Je lis ce matin cet article sur la marchandisation du corps chez Slate, et je me demandais combien je vendrais une relation sexuelle avec moi-même (quand j’étais étudiante j’ai eu quelques jolies propositions et il me semblait à l’époque que c’était beaucoup d’argent, alors que 2000 francs, bof). Considérons donc la chose. Quand je réfléchis de manière abstraite, je suis prête à ouvrir la porte* pour 500 euros, vu que c’est l’étape psychologique qui généralement me bloque pour acheter un truc formidable. Pour 500 euros on fait un aller-retour à Kiev, on s’offre une nuit dans un joli hôtel au bord de la mer, ou alors on achète la paire d’escarpins de ses rêves (sauf maintenant qu’on l’a déjà).
Sauf que 500 euros, c’est avec un homme abstrait, donc pas ultimement repoussant. Alors j’ai cherché un support visuel (pas facile) qui serait pile dans mes non-critères : vieux, vulgaire, gras. Vulgaire surtout. Tony Soprano.
Bon. Et bien même comme ça, la balance ne grimpe pas tellement (1000 euros ? bof, pour une demi-heure d’effort, peu importe le gars, 800 euros, allez). Si j’étais pute, je serais pauvre. J’imagine que je manque de sacralisation du corps. Je n’ai jamais tenté l’expérience mais je suis sûre que je ne serais PAS traumatisée de coucher pour de l’argent, je trouverais ça certainement ennuyeux, plutôt. Je peux complètement faire abstraction du physique, s’il le faut. Je peux penser à autre chose.
S’il fallait en plus être motivée, flirter un peu, ce serait plus compliqué. Faire semblant de trouver un homme intéressant pendant un dîner, mentir sur mes motivations, pffff. Mais là encore, jamais je ne demanderais plus de 800 euros, et encore, ça me paraît énorme. Je ne dois pas manquer assez d’argent. A vrai dire, je réalise que je n’ai aucun avenir dans la prostitution :) Trop d’indifférence. Pas assez de famille à charge. Même pas de culpabilité. Prodigieusement ennuyeux, donc.
*La relation vaginale pour 500 euros, 1500 pour une fellation (c’est plus fatiguant, impossible d’être passive, en plus il faut supporter le goût, l’odeur et le visuel, brrrr), 5000 pour une sodomie (juste au cas où le client serait brutal). 500 euros aussi pour s’occuper de mes pieds (les fétichistes apprécieront), 500 euros pour se faire fouetter et humilier par moi (pour l’inverse, on commence à en parler à partir de 10 millions d’euros). 3000 pour une nuit complète parce que j’ai autre chose à faire de mes nuits. La vache, jamais je n’aurais pensé donner un prix à tout ça, ce blog est formidable.
Bon alors, et vous, combien vous coûtez ?
(Cette discussion est purement théorique, of course, et ne concerne pas la moralité de la prostitution, sujet déjà maintes fois abordé. Parlons des prix et du rapport corps/argent/subjectivité uniquement. Nous sommes bien d’accord que le racolage est illégal et que personne ici ne fait sa pub, sinon je vais en prison.)
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(54 réactions)
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29 Aug 2009 à 10:14
Si tu veux avoir une idée, je me souviens avoir lu le témoignage d’une jeune étudiante escort girl qui se faisait 6000€ par mois net d’impot a vendre son corps..
http://20minutes.bondyblog.fr/news/200906090001/sophie-20-ans-etudiante-et-escort-girl
29 Aug 2009 à 10:24
En lisant le titre, j’ai pensé plutôt à ça :
http://www.oneplusyou.com/bb/cadaver
Eros et Thanatos
en anglais
29 Aug 2009 à 10:33
La prostitution n’est pas illégale; ses profits sont d’ailleurs taxés pas l’Etat, qu’ils soient déclarés ou non
Ce qui est illégal, c’est le racolage sur la voie publique, le trafic d’être humains, et le proxénétisme (qui inclut toutes formes d’aides directes ou indirectes à l’activité prositutionnelle)
29 Aug 2009 à 10:34
Dans mon coin, les étudiantes se proposent pour 150-250e la passe de 30min.
“Nous sommes bien d’accord que la prostitution est illégale”
-> C’est plutôt le racolage, qui est illégale
“sinon je vais en prison”
-> Ce serait bête de perdre ma blogueuse préféré =)
29 Aug 2009 à 10:35
Je vais encore sembler étrange… si une femme (même sublime) m’aborde et me propose de l’argent pour pouvoir profiter de mon corps, c’est non, direct. Alors qu’elle aurait très bien pu me draguer, et réussir à “m’avoir” gratuitement.
Ensuite, bien sûr, il y a la somme. si la mère chirac se pointe et me propose le million d’euro (en pièces jaunes ou en chèque, je ne suis pas bégueule), là, ca pourrait changer ma vie, alors je dirais oui, et je répartirais la somme ainsi : 500 000 euros pour changer ma vie (rembourser mon prêt, etc…), 499 990 pour la thérapie qui suivrait, et 10 euros pour le viagra (j’ai pas la moindre idée de combien ca coute, le viagra !)
Mais au final, je ne me suis jamais retrouvé dans une telle situation (et soyons réaliste, ca ne m’arrivera jamais), alors qui sait…
29 Aug 2009 à 10:40
Tu n’aurais pas écrit cet article pour déculpabiliser d’une erreur de jeunesse ?
29 Aug 2009 à 10:48
+1 pour Julien
Les maisons closes sont aussi illégales, à l’inverse de chez nos voisins allemands
29 Aug 2009 à 10:51
Le prix varie t’il en fonction de la beauté ? Des attributs ? Du cours du marché de la pute Libanaise ? Du rang social dans lequel on se trouve ? De l’égo de séduction que l’on à (qui signifie bien qu’il faut allonger la somme pour être au niveau de quelqun qui m’aurais plu en temps normal) ?
Mais je constate tout de même que dés que l’on devient autoentreprenneur, les prix des produits refletent toujours l’estime que l’on a pour eux (Voyons Maïa, 500 €!! Tu doit valoir beaucoup plus !)
Au final, vu que la prostitution des hommes est un fait (étrangement ?) plus rare, pensez vous que les questions d’offres et de demande décuple leur prix ?
29 Aug 2009 à 10:54
Maïa tu serais une prostitué de luxe, ou escorte bas de gamme avec de tels tarif. 500 euros la demi heure c’est un poil cher, surtout si tu fais l’étoile de mer. mais en effet c’est pas onéreux pour une soirée et une nuit avec une escorte enfin avec de tel tarif tu prend juste une dizaine de rendez vous dans le mois et t’as de quoi t’acheter rapidement un appart a berlin.
29 Aug 2009 à 10:58
Plus cher pour une fellation et encore plus pour une sodomie, soit; je comprend totalement et je ferai surement pareil (dans l’hypothèse), quoique je vois mal quelqu’un payer 5000 euros pour un sodomie…
Mais 500 euros juste pour se faire lécher les pieds, ça me parait un peu cher ! Je baisserai les prix. Genre 50 euros les pieds, 200 euros la séance domination et 200 la séance uro/scato (en donneuse, bien sur)
Si on touche pas mes organes sexuels ou sensuels, c’est “moins grave”. Donc je le mettrais moins cher.
29 Aug 2009 à 11:11
beneglorion > Chais pas si c’est du luxe, 500 euros l’étoile de mer (j’imagine que oui, finalement, c’est cher… mais moins que les nanas qui demandent un million comme dans l’article cité, qui m’a sans doute fait partir sur de mauvaises bases, effectivement).
Quand je réfléchis à ces 500 euros, je fais moins payer pour le service (étoile de mer ou au-dessus, m’en fous) que pour l’ennui. Si c’est se faire chier à se maquiller, se déplacer, et coucher, ça prend du temps que je pourrais utiliser à faire du vélo dans Berlin ou même glandouiller sur mon blog. En fait c’est le temps perdu que je déteste. Le prix c’est celui du temps perdu.
Julien > oops ! Modifié.
29 Aug 2009 à 11:12
Moi j’ai pas de prix. Je donne si j’ai envie… mais avoir mon pénis, c’est un privilège et ce privilège n’a pas de prix.
:D
29 Aug 2009 à 11:23
Tu prends les chèques?
Parce que j’ai un fantasme : tu voir faire une note de blog !
Combien ça me couterai de te voir t’éclater comme ça devant ton clavier? ^^
29 Aug 2009 à 11:32
Arf, dure question…
Moi je pense que je pratiquerai les mêmes tarifs que toi (à la notable exceptions du fétichisme des pieds qui serait beaucoup plus cher : se retenir de rire quand on me touche les pieds, c’est déjà un effort immense) parce que comme toi, le temps perdu se facture cher!
Du coup par contre, moi je profiterai de l’argent (durement) gagné pour acheter des Louboutins. Ma morale est à intensité variable dès qu’il s’agit de jolies chaussures :D
+1 Rouge :)
29 Aug 2009 à 11:35
Moi je m’offre.
Avec un ruban cadeau si ca peut faire plaisir.
29 Aug 2009 à 11:36
Une intéressante réflexion qui pourrait sans doute se résumer à : “A partir de qu’elle somme d’argent êtes vous près à oublier vos propre codes moraux ?” Ou plus exactement, “à quelles conditions feriez-vous ce que vous ne seriez pas près à accepter en temps normal ?”
Dans le cadre décris ici, ça reviens à dire, à partir de quel limite suis-je près à accepter une relation sexuelle avec une personne que je ne connais pas est qui me laisse indifférente ou éventuellement me laisse vaguement nauséeuse… mais après tout, qu’est-ce que c’est une vague nausée en échange de XXXX euros ? Dans le même ordre d’idée, à quel condition seriez vous près à tuer quelqu’un ? certes, c’est une question rhétorique (quoi que), mais elle procède de là même démarche intellectuel… quelles sont mes limites est à partir de quel point suis-je près à les outrepasser volontairement ?
Sur la prostitution en elle même, je pense que celle-ci ne se résume pas à une simple question d’argent (je connais des femmes qui ne se font pas payer mais qui moralement se comporte comme la pire des putes au sens le plus péjoratif possible de ce terme), mais est plus une question de volonté et de contrainte (ai-je envie, suis-je près à l’accepter, est-ce que j’y suis contraint, etc.). Se qui m’a toujours gêner dans la prostitution, ce n’est pas le fait de monnayer les charmes d’une personnes, mais plutôt le fait de ne pas savoir si c’est quelques chose de volontaire ou de contraint. On peut d’ailleurs ce demander si le simple fait qu’il y ait un échange pécunier, ce qui cèle une relation contractuel, n’induit pas en soit une contrainte.
Dans le doute, et n’ayant pas encore résolu la question, je m’abstiens de fréquenter les prostitués, mais elles (ou ils) ont tout mon respect et mon admiration pour le travail qu’elles (ou ils) font et dont je suis totalement incapable… ou pour rebondir sur ce que je disait au début : mon prix est tellement élevé que je n’ai pas réussie à le calculer ;)
29 Aug 2009 à 11:41
Je dois avouer qu’à la lecture du dernier paragraphe, j’ai les mêmes tarifs. Je me démarque pour la sodomie avec un tarif deux fois moins cher que le tien, chère Maïa. Idem pour l’humiliation de ma personne, qui avoisinerait plutôt le prix de ton anus. Tout cette théorie chrématistico-somatique est somme toute assez excitante. :)
29 Aug 2009 à 11:41
Sisi on peut etre passive pendant une fellation… ;-)
29 Aug 2009 à 12:03
eulbobo > Tu serais déçu :)
Jeremie > Après réflexion, je tue quelqu’un (théoriquement, hein) pour 50 000 euros, soit la moitié du prix de l’appartement que je devrais acheter à Berlin si j’avais les sous. Je précise que si l’opération n’est pas risquée et que je déteste la personne, genre mon ex-voisin-racaille à Paris, ou des gens qui font la guerre au planning familial, je descends tranquillou à 10 000 euros.
(Seigneur, à quoi commencé-je à réfléchir.)
29 Aug 2009 à 12:09
Je trouve le palier de 500€ acceptable. Pour moi ce serait à l’heure. Pour la nuit disons 2500€.
Je ne ferais pas franchement de différence de prix en fonction des pratiques sexuelles. Cunnilingus, Vaginal ou Anal même tarif. Je précise que Anal s’entend de la pratique qui consisterait à ce que je sodomise la cliente. Pour l’inverse, il faudrait au préalable me faire ingurgiter un cocktail de drogue suffisamment puissant… Mais dans ce cas, je pense que c’est plus une relation serial-killer/victime que escort/client ;)
Voilà donc en gros 500€/l’heure peut importe ce qui est demandé (sauf pratiques extrêmes genre truc scato et sado hardcore).
A ce propos je conseille à ceux qui ne connaissent pas la très bonne série sur le sujet: Secret Diary of a Call Girl.
29 Aug 2009 à 12:33
C’est une question hachement intéressante, mais je ne suis pas certaine d’arriver à un chiffrage correct, je suis trop philantropique.
Je me souviens d’avoir été approchée par un garçon très gentil mais hautement vilain / à la limite du repoussoir. Je l’ai rembarré (gentillement), et je me suis fait la réflexion qu’il faudrait sans doute qu’il paie pour arriver à ses fins. Ca m’a serré le coeur, et je me suis longuement interrogé sur la misère sexuelle des vilains pauvres. Comment on couche quand on fait vraiment pas envie et qu’on a pas une thune ? (à part violer évidemment)
(Pour de vrai, j’avais même réflechi à un “restau du coeur du cul”, mais là je m’égare.)
29 Aug 2009 à 12:43
Aaah c’est la première fois que je lis quelqu’un qui pense comme moi : c’est étrange de moins faire payer la fellation que le rapport vaginal.
Pour mes prix… C’est difficile à dire. Quand je vois combien je suis payée pour le boulot que je fais, je me dis que je ne prendrais pas très cher. Par contre, il faudrait que le mec soit propre, sinon ça passe pas.
Disons, pour un mec propre, même très repoussant… Je peux descendre à 300 euros la demi-heure de rapport vaginal, la même chose pour la fellation (mais je m’appliquerais, sinon c’est trop chiant). La sodomie, j’aime pas quand ça dure longtemps, donc juste quelques minutes pour 150 euros de supplément. Qu’est-ce qu’il y a d’autre ? Les pieds, pas très cher, faire pipi sur quelqu’un, pas trop cher non plus. Etre humiliée… non (réservé à quelqu’un que j’aime et/ou en qui j’ai confiance). Dominer quelqu’un… un vrai boulot qui demande de l’imagination, alors peut-être 700 de l’heure.
Tout ça c’est très théorique… Je me demande comment je réagirais, quand même.
29 Aug 2009 à 13:10
Rapport à la prison, faut voir le von côté des choses : ça te donnerait du matériel inestimable pour rédiger un dossier très complet sur le sexe en mileu carcéral !
29 Aug 2009 à 13:23
500€ pour Maïa ? Quelque chose me dit que si j’investissais cette somme, je trouverai encore moyen de parler de blogging et de geekitude avec elle toute la nuit ! (ou pendant toute la demie heure selon le caractère plus ou moins vénal de l’intéressée) ^^
Quant à moi, il y a un facteur qui me paraît un peu oublié dans les commentaires, et c’est de savoir si on est en couple straight ou célibataires… Si je suis célibataire, je pourrais envisager la chose pour quelques miliers d’euros (1’000€ pour mon temps, et 1’000€ de plus pour le dégoût, disons). En couple, c’est hors de question, ça serait ajouter un gros problème moral à un petit.
29 Aug 2009 à 13:28
J’y avais déjà pensé sérieusement à une époque.
Et j’avais pensé à 350€ l’heure (pour la totale, sauf taboo de ma part). Et pas d’étoile de mer ! Huhu, si le client paie une escort c’est pas pour qu’elle fasse l’étoile de mer. (Oui parce que à partir de ces prix là, c’est plus de la vague prostitution de trottoir, c’est de la prostitution de luxe et donc de l’escort.)
Sinon, va dans le forum “prostitution” de Doctissimo, il est très intéressant à lire et à parcourir si tout ça t’intéresse.
29 Aug 2009 à 14:04
Je vais prendre le problème à l’envers. Combien serais-je prêt à payer pour coucher avec une fille ?
Franchement, 200 euros pour une très jolie fille, ça me semble raisonnable (mais bon, j’ai peut-être pas le même système de valeurs) voire cher.
Si elle est moche je vais pas au-delà de 50 euros, à part s’il est de notoriété publique qu’elle baise comme une déesse.
Je serais aussi plutôt du genre à prendre un abonnement, parce que tout claquer en une fois ça me paraît du gaspillage.
Mais alors je payerais jamais plus que 200 pour une nuit. Franchement faut pas déconner. Je ne m’imagine pas être en manque à ce point, et au pire c’est pas les moches en mal de sexe qui manquent.
Au fait Maïa, pour une féministe comme toi, est-ce que payer un verre à une fille c’est déjà de la prostitution (si elle accepte), pour combien tu te laisses embrasser (un long french kiss, sinon c’est pas drôle), et est-ce que payer un verre à un mec qu’on veut coucher avec, ça se fait/c’est féministe ?
29 Aug 2009 à 14:27
Réflexion intéressante.
Mais cependant ce n’est pas toi qui fixe les prix maya mais le marché de la demande et de l’offre.
Il y a 1 ans ou deux l’offre était nombreuse, trop nombreuse, les prix ont donc baissé, l’heure qui avant était payé 200 euros commencé a passé a 100 euros.
Bref il fallait réagir.
La réaction fut a la hauteur: un tas de livre sorti avec comme message de fond la prostitution c’est mal (écrit par des étudiantes prostitué).
Mais la la vérité c’est que ces étudiantes prostitué avait trouvé le filon (10 000 euros par mois tout en étant juste potable) d’autres étudiantes on voulu leur part du gâteau c’est alors qu’un tas de bouquin est sorti ainsi que des émissions bref il fallait protégé le gâteau et nos putains d’étudiante l’on très bien fait.
ps: au pays bas les call girl de luxe sont a 50 euros l’heure.
29 Aug 2009 à 14:30
La question ne s’adresse pas à moi mais j’ai quand même envie d’y répondre. ^^
Ça dépend qui me paie le verre.
Si c’est un ami qui me paie le verre, c’est à dire à une personne à qui je serais susceptible d’en offrir un sans arrière-pensée, ou quelqu’un qui m’en doit un (le verre est la monnaie courante dans mon coin) alors non ce n’est pas de la prostitution.
Proposer un verre pour moi c’est de la drague.
L’accepter c’est se vendre. Mais c’est peut-être parce que j’ai les moyens de me payer les miens toute seule que je vois les choses comme ça. Et accepter le verre et ne pas lui laisser sa chance derrière c’est malhonnête. Si tu l’acceptes il y a un contrat tacite qui se met en place. (Bien sur si le type essaie de soulever ta jupe dans la ruelle derrière le bar sans te demander ton avis le marché devient caduque).
Et payer un verre à un mec ça se fait. Je ne pense pas que ça soit féministe, ça peut le devenir le lendemain si on te fait une réflexion mais offrir un verre je ne trouve pas ça féministe en soi.
C’est juste intéressé.
29 Aug 2009 à 15:20
Tu recevras tes 500 euros dans ta boite au lettre, à samedi prochain
29 Aug 2009 à 15:58
Mozafoka > me laisser embrasser, euh, ça dépend des dents du mec. Je suis absolument traumatisée par les dents des gens en général. Si le mec a de la barbe + de la plaque dentaire, je crois que rien ne pourra me le faire embrasser, de même que rien ne pourra me faire manger de l’escargot cru. J’aurais l’impression que la saleté s’incrusterait à jamais dans mon corps. Brrr. Sinon, avec un mec aux dents normales, 100 euros. C’est trop cher, certes, mais en-dessous de 100 euros je ne me pose même pas une question (parce que 100 euros c’est mon salaire minimal pour écrire un petit article, et encore quand le patron est un pote, donc dans ma tête, c’est le Smic).
Payer des coups, se faire payer des coups, rien ne me dérange. Il y a des mecs qui adorent jouer les grands princes (genre, euh, le mien). Et ça peut aussi être érotique. Le problème, c’est quand ça dépasse une certaine limite. Un type qui insiste pour toujours payer au restau, ok, si ça lui fait plaisir. On reste dans un cadre précis. Mais un type qui paie mon loyer parce que j’ai passé six mois à écrire un bouquin et que j’ai dû passer de la thune à mon frère (typiquement ma situation l’an dernier), ça va me rester en-travers de la gorge pendant un moment (encore maintenant).
Ensuite, il y a des gens à qui je paie toujours tout parce qu’ils ont moins de sous que moi, parce que j’apprécie leur présence, leur conversation et leur joli visage. Pas de question de pouvoir là-dedans, juste des bons moments qui ne les mettent pas dans le rouge. Mais je n’ai jamais eu à draguer avec mon argent. Je te dirai quand je serai vieille :)
29 Aug 2009 à 16:31
Je crois que je serais d’abord intéressé par la tête que part le corps ; c’est mon côté cérébral. Vous proposez un pack pour les deux ?
29 Aug 2009 à 16:33
> Mais un type qui paie mon loyer parce que j’ai passé six mois à écrire un bouquin
Considérez-le comme du mécénat d’artiste, ça passera mieux.
29 Aug 2009 à 16:58
Pour un homme, c’est un peu différent, non ?
D’abord, j’ai comme l’impression que les clientes sont plus rares. Mais admettons qu’il y ait des femmes prêtes à payer pour moi. Le problème, c’est que la bandaison, papa, ça ne se commande pas, comme dirait l’autre. Or pas question de faire l’étoile de mer…
Et comme l’argent ne me fait pas bander, si la cliente est grosse et moche, ça sera juste impossible.
A contrario, si elle me plait, j’aurais plutôt tendance à être demandeur que vendeur, et donc à donner mon corps plutôt que le vendre.
Reste le cas intermédiaire, la fille ni moche ni jolie… et là, je n’en ai aucune idée !
29 Aug 2009 à 17:16
Combien pour une SexTape ?
;p
29 Aug 2009 à 17:18
Je vois une relation trop forte entre sentiments/émotions et sexualité pour faire gigolo. Aussi, je ne pourrais y associer un prix.
29 Aug 2009 à 18:01
C’est marrant, quand j’étais en dech absolue de sous, j’avais trouver un plan : servir de “jouet” à un couple de bonne famille pour la nuit, sous bonne escorte (genre le gorille qui te rammène chez toi à 5h du mat au plus tard, un truc du genre je me souviens plus) et donc “a priori” un plan plutôt sécure.
On était payé 2000€ la soirée.
Autant, je suis à peu près persuadée que faire de l’amour contre de l’argent ne me gènerait pas, je sais faire abstraction du physique aussi, et au pire le lubrifiant ça existe. Bref, effectivement c’est surtout l’ennui (et mon chéri) qui m’empêcherai.
Mais ce plan, alors qu’on devait être au service de ce couple, et donc accepter tout ce qu’ils voulaient qu’on fasse (du simple voyeurisme à la pratique active de l’esclave sexuelle) ça m’a franchement fait flipper…….
autrement tes tarifs sont bons: je vais pas me faire baiser à m’ennuyer pour moins de 500€ de l’heure…. (OMG si mon mari lisait ça….)
29 Aug 2009 à 19:22
Tu fais un prix de groupe ?
29 Aug 2009 à 19:26
Si je devais me prostituer, je ne ferais que de l’escort, sans tarif à l’heure, seulement à la soirée ou à la nuit.
Mais je pense que quand on réfléchit à cette question, on essaye simplement de traduire sa propre sexualité en y intégrant un rapport de “service”, à savoir une transaction argent/sexe ou compagnie.
Etant donné que je n’ai pas une grande estime pour mon physique, mais que j’ai du succés chez les filles (et même chez les garçons, sauf que je suis hétéro) peut être parce que j’utilise mon petit cerveau, je me vois plus comme un compagnon gentleman pour une femme entre deux ages seul avec éventuellement du sexe à la fin.
Du coup ce genre de prestation coûte cher. Je penche donc pour 2000€ la soirée et 3000€ la nuit, avec départ au petit déjeuner.
29 Aug 2009 à 20:04
@Maia: je suis franchement étonné par les commentaires que ta question entraine. Finallement, on dirait que seule l’épaisseur d’un billet vert ou violet sépare le “sex amateur” du “sex professional”. Etonné, vraiment.
29 Aug 2009 à 20:11
ça me fait rebondir sur ton sondage sur les sites de rencontres.
Sur gayvox , un homme m’a proposé 1000 euros pour faire des photos fétich + conclure .
En fait je ne vendrais pas mon corps par peur de vivre un moment glauque qui ruinerait ma libido au final (qui pète le feu donc j’y tiens^^) .
Donc pour moi c’est plutôt ça que je facturerai => la prise de risque.
tarifs croissants exponentiellement avec le potentiel traumatisant du client et de l’acte.
29 Aug 2009 à 20:33
Ce qui est dur dans la prostitution, et justifie les fortes rémunérations, c’est le stygmate social qui va avec.
Quelques centaines d’euros pour un petit extra à gauche à droite, ça ne mange pas de pain tant que tu as ta vie sociale normale a coté. Mais quand ça devient une activité régulière, il devient très difficile de le cacher à sa famille, ses amis, ses amours ; toute ta vie relationnelle est chamboulée, et pas pour le meilleur en général.
Et si on était dans une société machiste, un passé de prostitution réduirait tes chances d’épouser un jeune homme fortuné et de bonne famille, ce à quoi toute honnête femme se devrait d’aspirer. Le prix de la passe incluerait donc un dédommagement, pour ton renoncement à passer un juteux contrat de fournisseuse exclusive devant le maire et le curé :)
29 Aug 2009 à 23:24
sasa > dans la rue en bas de chez moi, le cours de la fellation est à 20 euros, donc toutes les bourses trouvent selon leurs moyens…
J’habite dans une rue tristement célèbre du 2eme arrondissement de Paris.
Les clients vont des jeunes frustrés qui rentrent bredouilles de soirées, aux SDF très alcoolisés.
Et à ce prix, c’est dans les couloirs des immeubles que ça se pratique. Je vous dis pas la surprise quand on essaie de rentrer chez sois et qu’on les trouve en pleine activité.
Vieilles et moches? Eh bien non… à partir de 22:00 les “historiques” sont remplacées par les (trop) jeunes étrangères surveillées plus ou moins discrètement par leurs réseaux.
Elles n’ont pas eu l’occasion de choisir leur tarif.
Et vous savez quoi? Quand je les regarde, je me dis que moi aussi si je devais manger dans un pays où la protection sociale me sera toujours inaccessible, je vendrais n’importe quelle partie de mon corps pour le prix d’une journée de bouffe.
Et le pire, ce n’est pas ce qu’elles doivent faire…
Le pire, c’est que de novembre à mars, elles sont toujours là… dehors à attendre par zéro degré.
Je suis sûr que quand un client les emmène se réchauffer durant dix minutes dans un couloir d’immeuble, elles se disent qu’elles ont de la chance.
Pour répondre au sondage, je dirais comme vous: un mois de salaire pour une nuit. Mais en disant cela j’ai honte d’avoir la chance de pouvoir choisir…
29 Aug 2009 à 23:53
vous pointez de toute façon du doigt la prostitution comme une forme d’exploitation; alors que c’est un Bien COMME un autre!
Désolé pour vous et l’Etat socialiste mais je crois que TOUTE activité rémunératrice EST un métier, et beaucoup d’entre-vous se “vendraient’ pour bien moins de 500E, MAIS vous êtes conditionnées par le fait de ne pas passer pour une salope; TOUT dans le comportement d’une femme est conditionné par le fait de ne surtout pas passer pour une salope… donc ne surtout pas dire sur un blog moultement lu qu’on coucherait à la Demande pour moins de 150E! enfin sincèrement ça n’engage que ceux qui vous croient… ;-) et moi je vous lis souvent, vous et d’autres, et je ne vous crois pas une seconde, genre je suce que pour 5 000 E si je devais… mais oui!! mdrrRRRRRR
29 Aug 2009 à 23:58
En ce qui me concerne, avec le recul, je regrette beaucoup de ne pas avoir vendu ma virginité. Tant qu’à se faire larguer et à le faire avec quelqu’un qu’on n’aime pas, pourquoi ne pas en retirer quelques milliers d’euros? Je regrette surtout ça parce que ça aurait pu rapporter gros. Quant aux autres relations sexuelles, je regrette également de ne pas m’être vendue, pour certaines d’entre elles. Quand le mec se casse de chez moi et que je sais que je ne le reverrai jamais, je me dis que tant qu’à faire, s’il avait pu laisser une enveloppe, ça aurait été sympa =) Enfin bon, cela reste du rêve, puisque je suppose que si je m’étais vendue, je ne serais jamais tombée sur des mecs aussi bien foutus/bien dans leur tête.
C’est tout le problème de la prostitution, en fait. Les clients. Si seulement on pouvait les choisir… Mais ça, à moins d’être une bombe, on ne peut pas.
Je ne vois pas de différence entre être payée ou pas, je ne trouverais pas ça insultant. Entre un plan d’un soir que l’on ne revoit jamais et un plan d’un soir que l’on ne revoit jamais et qui raque 500 euros, quelle est la différence? Elle est évidente, et franchement, s’il y en a qui peuvent en profiter en toute sécurité, qu’elles ne se privent pas.
29 Aug 2009 à 23:58
fabien>
Peut etre que je retarde un peu sur les modes actuelles, mais le cliché du jeune bourgeois fortuné qui veut sauver une prostituée de la rue en l’epousant (ou inversement) me semble encore assez realiste. Pas courant, mais pas moins que la chance habituelle d’epouser un jeune heritier de bonne famille.
30 Aug 2009 à 3:04
C’est curieux, mais tu n’aurais pas oublié ton mâle dominant dans l’histoire ?
Il en dit quoi, lui ?
30 Aug 2009 à 3:21
Où sont les ni putes ni soumises?
Surpris aussi que tout le monde est prêt à se vendre.
L’ennui?
la flippe, oui!
Baiser avec des inconnus, on ne sait pas comment cela peut mal se terminer. C’est un métier dangereux!
Je ne vois pas l’ennui… Je vois ptet de la curiosité, de voir le vrai visage des bonzhommes…
Moi on m’a proposé de me payer après l’avoir fait. J’ai refusé. Et j’ai été très déçu de ça.
30 Aug 2009 à 3:42
Petit témoignage d’un gay (oui oui, yen a qui lisent ici)… j’ai eu des galères financières et j’ai fait payer plus d’une fois, mais j’ai toujours vu ça comme la rémunération d’un service, plutôt que le “dédommagement” que décrit Maïa. Le problème sur Paris c’est que c’est sacrément facile de trouver un mec avec qui coucher, même à l’arrache, dès l’instant où on a internet, pas trop de tabous sur la question, et qu’on n’est pas trop moche/vieux. Corolaire : ceux qui sont prêts à payer sont souvent au moins vieux (comprendre 40+ quand j’en avais 20), et généralement très peu attirants (dédicace aux nerds).
En gros je n’ai eu que des “clients” qui ne m’attiraient pas du tout, voire pour certains qui me dégoûtaient façon Soprano. On devine que ça limite les possibilités d’action (comme disait Thomas plus haut, quand Popol veut pas, il veut pas..) et du coup, même en tant qu’homme j’ai plutôt loué mon corps que mes “performances” elles-mêmes. Je dis “louer” parce que “vendre” me paraît assez inapproprié ici.
En lisant les tarifs de Maïa, je me trouve plutôt cheap, mais j’imagine qu’avoir été en situation change complètement l’approche. On peut accorder une très grande valeur théorique à un objet auquel on est attaché (ou à son corps, donc), il n’en reste pas moins que si un jour on veut vraiment en tirer de l’argent, il faut adapter ce prix à ce que les gens sont prêts à payer. Quand on n’a plus de quoi payer le loyer et qu’on peut arranger ça avec 3 ou 4 pipes, on se dit que c’est quelques mauvaises soirées à passer et voilà.
Sujet intéressant en tout cas.
30 Aug 2009 à 5:22
@ Sasa 29 août 12h33 : «Pour de vrai, j’avais même réflechi à un « restau du coeur du cul »
Laisse moi deviner : le reste des nouilles trop cuites au fond d’un gant de toilette pour un cinq contre un inoubliable ?
30 Aug 2009 à 7:59
Plop plop recadrage avant qu’on ne parte sur totalement autre chose : la discussion est purement théorique, on ne parle ni de morale ni de la vraie prostitution. Mon sujet c’est un peu celui du film “proposition indécente” : pour combien on se vendrait alors qu’on ne se prostitue pas, et comment on imagine réagir à ça.
30 Aug 2009 à 8:42
Script :
C’est une rue en périphérie de la ville, presque une route filant vers la campagne.
Après les dernières maisons, une clairière bordée d’un petit bois et, à l’entrée large d’un chemin de terre, une guérite de béton postée là, on ne savait trop pourquoi.
Elle s’est mise là !
Une épaule appuyée contre l’entrée.
A peine tenus par un demi soutien gorge, les seins négligés débordent du T-shirt.
On voit la peau du ventre, souligné par la mini jupe terriblement courte.
Le nombril est indécent comme un bijou clinquant.
Faussement nonchalante car elle sait maintenant qu’est bien en vue, elle a posé le pied sur un rondin disposé là.
Cela lui fait écarter une jambe, relever le peu de jupe et dégager ainsi la vulve poilue car elle ne porte pas de culotte.
Elle esquisse un petit sourire et lâche :
« Ça ne sera pas cher, mon salaud. Vas-y ! »
Ce n’était pas difficile de relever complètement la jupette. De lui faire ressentir la dureté du pénis contre son mont de Vénus au travers de la toile du pantalon, pour la ramener à sa quasi-nudité.
Et, en la serrant à la taille, la mettre comme à merci.
Manoeuvrer pour abaisser les manches, plutôt des bretelles d’ailleurs du T-shirt, dévoiler la poitrine.
Alors seulement se baisser un peu, éloigner les bassins, lui sucer les mamelons avec une langue molle et des lèvres humides, lui gratter le dos.
Elle doit frémir.
Tous cela un long moment.
Éprouver furtivement, du bout des doigt, l’empoissement de la toison.
La faire se retourner, qu’elle s’appuie simplement contre le fond de la guérite, debout.
Et la prendre résolument à grand coups fermes avec un rythme lent et régulier.
S’arrêter de temps en temps et tout en restant en elle, l’embrasser dans le cou.
A la fin seulement, la retourner, s’agenouiller, lui faire poser d’autorité une jambe sur l’épaule.
Lui lécher le clitoris jusqu’à ce qu’elle jouisse.
Ne pas la ménager dans l’ultime face à face.
Surtout pas de baisers à bouche que veux-tu, les putes, eles veulent pas qu’on les embrasse.
Et lui sucer le clitoris, c’est un supplément en sus du coït.
On l’a discuté avec âpreté.
Jusqu’à la fin, c’est une pute !
Et d’ailleurs la rétribuer largement.
C’est vraiment le moment de flamber !
30 Aug 2009 à 8:55
Je crois que peu importe le prix, je me sentirais obligé de rembourser après…
Saloperie de mère féministe, on peut dire qu’elle aura réussi son coup, je suis accablé par la culpabilité d’être un homme H24, t’sais.
30 Aug 2009 à 9:24
Si le père de mes enfants (14 et 19 ans) et moi avions pratiqués la facturation interne, je constate à vous lire qu’à l’heure qu’il est nous serions ruinés …
30 Aug 2009 à 12:29
@ gilda : entre vous ça aurait dû s’équilibrer, non ? C’est bien une des fonctions du mariage, non ? De la prostitution à crédit ? À moins que… Ok ok je sors :-)
30 Aug 2009 à 12:48
Hello,
juste un tout petit postounet,
juste un petit rapprochement entre 2 articles (http://www.sexactu.com/2009/08/28/cerveau-psycho-retro/)…
Je ne suis pas certain que notre cerveau soit capable d’appréhender sereinement certaines notions:
- Le (gros) chiffre fait tourner la tête des sapiens-sapiens, sinon personne ne jouera rationnellement au loto par exemple…
- L’argent est une invention humaine, un SuperTroc en quelque sorte… où là valeur sentimentale n’intervient pas/plus. Exemple bateau: La montre à mon poignet a été offerte par mon père qui la tenait de son père etc… Cette montre un peu rayée, et pas une autre, a une valeur particulière à mes yeux. Ok.
Mais zeu billet de 100 euros, lui, a dans ma tête trop de “possibles”! (la moitié d’une étagère couleur wengué chez leroy-merlin, un chargeur de macbook, un repas à la “mare aux oiseaux”, une semaine de nourrice (avant déductions des aides), le kidnapping de 100 chariots d’Auchan, d’un coup HAHA! etc)
Bref dans ma tête de primate un “peu culturé” il vaut tout… et rien!
Vi c’est un peu bizarre à écrire mais l’argent n’a pas de valeur…
Quel rapport avec l’article?
Louer un usage de mon sexe, c’est louer quelque chose de mon intimité (oui ma “queue” tout le monde la tripote pas!) avec une invention (le SuperTroc avec sa petite cape verte!) que je ne maîtrise poooo du tout…
En conclu rapide (ce qui évite d’être trop barbant oki oki): incapable de répondre à la question de l’article ma boite crânienne botte en touche!… Où comment un article un peu provoc’ sur l’usage rétribué des organes génitaux amène une remise en question radicale de la civilisation occidentale… Ouais Ouais rien que ça! ;-D
30 Aug 2009 à 12:53
Une petite blague dans le ton:
-bonjour mademoiselle. Coucheriez vous avec moi pour un million d’euros?
-hum… Ca fais beaucoup… Je pourrais avoir une tout autre vie avec… Je crois bien que oui
-je vous propose de passer la nuit avec moi pour 500 euros
-Ca ne vas pas? Pour quelle genre de femme me prennez vous?
-Ca on a vu… Maintenant on négocie le prix!
:)
30 Aug 2009 à 15:35
@Eric : le mariage de la prostitution à crédit => j’aime et je plussoie!
30 Aug 2009 à 18:21
Pour répondre à la question : Ca dépendrait tout de la situations dans la quelle je serais;
Si c’est “pour le fun” alors la, ça commencerais facilement à 500€ pour des pratiques buccales hétéro pour monter par tranches de 500 pour chaque supplément (ensuite on a le prix de gros pour un nuit de “vrai” sexe mais faut fournir le viagra xD) mais faudra au moins un nombre a 5 chiffre pour des pratiques anales (donnée ou reçue / je suis un homme)
Ensuite si c’est pour manger/survivre, c’est sur que mes prix s’adapteront au marché, mais bon, dans ces conditions, je préfère me barrer a pied dans un pays chaud et faire pousser mon manioc.
Pas facile comme question …
30 Aug 2009 à 22:05
OAO> =D
31 Aug 2009 à 14:51
les jeunes, le marché, c’est l’offre et la demande
on ne se demande pas seulement : à combien je suis prêt à vendre, on se demande aussi : combien je suis prêt à payer
premier point
deuxième point : le prix que nous avons en référence dépend fortement de notre niveau de vie du moment, de notre cadre, de nos envies, des gens qui dépendent de nous (famille), il y a plein d’éléments contextuels; les repères financiers de l’enfant, de l’étudiant, du jeune travailleur, du travailleur à succès ne sont pas du tout identique. Maïa les rappelle, mais ils ne sont valables que pour Maïa ou Maïa-like en 2009, été. Mais il n’y a pas bcp de Maïa-like.
En conséquence de quoi (cette locution est tellement laide) il apparaît clairement que le prix est définitivement un “prix de marché”, non pas basé sur des critères fondamentaux intrinsèques à chacun mais à ce qui se pratique sur ce marché : si je prends un client, vu mon âge mon corps ma niveau culturel c’est ça le prix en général ; si je paie une pute, compte tenu de ce que j’ai payé en d’autres temps, récents, ou en d’autres lieux proches, voilà le prix.
troisième point
Un prix n’existe pas, c’est une fourchette. En fonction de mon besoin d’argent, de mes (in)dispositions aussi, de ce que je sens de besoin chez le client, voilà ce que je suis prêt à laisser comme latitude. A l’opposé, en fonction de mon envie de consommer et du besoin que je sens chez l’offreuse de services, voilà la fourchette que je m’autorise, le prix jusqu’auquel je suis prêt à descendre
tout ça, ça n’engage que moi
31 Aug 2009 à 15:13
Sky : “C’est tout le problème de la prostitution, en fait. Les clients. Si seulement on pouvait les choisir… ”
_____
Tout est dit.
La question est aussi de qui provient la demande.
Par exemple, j’ai passé quelques jours à Bangkok l’année dernière. Même sans vouloir en consommer, impossible d’éviter ou d’ignorer la prostitution. Qu’elle soit super glauque version “Pat Pong”, ou le simple fait d’étudiantes qui profitent de la demande.
J’ai passé une soirée dans une boite 50% mecs occidentaux, 50% filles thaï. A priori ce n’était pas pour autant une boite tenue par un quelconque cartel. Les filles choisissaient clairement : elles fixaient les tarifs aux “clients” qui les abordaient en fonction de leur allure, envoyaient péter ceux qui étaient vraiment trop moches, voire, elles abordaient carrément les mecs (c’était mon cas, moi je venais picoler avec des copains).
En Thaïlande, les filles profitent du fait que nombre de mecs occidentaux sont là pour profiter aussi de cet aspect du pays (quand ce n’est pas uniquement pour ça, mais là on rentre dans la même clientèle “Tony Soprano” que vous redoutez -et qui se cantonne probablement aux vrais bordels où les filles n’ont aucun choix-).La Thaïlande, c’est un pays pour “routards” jeunes, pas forcément moches, voire carrément canons. Les filles se vendent, mais peuvent se permettre de le faire avec des gars qui leur plaisent.
L’a priori ici c’est que la prostitution en occident, c’est au final la solution de ceux qui ne peuvent pas séduire normalement. Donc les prix que vous imaginez sont raisonnablement élevés.
Pour ma part, je ne me donnerai aucun prix. J’ai un amour propre encore, mais je ne donne guère de valeur à mon corps (que je déteste). Du coup je ne pourrais pas me brader (amour propre) ni dire “ouais mais tu comprends moi je vaux cher”.
Je refuserai donc simplement.
31 Aug 2009 à 19:42
1500€ la pipe? Nan, mais tu rêves debout, toi…
1 Sep 2009 à 0:17
trader > non mais on se pose les questions qu’on veut, en fait, dans la vie.
Dougal > alors là, honnêtement, je suis sûre que je trouve. Sérieusement.
1 Sep 2009 à 4:57
Oui, si c’est toi qui cherches, sans doute (there are people for whom money is no object).
Par contre, dans l’autre sens ça devrait majoritairement déclencher des crises d’hilarité que des ouvertures de portefeuilles.
1 Sep 2009 à 4:58
“plutôt que”
Enfin bon, c’était une remarque en passant. Je suis sûr que tu fais ça très bien, mais c’est cher quand même.
2 Sep 2009 à 19:06
Je suis d’accord pour dire que c’est juste une question de marché(différentiel entre offre et demande)Le reste:qu’est-ce que j’en fait?Est-ce que je vend mon oeuvre d’art? à qui?Suis-je obligé pour manger?C’est hors sujet.Combien?Là où je suis au jour d’aujourd’hui à part pour ma partenaire pour qui je vaux de l’or je crois bien qu’il faudrait que ce soit moi qui paye pour qu’on se serve de mon corps!J’ai joué quelquefois la p…dans des saunas gay,un endroit facile pour le faire sans danger et j’ai beaucoup apprécié,mais c’est quand même mois qui ai payé les 20 euros d’entrée!
2 Sep 2009 à 20:37
Je ne pense même pas faire ça très bien, je dis juste, bon, on finit toujours par trouver…
16 Oct 2009 à 6:49
Bon c’est plate que sa aille jusque la, c’est vrai. Ici au quebec je suis sur que sa va etre comme sa bientot avec notre formidable économie. Mais on leurs dit koi a tous ces gens qui ce vende chaque jour?? de rever a autre chose, de ne pas étudier ou d’étudier dans un domaine moins couteux ou de continué a rever??