(On est toujours dans les questions des lecteurs. Un de ces quatre, promis, je reparle de sexe.)
1. On ne me largue pas. C’est moi qui pars, toujours :)
2. La rupture parfaite n’existe pas. Il faut accepter de faire mal, et c’est sans doute ce qui prend le plus de temps. Personnellement, ayant été peu monogame, je n’ai quitté formellement que quatre garçons. Les statistiques seront horribles : 100% de ça se passe mal, 50% de mensonges éhontés de ma part pour me débarrasser des relations, mais seulement 25% d’individu qui ne m’adressera plus jamais la parole. Les mecs que je n’ai jamais quittés (tous les autres sauf ces quatre-là) et qui sont restés dans mon réseau sont maintenant des potes, voire des amis. Bref, ça se passe vachement mieux quand on ne largue personne mais que la relation se disloque. Ce qui n’arrive jamais quand on partage le même appartement. Bref, pour une rupture parfaite, il faudrait avoir une relation distante, pas exigeante, pas investie sentimentalement… et ça demande un certain art de vivre que tout le monde ne partage pas.
3. Question de timing. Autre de mes spécialités : laisser traîner. Mon avis maintenant : plus jamais je ne laisserai traîner. C’est finalement le seul truc pour lequel on s’en veut encore, dix ans plus tard. Quand la relation est cassée et que vous n’avez plus le pouvoir / l’énergie / l’envie de la réparer, il faut dégager. Avant de détester l’autre. Surtout, avant de se détester soi-même. Une rupture, c’est toujours horrible, mais c’est toujours beaucoup plus facile qu’on se l’imagine (même si sur le moment ça peut chatouiller). Notons aussi que ne pas avoir ENVIE de réparer une relation est une justification parfaitement valable d’arrêter la relation. Passer son existence à colmater les inévitables brèches, c’est déjà assez compliqué. Si en plus on le fait parce qu’on se sent obligé, au secours.
4. Droiture et honnêteté. Ne racontez pas de mensonges en pensant que ça passera mieux. A ma décharge j’avais douze ans (ou mentalement autant) quand je suis passée par ce détour totalement inutile, et si j’avais un coeur, je m’en voudrais encore. La moindre des choses qu’on doit à l’autre, c’est d’expliquer fermement et honnêtement qu’on doit partir sans inventer qu’on a surinvesti la mort de son chat.
5. Pas trop de droiture et d’honnêteté quand même. La bonne rupture évitera de faire l’inventaire du couple et ne sert certainement pas à balancer des scuds genre, j’ai couché avec ton Labrador. La rupture doit parler de rupture. Expliquer pourquoi on s’en va est une sorte de devoir, qui aide l’autre à s’en remettre, mais expliquer les choses les plus destructrices ne sert à rien. Evidemment, comme la personne quittée à désespérément besoin de réponses, elle va beaucoup demander. Or on ne se doit pas une vérité absolue. Ni pendant le couple ni après le couple. Il y a vraiment une balance à trouver entre honnêteté, confiance, et détails qui ne regardent personne.
6. C’est fou mais depuis le point 1 j’ai l’impression d’avoir déjà écrit cet article. Mais je ne sais plus si c’était sur Sexactu. Espérons que je ne sois pas en train de me couvrir de honte un samedi soir.
7. Videz les lieux de crime. On ne reste pas “une dernière nuit”. Nan. Nan. NAN. Allez dormir chez votre mère si vous voulez mais vraiment, une rupture ça sert à partir. Dégagez les fringues et trucs de salle de bain en un temps record : tout ce qui rappelle le quotidien, en fait.
8. Serrez les dents pendant les prochaines semaines / mois / années. Puisque vous êtes le méchant / la méchante. Supportez les interprétations hasardeuses, les réputations pourries, les culpabilisations. Je ne dis pas qu’il faut aimer ça ou qu’il faut se prendre pour Jésus, je dis qu’il fait partie du deal, quand on part, d’accepter que l’autre se venge un tout petit peu, même si c’est discret et à retardement. Et à condition que ça reste dans des proportions raisonnables.
9. Laissez les CD. Celui qui part est censé lâcher du lest au niveau matériel, pas à titre de compensation, mais pour éviter de laisser à l’autre des armoires totalement vides qui vont retourner le couteau dans la plaie. Voilà qui explique pourquoi à mon grand âge, ma richesse se compte en : un Mac, une table Ikéa customisée par mes parents, trop de talons-aiguille.
10. Devenir l’ex demande d’avoir les épaules larges. Il s’agit quand même que l’autre se remette sur des rails, à un moment. Donc quand ça se passe mal et qu’on ne déteste pas la personne, on surveille tout ça de loin. Il faut être dispo et la fermer le reste du temps. Demander des nouvelles, un peu mais pas trop (histoire de ne pas donner de faux espoirs), payer les tournées à boire, recueillir les confidences, éventuellement reparler de la relation (plus tard, quand les sentiments sont apaisés). Mais en gardant toujours en tête que devenir l’ex exige de devenir soi-même jetable – à répétition.
Brèves
-
Question du dimanche
•
Oyez, friends. Je viens de me lever, et je regarde sur PostSecret cette carte postale, et je me demande comment c’est possible. Mariage = alcool + émotion + épuisement à force de sourire et checker que tout va bien + ramasser sa mère ivre morte sous une table + danser jusqu’au bout de la nuit alors que tu t’es levée à 6 heures du mat’ afin que tes cheveux deviennent une arme contondante appelée chignon. Pour ma part, après une journée pareille, il y aurait deux solutions : 1) dormir immédiatement sans même enlever la robe, 2) que la pièce montée soit intégralement constituée de cocaïne. Le point 2 étant très improbable, je ne peux pas concevoir une nuit de noces où les gens feraient vraiment l’amour de manière romantique. Au mieux (pire ?), ils rempliraient leur premier devoir conjugal : en n’ayant pas envie, en trois minutes, juste histoire de valider la cérémonie. Si quelqu’un a une explication à ce mystère comme quoi certains auraient encore l’énergie nécessaire à une fornication de qualité, je prends.
(34 réactions) -
40 ans : le MLF approche de l’âge cougar
•
Hier, c’était les 40 ans du MLF, à qui nous devons beaucoup. Hier, sur le net, ça s’est bien déchaîné. Contre, évidemment. Sans rien connaître du féminisme, évidemment. Parmi les preuves de paresse intellectuelle (pourquoi se renseigner ? pourquoi penser ? tout ça est épuisant), nous avons toujours en première ligne les accusations “elles sont moches”. Tant qu’une femme devra valider une revendication avec son physique, le féminisme restera d’actualité. Accessoirement, c’est la pensée la plus passionnante et libératrice du monde :)
-
A travers la presse déchaînée
•
Sous prétexte que c’est la rentrée, je travaille : sur MadmoiZelle à remonter le moral des filles sur le destin féminin et leur capacité à bouger leurs seins (cliquez sur le lien dans l’article et pleurez, bon, par contre évitez en open-space), sur Arte je vous recommande l’excellent Théma sur l’âme-soeur qui sera diffusé ce soir (et que j’aimerais bien voir, sérieux, jetez un oeil). A part ça, ce mec me fait hurler de rire, ouaich les zouzes !
(20 réactions) -
Retour vers le futur #0 : l’origine du monde
•
Amis lecteurs, je file en vacances. Pour tenir compagnie aux trois personnes qui traînent ici en août, vous aurez droit à quinze jours de best-of de mon premier blog – une sélection bordélique garantie sans fil rouge, constituée de textes de 2003 et 2004, ce qui ne nous rajeunit pas franchement. Soyez sages dans les commentaires pendant que je bronze et que je teste le fétichisme du fromage de chèvre !
(20 réactions) -
Fantasme de vieux
•
Michel Sardou vient de me faire rire jaune fluo. En 2010 être une femme serait un drame parce que tu aurais choisi le conseil d’administration plutôt que l’amour. Ce qui est amusant, c’est que tout le monde dit que les femmes sont multitâches (comme un bon lave-linge, quoi), mais… pas pour le combo sentiments + boulot. Là, seuls les mecs (pourtant prétendument monotâches) sauraient faire. Paradoxal, quand même, non ? Et révélateur d’attentes bien différentes selon que tu sois né dans un chou ou une rose. Fromage OU dessert, mec OU salaire : ce mec chante sur les femmes depuis dix mille ans et il n’a toujours pas pigé qu’on veut TOUT (y compris qu’il attrape une extinction de voix). Je milite personnellement pour que Michel Sardou choisisse l’amour plutôt que sa carrière, afin de nous épargner ce douloureux come-back.
(54 réactions)
Site officiel
Achetez !
Wishlist
Achetez !
Vos réactions
- o2 on Eloge de la vulgarité
- éric on Eloge de la vulgarité
- Scalpel on Eloge de la vulgarité
- Nico on Eloge de la vulgarité
- Joseph on Eloge de la vulgarité
- La Souris en Goguette on Eloge de la vulgarité
- netsabes on Eloge de la vulgarité
- Cerdic on Eloge de la vulgarité
- Myself on Eloge de la vulgarité
- netsabes on Eloge de la vulgarité
C’est tout chaud
- Vrac #lâchez la bride
- Eloge de la vulgarité
- La vérité sur l’univers, les gays et le périphérique
- Et le second degré devint obligatoire
- L’extase de Cthulhu
- Question du dimanche
- Survie ! En territoire sexuel
- 40 ans : le MLF approche de l’âge cougar
- Histoire d’un grizzli
- La place du psy, l’oeil de la mère
Les archives
- September 2010
- August 2010
- July 2010
- June 2010
- May 2010
- April 2010
- March 2010
- February 2010
- January 2010
- December 2009
- November 2009
- October 2009
- September 2009
- August 2009
- July 2009
- June 2009
- May 2009
- April 2009
- March 2009
- February 2009
- January 2009
- December 2008
- November 2008
- October 2008
- September 2008
- August 2008
- July 2008
- June 2008
- May 2008
- April 2008
- March 2008
- February 2008
- January 2008
- December 2007
- November 2007
- October 2007
- September 2007
- August 2007
- July 2007











24 Oct 2009 à 21:55
Le point 1 est énorme x)
24 Oct 2009 à 22:00
le prochain livre serait-il : “Du premier contact au dernier contact : recette d’une vie de couple” par Maia Mazaurette ?
24 Oct 2009 à 22:07
MER ELLE ET FOU
24 Oct 2009 à 22:15
VOUS SERIEZ VOUS?????
(erm)
24 Oct 2009 à 22:16
ENKULER DE RIRE
24 Oct 2009 à 22:18
Et on doit laisser le labrador ?
Même si on ne lui a pas dit ?
24 Oct 2009 à 22:20
Bon, si tu veux la question : comment (te) faire jouir ?
24 Oct 2009 à 22:21
Oh, les meme de gamekult dans les commentaires de sexactu, ça fait drôle.
laisser les CDs, soit, mais la xbox ? On la laisse aussi la xbox ?
24 Oct 2009 à 22:25
Je soupçonne dans cet article beaucoup de “faites ce que je dis, pas ce que je fais” :p
24 Oct 2009 à 22:28
Bonjour
Ton article est plus qu’intéressant car il me touche personnellement.
C’est juste dommage que je n’ai pas lu ceci une année plus tôt.
Je n’ai pas respecté les points 1 (c’est moi qui me suis barré), 3 (plus d’un mois), 4 (et j’en ai abusé d’ailleurs -_-”), 5 (car je lui est dit que tout était mensonge un peu … bon d’accord, très violemment) 8 (niveau discrétion, j’ai tout faux, voir parenthèse précédente) et 10 (elle m’en veux tellement qu’elle ne m’adresse plus la parole, même pour un bonjour)
Oui, je sais, osef de my life, mais c’est juste que ça soulage.
Garder tout pour soi est assez lourd et la magie d’internet fait que personne (ou presque) ne pourra me reconnaitre.
A travers ce commentaire, je voulais seulement te félicité pour ce site qui apporte pas mal de réponses insoupçonnables (avec le nom, on pense direct site du cul, mais en fait, c’est largement pas que ça)
Bonne continuation.
Cordialement,
Xef
24 Oct 2009 à 22:35
C’est discutable ce point.
Soit le largué se retrouve dans un appartement vide (mais qui n’attend qu’à être rempli again) soit dans les souvenirs de ce qui devrait lui rester en travers de la gorge.
24 Oct 2009 à 22:44
Whaou, si tu as couché avec le labrador d’un de tes ex, je ne veux surtout pas savoir comment est mort ton chat…
24 Oct 2009 à 22:46
Il n’y a que deux ruptures que j’appelle propres et souhaitables :
- l’autre passe sous un camion, n’a qu’une heure à vivre, vous empoigne le bras et dans le blanc des yeux vous susurre : “ne fais pas de ma mort l’élément marquant de ta vie, sois heureux, couche avec une multitude de filles, et parfois pense à moi, j’ai été heureuse de croiser ta route”. (peut-être un peu moins celle du camion)
-l’autre sent que vous voulez claquer tout seul votre PEL dans un séjour à Prague, et prend les devants : “je ne me sens pas suffisamment à la hauteur pour te rendre heureux, mais je sais que je ne rencontrerai jamais un homme aussi merveilleux. J’ai donc pris ma décision : j’entrerai demain au couvent jusqu’à la fin de mes jours, pour gardes des hommes le souvenir du meilleur. Merci pour tout ce que tu m’as donné”.
Tous les autres cas de figure sont merdiques. Heureusement, ça se passe toujours comme dans mes deux exemples !
Non ?
24 Oct 2009 à 23:06
@Antoine : pourquoi à Prague ? Moscou, Kiev, Odessa et Yalta sont très bien aussi :D
24 Oct 2009 à 23:07
Ben il y aussi le cas ou en guise de dédomagement elle te présente ses cousines jumelles nymphomanes toutes droit sorties d’un film de cul, ça me semble être une bonne rupture aussi
24 Oct 2009 à 23:15
Il n’y pas de bonnes ruptures, juste de mauvais participants.
24 Oct 2009 à 23:25
… ou bien est-ce le contraire ?
De bonnes ruptures sans les bons participants.
Enfin bref, on s’en moque… que devient le labrador ?
24 Oct 2009 à 23:40
Bizarrement, je me rend compte que je ne respecte jamais le point 9. Je suis même du genre à virer la personne de la maison même si c’est moi qui largue.
*Est un salaud*
25 Oct 2009 à 0:12
@Augur : en garde alternée, le labrador ? ;-)
En même temps quand l’autre “n’a plus de sentiments” (ou ne s’investit vraiment pas dans le couple) mais qu’on en a encore, on rompt par “nécessité”, donc à contre-coeur ; on a alors tendance à tout balancer au moment de la rupture, on ne s’arrête plus ; on aimerait, mais c’est plus fort que tout et il faut se justifier. Sinon c’est trop facile : l’autre pourrit le couple, mais n’est pas capable de prendre la bonne décision, et il faudrait non seulement la prendre à sa place, mais également passer pour celui qui se barre sans raison ?
Donc pour le point n°5, ce n’est vraiment pas évident, justement parce que les choses les plus destructrices sont parfois les seules explications qu’on peut apporter ^_^
25 Oct 2009 à 0:14
Je trouve le point 3 particulièrement pertinent. Rien de plus pénible qu’une fille qui n’en a plus rien a foutre mais fait vaguement semblant de rien, dans l’espoir que l’autre se lasse et prenne l’initiative.
25 Oct 2009 à 1:03
Un truc aussi. On ne réclame pas de thune après avoir mis fin à la relation. Même le ciné, même si vous vouliez pas voir ce film-là, pas même le MacDo alors que vous aviez pas faim. Ne pas réclamer non plus l’écharpe qu’on avait donnée.
Par pitié…
25 Oct 2009 à 4:04
Ca doit être du à la musique que j’écoute (du Porcupine Tree – on ne rigole pas sur le nom – bien déprimant) mais ton article me touche beaucoup. Il est bien écrit, il touche les points importants et fait montre d’un respect que certains ne peuvent se targuer d’avoir.
Bref, bravo, comme souvent.
25 Oct 2009 à 8:37
Pour ne pas avoir à rompre, il ne faut pas s’attacher…
(Ce “Capt. Obvious of the day” vous est grâcieusement offert par éric. ^^)
J’ai bien fait de ne pas être allé voir les 50 femmes de l’article précédent… qu’aurais-je fait de 50 labradors ?
25 Oct 2009 à 9:26
“Bref, pour une rupture parfaite, il faudrait avoir une relation distante, pas exigeante, pas investie sentimentalement… ”
Bref, une relation qui ne nécessite pas de rupture.
25 Oct 2009 à 12:00
J’aurais vraiment aimé pouvoir lire ces conseil un moins un an plus tôt. Maintenant je risque ma tête dans quelques endroits de Marseille…
En tout cas, il est vrais qu’une rupture soit comparable à jongler avec des tronçonneuse (en marche), mais dans cette activité, soit on s’en sort bien, soit on se prend tout dans laggle et ça fais assez mal. (Captain O. inside)
25 Oct 2009 à 12:20
J’ai trouvé la dernière phrase plutôt touchante.
En même temps, la rupture est une part (possible, si on peut, plus qu’obligatoire) d’une relation amoureuse, donc l’accepter, du côté du briseur comme du brisé, est un peu nécessaire… Je continue de penser que les couples qui se quittent et qui, le lendemain, voient la fille jeter “en fait c’était vraiment qu’un gros connard” quand un mois plus tôt, elle léchait ses genoux -sisi-, ou le garçon qui affirmait à ses copains qu’il avait trouvé la femme de sa vie pour vomir le lendemain ses boutons, sa coiffure ou je ne sais quelle connerie fortement inventive, ben… tout ça c’est un peu stupide.
Comme la jalousie au sein d’un couple. Bullcrap. :3
25 Oct 2009 à 12:27
Carrément horrible, ce post est un crime contre la partie masculine de l’humanité.
Surtout le point 7, que j’ai subi récemment et sans préavis ni motif.
Les points 8, 9 et 10 sont bien gentils mais ne suffisent pas à consoler, même si les oublier ou s’en dispenser serait un crime de plus.
Y’a pas moyen de faire plus proprement, genre entre êtres humains adultes et respectueux ?
25 Oct 2009 à 12:45
John Craft > C’est un moyen de se convaincre qu’on valait mieux ; quand tu te fais quitter, ça peut être une question de survie. Expliquer la rupture par des arguments aussi tranchés (et de mauvaise foi), ça aide à mettre fin plus sèchement à la relation et éviter que ça traîne dans le cœur pendant des mois.
25 Oct 2009 à 13:38
“Bref, pour une rupture parfaite, il faudrait avoir une relation distante, pas exigeante, pas investie sentimentalement… et ça demande un certain art de vivre que tout le monde ne partage pas.”
En gros faut que le “copain” soit juste un plan cul ?
25 Oct 2009 à 13:43
Points 1 à 7 respectés, 9 aussi, j’en suis au 8 et 10, c’est pas facile, mais ça se passe.
Quoi que, je me suis fait reprocher d’être trop gentil/sympa pour qu’elle puisse me détester franchement.
On y pense pas forcement, on veut toujours être des gens biens jusqu’au bout, mais on enlève à l’ex le privilège de la haine pure et assumée, ce qui n’aide pas a passer le cap ^^’.
25 Oct 2009 à 15:15
Je comprends pas du tout le point 1 O_o
Quand on se fait larguer, on se fait larguer, c tout ^^
+1 pour last equinoxx. Pour ma part ça va même jusqu’à “TOUS les mecs sont des gros connards”. Personne n’est tout blanc ou tout noir, et à ce moment là on a plus envie de se rappeler des défauts que des trucs qui nous ont fait fondre, sinon on s’effondre…
25 Oct 2009 à 15:16
Pour ma part, 190% de mes ruptures ont bien finie, et je suis ami avec une bon 70% de mes ex.
Avec le recul, c’est vrais que j’ai toujours respecter les règles que tu énnonces : ça a toujours été rapide, clair, concis (comme une opération chirurgicale, le septicémie en moins !), toujours honnête (limite placide), et sans se battre sur le matériel.
Faut dire aussi que je ne suis pas quelqun de très expansif, voir carément froid, ça limite le choc. (Ou alors mon genre de nana, à savoir les schisophrènes paranoïages TOCées compulsive supportent mieux les ruptures)
25 Oct 2009 à 17:14
Maïa,
Je ne suis pas souvent fan de ce que tu as dans la tête, nous sommes fort différent :)
Mais ça “Ne racontez pas de mensonges en pensant que ça passera mieux. La moindre des choses qu’on doit à l’autre, c’est d’expliquer fermement et honnêtement qu’on doit partir sans inventer qu’on a surinvesti la mort de son chat.”
et ça ” Donc quand ça se passe mal et qu’on ne déteste pas la personne, on surveille tout ça de loin. Il faut être dispo et la fermer le reste du temps. Demander des nouvelles, un peu mais pas trop (histoire de ne pas donner de faux espoirs), payer les tournées à boire, recueillir les confidences, éventuellement reparler de la relation (plus tard, quand les sentiments sont apaisés)”
Ça fait partie des choses les plus “douce” que j’ai lue ici. бальз ам на душу.
Ne pas laisser l’ex dans l’obscure ignorance c’est finalement monter qu’on l’aime mais que l’on ne peux/veux pas vivre ensemble.
Le respect de l’autre c’est celui que l’on a envers sois même.
T.
25 Oct 2009 à 22:01
Prochain article : “Comment surmonter une rupture” ?
26 Oct 2009 à 0:21
Prochain article : Comment profter au maximum de la dernière baise “pr-rupture” =D
26 Oct 2009 à 10:02
Je trouve que c’est tout très vrai :
Il faut être celui qui part, on s’en sort mieux parce qu’on a déjà fait le chemin de réflexion alors que l’autre des fois tombe des nues et doit affronter la soudaineté de l’évènement.
Sauf si on en a déjà parlé avant pour essayer d’arranger les choses.
Mais en effet si on n’y arrive pas c’est pas la peine de faire de l’acharnement thérapeutique.
Droiture et honnêteté tout-à-fait d’accord, et en effet c’est pas la peine d’en dire plus que le nécessaire, ça ne sert à rien d’autre qu’à faire du mal exprès en plus, ce qui ne se fait pas quand on est intelligent et/ou bien élevé ^^.
Cela dit dans le même ordre d’idée, la vengeance c’est pas un critère d’intelligence pour moi (le pardon non plus, mais se venger n’est pas constructif) : ça défoule, ça fait plaisir sur le moment mais c’est tout.
Laisser les CD oui, c’est mesquin de se disputer le bout de gras, chacun prend ses affaires et voilà. Je suis pas un bon négociateur, je l’ai trop laissée prendre son temps elle a mis 4 mois avant que j’ai plus rien à elle chez moi.
Pour finir, c’est vrai qu’une relation sans engagement comme l’est la relation idéale que tu décris est bien. Pas de “prise de tête” comme disent ceux qui veulent juste un plan cul (c’est dommage que ça soit la leur, parce que l’expression sans prise de tête est pas mal) Mais je trouve que c’est un idéal de blasé de la vie, et quand on rencontre enfin LA personne qu’on cherchait, on balaie tout ça d’un revers de main et on souhaite vivre avec lui/elle, tout partager de sa vie, …
26 Oct 2009 à 10:05
J’ai quand même du mal à comprendre qu’on soit des fois aussi irrationnels alors qu’on SAIT ce qu’on devrait faire. Les émotions nous brouillent tellement l’entendement. Enfin j’ai pas beaucoup d’expérience, quand je serai complètement blasé ça ira mieux ^^.
26 Oct 2009 à 10:47
Très vrai cet article Maïa !
26 Oct 2009 à 11:19
Y’a pas un 11. genre “éviter de lui proposer un plan Q” une fois les sentiments apaisés, même des années après ?
Et je plussoie pour les explications. Qui ne doivent pas tenir compte d’éléments extérieurs. On rompt parce que la relation n’est plus tenable, pas parce qu’on a baisé avec un(e)autre un soir (c’est trop simple).
26 Oct 2009 à 12:53
C’était sur LadiesRoom, je crois…:)
Mais formulé autrement…
26 Oct 2009 à 13:46
Je semble bien être le seul ici mais j’ai toujours trouvé très con de vouloir rompre brutalement et particulièrement vain de plier bagage et embarquer ses affaires en un clin d’oeil.
Pour moi la soudaineté n’a aucun intérêt s’agissant d’une personne sans grands crimes ni défauts particuliers et avec qui le bout de chemin était agréable. Cela n’ira ni mieux ni plus vite de tout brusquer.
Vouloir faire disparaître au plus vite ses affaires m’est toujours apparu futile, comme s’il s’agissait d’essayer d’effacer tout ce qui venait de se passer….
Le tout étant particulièrement irrespectueux et le plus souvent très douloureux pour l’autre. Un minimum d’attention, d’explications sincères, (quitte à devoir les répêter plusieurs fois) ainsi qu’un peu d’écoute me semble être la moindre des formes de respect de soi. L’autre sera – j’espère- reconnaissant(e) de ne pas subir de souffrances supplémentaires.
26 Oct 2009 à 22:45
Merci :)
26 Oct 2009 à 23:23
J2M > alors tu dois être le seul. Si un mec me laissait en plus ses affaires pour les récupérer au compte-goutte et m’infliger plusieurs déménagements, je les balancerais par la fenêtre :)
27 Oct 2009 à 0:09
parfois, je lis des choses qui me rassurent. merci.
27 Oct 2009 à 0:15
Maïa,
Vu ton point 1, au moindre mot de rupture il est déjà lui-même jeté par la fenêtre, lol !
Quelle bonté d’âme, ici, lol !
28 Oct 2009 à 0:26
Cela me rappel furieusement le complément de GQ “les 100 choses à savoir quand on est un homme. C’est peu être là que tu l’avais écrit. J’ai réussi a les appliqué une fois mais avec moi apparament sa n’a pas été une grande réussite mais bon, je suppose que se sont des choses qui arrive.
28 Oct 2009 à 1:47
A part pour le point 5 (qui en théorie ne devrait pas exister dans un cas de confiance mutuelle), je trouve ces quelques règles criantes de vérité. Il n’y a pas un schéma type de larguage mais bel et bien quelques règles reposant sur les sentiments universels qu’il est intéressant de suivre.
J’écris rarement quand je suis d’accord, mais je salue le ton détaché et profond de l’article, sa change des quizz de Paris Match
28 Oct 2009 à 11:11
remarque sur le point 8 et 10 on fais quoi au juste quand la personne qui “largue” n’arrive pas a le suporté enfin pour moi je doit dire que sa été quelque chose quand je me suis fait larguer j’ai repondu comme si on m’invitait a un fastfood Cad “ouis ,super” finallement la tendance c’est inversé et c’est moi qui suis passé pour celui qui “largue” .
Perso pour moi sa fais pas grande différence(je suis peut etre insensible a bien des égard mais je ne le revendique pas)malgré tout je pense que pour “larguer” il faut accepté de se faire mal et pas faire mal pour evité cela a soi-meme car dans un cas comme moi ou l’ont me sort toutes les méchanceté du monde meme sur un moment et que je casse cet élan par mon pragmatisme et mon insensibilité sa laisse coi et teriblement deboussolé car sa n’a aucun effet cet tout de meme ironique je me fais larguer et que ce n’est pas moi qui souffre au final surtout que je ne m’y attendait pas (peut etre qu’a force d’etre blazé il n’y a plus rien qui me touche c’en est navrant)
29 Oct 2009 à 11:14
un peut en retard mais bien en relation avec le topic:
http://www.youtube.com/watch?v=JVy4yR9_u4Y&feature=player_embedded
29 Oct 2009 à 14:14
@coyote37
Dommage que la vidéo ai été posté dans ce sujet, ça gâche un peu le suspense puisqu’on se doute qu’il s’agit d’une rupture. Mais la vidéo est très bien. Très cruelle comme rupture !
Sinon pour le sujet en lui même.
Je suis d’accord avec tous les points j’aurais aimé lire cette article il y a un mois … mais j’ai, je pense, plus ou moins suivit toutes ces règles.
Mais il y a quelque couacs quand même :
1) on essaie de faire du mieux possible mais on a quand même envie de faire quelques erreurs pour être détesté le plus rapidement possible. Parce que quand on perd quelque chose de chère on dit que ” on ne se rend compte à quel point on l’aimais au moment où on le perd” Mais c’est faux ! c’est juste qu’on a cette débile réaction de ne se rappeler que des bons moments et de faire abstraction de tout ce qui était nul! Et donc quand le largué ressasse tout ces bons moments envolés, on a envie de vraiment merdé pour qu’il se rende compte à quel point on est pas parfait et même détestable … C’est lâche et égoïste certes… mais, quand pensez vous?
2) Il ne faut pas écouter nos proches qui, parce qu’ils ont vécus des ruptures merdiques veulent que la votre soit aussi pourrie ! Chaque relation est unique, et chaque rupture aussi pour le coup. Les règles à la con du genre : couper les ponts complètement pendant au moins le temps de la relation, c’est débile ! Non ?
3) Je m’excuse sincèrement d’avoir blessé, mais j’assume parce que c’est le minimum de respect dont je peux faire preuve. J’assume aussi les erreurs que j’ai pu commettre et je présente mes sincères excuses.
29 Oct 2009 à 16:26
Ho, Jeanne, allons, on n’est pas au confessionnal non plus…
Par définition, une rupture ça fait mal.
À l’un, à l’autre, aux deux…
Tiens, et dans les liaisons multi-amoureuses, des cas de multi-ruptures ?
4 Nov 2009 à 1:47
@jeanne : tu sais, si la personne que tu as quitté t’aime vraiment encore, tu pourras essayer tout ce que tu veux, elle t’aimeras encore, surtout si elle est intelligente et comprends que tu dis ce que tu dis pour qu’elle te déteste.
1) Si il te rappelle et ressasse tout ce qu’il y a eu de bon entre vous, c’est peut être juste parce que c’est seulement ce qui compte vraiment pour lui.
2) Entierement d’accord, combien de largué aigri, éssais de pourrir les ruptures des autres juste pour “qu’ils ne soient pas les seuls”. C’est complètement débile.
3)Si il est amoureux, je suis sur qu’il te présente aussi toutes ses excuses pour les erreurs qu’il a pu commettre, et qu’il acceptes tes excuses…
Il est certainement prêt à tout faire pour toi, même si bien sur il faut d’abord qu’il fasse cela pour lui … mais c’est évident, il lui faudra sans doute un peu de temps pour l’accepter, même si je suis sur qu’il la compris.