Libération enfonce aujourd’hui des portes ouvertes :

Le chercheur français Nicolas Guéguen vient d’établir rationnellement la chose suivante : une femme a plus de chances de se faire draguer par un inconnu si elle lui sourit. Ce travail de recherche a été effectué dans un environnement adapté – un bar de Lorient – dans lequel une femme de 20 ans était chargée de regarder dans les yeux, pendant deux secondes, tout nouvel arrivant de sexe mâle, puis de détourner le regard. Dans une moitié des cas, ce croisement de regards était accompagné d’un sourire (groupe d’étude), dans l’autre, non (groupe de contrôle). Par la suite, la jeune femme venait s’installer à une table proche de la «cible» pour y feuilleter un magazine.

Sur les 100 hommes qui – à leur insu – ont participé à cette étude, les résultats ont été les suivants : 11 des 50 hommes à qui la jeune fille avait souri l’ont approchée, contre seulement 2 sur les 50 auxquels elle n’avait pas souri. Chez les participants n’ayant pas eu d’interaction orale (il s’agit ici de paroles) avec la jeune femme, le nombre moyen de regards a été de 7,02 pour ceux à qui elle avait souri et de 2,01 chez les autres. Dans un cas comme dans l’autre, les écarts sont statistiquement signifiants, ce qui prouve sans conteste que le sourire facilite les contacts.

Euh, parce que le sourire c’est pas un contact ? Et le regard non plus ? Vous me permettrez de tirer ma propre conclusion : une fille a plus de chances de se faire draguer si elle fait le premier pas.

On est bien avancés.

(Le reste de l’article parle des probabilités de se faire prendre en stop quand on a un bonnet C.)

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  1. Minimaul

    Encore une grande avancée pour la science.. Heureusement qu’il y a des gens comme ça pour faire des expérience quand même ‘achement utiles ^^

    Ils auraient pu pousser un peu plus loin en mettant en scène 2 femmes, une en combinaison intégrale en mohair et l’autre en bikini.. Je me demande laquelle aurait eut le plus de succès..

  2. *nOunOurs*

    Une étude qui changera à coup sûr la vie de la population…

    Déjà si ces hommes ont participé à leur insu il ce peut qu’il y ai des gays, des hommes mariés ou pas intéressé par la fille dans le lot.

  3. Maïa Mazaurette

    Du mohair o/

  4. Koko

    Bien sûr *nOunOurs*, mais il y a autant de gay, de mariés et de “pas intéressés” dans le groupe “sourire” que dans le groupe “non sourire”, peut-on supposer.

  5. Lili

    Ainsi, 4 % des hommes draguent quoiqu’il arrive.

  6. PankkypH

    @Lili : 4% des hommes fréquentant les bars :)
    (je n’irais même pas jusqu’à souligner à l’aide de captain Obvious le nombre ridicule (100) d’hommes étudiés)

  7. LeReilly

    Okay.
    Je veux être chercheur maintenant.
    C’est décidé, je quitte mon stage ! (dit-il en mettant un grand kick dans la porte du patron)

  8. Nani

    “les stats c’est comme les mini jupes, c’est joli à regarder, mais ça apporte rien au schmilblick!” (Directeur d’UFR de stats)

  9. Tania

    Ouais, y a aussi les pas doués qui croient que c’est à eux qu’on sourit alors qu’on rêvasse à la nuit de luxure qu’on vient de passer avec l’homme de notre vie, alors la drague intempestive, merci bien.

    (quand au stop en bonnet D, ça doit être plus facile seule qu’accompagnée, encore qu’on ait dans aucun des deux cas été indélicat avec moi. Heureusement…)

  10. claneys

    Et merde, j’ai pas dut être dans le bon groupe.

  11. drtas

    Cette étude ma fait penser à une autre étude publiée il y à un mois maintenant je crois qui disait que l’alcool augmentait les risques d’avoir un cancer… Donc j’ai bien l’expression “défoncer les portes ouvertes”.

    A quand une étude “mâcher du verres augmente-t-il les risquesde gingivites?”

  12. abfaboune

    Le nombre d’études bidons qui sortent tous les jours…

    Y’en a qui sont vraiment payés à rien foutre.

  13. Meï

    C’est de la recherche ça? Et dire que de vrais chercheurs galèrent comme c’est pas permis pour avoir des financements, c’est triste…

  14. abfaboune

    Oui, c’est assez triste de voir que ce sont les “recherches” bidons qui sont largement relayées dans la presse.

    Cela donne du grain à moudre à ceux, comme Sarkozy, qui pensent que les chercheurs sont de gros flemmards (ses propos récents, qui ont enflammé la professions), dans la droite tradition Gaullienne, qui disait “des chercheurs on en trouve, des trouveurs on en cherche”.

    Pour les sciences humaines, c’est un peu difficile de dire qu’on a trouvé un truc, sauf enfoncer des portes ouvertes comme le truc que Maïa cite.

  15. Ryô

    Pour une fois qu’une étude sympa est menée dans mon coin, je l’aurais préférée plus sérieuse aussi.

    Tout comme PankkypH (merci le pseudo), je trouve l’échantillon peu représentatif. Limite foutage de gueule. En plus, une étude de ce type est géographiquement très localisée, donc mériterait une evolution, et une continuation. Dans quel type de bar lorientais a été faite cette étude? Sur la rade ou en centre ville? Y a t il le même public? Quelle est la preuve d’une fréquentation générique d’un public qu’on pourrait retrouver ailleurs qu’à Lorient?

    Il s’agit d’un docteur en psycho. Il serait bon de ne pas attendre la fin de l’article pour être mis au courant du champ de recherche dans lequel cette étude se cadre.

    Enfin, pour ma part, je serais plus tenté, dans une étude sociologique, de m’atteler à une observation in situ sur le moyen terme des interactions entre individus dans des lieux stables et plus propices à ce type de recherche (en boite par exemple). Bon, okay, ça fait voyeur, mais bon, c’est le boulot qui veut ça :p

  16. courirnudanslherbe

    Coucou Maïa, ci-joint un lien avec interview du même chercheur à l’occasion de la sortie de son bouquin “100 petites expériences en psychologie de la séduction” : cette fois il s’agit de détecter le bon moment pour aborder et séduire une femme. Tu nous fais une petite brève ou nous livre ton analyse de cette expérience là ? En tout cas, j’aimerais bien trouver le truc pour détecter ce bon moment chez une femme… sourire : http://www.cerveauetpsycho.fr/ewb_pages/a/actualite-le-a-a-bon-momenta-a-pour-aborder-une-femme-19063.php

  17. Boufonman35

    Le sourire met en confiance le mec, je vois vraiment pas la nécessité de faire une étude la dessus, sérieusement c’est gâché de l’argent !

  18. Kelly

    La recherche permet de vérifier scientifiquement des faits qui nous paraissent parfois évidents, mais qui peuvent ne pas l’être. C’est-à-dire qui peuvent s’expliquer par une sorte de hasard répété et qui donc peuvent nous amener à tirer une conclusion erronée. Exemple : A chaque fois que je mets un t-shirt rouge, il pleut. Je peux finir par me dire que c’est mon t-shirt rouge qui fait pleuvoir et bien sûr, ça n’est pas vrai. Je prends un exemple gros pour insister sur le fait que le hasard peut parfois mal tomber. Et aussi, scientifiquement, quelque chose ne peut être admis qu’une fois expérimenté. La science ne s’arrête pas à l’empirisme. M’enfin je peux comprendre qu’on tienne ce genre de propos quand c’est pas trop son truc à la base.

    Et ça “Pour les sciences humaines, c’est un peu difficile de dire qu’on a trouvé un truc, sauf enfoncer des portes ouvertes comme le truc que Maïa cite.” c’est extrêmement faux. Mais bon, on est plus à une ineptie près dans le sujet.

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