tétanisées par la peur du geste.
    Et il en est de même pour les embrassades. Un baiser (un vrai) est aussi compliqué à donner qu’une baffe.
    egide a bien délimité quelques contours.
    Je rajouterais que depuis que nous cherchons à fuir toute trace de notre animalité d’origine, notre rapport au corps (le sien et celui des autres) devient une tension perpétuelle.
    Tant mieux pour toi si tu as su ou pu t’en affranchir.
    Mais ne t’avise jamais de juger tes contemporains à l’aune de ton ego.
    Commence par écouter.

  52. Lily

    J’aime cette façon que tu as de légitimer les contacts non-consentis, Raton Laveur.
    De quel DROIT un inconnu peut-il me toucher la cuisse ? Oh, c’est sûr, c’est pas comme “un doigt dans le cul” mais si j’estime que c’est MA cuisse, JE décide qui peut potentiellement la toucher ou PAS.
    Mon corps n’appartient pas au domaine public, personne n’a pas le droit d’en profiter contre mon gré, que ça te plaise ou non.

  53. Sir IZBAK 1st

    Ça part vite en vrille, par ici… C’est l’approche de l’hiver qui vous donne l’envie de vous chauffer comme ça?

  54. stef

    Il y a une différence entre le fantasme(aimer se faire prendre par un inconnu) et la réalité sociale qui nécessite un minimum de communication pour savoir si ça rentre dans les fantasmes de la Dame.Je pense que c’est dans la façon du savoir dire non et qu’on a toujours à apprendre à savoir dire non,que ce n’est pas évident.Dire non à une personne inconnue ou qui a du pouvoir sur vous(l’actualité nous le montre)n’est pas facile.Un geste,un regard,une parole peuvent suffire sans aller dans l’excès provoqué par l’émotion de quelqu’un qui ne se contrôle plus(la gifle pour la main posée sur la cuisse avec un sourire et un compliment!)Sans compter qu’une main posée sur la cuisse ne signifie pas automatiquement une prise de possession sexuelle.A côté de celà,il faut bien se rendre compte aussi que dans les transports en commun,il y a de vrais violeurs,de vrais étrangleurs,de vrais débiles et qu’il ne doit pas toujours être facile de les détecter.Moi aussi,j’aurais tendance à ne pas intervenir dans une telle situation comme ci j’assistais à une dispute en chinois à moins bien sûr que ce soit violemment évident avec injures en public et coups.Ca me va assez cette discussion,ça montre que les codes de séduction ne sont pas très précis et que c’est toujours aussi passionnant!

  55. egide

    @Raton Laveur
    … diabolisation du contact : Là on parle d’une caresse sur la cuisse, pas d’un doigt dans le cul ou d’un titillage de téton, un effleurement que le vieux essaiera la plupart du temps de faire passer comme un faux mouvement

    Les hommes ont des intérêts évidents à ne pas considérer comme inopportunes ou délictuelles, certaines privautés qu’ils se permettent comme de toucher la cuisse d’une inconnue.

    Il faudrait, au contraire, considérer ce geste comme un hommage au sex appeal de la dame. Ce passage à l’acte qui n’est qu’un geste de domination ordinaire serait légitimée par la sincérité de l’envie qu’il exprime. Si ça n’est pas de l’égotisme, je ne sais pas comment nommer une attitude si oppressive.

    On déconsidère toute retenue en public, tout respect de l’autre comme des signes de faiblesse, des preuves de complexe ou bien de timidité, ou pire de manque de virilité.

    En fait, ce slogan à l’accent très progressiste et si libéral vous plaira sans doute :
    Vive les femmes libres dans les bordels libres (et gratuits)

    Malheureusement votre point de vue est extrêmement partagé et commun non seulement parmi les hommes mais aussi chez pas mal de femmes qui ont intégré la violence “naturelle” dont elles sont l’objet.

    Moi, ce penchant si viril m’empoisonne la vie. Je ne peux me distinguer des autres hommes et je constate effaré combien la prudence et l’évitement dont font preuve toutes les femmes leur rendent très compliqués même les contacts humains les plus simples.
    Et je suis contraint d’assumer la part du prédateur qui ne sommeille jamais chez les hommes virils.

  56. Sir IZBAK 1st

    Tiens, j’ai eu le courage de lire un post d’Egide jusqu’au bout, ce qui est plutôt un évènement rare (l’espacement des paragraphes a aidé)…

    Toucher la cuisse or not toucher la cuisse, that is the question

    Je suis un homme, peu (pas?) séduisant physiquement, d’1m80 pour 85kg (c’est du gras, mais ça fait quand même une apparence assez massive, quoi). 3 bonnes raisons pour ne pas être embêté par un pervers à la recherche d’une proie facile.

    Par ailleurs, mon éducation m’a apporté une conception du respect de l’autre assez stricte, donc même si l’idée de toucher une jolie fille me vient parfois à l’esprit, je sais que je ne le ferai jamais.

    Bref, je suis peut-être le plus mal placé du blog pour parler de ce sujet, et la Voie de la Sagesse ™ me commanderait de fermer ma grande gu#le. Pourtant je vais quand même l’ouvrir.

    1- Un homme qui juge négativement une femme par rapport à son refus de se faire toucher la cuisse, c’est comme une femme qui juge négativement un homme qui a une idée positive de l’acte: pour juger, il faut connaître.

    Que les premiers se fassent draguer/caresser par une fille qui ne les intéresse pas, et que les secondes aillent se coller aux mecs dans le bus/métro, pour savoir ce que ça fait.

    Ensuite, on pourra discuter de l’aspect maléfique ou non du contact avec un inconnu, en toute connaissance de cause.

    2- Même après test, on continuera certainement à avoir un antagonisme entre ceux/celles qui aiment et ceux/celles qui détestent. La facilité de contact et le rapport au corps ne sont, je suppose, pas liés au taux de testostérone dans l’organisme. J’ai déjà placé le mot “éducation” il y a 3 paragraphes…

    Une éducation stricte de ce côté va conduire à un respect “extrême” des autres, à un évitement du contact. Une éducation plus laxiste ne va pas inhiber l’individu, qui se permettra des caresses ou se laissera caresser innocemment…

    … Du moins jusqu’à ce qu’une autre part de l’éducation, apportée par les média, se mêle à la danse, avec son cortège de viols, de meurtres, de pédophiles, et d’autres images horribles placées en lien direct avec une main qui traîne sur la cuisse.

    C- Bref, comme d’habitude, il n’existe pas de réponse absolue à la question. Il est juste stupide de vouloir imposer son point de vue comme étant le bon, plutôt que d’accepter que d’autres personnes ayant connu une vie différente puissent croire au contraire.

  57. éric

    Ha, toi aussi, Sir IZBAK 1st tu sens l’hiver mettre sa main sur ta cuisse… ? ;)

  58. isie

    17 ans avec une amie dans le RER, tard le soir (OK… 23h à tout casser).

    Une bande de mec nous fait chier, bien chier. Je demande au grand et barraque monsieur noir en face de moin propre sur lui et bien habillé, si il peut nous aider si les autres vont trop loin.

    Le monsieur regarde sa montre, soupire, se lève et va s’assoir à l’autre bout du wagon.
    finalement 2 nana black grandes gueules nous ont prises entre elle et ont fait fuir les autres connards.

    Maintenant, je me défends toute seule. En général une remarque à voix bien haute suffit pour que le mec arrête tout ce qu’il est en train de faire et sorte à la station d’après;

    Mais les attouchements, les regards… tout contact “salissant” parce que non voulu peuvent être traumatisants.

  59. le_butch

    maia> en effet la notion d attouchement est completement differente suivant la region ou l’on habite…
    je pense juste qu en europe de l ouest on a un gros probleme avec notre corps et nous n assumons pas si bien que ca le contact avec l autre…

  60. Naïs

    Un dernier histoire de répondre à Raton-Laveur :

    D’une part, je ne me m’adressais pas à toi dans mon commentaire, ou du moins pas directement, mais à tous ceux qui n’arrivent pas simplement à COMPRENDRE qu’on puisse s’offusquer pour une simple caresse. Je n’ai jamais parlé de traumatisme psychologique, j’ai parlé, il me semble, d’un acte qui peut être au moins désagréable. Ce n’est pas parce que CERTAIN(E)S peuvent se sentir flatté(e)s par cette simple caresse que c’est le cas pour tout le monde. Ensuite, je n’ai JAMAIS dit qu’on devait attendre que les autres se lèvent. Et AVANT d’en arriver à frapper le bonhomme, ou de péter son scandale et de l’humilier en public, est ce que ça ne serait pas plus simple que papi calme ses pulsions ? Quel plaisir il tire d’un contact aussi fugace qu’une caresse sur une cuisse ? Alors que au moins la moitié des femmes trouveront ça désagréable. Pas de séquelles psychologiques.

    Et je n’essayais donc pas de faire passer Raton-Laveur pour un néo-machiste je sais pas quoi, simplement d’essayer de faire admettre aux HOMMES (oui parce qu’avez vous remarquer que la plupart des commentaires qui affirment que ce n’est pas grave sont des HOMMES ?) que ce sont NOUS qui décidons si on se fait toucher ou pas. Et y a pas à nous inventer des histoires de néo-féministes là où y en a pas.

    De toute façon, frottement contre la cuisse ou pas, on a encore le droit de pas vouloir se faire peloter.

  61. Jwace

    @tout ceux qui trouvent ça “normal”
    Le jour où vous aurez réussi a vous trouver une petite amie à laquelle vous tiendrez, je suis sûre que vous trouverez totalement normal qu’elle se fasse peloter dans le métro, et que vous lui soutiendrez que NON, elle ne doit pas trouver désagréable de se faire peloter.
    Jolis, jolis comme futur-ex =)

  62. claude14042

    réponse à nais
    ————–

    nais,la femme n’est pas un objet sexuel,d’ailleurs,je vais te dire que chaque femme est unique,par son physique,par ses manière,par son odeur,par son mental
    claude

  63. The_F

    @raton_laveur
    Sans discuter du traumatisme éventuel, il y a un aspect que tu oublies, je crois : le ras-le-bol.

    J’ai une copine, par exemple, qui se fait tripoter de manière plus ou moins déplacée (du frottement très appuyé à la main malaxeuse de fesse) deux à trois fois par semaine. Et bien sur, presque que par des mecs assez répugnants, pénibles et/ou glauques.

    D’après ton post, tu as vécu cette situation trois fois, avec des femmes ‘plutot jolies’.

    Elle a 22 ans, disons qu’elle se fait emmerder depuis ses 18 ans au moins (et je suis a mon avis très en dessous de la réalité). A raison d’une centaine de mains baladeuses par an au minimum, et par des gens qui provoquerait chez toi plus de répulsion que d’attirance, tu ne crois pas que toi aussi, tu aurais une sévère envie de distribuer des coups de boules ?

    Et, plus grave, tu ne crois pas qu’a force, contact après contact après contact, tu ne finisses par le vivre comme une aggression, et qu’une forme de traumatisme puisse en naitre ?

  64. Gemy

    @Nais
    Concretement, non, “VOUS” ne decidez pas forcement de vous faire toucher ou non. “VOUS” decidez seulement de votre reaction.

  65. Cappie

    Sans paraître quoique ce soit, ou quoique ce fût…(oui bon d’accord ne soyons pas confuse) C’est là que tu réalises qu’une femme qui fait ça à un mec dans le métro ou autre, ça n’a pas du tout la même connotation…voire ça peut même être exitant pour le “gars” en question…non? Enfin soit dit en passant, vu que je vois que tout le monde y va de sa petite anecdote, je vais pas aller de main morte comme on dit…
    Cette histoire commence comme ça:
    Un jour dans le métro Lillois (à voir ça doit être un repère de vieux pervers obsédés), tranquillement assise dans ma rame favorite (si, si c’est possible) un mec s’assoit à côté de moi alors que je suis en pleine lecture de mon magazine Rollingstone, qui raconte alors les déboires avec la drogue de la sulfureuse Amy Winehouse (qui porte bien son nom au passage), quand je vois le pervers me lécher les cheuveux!!!!!!!!!!!!
    J’en croyais pas…mes cheveux!
    Inutile de préciser qu’il s’agissait d’un fétichiste des cheveux auquel je ne m’attendais que peu de compréhension quand je lui ai décoché mon regard le plus noir qui fût…
    Inutile de préciser aussi (mais je le fait quand même), que j’ai pris une bonne douche brulante qui fût l’une des plus longue de toute ma vie…
    Si c’est à choisir, la prochaine vie je serai un mec…j’espère pas un fétichiste des cheveux!!!
    Cappie.

  66. Temor

    Je ne sais pas quoi dire…

    Si, mon avis propre: j’estime qu’en aucun cas, un mec ne doit toucher physiquement une nana inconnue sans que cela ne soit strictement nécessaire ( t’es assis dans le métro et la nana a posé son sac de l’autre côté… Bah cuisse contre cuisse, tant pis! ). Je sais pas, dans un RER blindé, je me retrouve face à une nana mignonne collée contre moi, j’essaie un minimum de me détourner et je garde mes mains en hauteur. Au contraire, je suis flatté intérieurement en me disant “la nana doit bien voir que je fais un effort pour ne pas porter atteinte à son intimité, elle doit penser que je suis un gars bien”, et ça me fout de bonne humeur.

    Il n’y a aucune notion de timidité ou puritanisme là dedans hein, juste le respect de l’autre. Les mecs qui ont précédemment, dans cet article, dit que c’était “pas grave” de toucher une nana comme ça… D’une part je pense que ce sont soit des jackys, soit des gros blaireaux, d’autre part je soupçonne que ce sont des frustrés sexuels ayant peu de chance avec les nanas.

    En un sens, même la drague dans la rue ou le métro, c’est ridicule. D’une part ce que je surnomme “les dragueurs de supermarché” n’ont aucune chance, d’autre part c’est égoïste puisqu’ils savent que dans 90% des cas ils ne feront qu’emmerder la nana. Après, je veux bien comprendre que ce soient des frustrés asociaux sous-doués avec les nanas qui ne savent pas comment faire autrement, mais bon… Qu’ils se masturbent chez eux tranquillement, qu’on n’en parle plus.

    Bref, pour moi, c’est un comportement anormal qui n’a pas lieu d’être.

    Pour en revenir, cependant, aux filles qui se font à moitié ou plus agresser dans le métro… Ce n’est pas toujours par des petits vieux, hein. Et il faut comprendre que souvent, s’il est évident pour vous que vous avez besoin d’aide, ce n’est pas forcément le cas pour les autres.

    Il y a un mois seulement, assis en début de rame sur les strapontins d’un métro assez blindé ( ligne 1 parisienne à 20 heures ^^ ), j’ai entendu une nana crier “Arrêtez, arrêtez!” de l’autre côté de la rame. Comme tout le monde, je me suis retourné pour voir ce dont il s’agissait. Quand elle a crié une seconde fois la même chose, je me suis levé, et j’ai traversé la moitié de la rame, déterminé à me tenir prêt mais pas à agir. Devant les sièges où la nana était assise, une vingtaine de personnes bloquait le passage.

    Je ne savais pas ce qu’il se passait. Je ne savais pas s’il y avait besoin de moi. Ce n’était même pas une question de courage: je fais 1m83 et suis plus baraqué que la majeure partie des gens, et en toute honnêteté ça ne m’aurait pas déplu de me taper l’affiche en aidant quelqu’un en danger.

    Seulement, je ne savais s’il y avait besoin de moi. Les gens devant ne réagissaient pas. J’entendais maintenant les voix des agresseurs, leur accent maghrébin sans pouvoir déterminer ce qu’ils disaient. En tout cas, il n’y avait apparemment pas de vie en danger. Puis un petit vieux, d’après sa voix, est intervenu.

    Le métro s’est arrêté, les deux gars sont sortis… J’ai pu les voir, deux raclettes d’1m70 avec des bras de poulet. Le genre de mecs que j’aurai pu faire fuir sans risque ni combat.

    Puis la nana s’est mise à pleurer. Je ne la voyais toujours pas, elle assise cachée par les gens debout devant moi. Que c’était-il passé? S’était-elle faite voler son portable, son argent, s’était-elle faite tripoter?

    Je l’ignore. Je suis descendu à la station suivante, l’estomac noué de honte. Je ne savais pas: jusqu’à ce que le petit vieux intervienne et que la nana pleure, ça aurait pu être une dispute entre amis, ou que sais-je…

    Elle n’a pas appelé à l’aide. Par honte? Par sentiment que cela serait inutile? Par volonté de ne pas paraitre vulnérable face aux agresseurs? Je ne sais pas.

    Ce que j’ai envie de dire, c’est qu’il ne faut pas hésiter, dans ces cas, à appeler à l’aide. Ce n’est pas parce que la mère de famille et le papy de 65 ans à côté de vous ne peuvent pas vous venir en aide qu’il n’y a pas, un peu plus loin, quelqu’un capable de vous aider.

  67. Paquette

    Ce qui est sidérant c’est – comme l’a justement évoqué Naïs – que tous ceux qui disent que nous ne devrions pas nous offusquer pour si peu, que nous devrions prendre ça comme un compliment, et plein de choses toutes aussi débiles, sont des hommes.

    Comme l’a dit Maïa, le contact n’est pas perçu de la même manière par une personne ou une autre.
    C’est tout.

  68. SacwéNomDunePype

    Pour moi la réponse classique au toucher de cuisse devrais être la baffe bien placée qui laisse des traces de doigts.
    Non seulement parce-que sa remet les neurones en place, mais en plus parce-que je suis certain que c’est socialement accepté pour une femme de mettre des baffes aux propriétaires de mains baladeuses.
    Je veut dire par là que si vous mettez une tarte à un toucheur de cuisse, tout le monde trouvera ça normal et logique. Même celui qui se prend la baffe, à mon avis.

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Brèves

  • Question du dimanche

    Oyez, friends. Je viens de me lever, et je regarde sur PostSecret cette carte postale, et je me demande comment c’est possible. Mariage = alcool + émotion + épuisement à force de sourire et checker que tout va bien + ramasser sa mère ivre morte sous une table + danser jusqu’au bout de la nuit alors que tu t’es levée à 6 heures du mat’ afin que tes cheveux deviennent une arme contondante appelée chignon. Pour ma part, après une journée pareille, il y aurait deux solutions : 1) dormir immédiatement sans même enlever la robe, 2) que la pièce montée soit intégralement constituée de cocaïne. Le point 2 étant très improbable, je ne peux pas concevoir une nuit de noces où les gens feraient vraiment l’amour de manière romantique. Au mieux (pire ?), ils rempliraient leur premier devoir conjugal : en n’ayant pas envie, en trois minutes, juste histoire de valider la cérémonie. Si quelqu’un a une explication à ce mystère comme quoi certains auraient encore l’énergie nécessaire à une fornication de qualité, je prends.

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  • 40 ans : le MLF approche de l’âge cougar

    Hier, c’était les 40 ans du MLF, à qui nous devons beaucoup. Hier, sur le net, ça s’est bien déchaîné. Contre, évidemment. Sans rien connaître du féminisme, évidemment. Parmi les preuves de paresse intellectuelle (pourquoi se renseigner ? pourquoi penser ? tout ça est épuisant), nous avons toujours en première ligne les accusations “elles sont moches”. Tant qu’une femme devra valider une revendication avec son physique, le féminisme restera d’actualité. Accessoirement, c’est la pensée la plus passionnante et libératrice du monde :)

  • A travers la presse déchaînée

    Sous prétexte que c’est la rentrée, je travaille : sur MadmoiZelle à remonter le moral des filles sur le destin féminin et leur capacité à bouger leurs seins (cliquez sur le lien dans l’article et pleurez, bon, par contre évitez en open-space), sur Arte je vous recommande l’excellent Théma sur l’âme-soeur qui sera diffusé ce soir (et que j’aimerais bien voir, sérieux, jetez un oeil). A part ça, ce mec me fait hurler de rire, ouaich les zouzes !

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  • Retour vers le futur #0 : l’origine du monde

    Amis lecteurs, je file en vacances. Pour tenir compagnie aux trois personnes qui traînent ici en août, vous aurez droit à quinze jours de best-of de mon premier blog – une sélection bordélique garantie sans fil rouge, constituée de textes de 2003 et 2004, ce qui ne nous rajeunit pas franchement. Soyez sages dans les commentaires pendant que je bronze et que je teste le fétichisme du fromage de chèvre !

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  • Fantasme de vieux

    Michel Sardou vient de me faire rire jaune fluo. En 2010 être une femme serait un drame parce que tu aurais choisi le conseil d’administration plutôt que l’amour. Ce qui est amusant, c’est que tout le monde dit que les femmes sont multitâches (comme un bon lave-linge, quoi), mais… pas pour le combo sentiments + boulot. Là, seuls les mecs (pourtant prétendument monotâches) sauraient faire. Paradoxal, quand même, non ? Et révélateur d’attentes bien différentes selon que tu sois né dans un chou ou une rose. Fromage OU dessert, mec OU salaire : ce mec chante sur les femmes depuis dix mille ans et il n’a toujours pas pigé qu’on veut TOUT (y compris qu’il attrape une extinction de voix). Je milite personnellement pour que Michel Sardou choisisse l’amour plutôt que sa carrière, afin de nous épargner ce douloureux come-back.

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