Précision préalable : un wingman, c’est comme un ailier au foot, mais pour la drague. Il renvoie la balle au centre. Il vous fait paraître plus beau et plus intelligent. Bref, c’est comme un copilote, ou un rabatteur, ou juste un partenaire, qui va vous aider à séduire la femme qui vous intéresse. Vous pouvez louer un wingman en ligne (ou une wingwoman).
Je vais parler aujourd’hui de mon expérience de winggirl. Il existe des sites spécialisés pour devenir une bonne winggirl, ainsi que d’autres qui vous font payer pour connaître les secrets de la winggirlitude. Je ne crois pas que ça demande un bac +12, et encore moins un code de carte bleue :)
Concrètement, comment ça se passe ? Vous savez que je suis une femme fidèle. Je ne suis donc la winggirl que d’un seul homme (au cas où vous voudriez me louer pour une soirée). L’homme en question est un très bon ami, serial dragueur, toujours en quête – dans le joli sens du mot. Je n’ai pas décidé d’être sa winggirl un beau matin, ça s’est fait naturellement, à force de sorties dans des boîtes ou soirées, absolument n’importe où en Europe (je suis winggirl en plusieurs langues, même si le plus souvent je n’ouvre pas la bouche). Je précise enfin que ce garçon n’a pas besoin de moi pour draguer et qu’il se débrouille très bien tout seul : l’ajout d’une winggirl à son répertoire est un jeu, pas une nécessité.
Si vous choisissez une winggirl, soyez sûr que votre relation est sans ambiguïté – sinon ça fait les Liaisons Dangereuses du pauvre.
1) La stratégie de la winggirl active.
C’est la même que celle d’un wingman, donc la moins efficace (pardon à tous les wingmen). Elle consiste à aller voir la femme sélectionnée, engager la conversation, lui présenter le pote et s’éclipser aux toilettes pour ne jamais revenir. Une fois la présentation faite, la winggirl active peut aussi s’occuper des amis de la cible pour qu’ils ne viennent pas créer d’interférences.
2) La stratégie de la winggirl passive.
Ma préférée et la plus adaptée aux grosses fêtes où personne ne s’entend parler. Il s’agit pour moi de créer une compétition là où il n’y en a pas. Supposons que mon ami soit en train d’approcher une femme et qu’il y ait déjà douze mecs sur le coup, ou alors qu’elle joue les indifférentes : j’arrive (généralement je repère ça de loin) pour cinq minutes de show à base de dirty dancing et de cocktails et de bonne humeur. A ce moment-là, la fille se fait plusieurs réflexions : 1) elle vient de se prendre le râteau qu’elle comptait balancer, 2) mon pote n’a pas besoin d’elle, 3) on s’amuse bien dans les parages de cette personne. Je peux filer pour laisser la place (seule, hein, histoire de ne pas faire passer mon ami pour un loser), et revenir en plusieurs étapes : soit pour inclure la cible dans le groupe en dansant avec elle, soit pour rester sur place et me prendre un râteau virtuel (oh noez).
L’important c’est que la fille remarque mon ami, puis qu’elle se sente choisie (je procède toujours par allers-retours, pas question de m’imposer). Dans les cas extrêmes, on se débrouille pour qu’elle puisse penser “perdre” mon ami – dont elle se foutait cinq secondes plus tôt. Plus la cible se sent en rivalité avec moi, mieux c’est. Plus je me rapproche, plus elle se sentira obligée d’en faire autant (je m’aligne doucement sur son rythme et évidemment, mon pote et moi gardons nos distances, preuve qu’il est un gentleman qui ne saute pas sur n’importe qui).
Cette toute bête technique -titiller la jalousie- ne fonctionne que sur les filles en confiance. Si vous en choisissez une timide, elle s’enfuira par peur de la compétition (après tout, elle ne peut pas savoir qu’elle va “gagner”).
Au niveau des résultats, la winggirlitude vaut toutes les wingmenitudes du monde. Les femmes sont quand même nettement plus enclines à se laisser séduire par un mec qui de toute façon est venu accompagné. Au moins, ça tend à prouver qu’il n’a rien d’un psychopathe.
Nous arrivons donc à la question clef : comment rétribuer une winggirl ? En lui payant des coups à boire, bien sûr, mais aussi en jouant l’antiwingman, c’est-à-dire en venant à son secours quand un mec refuse de lui lâcher les crampons, même après douze râteaux. Ceci, en soirée, étant carrément appréciable.
La winggirlitude comporte en effet des risques. L’image que vous donnez de vous aux autres mâles présents est celle d’une fille qui danse de manière super olé-olé avec un mec qui finit par l’ignorer : une chaudasse contrariée, donc disponible. L’explication “désolée je fais mon boulot de winggirl” étant rarement considérée comme recevable par les célibataires ivres morts, il convient donc d’être prête à affronter la tempête. Moi ça va, je sors en imperméable. Mais les winggirls débutantes devraient posséder une base arrière, comme un groupe d’amis vers lesquels se rabattre.
Au niveau éthique + solidarité féminine, la winggirl est moyennement cool (j’en ai conscience). D’un autre côté, il est difficile d’explorer les bas-fonds des nouvelles techniques de drague mises en oeuvre par les hommes sans tester soi-même l’efficacité de tours psychologiques assez basiques. J’ai pu constater comme les filles sont sensibles à tout ce qui les fait chuter de leur piédestal houellebecqien (cet article est trop long pour que je vous refasse l’Extension du domaine de la lutte : si vous ne l’avez pas lu, empruntez-le en bibliothèque). Compliments négatifs, petites rivalités, ignorance feinte – tout ça fonctionne. Par ailleurs, chères filles, n’oubliez pas que n’importe quel homme peut utiliser vos copines comme des winggirls, et que certains ne s’en privent pas.
L’avantage, c’est que plus on maîtrise ces tours de passe-passe, moins ils marchent. Je me souviens du dernier mec qui a essayé le compliment négatif pour attirer mon attention : du coup je savais tout de suite qu’il était intéressé, ce qui m’a permis de lui envoyer un râteau préventif. Et j’imagine que si le même mec m’avait balancé une winggirl dans les pattes, j’aurais carrément rigolé.
(Et l’utilisation du wingman pour une fille ? Je ne suis pas sûre. J’ai l’impression que la plupart des hommes sont trop terrorisés par le jeu de la séduction pour accepter d’être mis en compétition frontale. Mais bon, peut-être est-ce seulement une impression.)
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28 Jun 2009 à 20:51
Euh… tou à fait, euh… Maïa ! ^^
28 Jun 2009 à 20:54
Ca me remémore le mythique “Have you met Ted ?” de How I met your mother.
Et sinon, le wingman pour fille, ça peut marcher : la fille et son ami s’entendent vraiment très bien et parlent de tout, son ami aborde la “cible” de la fille et ils discutent à trois. La “cible” devra comprendre petit à petit que l’ami de la fille aimerait bien se la faire depuis longtemps, mais qu’il n’a jamais réussi… alors qu’elle n’a d’yeux que pour lui. Flattage d’égo qui fonctionne souvent avec le mâle :-)
28 Jun 2009 à 21:06
C’est quoi exactement un compliment négatif ? Je suis pas sûr de comprendre.
28 Jun 2009 à 21:19
Arthur > c’est une petite phrase qui montre que tu as remarqué la fille, mais pas forcément en bien. Genre : “mais dis-moi tu serais pas un peu grande gueule” ou “dommage que t’aies l’étiquette du slip qui dépasse”. La fille se sent généralement en position de faiblesse et se débrouille pour rattraper le coup – même quand il n’y a rien à rattraper.
28 Jun 2009 à 21:44
Le problème avec ce genre de trucs, c’est que ça marche, et que du coup ça montre à quel point le début d’une relation peut se jouer a un bête réflexe pavlovien à la con.
Toujours un peu triste pour les abruties sur qui ça fonctionne a plein régime.
28 Jun 2009 à 22:26
La jalousie, un bête réflexe pavlovien ? Hum.
Par ailleurs, mes bons hommes, faites attention à ne pas utiliser de Winggirls (ailes-filles ? J’avais cru win-girl, genre la fille qui fait gagner) qui soient bi’ voir lesbi’.
Parce que j’ai la dernière fois qu’un copain m’a demandé de lui présenter une belle brune, vague connaissance à moi, c’est dans les miens de bras qu’elle a finit. Donc bon. Déjà c’est moins drôle.
28 Jun 2009 à 22:28
Il y a une scène un peu comme ça – d’anthologie – dans “la revanche d’une blonde”. Reese Witherspoon passe à côté d’un gars de sa classe qui est en train de se prendre le râteau de la mort de la fille qu’il drague (et de sa copine). Du coup, elle stoppe devant lui, lui colle un aller et retour bien sonore et lui balance “espèce de salaud, comment as-tu pu m’abandonner ainsi après m’avoir fait connaître des extases aussi délicieuses, je te hais, etc.” avant de s’enfuir. Du coup, le gars la regarde partir, hébété, et la fille qu’il draguait, délaissée, lui balance un “tu fais quoi ce soir, en fait” tout à fait prometteur…
28 Jun 2009 à 23:52
Il n’y a que moi que ce genre d’article terrorise ? Chaque nouvelle ligne me conforte dans l’idée que certaines choses ne doivent pas être pour moi. J’en avais déjà quelques unes dans ma liste, je sens que je vais y rajouter… je sais pas comment ça s’appelle. L’amour ? Les relations sentimentales ?
29 Jun 2009 à 0:15
J’ai moi-même un wingman occasionnel qui est très efficace car son petit plus est de savoir cerner très vite les mecs. Quand un mec me plaît, je lui dit, il l’aborde, discute un moment et me le présente. Comme il est super cool et assez charismatique, ça me fait marquer des points d’avance. Une fille qui traîne avec mec aussi cool ne peut qu’être cool elle-même.
Le petit plus c’est que quand je drague un mec en freelance, si j’ai un petit doute, je lui demande de discuter un peu avec et il me donne son sentiment. Il me dit très vite si c’est un mec bien ou un naze. Il a 10/10 à chaque coup.
29 Jun 2009 à 0:32
Ahah, Relativiste, je ne suis pas terrorisé mais je te comprends. Ca me laisse un peu… pantois. :)
[HORSSUJET]
Maïa, quand les résultats du concours de jeux de mots seront-ils publiés ? Need !
[/HORSSUJET]
29 Jun 2009 à 0:36
Relativiste > naaaaan surtout pas. On parle de techniques assez rarement mises en oeuvre, pas très connues du grand public. Tout va bien :)
Pankkyph > demain ! Je me tâte encore :)
29 Jun 2009 à 0:54
Salut :)
pour info je te colle le dernier mail de la liste de diffusion de Neil Strauss :
The Amazing Ivan,
Every now and then, a woman sends me an email or comes up to me at
a signing and says, “This guy tried to use the game on me the other
night, and I totally called him out on it.”
She usually seems very pleased with herself when she says this, and
wants some sort of compliment or pat on the head.
However, all I can think when this happens is: “You don’t get it!”
If you’ve read the book, then you understand that 90 percent of
guys using the game are focused on self-improvement and learning to
interact better with women – and the world.
When you shoot a guy down for using the game, especially if he’s
someone just beginning this journey to become socially comfortable,
all you’re doing is retarding his progress and development. And, in
some cases, possibly discouraging him from every trying again.
Instead, if you’ve read The Game, and a PUA-in-training comes up to
you using the material, instead of calling him out, HELP him out.
And do it constructively, not condescendingly. Especially if he is
doing something wrong or you see something you can give him advice
with. I’m sure everyone on this list would appreciate helpful,
constructive advice that will improve their success on a permanent
basis. If you’re feeling really generous, be a great wingwoman to
him that night. And if you’re feeling really, really generous…um,
never mind.
Okay?
Now, some of the guys reading this may wonder: how prevalent is the
material? Am I going to get caught if I use it?
If you’ve read the two-book sequel Rules of the Game, you know it
doesn’t matter. All you need is a contingency plan if you get
caught. I’ve met a number of guys who are now dating someone who
originally recognized their opener, and rather than getting scared
and running away, they continued the conversation. After all, the
only thing an opener is meant to do is to OPEN a conversation,
whatever the response may be.
However, as you probably know, I’m not one to just SAY something
without thoroughly researching it. So, as we speak, I’ve put
together “Style’s Street Team.” They are currently roaming the
malls, cafes, bars, and bistros of the country as we speak, testing
out the most common material (such as the Jealous Girlfriend
Opener) and keeping track of just how often it is recognized, as
well as how often it is effective for them. I’m compiling this as
part of the extra material in the paperback, single-volume reissue
of Rules of the Game, but I’ll of course give you a sneak peak of
the results here.
Hope to meet some of you in Australia. I’ve received so many emails
from you all, so glad to finally be speaking there…
Til Then,
Neil
29 Jun 2009 à 1:53
J’adore faire wingman pour filles, ça marche pas mal d’ailleurs.
29 Jun 2009 à 8:40
relativiste +1
@Maïa: pas connues du grand public, sûrement. en tout cas dans la forme formalisée décrite. par contre de façon instinctive, si, bcp plus. pour moi, c’est de la manipulation. non plus, ni moins.
alors pour un coup d’un soir, pourquoi pas (soyons cyniques, pour une fois). mais comme base d’une relation à plus long terme, bonjour les fondations en sable mouvants^^
29 Jun 2009 à 8:58
“T’as l’étiquette du slip qui dépasse»
J’ai jamais osé faire ce compliment.
Je sens que ça va être l’une de mes phrases préférés. Merci Maïa.
29 Jun 2009 à 9:58
Bizarre, je n’aurais jamais pensé que que l’on puisse considérer la première approche, voire la première soirée comme fondations d’une relation… Au contraire, à mon sens, les bases se font dans le temps, en apprenant à se connaitre. La séduction est un jeu, il y a des techniques, des fautes à ne pas commettre, des “fondamentaux”… En quoi l’aide d’un(e) amie transformerait une cour en manipulation??? Dans ce cas, n’importe quel artifice ( fleurs, vetements de rigueur, impro romantique….) serait une sorte de manipulation.
Le tout est de tenter de sortir du lot… Les animaux paradent, les humains aussi… Et dieu que c’est agréable!!!
29 Jun 2009 à 10:19
/trois ans plus tard…
-tu sais chérie, à notre première soirée, avec une amie tu as été complètement mystifiée grâce aux ressorts les plus pavlovien qui soient. d’ailleurs c’était qu’un jeu pour ma cops et moi, hein. rien de plus. mais bon… j’ai appris à te connaître avec le temps et maintenant je sais que tu n’es pas la dinde que j’imaginais et qui s’est donnée en spectacle ce soir là à foncer dans tous les panneaux tendus.
/
Ca peut passer. ou pas.
*qqn dans l’oreillette me dit que toutes les vérités ne sont pas bonnes à dire… ah ben whé, mais là ça cadre plus avec ma vision des relations humaines ;)*
29 Jun 2009 à 10:26
Interessant !!!!
29 Jun 2009 à 10:37
@ Nani:
mais qui parle de dinde?? Et ou serait le problème si tout se passe bien trois ans après? Sincèrement, je trouve plutot flatteur le fait que quelqu’un ait echaffaudé un plan pour me séduire. Et ce quelque soit le plan.
29 Jun 2009 à 10:59
Purée j’en apprends tous les jours grâce à toi Maia… mon dieu que ça me parait compliqué la drague… mais pourquoi ne reviens t’on pas aux choses simples… le truc simple et direct -_-
29 Jun 2009 à 11:03
le “problème” est que la première relation à été établie sur de fausses bases. c’est n’est pas un individu qui en a séduit un autre, mais un “piège” qui à été dressé à l’encontre de qqn.
avec tous les guillemets qui s’imposent, bien sur :)
29 Jun 2009 à 14:10
J’ai eu la même réaction que Nani en lisant l’article. C’est bien beau cette pratique mais commencer une relation par un mensonge ça m’intéresse pas trop.
Surtout que bon, l’allié(e) est forcément un(e) ami(e), la confrontation finira fatalement par arriver.
À moins de jouer la carte franchise avant la fin de la soirée j’imagine que ça peut créer des situations foireuses.
29 Jun 2009 à 14:13
Nan mais après faut relativiser hein. C’est pas la façon dont tu abordes quelqu’un qui va être THE base de la relation. Admettons que la cible ait un peu l’esprit ailleurs, toi hop tu la centre sur toi. C’est tout.
Après tu va pas la droguer et la manipuler pendant trois mois pour maintenir une relation.
Et puis si t’es sociopathe, c’est pas une WingPersonne qui va changer quelquechose.
29 Jun 2009 à 15:30
pour une éthique du chopage????
29 Jun 2009 à 16:34
J’aime bien l’expression de “winggirl”… Elle n’est pas traditionnelle, puisque dans le lexique classique des PUAs, c’est presque toujours le terme de “pivot” qui apparaît… Le sens n’est pas exactement le même (une “pivot” serait une sorte de winggirl malgré elle), mais le fait qu’il y ait des wingmen et pas de winggirls révèle bien la tendance à l’androcentrisme (et pas à la misogynie, j’insiste !) que l’on observe dans ce milieu.
Sinon, je suis très impressionné : il existe des méthodes payantes de formations pour être winggirl ??? J’ai beau être “du métier”, je serais toujours surpris par les sujets que certains coachs arrivent à monétiser :-/
Merci pour cet article surprenant !
D.J.
29 Jun 2009 à 17:09
Il y a une faille si je puis me permettre dans toute la construction de la winggirl et de l’antiwingman :)
Imaginons, tu danses avec le jeune homme pour attirer la curiosité le Mlle Z. Tout se passe bien, Mlle Z. se sent en compétition, elle attaque et ressort victorieuse. Ton ami avec une girlfriend pour la soirée donc. Mais il ne peut plus endosser alors le rôle d’antiwingman. Si jamais un autre mec vient pourrir le reste de ta soirée, il ne peut pas s’enfuir des bras de sa nouvelle dulcinée pour aller te secourir. Ce serait trahir sa stratégie.
C’est décidé, je continuerai à draguer seul ^^
29 Jun 2009 à 17:46
On avait vu cela ans un épisode des experts à Miami ou c’est carrément devenu un business qui flirte franchement avec la prostitution….
Oui c’est pas terrible éthiquement et puis, le mec qui a besoin de ça ou qui aime les femmes qui ne vont l’apprécier que parce-qu’elles sont en concurrence, méritent les pétasses qu’ils vont trouver…
29 Jun 2009 à 18:05
Mais Lily, tu ne peux pas traiter de pétasse n’importe qui, d’autant que ça me semble carrément humain de vouloir quelque chose de désirable. (Enfin je veux dire, la pénurie organisée par les marques, par exemple, on sait très bien que ça marche : les consommateurs sont mis en concurrence. Insulter les gens ne suffit pas.)
29 Jun 2009 à 18:15
Vas-y, Lily, sors ta rage !
29 Jun 2009 à 18:50
Arrête elle va me casser la gueule :)
29 Jun 2009 à 19:10
Mais nooon.
S’en prendre à toi, en plus, ce serait comme s’en prendre à la maîtresse quand on est trompée, non ? (Oui, comme avec la bisexualité cachée dans le sujet sur la limite entre mâle et femelle chez les humains, j’ai envie d’élargir le sujet avec “à qui la faute” dans les relations humaines perturbées.)
29 Jun 2009 à 21:58
Je suis en train de mater L’amour est dans le pré (sic), et soudain, ces histoires de wingirl me paraissent à des années-lumières de la réalité de la séduction populaire… Des handicapés de la communication, verbale ou corporelle, à ce point, c’est hallucinant !
29 Jun 2009 à 22:22
L’idée d’horny nunny est à creuser… :)
L’éthique du chopage…
La drague équitable…
Le one shot durable…
etc, etc…
30 Jun 2009 à 3:13
Pfffff…..
Stratégies d’ados tout ça :))))
Rien ne vaut le feeling direct, sans passer par un intermédiaire forcément subjectif!
Je pense que l’on est tous capables de savoir à quoi s’en tenir rien qu’à l’observation de la cible, même si elle est mouvante…….
Et nul besoin d’une “wingitude” mâle pour les femmes ou femelle pour les hommes.
La subjectivité d’un tiers peut être une perte de temps préjudiciable, surtout s’il y a plusieurs cibles potentielles :)
30 Jun 2009 à 12:38
On voit que tu t’es documentée sur la Seduction Community :p
Je trouve ça assez fascinant, et autant certains types ont une manière d’enseigner assez cool (pour séduire, faut paraître intéressant, pour paraître intéressant… Mieux vaut l’être à la base), autant certains autres sont de gros connards avides de sexe et d’argent.
Ça m’intéresserait pas mal (au niveau personnel) si tu faisais un article justement là-dessus. Le point de vue d’une fille sur une science nouvelle qui tape directement dans les faiblesses du beau sexe.
30 Jun 2009 à 12:59
*mode je vais chez le dentiste c’t'aprèm on*
c’est quoi être intéressant??
*mode bidule du dessus off*
30 Jun 2009 à 14:24
Selon la théorie des types “cool”, tout le monde l’est, intéressant. Suffit de savoir le présenter.
Par exemple, tu a peut-être rencontré un jour un type dont le métier te paraissait chiant à mourir à l’origine, mais qui te l’a expliqué d’une manière si passionnée, si didactique, que ce type apparaissait d’un coup très *intéressant*.
(c’est même un peu la mode dans les séries télé, avec Numb3rs par exemple, un mathématicien qui devient super cool parce qu’il explique aussi bien que Fred et Jamie et qu’il résout des meurtres)
Deuxième chose, c’est de rester attentif. Des choses “intéressantes” arrivent tous les jours autour de toi, mais parfois tu te jette pas à l’eau, et parfois au lieu de les raconter joliment, tu fais le blasé (même parler du dentiste pourrait faire une bonne histoire).
En gros : Avoir confiance en ses propres expériences, avoir confiance en soi, savoir raconter une histoire.
(Désolé pour la digression ^^)
30 Jun 2009 à 20:08
Définition de la personne qui fait de l’entremise :
Personne − généralement une femme − qui sert d’intermédiaire dans une intrigue galante.
«Vénus n’était originairement qu’une entremetteuse de profession qui eut l’honneur de fonder le métier»
de Michelet en 1831 dans l’Histoire romaine.
«Elle se sentait coupable de s’être entremise dans cette histoire» d’Aragon, les beaux quartiers., 1936)
L’entremise :
Servir d’intermédiaire entre deux personnes, deux parties. S’entremettre entre deux personnes.
Enfin de Simone de Beauvoir
«Toutes les jeunes filles, quand une de leurs amies a une intrigue, elles adorent s’entremettre».
Mémoires d’une jeune fille rangée en 1958.
Enfin, j’ose publier cette liste de synonyme d’entremetteur(-euse), pas triste, pas totalement négatif :
accordeur, apparieur, courtier, intermédiaire, maquereau, maquignon, médiateur, négociateur, placeur, porte-parole, pourvoyeur, procureur, proxénète, souteneur
Que dire, sinon qu’il n’y a aucun champ de l’humanité qui n’échappe à la tentation de piper les dés juste pour contredire Mallarmé qui a déclaré :
Un coup de dé jamais n’abolira le hasard
Mais les jeux de séduction et de sexualité ne peuvent échapper à une certaine forme de cruauté.
Bien sûr, il n’y a pas de morale dans ces histoires courtes de voracité libidinale.
Prendre, déprendre, au risque de s’éprendre. Et puis, ces tactiques pour flirter avec l’extrême, surtout sentir quand ça devient très tendu pour la proie des désirs, femme souvent, homme aussi, quand la fête devient orgiaque et qu’on est près d’une sorte de sacrifice animal.
Savoir quand quelqu’un ne joue pas et se berne elle-même d’être ainsi courtisée.
Savoir retenir les chiens afin qu’il ne lacèrent pas l’Actéon ou l’Actéone subjugué par le bonheur de sa propre perte.
Le cabinet des fées est une anthologie des contes écrits par des femmes, mémoires des entremetteuses, ces contes ?
Presque sûrement des conseils pour pacifier les capricieuses, pour déniaiser les trop-pudiques.
L’entremetteuse est une sorte d’anti-prêtre qui se livre à un cérémonial de métamorphose.
Mais c’est un culte à rebours des rituels, car d’humain on devient animal qui se prête mieux ainsi aux jeux sexuels pour des plaisirs purement charnels.
La métaphore de la chasse mêle jusqu’à l’indistinct le chasseur et la proie, la chasseresse et le gibier.
Simplement, cette métamorphose est parfois douloureuse pour celui ou celle qui en est pris.
Mais il y a d’autre désirs plus profonds, moins discernable, et qu’on ne s’avoue pas même à soi, car on touche à la toute-puissance qui est une forme de jouissance narcissique et élémentaire mais si forte d’impressions troubles.
On peut adorer cet entre-deux.
Voilà que je fait mon Don Fernando, je me sauve sinon je vais crever de rire là, sur place.
Cosi …
Non je n’en puis plus.
1 Jul 2009 à 0:10
Je suis impressionné, égide, je suis vraiment impressionné!
Et intéressé par cette profonde réflexion.
Cependant, une question m’interpelle: les commanditaires et leurs assesseurs les “wings”, sont-ils à ce point capables de comrendre la profondeur du propos?
Personnellement, je ne le pense pas.
Car, finalement, le but est unique: la capture sexuelle de la proie, par un artifice puéril de contournement…….
Je rie également de tant d’ardeur d’essayer de faire croire à tout un chacun que le sujet qui est ici débattu mérite que l’on y prête une grande attention!
De Michelet au cabinet des fées, en passant par de Beauvoir, qui aura compris le corrolaire?
Il n’y a plus de joker…….
Je demande l’avis du public.
:))
1 Jul 2009 à 14:14
C’est intéressant cette perspective, car je connaissais les wingmen/women sous un autre aspect : ils aident un ami du même genre qu’eux à draguer. Ils servent soit de faire-valoir (amie plus moche que toi, ami plus nerd que toi), soit d’introducteur (stratégie active). La winggirl joue aussi le rôle de protectrice de son amie, au cas où le mec est en fait un sérial killer, parano américaine classique.
1 Jul 2009 à 14:26
Et même un t-shirt wingman
http://contexts.org/socimages/2008/11/07/a-real-friend-will-sleep-with-a-fat-chick-for-you/
1 Jul 2009 à 16:02
@Arthur: see “neg-hit”
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Maïa, très bon post. un petit bémol cependant, par moment, c’est un peu obscur pour un lecteur lambda (surtout le passage sur “la fille se fait plusieurs réflexions”)
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Pour le tester régulièrement, c’est assez efficace; Cela permet d’entrer dans un groupe plus facilement: les mecs sont attirés – même amicalement – par la wing-girl et les filles abaissent leurs défenses naturellement. Cela permet aussi de faire des petits jeux de “rebound talking”, Par exemple, discuter d’un sujet avec la “cible” et votre “wing” mais tu sais que tu vas mener la conversation où tu veux (et ton wing te suivra, même si vous parlez de cultivation de potiron vert au zhabistan).
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Maïa, pour répondre à ton petit postscriptum, “les hommes sont trop terrorisés par le jeu de la séduction”, tu as parfaitement raison. Pour quelques bonnes raisons:
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— Déjà parce que la séduction pour un mec c’est pas “naturelle”, je veux dire, pour les filles, on leur apprend a séduire dès leur plus jeune âge, une sorte de “super pouvoir magique” en somme; Les mecs, on leur apprend surtout à être “grand eeeet fooooort” (ceux qui sont à Paris comprendront…).
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— De part ce rapport biaisé, les filles “jouent” facilement avec les mecs, mais de l’autre côté les mecs ne comprennent rien, ce qui les “déroutent” (comme l’effet “je le rappelle pas ou je te met des bâtons dans les roues, comme ca, cela [me] prouvera qu’il tient vraiment à moi et pas à mon physique”, vu chez plusieurs amies, copines, wingirl, etc…). L’homme refusera par essence de “jouer”, ne comprenant pas le “pourquoi” (je précise que certains hommes peuvent le comprendre et donc en jouer).
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— Et enfin, a force de ne pas comprendre, de se prendre des taquets verbaux sans comprendre, des piques (qui font partie de la séduction … sans dans certains cas bien connus comme “lâche moi, espèce de relou”), ils finissent par abandonner ou bien a se refermer sur eux-même.
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— Ne pas oublier aussi qu’un homme par égo ne demandera jamais à un de ses potes “pourquoi j”n’y arrive pas” (ce qui commence a changer un peu, heureusement)
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Ceci est ce que j’ai pu constater pour ma part, de la part d’amie, de proche, de personnes diverses (masculines of course) qui sont dans différents secteurs et différentes activités.
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Question ouverte à Maïa: comment tu as appris le “compliment négatif” ?
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PS: le truc chiant par contre, c’est à force de construire des scénarios pour approcher la fille qui nous intéresse, qu’elle “capte” la manoeuvre, ca va finir en film hollywoodien, les rencontres, à la fin …
1 Jul 2009 à 16:23
@Macho Man
Je parie toujours sur l’intelligence des lecteurs/commentateurs. Je ne suis jamais déçu.
Remettre l’entremise dans une perpective historique des pratiques sociales n’est pas d’une si grande «profondeur».
On pourrait même suspecter une tactique du type à «contre courant».
Sorte de démarquage stylistique pour être remarqué.
Oui, «ils/elles» sont à ce point capables de comprendre le propos, et comment !
Ne serait-ce qu’on ose en parler de cela, l’entremise, «l’air de rien», sans pathos ni morale, et c’est déjà beaucoup.
Quant à la capture sexuelle de la proie, c’est un aspect symbolique, tant la capture que la proie.
La partie de chasse n’est qu’une métaphore du jeu de la séduction pour plus si entente.
Comme on disait dans les IUFM, pour l’espace intersticiel de distraction, il n’y a qu’une seule cour, celle des grand(e)s.
Les niveaux de jeux, même aux plus difficiles les ultra-débutant(e)s y ont accès comme les chevronné(e)s peuvent aussi se la jouer easy.
Si la lucidité dans ces affaires est de mise, qui empêcherait-on de vouloir y jouer, au nom de quoi ?
On adore rien tant que de se faire prendre, n’est-ce pas ?
2 Jul 2009 à 1:49
@ egide
Je campe sur mes positions.
La compréhension du propos ne tient-elle pas à la forme que l’on expose pour l’expression du fond?
Adopter une sémantique ciblée est certes une démarche intéressante, et que j’apprécie; mais, sans vouloir être désagréable, en remettant le contexte au niveau du débat d’origine, il ne s’agit là ni plus ni moins que des essais (puérils) de mise en oeuvre de communication par intermédiaire désigné.
Le danger pouvant être la subjectivité de l’entremetteuse.
Bref, des histoires de copains copines qui se rendent service.
Personellement, et je l’avoue, j’ai déjà eu recours à ce genre de méthode; mais pas longtemps. Car je me suis aperçu que le plaisir de la chasse n’était plus au rendez-vous. Et que finalement, il valait mieux opérer soi-même plutôt que de confier la responsabilité de l’amorce à un tiers.
Et également, dans un souci d’efficacité: le gain de temps est appréciable, car il y a toujours plusieurs cibles potentielles.
Mais, je suis honnête de le reconnaître, tout dépend du contexte dans lequel on se trouve: est-ce pour une heure, une nuit, un mois ou beaucoup plus?
Que les hommes aient peur de séduire? Je ne le pense pas.
Que les filles jouent, même inconsciemment? Certainement!
Compliment négatif? C’est un non-concept. Je n’ai jamais dit (ou entendu dire autour de moi) une réflexion négative à la seule fin d’attirer l’attention de la personne convoitée.
Dire à une fille que l’étiquette de son slip dépasse! Qui l’a déjà fait ici?
Je préfère encore imaginer tirer sur l’étiquette à l’occasion d’une séance intime :)
Il n’y a que l’humour discret qui soit efficace: cela permet en tous cas de juger rapidement les (pré)dispositions de la cible désirée.
Le chasseur aime prendre, et la cible se faire prendre, non?
J’avais demandé l’avis du public.
Il n’y a eu qu’un seul vote :))
2 Jul 2009 à 19:40
Le compliment négatif sert à titiller l’égo de la fille, tout comme la winggirl sert à titiller sa jalousie, comme l’a dit Maïa.
Le coup de l’étiquette du slip est caricatural, toute remarque à double tranchant peut faire l’affaire (j’aime bien ta robe…j’ai vu une autre fille qui avait la même tout à l’heure). Le but est juste de reprendre le contrôle d’une discussion et de forcer la fille à se remettre en place.
Nul besoin de s’offusquer. Ça et la jalousie sont des trucs vieux comme le monde. Que vous les femmes utilisez depuis looooongtemps. Voir Les Liaisons Dangereuses, par ex.
Si c’est utilisé parcimonieusement, pour faire connaissance et rompre la muraille de glace que beaucoup de mecs se prennent avant même d’ouvrir la bouche, ce sont de bonnes techniques.
Muraille bien souvent préventive d’ailleurs, qui ne subsiste que comme réflexe pavlovien pour éviter les mendiants, les relous, les racailles, les Guy Georges…
Dans ce cas, ça peut permettre d’éviter une guerre des tranchées sexuelles, ou chaque sexe se regarde mais ne s’approche plus, par lassitude :
http://www.styleseduction.fr/la-guerre-des-trancheessexuelles/
3 Jul 2009 à 14:49
haaa d’accord, moi qui me demandait pourquoi tout d’un coup en soirée étudiante y’avait des mecs qui faisaient comme si ils me connaissaient et qu’on était trop potes, et que juste après ils allaient danser preès d’une gonzesse en groupe, ils voulaient me faire passer pour un wingman (rien à voir avec le manga du même nom) hohoho tout sexplique.