Avec douze ans de retard sur la tendance, j’ai lu le bouquin de Toni Bentley sur ses 300 sodomies. Résumé : une ex-danseuse classique super imbue de son petit cul serré se venge de son papa indifférent en découvrant Dieu, puis Bouddha, via la pénétration anale. Non, je ne plaisante pas. Le livre étant aussi pathétique que ma decription le laisse entendre, j’ai alterné entre masochisme (me taper la tête contre mon plug) et pyromanie (miam un roman recyclable en chauffage), soit deux perversions pour le prix d’une.
NON MAIS HO.
J’avais pourtant un a-priori positif. Je pensais lire un catalogue jouissif de sodomies joyeuses, je me suis retrouvée face à un règlement de comptes rageux dont le sexe est bizarrement absent. L’auteure croit être tombée amoureuse d’une pratique alors que, manifestement, elle raconte juste sa première histoire d’amour avec un homme. Et surtout, elle déteste le reste de l’humanité : les femmes parce qu’elles sont moches quand elles ne sont pas danseuses (tout ça répété plusieurs fois dans le texte, sans le moindre second degré), les hommes pour absolument tout à partir du moment où ils naissent (ils sont bêtes et méchants). De Dieu et Bouddha, il ne reste plus grand-chose. Et certainement ni l’amour du prochain ni le good karma : de la métaphysique light qui ne fait pas grossir.
Mais qu’importe. Je me demandais pourquoi ça avait marché, mis à part le côté sulfureux. Même question pour certains succès surprenants…
Et donc, je me suis rappelé que 99% des gens ne lisent pas, et parmi les 1% restant, 99% lisent UN unique bouquin chaque année, parce que ne pas lire du tout serait socialement inacceptable. Ces lecteurs-là n’aiment pas lire. Bon, c’est dommage, mais chacun son truc. Je ne vais pas leur jeter de cailloux alors que je n’écoute pas de musique.
Donc que se passe-t-il quand on n’aime pas lire et qu’on se force quand même ? On veut que ça passe vite et sans douleur. De la littérature inoffensive comme un suppositoire, comme un mal nécessaire. Si c’est écris gros, c’est mieux. Ecrire gros n’est pas qu’une question de typo, c’est surtout une question d’idées. Les idées de Toni Bentley sont énormes comme un éléphant écrasant silencieusement du polystyrène. Mais c’est terminé en une demi-heure, on peut frimer les soirs d’ivresse, et ça ne laissera pas de traces.
Evidemment, le problème quand on aime lire, c’est que ce sont exactement ces bouquins-là qui provoquent de la douleur (+ masochisme + pyromanie) : Gavalda, Le Clézio, la clique de Saint-Germain des Prés… tous ceux qui croient que l’amour est la dernière et unique grande aventure (alors qu’en fait, c’est la seule et unique aventure qui ne nécessite pas d’écrire un scénario).
Cette littérature a été étudiée et massacrée par Pierre Jourde dans le très amusant La littérature sans estomac. Or sans estomac, point d’anus, ni de suppo, ni de sodomie. Un bouquin anal sans vraiment de cul, c’était possible. Tout s’explique.
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8 Dec 2008 à 0:17
“Résumé : une ex-danseuse classique super imbue de son petit cul serré se venge de son papa indifférent en découvrant Dieu, puis Bouddha, via la pénétration anale.”
*Rebondit sur une de ses âneries, postée il n’y a pas longtemps sur un autre billet.*
… En fait, tu as un don inné pour résumer les choses. ;-)
8 Dec 2008 à 0:34
Bien vu, Sir>.
Celle-là, va me faire la semaine :
« Les idées de Toni Bentley sont énormes comme un éléphant écrasant silencieusement du polystyrène. »
:-D
8 Dec 2008 à 0:59
Rah, BenReilly cité sur le blog, le début de la gloire pour lui !! Il faut vraiment que je couche avec lui, purée !
Je comprends votre colère, à vous les gens de lettres, mais sachez qu’il existe une autre catégorie, terrée derrière sa honte. Je parle de ceux qui n’aiment pas la littérature suppositoire, qui aiment donc la bonne littérature (celle qui fait vibrer sans avoir besoin de se montrer dans le RER, celle qui ne parle pas d’amour impossible dans les vagues bretonnes d’une femme qui se libère de son père patriote en couchant avec la jardinière. Vous voyez de quels bouquins je parle, chaque rentrée nous apporte son lot d’affiches). Bref, ces gens là aiment la bonne littérature. Leur problème, c’est qu’ils n’aiment pas particulièrement lire.
Alors entre lire rien du tout et lire Gavalda et mourir, ils choisissent l’associabilité. Et c’est dur à vivre Maïa, ne les stigmatise pas trop ! Sinon, tu créeras des galvanisés de la Gavalda, prêts à tout pour se faire intégrer :)
Je retire ce que j’ai dit sur le Reilly hein, personne n’a rien lu, je veux juste être ami avec lui quand il sera star !
8 Dec 2008 à 2:11
Queen tu sais pourtant que notre histoire a commencé entre deux commentaires sur ce blog, tu es plus que mon ami, tu es le petit ami gay que je n’ai pas eu à temps et qui fait que je suis hétéro.
Anyway très bon article qui pose le problème sous un angle que j’avais pas pensé, à savoir “holy shit faut que je lise un bouquin pour rentrer dans les quotas, autant pas se casser le cul” !
Tu me donnes vraiment envie de lire cette littérature sans estomac dont j’entends décidément beaucoup parler. J’ai juste peur de me retrouver dedans…
(Si tu veux de l’anal lis du Nicolas Rey, il porte à l’anus une affection littéraire pour le moins déconcertante)
8 Dec 2008 à 4:17
je pense que ta critique est la meilleure sodomie que son petit cul serré recevra ;)
8 Dec 2008 à 7:44
Beurk, tout ça m’a rappelé à quel point le livre de Toni Bentley était indigeste. Si dans le 0,01 % restant de la population on trouve des aventuriers de la mauvaise littérature, je vous conseille plutôt cette liste de livres qui mélangent science fiction (un peu kitsch) et pornographie.
8 Dec 2008 à 10:29
Et vive Huysmans <3
8 Dec 2008 à 10:31
La bonne littérature, la bonne musique ou la bonne cuisine, ça me laisse perplexe. Je ne sais pas ce que ça veut dire. Moi, je suis plutôt une adepte de ce que disait Anton Tchekhov, à savoir “les oeuvres d’art se divisent en deux catégories: celles qui me plaisent et celles qui ne me plaisent pas. Je ne connais aucun autre critère”. Il y a des livres ou auteurs très populaires (en termes de ventes ou de critiques), quelque soit l’époque, que je trouve abominables, et d’autres que j’adore. J’aime la série Harry Potter et je déteste Dan Brown, je vénère Malraux et Racine, et j’abhorre Kafka.
Ceci dit, je veux bien croire que ce livre est nul, je retourne chez Pascal Quignard.
8 Dec 2008 à 10:36
Très bien “La littérature sans estomac” :]
8 Dec 2008 à 11:05
J’en ai lu qu’un de gavalda mais de mémoire c’etait pas trop mal…
sinon j’ai adoré la petite phrase : “miam un roman recyclable en chauffage”
Comment c’est trop vrai ^^
8 Dec 2008 à 11:19
En parlant de Pierre Jourde…un autre très bon bouquin:
http://www.amazon.fr/Carnets-voyageur-zoulou-dans-banlieues/dp/2070783863/ref=sr_1_7?ie=UTF8&s=books&qid=1228730750&sr=8-7
Pour lequel il s’est fait saké !..pardon sacqué !
(si, si ça s’écrit comme ça ! :http://fr.wiktionary.org/wiki/sacqu%C3%A9)
ahh… le politiquement correct….
Ça fait du bien de temps en temps les gens qui se foutent du consensus et qui disent ce qu’ils pensent..
N’est ce pas Maïa ?
Bref.. la description du bouquin avait l’air terrible…et ton commentaire n’en est pas moins….je viens d’économiser 18 € ….
Tu as lu “le Siège de l’âme” ? , vu que, à priori, on est dans la période …..
8 Dec 2008 à 13:24
En 1967, une des institutions de la critique actuelle, Cerisy et ses colloques internationaux, consacre ses Entretiens à la paralittérature. A la manœuvre le très regretté Francis Lacassin, l’inlassable prospecteur de la “mauvaise” littérature et du cinéma. Depuis, on ne peut plus mépriser la littérature de genre.
Car ce qui caractérise la paralittérature, c’est qu’elle est descriptible par son genre même. Reconnaissable dès les premiers mots, on est d’emblée dans l’histoire.
Pourra-t-on jamais reprocher à un lecteur sa prédilection pour le contenu ?
Le XIXème siècle, avec la première vague romantique, voit le début d’une édition bon marché destinée au plus large public. De plus un nouveau lectorat, très émotionnel, les femmes, devenu à notre époque le premier lectorat, apprécie l’esthétique pathétique et accepte avec enthousiasme les contrats de lecture.
Avec la popularisation de la lecture naît un artisanat des auteurs qui fait le beurre d’une proto-industrie , celle du divertissement.
La littérature est sans doute l’art qui, le premier, a fait exploser les genres nobles du théâtre et de la poésie. Et dès que le roman s’est imposé comme la forme dominante du récit littéraire, sa généricité est toujours restée problématique.
Néanmoins, on discerne des courants malgré la diversité de modèles de récit qui permettent de les appréhender en tant que mouvements littéraires avec leur formalisme et leurs contenus de prédilection.
Le plus fructueux de la paralittérature est sans doute le roman gothique qui apparait en Angleterre à la fin du XVIIIème siècle et dont la postérité est encore très vivante aujourd’hui.
Somme toute, nous avons une littérature porté sur le contenu, ce que les anglo-saxons dénomment romance, et une littérature plus esthétisante novel en anglais.
La frontière entre l’esthétique de la forme et la primauté du contenu est absolument floue, indiscernable pour tout dire.
Et certaines œuvres qui se rattache à un genre du contenu peuvent être relatées avec un esthétisme impeccable et novateur. Et certains ouvrages stylés ne tiennent que par leur contenu.
Je reprendrais les exemples de SCSB autant Malraux est un scribouillard néo-classiciste à la prose lourdement normée autant ce qu’il rapporte a un “véridisme” qui dénote de l’habilité du conteur. (Malraux était un incorrigible bavard qui n’hésitait jamais à présenter comme vrai ses invraisemblables inventions). On l’oubliera sans doute mais il reste qu’il a marqué une époque.
Kafka qui flirte avec le fantastique et pourrait passer comme un des continuateurs du roman noir est d’un esthétisme ébouriffant et d’une modernité d’écriture insurpassable. (à lite uniquement dans les traductions les plus récentes). On peut ne pas pouvoir le lire, détester ses textes, mais après lui la littérature s’en est trouvé changée.
Pierre Jourde s’attaque dans la littérature à l’estomac à un certain nombres d’écrivain(e)s très en vogue et s’essaie à dénoncer ce qui lui apparait comme une imposture au nom d’une vision exigeante et plutôt esthétisante de l’écriture.
Le silence pesant de ce qui n’appelle même pas le qualificatif de littérature est peut-être le pire défaut de son pamphlet tant l’implicite appelle la condamnation sans appel, comme allant de soi.
Si on dégomme quelques figures contemporaines de la littérature française et qu’on en sauve quelques autres à coup de citations forcément courtes et improbables représentations des œuvres.
Sans référer à un système critique, tout(e) écrivain(e) même les plus irréfutablement artistes peut être disqualifié(e) avec ce principe de citer du “mauvais” dans l’œuvre.
N’importe quelle phrase d’un livre de littérature de genre peut servir à le discréditer.
Je préfère quand à moi l’approche plus humble et plus efficace de Dominique Viard et Bruno Vercier qui décrivent La littérature française au présent avec beaucoup de précisions dans un discours absolument abordable par quiconque. La rigueur synthétique de leur ouvrage laisse au lecteur sa liberté de jugement en lui offrant l’essentiel des moyens de la critique savante qu’ils ont sus rendre accessible.
En fait, il faut le dire, même si c’est une évidence, souvent des écrivains reconnus et qui vendent beaucoup de livres ne sont pas des auteurs.
Souvent des auteurs inestimables, des créateurs fabuleux ne seront jamais écrivains ou à titre posthume seulement (comme Kafka).
Très souvent des auteurs qui sont écrivains doivent écrire des ouvrages de commande. On leur impose à la fois et la forme et le contenu. Beaucoup, en artisan consciencieux et experts acceptent ces marchés.
En économie, le mérite n’a aucun sens.
C’est un peu long ? Je crains que oui.
8 Dec 2008 à 13:45
And then you can look back on it all
And say:
This is the best thing that ever happened to me
And see:
Why you never became a dancer.
8 Dec 2008 à 16:57
Euh bah, je ne suis pas, mais alors pas
du TOUT d’accord
8 Dec 2008 à 18:30
Extrait cueilli (puis reposé) sur le site de peggy :
Sorry, miss, mais ce genre de phrase…
En clair : je suis allé à la plage, je ne me suis pas baigné, mais passe-moi la serviette !
Alors je ne jugerais pas la qualité globale de l’oeuvre ni du parcours de la dame étant donné que je n’ai pas l’intention de lire son livre (déjà pas le temps de lire ceux qui m’intéresseraient…) mais
écrirerédiger comme ça c’est se foutre de la gueule dulecteurpayeur.Soit tu rencontres Dieu (et pourquoi pas ? même les chiens en seraient capables d’après Buzzati…), et là faut pas barguigner son plaisir.
Soit y’a toujours personne au numéro demandé… et tant mieux ! Tu peux continuer à te faire enculer (ou pas) pour ton simple plaisir (et celui de ton mec aussi, tant qu’on y est…), pout ta légitime envie de profiter de ton corps qui n’est qu’à toi !
Mais “être son propre Dieu”…
La quête de Dieu n’est pas un objet littéraire : ça n’a aucun intérêt. C’est quand ça arrive qu’il faut l’écrire (Claudel, Joyce, Monfreid, chacun trouvera un “dieu” de façon inattendue et surtout hors codex) !!
Celle-là aussi est pas mal :
:-D
Relève-toi, disait-il soudainement, avec hésitation…
8 Dec 2008 à 19:42
Euh, pas d’accord :o
J’avais déjà remarqué ton objectivité “relative” chère Maïa ^^ (au passage, merci pour ce site, qui remplit de joie/de rire au moins 5min de ma vie chaque jour ! :)
Ca fait partie de ce qui plait, je suppose, dans ce site
.
Je ne fais partie d’aucune des catégories que tu décris : je suis une “livrovore”, une dévoreuse de bouquins. J’en lis au moins un par semaine… Et j’aime bien Gavalda !
En fait je dois juste être un estomac à livre, je bouffe du livre comme un drogué aurait besoin de sa dose. Je suis assez bon public, il n’est que peu de livres qui ne m’aient pas plu. Donc, a priori je suis pas une bonne “critique”.
Mais j’ai aimé l’œuvre de Gavalda, (“Ensemble c’est tout”, sans vouloir lui faire de la pub, elle n’en a pas besoin…).
Voilà, il aura fallu qu’on critique ma lecture, mais je me suis dépucelée du comment’ de sexactu !
8 Dec 2008 à 19:47
@eric
Joyce en quète de Dieu ? Là, non, pas lui, il avait une telle aversion de la religion.
Et puis juste après Joyce faire suivre Monfreid, mais c’est obscène !
Quand à la quète de Dieu ce non-objet littéraire a inspiré
Augustin d’Hippone, les confessions
Christine de Pisan poétesse de la Renaissance, quasiment la première féministe.
et Thérèse d’Avila mystique furieuse :
Ici, pas de sentiment sinon qu’on jouit sans fin, sans savoir de quoi on jouit.
Joyce, non, jamais, trop jaloux.
8 Dec 2008 à 20:02
Et bah, y’a un paquet de catégories de lecteurs sur ce site !
8 Dec 2008 à 20:02
(Mais évidemment je râlerai jusqu’à la mort.)
8 Dec 2008 à 20:45
egide, je ne parlais pas pour les écrivains cités d’un dieu représentant le mensonge de la religion… tu auras remarqué que j’ai précisément omis la majuscule à cet endroit…
Je faisais juste allusion au fait que chacun d’eux avait simplement trouvé leur essence, ce qui les faisait en tant qu’individu…
Il n’est pas rare, hélas, de tomber dans le piège mystique sur ce sujet (ce livre notamment).
Les “Quêteurs de Dieu” au sens mystique ne m’intéressent pas puisqu’ils répondent à la question avant de la poser !
Mon propos était en quelque sorte une “suite” de précédents commentaires sur l’art et la dictature…
8 Dec 2008 à 21:32
Sans doute parce que je suis en train de me finir au champagne, je ne comprends pas le commentaire de nina.
8 Dec 2008 à 21:44
T’inquiète, elle poste ça un peu partout (vérifié en cherchant ” SORTIR DE LEUR BOITE DES GENS ” sous Google), il n’y a aucun rapport avec le sujet. Ça pourrait même disparaître que ça ne choquerait personne, tiens.
8 Dec 2008 à 21:58
@éric : la phrase que tu cites est extraite d’une interview, pas du livre :)
8 Dec 2008 à 22:02
Je me finis à la bière, et je ne comprends pas non plus le commentaire de nina. L’alcool brouillerait-il les sens ? Ca serait dingue quand même. En plus, il parait qu’il fait tout voir en caps-lock.
8 Dec 2008 à 22:40
Faites-moi confiance, je me suis fini à l’eau de source. ^^
(et aux poireaux au vinaigre)
8 Dec 2008 à 22:51
peggy, ok.
Mais ça change quoi dans le fond (si j’ose dire, vu le nombre de plaisantins qui traîne ici…) ?
Excepté bien sûr que mon intervention se retrouve hors-jeu…
8 Dec 2008 à 23:08
Tous les soir approche le grand soir, celui qui verra Maïa Mazaurette annoncer à la blogoplanète que OK, elle n’a pas trop pratiqué avant, mais merde, finalement la sodomie c’est trop trop bon. Et tous les soirs, ça fait plaisir à lire.
Je sais pas si c’est pertinent ou bien parce qu’on parle de lui dernièrement, mais ça me fait penser à du Le Clezio (mais en vrai moi j’aime pas Le Clezio). Ou Into the Wild, tiens (ça oui, j’ai bien aimé). On les regarde s’émerveiller devant la beauté des choses fantastiquement construite par on ne sait qui – beauté incarnée selon les cas par un voyage dans le pacifique, un trip dans des States inattendus ou donc comme ici dans les sensations que procurent une bonne sodomie- et on y est pas, mais on comprend que l’émerveillement monte et ça fait chaud au cœur.
Go.
8 Dec 2008 à 23:09
Au fait, moi j’ai rien bu, et je ne trouve pas le commentaire de Nina.
9 Dec 2008 à 0:01
@Sir Izbak : la gastronomie amiénoise est d’un raffinement :)
9 Dec 2008 à 0:10
“la gastronomie amiénoise [...]“
Pierregotine, s’il te plait. ^^
Mais en cherchant, je n’ai pas le souvenir d’une spécialité culinaire amiénoise particulièrement raffinée, à part éventuellement le macaron d’Amiens.
(enfin bref…)
9 Dec 2008 à 0:54
Ce que j’aime bien au cours de mes lectures, c’est tomber sur une phrase que résume le fond de ma pensée mieux que je ne saurais le faire. C’est assez jouissif de voir noir sur blanc formulé ce qu’on a souvent pensé sans trop savoir l’expliquer.
Souvent, quand ça arrive ça fait plaisir.
Et bien Maïa, ça m’a fait plaisir de lire ton article !
(ouais ça fait limite lèche-cul)
9 Dec 2008 à 15:36
C’est marrant que l’on puisse avoir des avis aussi différents sur un bouquin. J’ai trouvé que c’était la plus belle déclaration d’amour que je n’avais lu, la plus fondamentale (sic!). En le recommandant à des potes et des miss, j’avais recueilli des avis assez similaire, l’un d’entre elle trouvant que l’auteur n’était pas allée assez loin (resic).
Maïa, Y’aurait pas un peu de jalousie dans ton commentaire?
9 Dec 2008 à 16:25
Bah, pourquoi de la jalousie ?
9 Dec 2008 à 16:37
@éric : étant athée tendance scientiste (j’avoue), la première chose qui m’a fait tilter en lisant la 4eme de couv’ de ce livre, fut justement l’histoire “j’ai découvert dieu en me faisant enculer”. Vu qu’en lisant le livre, que j’ai beaucoup apprécié, j’ai trouvé que cette histoire mystique était assez secondaire, par rapport à l’”annonce” de la 4eme de couv’, j’ai justement interrogé Toni Bentley là-dessus – qui m’a parue balayer assez rapidement ces questions. Dans le fond donc, pour répondre à ta question, cette problématique me semble assez secondaire.
15 Dec 2008 à 13:48
Ma critique de ce bouquin tenait en une phrase, dont je me rappelle très bien :
“Dire que je me suis fait chier, et que j’en avais même plein le cul aux abords de la trois-centième sodomie serait peut-être un peu réducteur…”.