Après des années d’insomnies deux nuits par mois précisément, je me suis décidée à en causer à un médecin. Bilan : c’est la faute à mon pic de fertilité. Mon corps m’empêche de dormir pour s’assurer que je fasse l’amour toute la nuit et que je m’adonne à des kilomètres de débauche à l’arrière de Fiat Punto tunées avec ailerons en chrome (comme s’il fallait me forcer). La nature est tout de même vachement bien faite quand tu bosses pas le lendemain. *Sommeil*

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  1. Nel

    Ouaip, ça me le fait aussi, enfin peut être pas à ce point là… Par contre vu que moi j’ovule à la pleine lune je mettais mon insomnie plutôt sur le dos de la pleine lune, tout comme mon ovulation… De la poule ou de l’œuf…

  2. Donc...

    et donc ?

  3. Maïa Mazaurette

    Donc rien. Sommeil.

  4. Donc...

    aaah !

  5. BenReilly

    Moi chui insomniaque parce que je suis dépressif, je sais pas si c’est pire ou pas pire.

  6. Donc...

    Mais aucune question de fond n’est encore réglée

  7. _Olivier_

    Donc il faut que tu fasses l’amour encore et encore jusqu’à ce que tu t’endormes.

  8. egide

    La voix des femmes serait plus enjôleuses au moment de leur pic de fertilité. Ce sont des hommes qui ont servi de cobaye et écouté ces sirènes en pleine ovulation qui l’ont affirmé.

    Mais l’étude ne dit pas le niveau culturel des cobayes masculins.

    Beaucoup de femmes qui ont envie de tomber enceinte, et donc surveille leur cycle, sont très excitées nerveusement jusqu’à n’en plus pouvoir dormir aux alentours du 14 ou 15 ème jour de leur cycle.

    Mais l’insomnie favorise des variations de la température corporelle. Cela, c’est pas forcément bien pour favoriser l’insémination naturelle.

    Alors pour ce qu’il en est de l’instinct de reproduction de l’espèce !?!

    En fait, si on examine les coutumes matrimoniales y compris les plus anciennes en regard de leur efficacité à perpétuer l’espèce, on constate que bien peu optimisent la reproduction.
    Souvent, c’est même le contraire. Particulièrement dans les sociétés traditionnelles patriarcales où le statut de la femme est très minorée.

    Au moment de sa période de meilleure fertilité, elle est souvent isolée de la société des jeunes hommes.

    La hiérarchie du pouvoir favorise les hommes plus âgés pour les mariages, on leur réserve les femmes jeunes et aptes à l’enfantement. Mais le vieux mari n’a pas un sperme très fertilisant. Et les chances de reproduction en sont assez diminuées.

    L’Homme est un animal inachevé au moment de la naissance. La culture et l’éducation jouent un rôle massif pour ce qui concerne son comportement amoureux.

    De plus, l’homme ou la femme réduit à son strict état animal fonctionne pour sa propre survie même dans des conditions très difficiles et on a pas remarqué pour ceux-là le moindre instinct qui tendrait à favoriser la reproduction de l’espèce. Au contraire.

    C’est surement pas très sexy ce commentaire.

  9. thomasfromparis

    Non, c’est sur.

    Et ça part un peu dans tous les sens…

    Mais quand même :
    “En fait, si on examine les coutumes matrimoniales y compris les plus anciennes en regard de leur efficacité à perpétuer l’espèce, on constate que bien peu optimisent la reproduction”

    L’idée peut être intéressante, mais les exemples sur lesquels tu te bases ne sont pas très limpides… tu peux développer ?

  10. egide

    Bah, euh ! Il me semble qu’après la phrase citée, l’explication est brève mais assez simple.
    Pour les humains, il n’y a pas d’instinct de reproduction qui tienne.
    Les structures sociales des civilisations premières ne sont pas organisées en fonction de favoriser la reproduction de l’espèce.
    La cohérence du groupe et la répartition des ressources et de la nourriture semblent primer sur tout le reste.
    Les liens matrimoniaux organisent plutôt les rapports de pouvoir. Les femmes ne sont que moyen de lier des alliances, de perpétuer l’autorité d’une famille sur le reste du groupe tribal.
    On ne note pas de saison des amours comme certains animaux.
    La soi-disante obsession sexuelle masculine n’a pas grand chose à voir avec l’instinct animal de fertiliser une femelle.
    Si l’homme ressent un besoin sexuel, c’est qu’il érotise tant la marchandise et les symboles de domination qu’il tient absolument à tenir sensuellement, charnellement les objets de ses désirs de possession.

  11. Ladybird

    Ben, pour moi, c’est tout comme Nel! Ca fait des années que je me dis que c’est à cause de la pleine lune que je dors très mal pendant 2 ou 3 jours tous les mois!!! Ah ben j’aurais appris quelque chose…

  12. abns

    “Les structures sociales des civilisations premières ne sont pas organisées en fonction de favoriser la reproduction de l’espèce.
    La cohérence du groupe et la répartition des ressources et de la nourriture semblent primer sur tout le reste.”

    Hum, comment démontrer en une phrase le contraire de ce qu’on vient de dire… ;-)
    Il conviendrait plutôt de dire que “la cohérence du groupe et la répartition des ressources et de la nourriture” sont les meilleurs garants de la survie de l’espèce, assurant (pour l’espèce humaine, pour d’autres espèces, ce n’est pas forcément le cas) une plus forte croissance de la population.

    Tu confonds le but et les moyens, aucune espèce animale n’a comme objectif de favoriser la reproduction, c’est la survie qui est le but. Une importante longévité et une forte résistance aux risques de mortalité accidentelle peuvent très bien contrebalancer une faible reproduction, ça fonctionne aussi.

  13. beleneglorion

    @abns
    ce qu’elle voulait dire c’est je pense c’était plutôt dans le style que dans la race humaine, on ne tente pas de favorisé la reproduction des plus résistant. exemple chez les lions le mal le plus fort au combat (théoriquement le plus fort niveau physique résistant au maladie ) s’occupe de toute les femelles en s’occupant des plus forte plus souvent avant que les petits qui naisse de cette union soit plus vigoureux et résistant.

    Chez l’être humain, on a plus tendance a penser en terme de pouvoir (argent, influence, célébrité) qu’en terme de génétique. ceux qui le font sont généralement mal vue.
    On fondé une société ou le mariage fait qu’on n’as qu’un seul partenaire dans sa vie, ce qui réduit le brassage génétique.
    De plus notre corps lui n’as pas oublié cette nécessite biologique, d’améliorer notre capital génétique, il a tendance a nous poussez dans les bras de gens dont le systéme immunitaire est complémentaire au notre (il est immunisé contre des maladies autre que celle contre les quelles nous sommes immunisé) afin d’améliorer cette immunité , mais on mets en déroute notre radar en utilisant des parfums, déodorants, en fumant, en parfumant les liens de rencontre etc
    Si certain aime la science fiction, je peux le conseiller les chroniques de ténébreuse, sur certain livre il est clairement dit que les mariages dans cet univers était arrangé pour amélioré le capitale génétique des différentes caste familiale et renforcé la puissance de leur don.

  14. thomasfromparis

    Hm…
    Il faudrait prendre un peu de temps pour répondre à ça.
    Mais là, j’ai trèèès mal aux cheveux…

  15. Sir IZBAK 1st

    “Chez l’être humain, on a plus tendance a penser en terme de pouvoir (argent, influence, célébrité) qu’en terme de génétique. ceux qui le font sont généralement mal vus.”

    Adaptation…
    L’immunité aux maladies courantes devient accessoire puisqu’on dispose de soins pour traiter ces maladies, une sensibilité n’est donc plus un critère valable de sélection naturelle.
    En revanche, un personnage haut placé (riche et/ou puissant, homme ou femme) est plus à même d’élever sa descendance dans de bonnes conditions et d’assurer la pérennité de sa lignée (et là on retrouve le principe de mâle dominant -ou de femelle dominante-, bien connu chez nos amies les bêtes).
    La génétique entre toujours en compte dans les choix des partenaires dans notre société moderne (pas d’inceste, par exemple), mais d’une manière moins importante par rapport aux homo sapiens d’il y a quelques milliers d’années.

  16. beleneglorion

    @Sir IZBAK 1st
    oui l’homme a tendance a substitué des moyens technologique au moyen naturel pour assuré sa survie, on le vois au nombre de personne qui porte des lunettes, qui developpe des allergies, mais es ce la bonne methode seul l’avenir le dira, je suis plus pour dire non, (j’ai des allergies et des lunettes mais je me considére quand meme comme inadapté a ce monde ;)

  17. Donc...

    Et tout cela… pour ne jamais régler les questions de fond

  18. egide

    La survie d’un groupe n’est pas la perpétuation de l’espèce.
    Il n’y a pas de syllogisme ni d’idéologie dans mes propos.
    C’est le simple constat qu’il n’y a pas d’instinct sexuel inné au service de la reproduction. Ce qui est inné c’est la fonction de plaisir.
    La sexualté répond aux mécanismes vitaux de la socialisation.
    Solitaire l’humain n’existe tout simplement pas. Sans désirs non plus.

  19. Donc...

    Ooooh Ouuuuuuuui ! le plaisir. Voilà du plus fondamental !

    Au passage, le pic de fertilité c’est une cause idiote aux insomnies bimensuelles

  20. thomasfromparis

    >Egide : et d’où vient le plaisir sexuel, à ton avis ? Si ce n’est pas une fonction développée pour favoriser la reproduction, alors aucune n’en est ! en fait, c’est même l’inverse de ce que tu dis : la socialisation peut en partie s’expliquer par uniquement comme un mécanisme complexe censé favoriser la reproduction de certains individus.
    Il me semble que depuis le début tu confonds survie de l’espèce avec survie du groupe social ou du patrimoine génétique de l’individu. Seule cette dernière existe. Chez l’homme, elle passe par la survie du groupe parce qu’en moyenne, la meilleure chance pour qu’un individu survive et puisse se reproduire, c’est que son groupe social survive.

  21. Sir IZBAK 1st

    L’objectif de notre existence est en effet la survie de notre propre lignée génétique, par 2 moyens: reproduction, survie.
    On nait, on grandit, on baise, on transmet ses gamètes (ou on en reçoit), on s’assure que notre descendance sera à même de perpétuer notre lignée, et on peut enfin clamser l’esprit serein et avec la fierté du devoir accompli.
    (Note: c’est à la 5ème étape que l’argent et le pouvoir entrent en compte, en plus de la notion de groupe.)

    Le plaisir est à mon avis un “effet de bord” de l’évolution. Peut-être une astuce de la Nature pour inciter les individus à adopter régulièrement des positions ridicules et peu propices à se défendre en cas d’attaque, et que l’homo sapiens a appris à utiliser de façon plus active.

    Là où ça devient plus pervers, c’est que cet apprentissage permet de connaître le plaisir du sexe sans devoir obligatoirement assumer l’éducation de la génération suivante, ce qui est à l’opposé de l’objectif présenté au départ…

  22. éric

    Hmmm… Attention à ne pas être trop manichéen dans un sens ou dans l’autre.

    Il est possible d’envisager le plaisir comme un mécanisme à double facette :
    - dans des conditions propices, il favoriserait la recherche de partenaire puis l’accouplement donc la descendance ;
    - d’autre part, il pourrait amener certains groupes sociaux à justement ne plus se reproduire (surpopulation, dégénérescence, …).

    L’inversion de paradigme pour un même mécanisme permet d’assurer une compatibilité ascendante : en cas de simple limitation, les descendants héritent tout de même d’un système capable de corriger la courbe.

    Bon, ce n’est qu’une bête hypothèse de ma part mais j’ai le sentiment que ces “doubles effets” sont une part essentielle des mécanismes de vie.

  23. Mily

    tout pareil pour moi (sauf que c’est plutôt 3-4 jours d’insomnies). et quand j’ai demandé au médecin si on pouvait faire quelque chose, il m’a répondu que la seule solution c’est de faire un bébé…

  24. Sir IZBAK 1st

    Un bébé comme solution contre l’insomnie… On parle bien du petit objet organique qui peut se mettre à hurler à toute heure du jour et de la nuit? Superbe idée: on combat l’insomnie en se faisant réveiller régulièrement :D

  25. thomasfromparis

    > Izbak et Eric : je ne crois pas vraiment au double effet du plaisir ; en tout cas, je ne comprends pas vos arguments.
    En quoi être poussé à baiser un peu partout par plaisir est incompatible avec assurer le développement de sa descendance ? Et en quoi il pourrait amener certains groupes sociaux à ne plus se reproduire ?

  26. Antoine M.

    Sir IZBAK 1st : le médecin à conseiller de FAIRE un bébé, mais n’a rien dit sur ce qu’on en fait ensuite (congélateur..)

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