Suite à cet article de Libé sur les “nouvelles féministes” (tellement nouvelles que Mix-Cité existait déjà il y a quinze ans), je réalise que :

1) Les féministes sont meilleures au lit parce qu’elles sont au courant pour le clitoris.

Elles simulent moins, elles se prennent en main, elles n’attendent pas que le mec fasse tout, ce qui évite grandement d’être mal baisée (on prend sa part de responsabilité). Et ça n’empêche pas de faire des fellations ou de fouiner son point G. Avoir une féministe dans son lit est le meilleur moyen d’éviter le syndrome de l’étoile de mer.

2) Les féministes sont meilleures au lit parce qu’elles ont (vraiment) réfléchi à leurs fantasmes (et ailleurs que dans un magazine féminin).

Cogiter aux rapports hommes-femmes force à une certaine culture de l’imaginaire sexuel. Se confronter au porno, aux jeux de domination-soumission, au bondage… Il y a de fortes chances qu’une féministe soit claire par rapport à ses envies et blocages. Ce qui rend les choses super plus simples.

3) Les féministes sont meilleures au lit parce qu’elles aiment les hommes.

Sans doute le point le plus important. Je crois sincèrement que les femmes non-féministes méprisent les mecs. Leur discours, c’est que les hommes ont dans leur nature le viol, la violence, la guerre, la domination gratuite, et que par conséquent il faudrait leur pardonner comme on pardonne à un chat de bouffer un lézard. Personnellement, j’ai une plus haute image des garçons et je pense qu’ils savent parfaitement se servir de leur cerveau, donc 1) ceux qui se comportent comme des connards doivent aller en prison, 2) les autres doivent être considérés comme des humains et pas des prédateurs sanguinaires. A mon niveau, théoriser la violence permet d’évacuer la rancoeur. Si je n’étais pas féministe et que je regardais les infos sur, par exemple, les Talibans, peut-être que je me mettrais à haïr les mecs. Et ça, vraiment, j’ai pas envie.

4) Les féministes sont meilleures au lit parce qu’elles ne sont pas chiantes.

Si elles veulent un truc, elles le disent. Si vous avez mis le chat dans le lave-linge, elles râlent uniquement sur le fait que vous soyez un boulet – mais pas sur leur journée pourrie, leur ongle cassé ou leurs soucis de thunes. Leur horizon va plus loin que leur copain. Et croyez-moi, pour le copain en question, c’est une sacrément bonne nouvelle.

5) Les féministes sont meilleures au lit parce qu’elles sont consentantes.

Sinon elles diraient “non”. Et en l’absence de “non”, tout le reste est “oui” – un vrai “oui”, pas “chais pas enfin nan mais en fait aux tréfonds de mon âme je pensais non et tu aurais dû deviner”.

6) Les féministes sont de meilleures copines parce qu’elles sont honnêtes.

Je ne sais pas si vous imaginez passer le restant de votre vie avec une nana qui n’assume même pas de défendre ses propres droits. Moi, ça me ferait flipper. A un moment, il faut quand même faire preuve d’un minimum de colonne vertébrale. Je précise aussi que les féministes ont en général le sens de l’humour, parce que croyez-moi, il en faut :)

7) Les féministes sont de meilleures copines parce qu’elles sont plus attentives aux droits des hommes.

C’est-à-dire qu’elles comprennent parfaitement que tout ne soit pas rose-en-strass pour les mecs. La discussion est ouverte. (A condition d’admettre une évidence qui tend à échapper à deux-trois individus : la vie est quand même plus simple quand on est un homme. Un chouïa.)

8) Les féministes sont gentilles.

Les féministes n’ont jamais torturé de chatons, alors que le machisme renvoie le nazisme et le communisme parmi les idéologies Bisounours de l’histoire, et continue de tuer tous les jours. Au moment où vous lisez cette ligne, il y a une nana qui se fait violer, frapper, tuer. Toutes les quelques secondes. Je le rappelle parce que les antiféministes primaires ont l’impression qu’un mec se serait déjà fait couper les couilles. Même Valérie Solanas a réussi à rater Andy Warhol, alors faut croire que vraiment, on est plutôt Gandhi-style dans nos revendications. Si vous avez du mal avec une femme qui revendique dans le discours, si vous avez peur des mots, il va falloir aller très vite vivre sur une île déserte.

9) Les mecs féministes sont aussi meilleurs au lit.

Mes trois derniers mecs étaient féministes. Je ne reviendrai jamais en arrière :) Oh non, jamais jamais jamais.

10) Regardez ce que j’ai acheté hier.

Image 2

Note complémentaire 1 : Je ne sais pas encore où je case celles qui ont trop peur d’utiliser le mot féministe – “moi je suis antisexiste, pas féministe”. Honnêtement, ça m’horripile. Féministe n’est pas un gros mot et renvoie à une histoire dont tout le monde (hommes compris) devrait être fier (de la même manière qu’en tant que Blanche, je suis ravie que Martin Luther King ait existé). Avoir peur du féminisme, non seulement c’est de la lâcheté, mais c’est de la trahison. Ok, le mot est mal connoté. Mais les mots servent à faire exactement ce qu’on veut. Salope a historiquement été revendiqué par les féministes. Les putes revendiquent d’être des putes. On pourrait citer l’utilisation de racaille, négro, tapette… par les intéressés. Le meilleur hommage qu’on puisse rendre aux féministes qui ont été battues, emprisonnées et tuées pour nos droits, c’est quand même de porter leur nom au lieu de se planquer sous le très navrant “antisexiste”, alias “salut j’assume rien”.

Note complémentaire 2 : Libé estime qu’à 30 ans on est “déjà” féministe. Fascinant, non ? Vous imaginez le titre de l’article pour les Arabes, “30 ans déjà antiraciste” ? mais bon, je vais pas faire ma chieuse, on pourrait m’accuser d’être féministe, haha.

Avant de commenter : Sexactu est un blog en mouvement, sur lequel pas mal de discussions ont déjà été ouvertes, et refermées. La grosse majorité du lectorat étant régulier, on ne repart pas du point de départ à chaque fois. Voilà pourquoi les commentaires de cet article parleront des féministes en tant que copines / amantes / épouses (comme le titre l’indique) (ça marche aussi pour les copains féministes) et pas sur le féminisme en soi. Point de pleurnicheries sur les Chiennes de Garde, donc, sinon je sors mon phallus symbolique pour recadrer la discussion. N’étant pas intéressée par le port du phallus, pitié, épargnez-moi ça :)

À lire aussi :



  1. Randompéon

    Joooor, comment tu te lance des fleurs discrètement enfaiiiit. Olala. Je suis ou-tré !.

    Nan mais plus sérieusement, j’espère que tu ne généralise pas a l’extrême, et que les qualités sus cités sont justes bien plus susceptible d’être retrouvé chez la féministe.

    Non pasque des féministes connes, y’en a aussi. Comme partout.

  2. JPM

    Depuis quand les chats mangent des lézards ?

  3. Maïa Mazaurette

    Tout à fait, c’est un billet d’auto-frottage de chevilles o/

    (Oui j’ai oublié de préciser : on peut trouver les qualités sus-citées chez des non-féministes. Mais avec les féministes, vous maximisez quand même pas mal vos chances.)

  4. Maïa Mazaurette

    JPM > t’as jamais vu un chat manger un lézard ? C’est horrible et ça craque sous la dent (j’ai eu facilement une dizaine d’exemples cet été).

  5. Ivich Daniel

    Bon, mais on peut pas être féminisite ET introvertie? Parce que tes féministes elles ont l’air d’avoir un sacré caractère.

    (Et je voulais juste dire que j’avais déjà posté quelques commentaires sur ce blog les années passées sous le nom d’Arlecchina, donc je ne suis pas une nouvelle venue qui débarque comme ça sans dire bonjour, voilà, c’est important)

  6. Marrgotte

    Bien sur! pas de généralisation ici, parce que si Maïa avait (ne serait-ce qu’un tout petit peu) l’intention / l’envie de mettre les gens dans des petites boites, bah de part le fait il n’y aurait jamais de débat dans les com’s (et plus de lectorat)!
    Simplement, je te rejoint tout à fait là dessus, être féministe implique d’avoir réfléchi à ce que l’on est, ce que l’on veut pour soit et pour les femmes en général, et plus généralement à assumer ce que l’on est… Emporter son féminisme au lit (ou sur la table de la cuisine, etc etc) est me semble-t-il naturel, et je suis ravie que cela fasse de toutes les féministes des “bons coups”!

  7. Rouge

    rrraaaaahhhhh putain, maïa…
    “chais pas enfin nan mais en fait aux tréfonds de mon âme je pensais non et tu aurais dû deviner”
    J’vais encore faire des cauchemars… Encore une citation qui rentre dans le top 10 des phrases qui tapent sur les nerfs…

  8. O2

    Maïa, ça fait du bien de lire ce genre de chose des fois, tu peux pas savoir. Et sinon je plussoie en faveur des mecs féministes : c’est franchement un soulagement. (faut juste faire attention qu’ils n’aillent pas jusqu’à confondre respect de l’autre et absence de nerf).

  9. Blanche

    Yeay, je suis complètement d’accord avec ce billet :
    - mon copain (Japonais, je suis sa première copine française) m’a en effet déjà dit qu’il appréciait chez moi à peu près tous les points positifs que tu associes aux féministes (et j’ai tendance à le croire),
    - et lui-même étant féministe, je suis aussi en mesure d’affirmer (sur la base tout à fait représentative d’un individu…) que les mecs féministes sont meilleurs au lit (et dans la vie quotidienne en général).

  10. F.

    C’est bien: maintenant on peut vraiment parler d’égalité des sexes, de femme féministes sans être extrémistes ou misandres et d’hommes qui acceptent la femme comme leur égal sans se sentir moins hommes.

    C’est bien, franchement.

    Mais de la a dire qu’une féministe est mieux au lit, y a un pas gigantesque qu’il ne faut pas franchir.

    Oui, les féministes sont plus franches sur leurs désirs, oui les femmes disent vraiment non et donc vraiment oui, mais assumer et vivre sa sexualité n’est jamais obligatoirement lié a assumer et vivre la sexualité de son partenaire.
    On fait tout un foin sur le plaisir des femmes mais je vois quand même très peu de femmes se poser la question du plaisir de l’homme, qui n’est pas si simple que cela. Toutes mes ex sont féministes et *vraiment* ça n’a rien a voir avec le plaisir au lit.

  11. Flo

    En fait, la définition de “féministe” by Maïa, c’est “femme épanouie”… Parce qu’on peut aussi s’être posé tout un tas de question, être bien dans sa tête, savoir ce qu’on veut et reconnaître les restes d’inégalité homme/femme sans pour autant se considérer comme féministe (avant de découvrir sexactu il y a plus d’un an, je ne me voyais pas comme telle, tellement l’équation “je suis une femme donc féministe” m’apparaissait admise. Et puis j’ai commencé à cogiter…).
    Et sinon, n’oublions pas toutes les femmes qui sont “en cours” de réflexion, ne savent pas nécessairement ce qu’elles veulent (mais aimeraient bien !), et ne contrôlent pas toujours leurs nerfs au point de ne pas engueuler le copain pour tout un tas d’autres raisons que le chat dans la machine à laver…
    Cela dit, s’il pouvait noyer le chat, je ne lui en voudrai pas…

  12. Oghan

    Et sinon je plussoie en faveur des mecs féministes : c’est franchement un soulagement. (faut juste faire attention qu’ils n’aillent pas jusqu’à confondre respect de l’autre et absence de nerf).

    Plusieurs questions me viennent à l’esprit, dont les plus importantes : c’est quoi un mec féministe ? Un mec qui se revendique féministe, nécessairement ? Ou juste un mec qui n’agit pas en macho – par exemple ?

    Et sur la limite entre “respect de l’autre et absence de nerf“, j’ai l’impression, de mes expériences personnelles, que cette limite arbitraire placée par la féminine intelligence qui doit supporter le mâle idiot dans toute sa lourdeur, que cette limite donc bouge fréquemment au gré des humeurs de l’intelligence, et se place finalement facilement dans la catégorie ““chais pas enfin nan mais en fait aux tréfonds de mon âme je pensais non et tu aurais dû deviner”©Maïa.
    Naon ?

  13. Gixx

    je suis contente de lire ce billet, vraiment :) en effet, yen a plus d’un qui se braque sur le simple fait d’écrire ou prononcer le mot “féministe”… dans leur mental, féministe=castratrice -_-’ et c’est bien fatiguant…

    cela dit, c’est vrai qu’il existe de femmes qui ne se disent pas féministes alors qu’elles s’assument et ne se laissent pas marcher sur les pieds, mais je pense que c’est surtout parce que le mot est mal connoté et qu’elles ne veulent pas être associées à une mangeuse d’hommes. Tout comme des femmes qui se disent féministes et qui racontent n’importe quoi :/ M’enfin, il faut être avoir une idées claire de ce qu’est le féminisme :)

    merci bien pour ce billet ^^ ça nous fait de la pub positive :p

  14. LeReilly

    Sur les fait que les féministes n’ont jamais tapé personne…
    Pour des raisons encore secretes je fais un tas de recherches socio en ce moment sur la domination (don’t ask je vous dit) et j’ai trainé un peu dans les milieux gynarchiste, rencontré une ou deux militantes de la cause féminine.

    Et crois moi, entre les regards sexistes au sens premier du terme et des passages a l’acte avec violence, y’a de quoi faire. je veux bien admettre que ce soit marginal, voire très marginal comparé au machisme, mais ça existe.

    A part ça je suis a peu près d’accord avec le reste (très bon souvenir de pieu avec une féministe cette année).

  15. Calims

    A part dire que je suis OK, j’ai le droit de dire que j’ai l’impression que le blog est toujours à l’heure d’hiver ?
    (Pitiiiiié, pas le phallus !)

  16. Calims

    D’été, je veux dire, d’été -_- …

  17. Paul Laurendeau

    Il est de plus en plus observable qu’il existe un féminisme de droite

    http://ysengrimus.wordpress.com/2009/10/15/sur-le-feminisme-de-droite/

    Nier cette sorte de « consécration » sociale du féminisme, c’est quand même un peu se mentir…
    Paul Laurendeau

  18. Matthieu

    Boarf, féministe, pas féministe, petite, grande, introvertie, extravertie…. Qu’elle importance? Vive les femmes et mort aux généralisations, tout simplement :)

  19. sehou

    de Beauvoir, Sartre, et même Stendhal… ça, ce sont des auteurs qu’on devrait faire lire dans le secondaire, et pas ces vieilleries affreusement mysogynes !
    C’est beau de rêver…

  20. Amiwi

    le fantasme de la féministe est en marche (mais quand je vois isabelle alonso, j’ai du mal a y croire à mon fantasme :/)

  21. youpi

    Le tout étant de savoir faire la différence entre féministe et misandre.
    Beaucoup de misandre ce font passé pour des féministes.

  22. aelle

    Sing it, sister!

    Ivich Daniel, quelle définition mets-tu derrière le mot “introvertie”? Parce que moi qui me considère comme féministe et introvertie (au sens de Myers-Briggs) je me retrouve globalement dans l’article. Introverti != paillasson. Je ne suis pas grande gueule en public, je n’aime pas être le centre d’attention d’une foule, je préfère passer un samedi soir à bouquiner plutôt que d’aller en boîte mais dans le privé, je ne me gêne pas pour faire valoir mes intérêts et être ferme sur mes envies et mes limites.

  23. Calie

    Youpi -> Comme tout mouvement de pensée quel qu’il soit, le féminisme a ses extrémistes qui, à force de radicaliser une théorie jusqu’à l’intégrisme, s’excluent totalement aux-même de la pensée d’origine. Ceux-ci, même s’ils sont loin d’être représentatifs du mouvement lui-même, marquent les esprits et la société par leur radicalité et la “violence” de leurs théories. Ces extrémistes de tout poil peuvent discréditer un courant de pensée dans son ensemble par le jeu des généralisations et des amalgames, de par la crainte sociale qu’inspire leur extrémisme et ses implications humaines. Dans le cas du féminisme, il faut a tout prix se garder de faire l’amalgame entre être féministe et prôner la suprématie des femmes sur les hommes, par exemple. Mais c’est valable dans tous les domaines ; l’extrémisme aura notre peau !

  24. thomasfromparis

    Bizarre, ma copine, qui ne se dit pas féministe, est tout comme tu décrits…

    Pour elle, comme parfois pour moi, féministe signifie souvent pince-sans-rire agressive qui arrive à placer “dictature du patriarcat”, “oppression masculine” et “aliénation sexuelle” dans une discussion de 5 minutes sur à peu près n’importe quel sujet.

    Alors on a beau savoir que le féminisme, ce n’est pas que ça, c’est parfois un peu gonflant…

    Et si ce que tu appelles une féministe n’était simplement qu’une femme d’aujourd’hui ?

  25. éric

    Féministe = femme d’aujourd’hui ?
    thomasfromparis, non.
    Il faut quand même un minimum de sens militant et donc de compréhension des contraintes sociales passées et présentes…

  26. Nicolas C.

    Jsuis à peu près d’accord avec quelques comments d’en dessous.

    CAS n°1: Si le féminisme c’est ce que tu décris Maïa, alors je vote ‘POUR’, j’applaudis et je dis: “encore, encore….”.
    CAS n°2: Si le féminisme, ou beaucoup qui s’en revendiquent (à tord ou à raison, là n’est pas le débat) et qui peut se résumer en: les hommes sont des connards macho et la Femme est la meilleure en tout, elle lui ait supérieur. Là où le féminisme est synonyme d’extrémisme. Alors là j’ai qu’une envie: vomir.

    Malheureusement, et j’espère me tromper, j’ai beaucoup plus l’impression de voir le cas N°2 quand je parle à des personnes se disant/croyant/revendiquant “féministes”. A croire que je ne suis pas tombé sur les bonnes personnes…

  27. Calie

    Nicolas C. -> Ou c’est peut-être juste que les autres, celles pour qui le féminisme n’a rien à voir avec la misandrie, ne se sentent pas en permanence le besoin de se revendiquer “féministes”, d’agiter des étendards, d’aboyer leur rancune à la face du monde…
    La violence est le dernier refuge de la bêtise.
    Violence verbale, violence de la pensée, violence des convictions… C’est ceux qui crient le plus fort qu’on entend le plus, mais c’est peut être justement ceux-là qu’il faut le moins écouter.

  28. Julius

    Je suis navré, mais à propos du féminisme j’ai un tout autre point de vue. Il faut dire aussi que je suis un homme et d’une tout autre génération (j’ai soixante ans).
    Le féminisme que j’ai connu a commencé dans les années 75 ou après le vote de la loi Veil, un certain nombre de mouvements gauchistes ont investi le combat féminin quand ils se sont rendu compte de l’impact que cela pouvait avoir. L’époque baignait, intellectuellement, dans deux niaiseries : le marxisme-léninisme (dans toutes ses variantes) et le freudisme.
    Le mouvement féminin s’est donc exprimé à cet époque avec les seuls langages qu’il connaissait c’est-à-dire les deux idéologies citées plus haut. L’ennemi donc c’était l’homme ! Le couillophore quoi ! Le mouvement féministe, sous l’influence en particulier d’un groupuscule (psy and po) a développé un vade mecum de la pensée qui a pourri les rapports intellectuels moraux et sentimentaux des hommes et des femmes de ma génération, enfin du moins ceux qui étaient dans un milieu intellectuel. Il s’en est suivi une vague de divorces…
    Un certain nombre de livres devraient être relus avec le recul nécessaire. Je pense en particulier au deuxième sexe qui pour moi est à pleurer de rire (et je vous fais grâce de kate Millet). Bien entendu, quand un créneau s’ouvre, il est vite investi (natura aboret vidum). Des livres ont fleuri, plus nuls les uns que les autres.
    Enfin, dans les années quatre-vingt dix il y a eut un reflux. Etre et surtout se dire “féministe” pour les filles de la génération suivante cela était ringard.
    Il n’en reste pas moins qu’un certain nombres de combats étaient justes et nécessaires (égalité, mais dans la différence).
    Oui je dis bien différence. Quand Bruxelles au nom de l’égalité, fait sauter le verrou empéchant les femmes de travailler de nuit (au nom de l’égalité bien sûr) et bien je ne suis pas d’accord. Une femme peut être mère et sa place la nuit est au près de ses enfants.
    Je pense qu’il faudrait utiliser un autre mot pour te définir que féministe. Oui une femme cultivée baise mieux. Oui les rapports avec elle sont plus fructueux et plus interessants. Les rapports avec une femme intelligente et cultivée ne sont sont pas forcément simples. Celle-ci est à même de te mettre en porte à faux quand tes positions ne sont pas aussi assurées que tu le crois.

  29. home

    je plussoie !

    féministe… = femme qui (s’)assume
    je place la liberté (d’être, de dire, d’agir) au-dessus de tout

  30. éric

    Julius va se faire plein d’amies…

    Une femme peut être mère et sa place la nuit est au près de ses enfants.

    ^^

  31. Couille bleue

    Merci Julius pour ton témoignage.

    Et quelques réactions à chaud : euuuh c’était pour rire ta démonstration ou tu en es vraiment convaincue ? Parceque c’est joliment écrit mais quand on décrypte point par point c’est très très léger, les féministes comprennent mieux les hommes que les autres, sont gentilles et pas agressives (ben voyons), elles font jamais l’étoile de mer (ah ? t’as demandé à tout les copains de tes copines féministes pour pouvoir l’affirmer ?).

    Enfin bref, tout ça asséné sur un ton péremptoire avec des phrases définitives, je me demande s’il faut prendre tout ça au premier degré.

    Si c’est le cas, je me permet amicalement de te faire remarquer que d’une part y a pas 2 féministes qui se ressemblent, et que d’autre part ton texte est limite méprisant pour les non féministes. Crois moi quand ma copine est fatiguée, elle est tout à fait capable de me le dire, si si je t’assure, et elle ne se revendique pas comme féministe. Et pourtant elle m’a aussi dit clairement dès le début qu’elle aimait jouir, vivivi.

    En résumé, tu fais une opposition totalement binaire avec ta vision des féministes d’un côté, totalement édulcoré style femme parfaite, et les non féministes de l’autre côté, qui par opposition sont des limaces peine à jouir geignardes qui disent oui quand elles pensent non et font l’étoile de mer. Mouais.

  32. Couille bleue

    Ah encore un truc à ajouter sur cette phrase:

    Je crois sincèrement que les femmes non-féministes méprisent les mecs. Leur discours, c’est que les hommes ont dans leur nature le viol, la violence, la guerre, la domination gratuite, et que par conséquent il faudrait leur pardonner comme on pardonne à un chat de bouffer un lézard.

    Quand je lis ça, je crois sincèrement que tu prend les femmes pour des abruties finies O_O sauf si elles sont féministes bien sur. J’ai jamais entendu aucune nana dire ça, aucune, de ma vie entière. Du coup en dehors d’autres féministes, je me demande bien qui tu fréquentes.

    Cela étant, ne crois pas que je m’acharne contre toi, j’aime beaucoup lire ton blog, mais sur le coup je trouve que tu t’es complètement plantée ^^

  33. Steve

    J’approuve ce billet.

    Bon, personnellement, je ne partage pas mon lit avec des femmes, mais les féministes sont de meilleure compagnie lorsqu’il s’agit de discuter de sexe. Elles ne font pas semblant d’être outré quand on dit “levrette” et s’assume pleinement en tant qu’individu sexué.

    Par définition, elles vont plus loin que les schémas de pensée que la société tend à leur faire avaler. Quitte à être considérer comme transgressives, autant l’être à fond ! Ce qui est hautement libératoire et nous transforme en audacieuses petites bêtes de sexe. Je pense que c’est la même raison qui contribue à faire des gays des bons coups réputés. (ouais, ben c’est auto-jetage de fleurs le principe de l’article, non ?)

  34. red

    Que d’assertions péremptoires. Désolé Maïa, mais malgré tes explications je vois pas le rapport entre le fait d’être féministe et les qualités que tu leur prête.
    En fait dans ton article on pourrait remplacer “féministe” par bien d’autres choses que ça aurait autant de sens.

  35. red

    Ah, et également, je trouve que le terme “féminisme” – mot sexué – est quand même vachement mal choisi pour un mouvement qui tend à promouvoir l’égalité des sexes (enfin si j’ai bien compris).
    Je comprends donc que certains cherchent à utiliser un autre mot moins connoté pour au final dire la même chose.

  36. Calie

    Eric -> effectivement -_-’

    Julius -> à parce que le père non, bien sûr… Mouais mouais mouais… Il y a encore des “évidences” qui m’échappent. Chacun à sa “place” et la société sera bien gardée. C’est justement à cause d’affirmation comme celle-là que le féminisme n’est pas mort.

  37. éric

    Ah, ben elle est red celle-là :

    En fait dans ton article on pourrait remplacer “féministe” par bien d’autres choses que ça aurait autant de sens.

    Tentons l’expérience :

    Les électriciennes sont meilleures au lit parce qu’elles sont au courant pour le clitoris.

    C’est malin, ça… t’as pas autre chose ?

    Les ministres de la culture sont meilleures au lit parce qu’elles aiment les hommes.

    mmoui, ça se tient…

    Les constipées sont meilleures au lit parce qu’elles ne sont pas chiantes.

    Oui, évidemment mais c’était facile…

    Les élus UMP des Hauts-de-Seine sont de meilleures copines parce qu’elles sont honnêtes.

    Ha, bah, non, là ça marche pô du tout !

    Comme quoi… ^^

  38. F.

    “Par définition, elles vont plus loin que les schémas de pensée que la société tend à leur faire avaler. Quitte à être considérer comme transgressives, autant l’être à fond ! Ce qui est hautement libératoire et nous transforme en audacieuses petites bêtes de sexe.”

    Heu bof.

    Revendiquer sa place identitaire dans la société ça n’a rien à voir avec le sexe surtout quand justement on veut sortir le sexe de l’équation “place dans la société”.

    D’ailleurs les commentaires le montrent assez bien, et mériteraient bien un graphique, tiens ça fait longtemps: axe des x: degré de feministsme, axe des y: degré d’extase, data: online poll. Moi je vote pour qu’elle bluff.

  39. Mika

    Qu’est ce qu’un mec féministe ?

  40. Gâ-L

    Je ne suis absolument pas féministe : je suis moi-même-iste ; les droits des femmes rien à battre, je ne m’occupe que des miens !

    De toutes façons, on n’atteindra pas l’égalité des sexes tant que l’usage du gode-ceinture ne sera pas étendu à tous les couples. Period.

  41. remrem

    J’ai parcouru vite fait l’article de libé, l’article, et les commentaires …
    Suis un poil macho mais je pense être juste. Il y a des casquettes qu’il faut savoir laisser à la femme et d’autres qu’il faut savoir confier aux hommes mais, a même job, même rémunération … Maintenant, que la femme continue son combat en faisant voler l’étiquette de la bourgeoise coincer-du-boule-castratrice (marche aussi avec la fille-a-papa-balais-dans-le-cul-qui-t’agresse-comme-un-boxeur-poil-lourd-malgré-ces-50-kilos-alors-que-t’a-rien-demandé), bah je trouve ça bien et me donne envie de faire voler agressivité passive envers ce mouvement.

  42. Enriko

    C’est sur que considérer que les connards doivent aller en prison, c’est hautement féministe… On peut donc être féministe et pro-enfermement. C’est bien, çà…

    Et toi, t’as couché avec une féministe ? T’as l’air de donner ton avis là, comme ça, mais t’as essayé ? D’ailleurs, puisqu’on est dans les banalités, y’a t’il un orgasme féministe ? lol

    Faut peut-être ajouter : les féministes sont des meilleurs copines parce qu’elles se foutent que leurs copains aient d’autres relations sexuelles et/ou amoureuses, ou parce qu’elles se fichent de savoir si faut un gosse pour faire une “famille”. D’ailleurs la féministe se fout de “la famille” et du “couple”, ce sont deux conceptions patriarcales.

    “Les féministes sont meilleures au lit parce qu’elles aiment les hommes”. Ah bah merde alors… Et les hétérosexuelles qui aiment les hommes ? En fait, non, elles sont pas féministes, elles ne peuvent être que des burnes au pieux. Ah, et les hommes qui aiment les hommes, sont-ils forcément des militants LGBT progressistes ? Pas sûr qu’on soit d’accord à Gaylib…

    “Les féministes sont gentilles.” ? Ah… C’est sur que la castration chimique, y’a du résultat… ça va pas transformer les psychoses des mecs castrés en pulsion de mort, non non. Et puis encore non non non, l’augmentation des détenus pour crime sexuel n’a rien à voir avec un certain féminisme… Pouf, quelle question…

    En tout cas, avec des réflexions de haute volé comme ça, le patriarcat a de beaux jours devant lui.

  43. remrem

    (erf … petit problème technique … ;) )
    Pour en revenir au côté cul de “l’animal féministe” (en toute amitié) mon meilleur coup n’était pas féministe pour 1 sous, elle a conscience d’être intelligente et terriblement belle…

  44. PFL

    Point 11 à ajouter d’urgence au vu de certains commentaires: “les féministes ont le sens de l’humour et du second degré, et savent faire la part des choses entre ce qui est sérieux et ce qui ne l’est pas (au sein d’une même phrase parfois, si si, parfaitement).”

    A part ça, l’article de Libé est ahurissant de condescendance.

  45. Scarlett

    Je viens quotidiennement sur Sexactu, sans jamais vraiment laisser trace de mon passage… Cependant, comment ne pas réagir face à certains des commentaires précédents? Je suis juste hallucinée.

    Je suis complètement d’accord avec Maïa en ce qui concerne le féminisme. Je ne me sens même pas le besoin d’étoffer mon propos tellement tout a déjà été dit. De la même façon, rien ne m’exaspère plus que ces femmes (ou hommes, mais c’est plus rare de fait) qui s’enflamment si on leur suggère qu’elles sont féministes. “Non non pas du tout je suis pas DU TOUT féministe, non non du tout je pense juste que les femmes sont l’égal de l’homme” Cherchez l’erreur. Comme si c’était une insulte, une honte, une parjure de vouloir se battre pour des droits présumés acquis et qui pourtant sont bafoués à chaque instant dans certaines parties du monde (et pas forcément les moins développées.)

    Bref, la lecture de certains commentaires m’a vraiment choquée. On comprend mieux qui sont les pseudo-moralisateurs qui ont donné au mot “féministe” sa si mauvaise connotation. Entre ceux qui pensent que l’homme et la femme ont chacun leur rôle bien distinct à tenir (je comprends toutefois cette prise de position, même si en ce qui me concerne j’y suis fermement opposée), et ceux qui n’ont rien compris au féminisme et qui prennent tout au premier degré… Arrêtez de tout déformer.

    Je ne veux pas paraître agressive, mais avant de critiquer une notion, vérifiez au moins que vous savez ce qu’elle signifie, au lieu de lui attribuer un sens aussi arbitraire que péjoratif (surtout que Maïa l’a précisé au moins 3 fois dans cet article..)Vous ne pouvez pas raisonnablement attaquer le contenu de cet article en disant que votre copine/votre ex/que sais-je possède une vie sexuelle renversante alors qu’elle se dit uniquement pour l’égalité homme/femme et pas féministe. Ça n’a pas de sens, car c’est précisément comme ça que Maïa définit le féminisme: la défense des droits de la femme sans aucune volonté de suprématie.

  46. Scarlett

    (Au fait, pour l’article de Libé, le “à peine 30 ans” m’a aussi beaucoup fait sourire! Je me suis fait la même réflexion que beaucoup d’entre vous! Dire que je suis féministe à “à peine dix-sept ans”… J’imagine le choc :) ! )

  47. thomasfromparis

    @Scarlett : “c’est précisément comme ça que Maïa définit le féminisme: la défense des droits de la femme sans aucune volonté de suprématie”.

    Peut être, mais il n’a pas toujours été défini comme ça par tous et à toute époque.
    Par exemple (dixit wikipedia), à la fin des années 60, les féministes “matéralistes” considéraient clairement les hommes comme des ennemis : pour elles, aucune égalité entre les sexes ne pouvaient être obtenue à l’intérieur du système patriarcal. Elles préconisaient de le renverser et d’instaurer de nouveaux rapports entre les sexe, plutôt que de tenter de le réformer.
    Heureusement (dixit moi, cette fois), leur révolution a misérablement avorté, et les femmes sont enfin libre d’aimer les hommes en égales…

    En fait, pour résumer, oui au féminisme social démocrate, non au féminisme révolutionnaire !

  48. abfaboune

    J’avoue ne pas très bien saisir la différence entre femme, vraie femme j’entends, qui s’affirme toussa, et féministe.

    Une femme qui s’affirme n’est pas nécessairement féministe (qui tient plus de la revendication, voire du militantisme).

    Je note néanmoins que ce billet (et la charmante illustration) tord le bras à la réputation (fausse) que les féministes ne portent pas de sous-tif et ne se rasent pas sous les bras.

    Perso, je suis un mec féministe. Si si.

  49. gilda

    Oh merci Maïa, enfin quelqu’un qui sait le dire (depuis plusieurs mois je cherche les mots pour, sans y parvenir).

  50. Gabrielle

    bonjour, nouvelle venue et très contente de lire ce billet.

    je peux voir que les premiers à dire que les féministes n’ont pas d’humour ne reconnaissent pas ce même humour quand il est utilisé en faveur des féministes?

    tous ces commentaires ardus pour défendre les non-féministes accusées d’être mauvaises au lit, me font bien rigoler :)
    et ne fait que confirmer que le plus infamant des péchés, aujourd’hui, est de ne pas être performant de ce côté là.

    et entièrement d’accord avec la fin du billet. si on est pour l’égalité homme-femme on est féministe, point-barre. le dire ne leur fera pas pousser les poils des aisselles!

  51. Biaise

    Y a pire… le couple de lesbiennes féministes. La les mecs en sont carrément à se mettre une coquille tant ils ont peur qu’on en veule à leur parties !

    Sérieusement j’aime bien ta remarque sur le sujet, il est temps d’arrêter de voir la féministe comme une effrayante castratrice. Je ne trouve pas qu’un couple ou Mademoiselle est féministe en souffre. Un couple où l’un des 2 partenaires se laissent dominer souffre en revanche. Le plus agréable à vivre n’est jamais le plus facile à mettre en œuvre. il est tellement simple de fermer sa bouche et de tout pardonner.

  52. Tibalt

    Nananannana!! Ce ne sont pas les féministes Maïa (enfin, pas que , même si une partie de cette catégorie rentre surement dedans) !!!

    Personnellement, je dirai plutôt :

    Les femmes qui devant un miroir savent s’apprécier et qui ne vivent pas dans la psychose du regard/jugement des autres (compagnon, amis, amies, voisin, inconnu dans la rue), qu’elles soient, grandes, petites, rondes ou tout droit sorties d’un magasine photo(shopé).

    L’humour, l’amour ou le plaisir et l’envie de partager sont liés (du moins le le crois) par la conscience et l’image que l’on a de soi. Il ne s’agit pas de se faire accepter (revendiquer être d’un certain état rentre dans la demande d’acception), mais bel et bien de s’accepter soi-même, tant dans les qualités (et les reconnaitre sincèrement), que dans les défauts (sans en rajouter non plus), en toute honnêteté (j’avoue, c’est parfois long et compliqué comme processus).

    Il n’y a pas d’égalité homme/femme à chercher, elle est là, l’égalité. Il y aura toujours, des points, où ma fois, on pourra pas changer les règles, jamais, on accouchera, avec les joies et désagréments que cela implique (pour les plaintes, faut voir avec mère nature), et jamais vous n’écrirez votre prénom dans la neige en faisant pipi debout (c’est trivial je sais :)), mais au fond? il y a tant de différence que cela? il n’y a que des femmes, nul besoin de les ranger dans des catégories, vous êtes toutes, belles, touchantes, maladroites, et adorables (et casse bonbon aussi parfois). Par contre et à votre corps défendant, il y a beaucoup de mal élévés…

    Non?

  53. John Craft

    Youpi, j’apprends que je suis bon au lit PARCE QUE je suis féministe… :3 c’est agréable à entendre. Ou plutôt, ce qui est agréable, c’est uniquement le fait que je sois bon au lit. Youpi.
    Et puis remercions les féministes, qui ont tant fait pour les femmes qui ont tant fait pour les hommes !

  54. Ricardo

    Je trouve l’article globalement vrai, mais j’émets un doute sur le point numéro 1.
    Je dois jouir de malchance parce que mes trois dernières petites amies étaient toutes des filles qui étaient vachement au courant pour leur clitoris sans avoir une once de tous les aspects susmentionnés concernant la féministe (celle qui sait ce qu’elle veut, qui connait sa sexualité son clitoris etc…). Tellement au courant pour leur clitoris qu’elles ignoraient leur vagin, leurs seins, fesses, anus, cou, oreilles etc… me réduisant à une sorte d’objet étoile de mer bon à avoir un sexe et un os pelvien, et après tu finiras quand j’aurais eu mon orgasme mon chéri.
    J’ai peut être pas de chance ou je suis tombé amoureux des mauvaises (pour moi entendu) mais je voulais juste dire que j’ai la mauvaise impression qu’un amalgame se fait “femme qui aime son clitoris/femme à la sexualité épanouie”.

    Etant désolé pour ces filles là, et après essayer d’avoir dialoguer pour expliquer qu’on peut avoir une sexualité épanouie autrement que par ces moyens.

    Après je n’ai aucun idée sur le fait que la bonne dénomination, pour une femme ayant réfléchie à sa condition tant sexuelle que dans ses rapports aux hommes et à la société dans laquelle elle évolue avec un brin de militantisme pour faire évoluer des situations peu ou pas tolérables, est celle de féministe.
    Toujours est il que c’est bien un pléonasme que de dire qu’une personne ayant réfléchi a le moyen de faire les choses mieux.

  55. Ricardo

    PS: désolé pour les quelques vilaines fautes

  56. Couille bleue

    @ Gabrielle : Déjà fait le coup de l’humour après avoir balancer des affirmations sans une once de recul et de second degré, essaye autre chose :)

  57. Antoine M

    Comment ça pas interessé par le port du phallus ?

    Je pensais que la féministe intégrait parfaitement le concept d’égalité et de nouvelles espériences (bon ok j’arrête de fantasmer)

  58. Ivich Daniel

    aelle> “introvertie”, comme une personne peu sûre de soi, dont la timidité a un panel qui s’étend de vague à maladive? Si je prends mon cas – allons-y gaiement – j’ai des principes – féministes, entre autre, donc – ils me tiennent à coeur, mais je ne suis pas toujours sûre de savoir ce dont j’ai envie et comment formuler un refus…

    Donc, bref, je ne me retrouve pas tellement tellement dans cet article.

  59. Andy

    Who… La grosse majorité du lectorat est regulier, mais on dirait qu’un lien vers cet article a trainé dans des coins peu recommandables.

    En tant qu’homme, j’ai toujours trouvé deplacé et pretentieux de me considerer féministe. Bien sur, la femme et l’homme sont juste une sorte de prophétie auto-réalisatrice, les relations sociales entre genres créent une série de limitations et les rendent plus ou moins difficilement identifiables, et l’autonomie sur les questions sexuelles et dans les relations individuelles est primordiale…
    Mais je suis aussi en partie d’accord avec les feministes marxistes qui ont traumatisé julius, ou les materialistes “miserablement avortées” de thomasfromparis.
    J’ai meme de la sympathie pour valerie solanas… Premierement, un certain niveau de violence intellectuelle est toujours plus amusant, et aide a se rappeler que les antagonismes entre genres ne doivent pas etre enterrés, ils doivent etre résolus. Et puis je cotoie principalement des individus pour qui la lutte contre le sexisme est une évidence, dans la continuité de leur engagement politique. Mais les cas de sexisme venant d’hommes ou d’organisations qui se revendiquent par ailleurs feministes ne manquent pas. Le nom qu’on peut se donner n’est pas une garantie, et laisser de coté les etiquettes politiques jusqu’a ce qu’une revendication particuliere les rendent utiles évite qu’elles masquent les problemes qu’elles devraient adresser. Et enfin, je pense qu’il est important de souligner que les femmes en tant que groupe doivent etre responsables de leur émancipation (ou plutot de la generalisation de cette emancipation, vu qu’on est plus dans les années soixante), et que laisser le terme de feministe aux femmes est juste une bonne maniere pour ca. Le féminisme individuel tend a devenir élitiste : Maia et ses quelques lectrices qui sont feministes et bonnes au lit et tout ca, et le boyfriend qui choisit ses girlfriends d’apres leurs belles chaussures. D’un autre coté, les julius, couille bleue et red persistent et signent, et la peur du feminisme est toujours là chez beaucoup de femmes.
    Pour reprendre le parallele de thomas, l’emancipation des femmes est comme celle du proletariat : la periode “social-democrate” des années 80 à aujourd’hui n’a finalement abouti qu’a une situation dominée par les anciens opposants à l’émancipation, difficilement controlés par l’inertie et par une opposition sans grande influence. On peut y vivre bien si on a de la chance ou les moyens et la determination, on peut debattre, mais question progrès réel ca avance pas trop (enfin, à partir de là le parallele n’est plus tres bon, vu que le développement récent d’internet, et des debouchés commerciaux lié au sexe, en librairie et dans les sex shops, a un effet positif sur les rapports hommes-femmes (je suppose)).

    A part ca, maia et plusieurs autres précisent que les feministes ne defendant pas l’egalité formelle entre hommes et femmes sont marginales, en pensant aux castratrices qui font peur. C’est vrai que celles-la ne sont pas nombreuses, mais y’a une importante part du mouvement feministe qui se base, non sur l’opposition aux hommes, mais sur une identité feminine particuliere et valorisée.
    Bon, je suis pas un expert, j’ai appris ca dans un cours universitaire sur le feminisme, dont je me rappelle plus bien les details. La prof avait insisté sur la rupture entre les feministes europeennes et americaines heritieres des mouvements des années 60-70, et les feministes des pays emergents, notamment d’amerique du sud, largement chretiennes et influencées par exemple par les mouvements de mères contre la violence des dicatures, et qui se genent pas pour developper sur l’idée du “different mais egaux” ou sur les qualités intrinseques du genre feminin… en s’appuyant sur la conception traditionnelle de la famille et de la femme. Et sur l’idée que par nature ou par culture les femmes sont plus pacifiques et portées sur la discussion que les hommes, et donc plus à même d’exercer les responsabilités politiques et de constituer la norme de la société.

  60. Étienne

    C’est dommage qu’on n’ait pas le droit de parler de féminisme, parce qu’il y aurait pas mal à dire. C’est qu’il est un peu étrange ce billet, chère Maïa, avec sa façon de décréter qu’il n’y a qu’un type de féminisme (le féminisme sympa de Maïa, on dirait “pro-sexe” outre-Atlantique).

    Même en restant dans les lignes de la discussion, je note par exemple le point 3. En somme le féminisme-décrit-par-Maïa c’est celui qui refuse l’essentialisme. Très bien mais on ne peut pas occulter que bien des mouvements féministes sont essentialistes et donc leurs représentant-e-s tombent dans le point 3 à fond.

    Ah et je ne résiste pas à relever le point 8. Incontestablement, le machisme est responsable de bien plus de violences (enfin, si on accepte de le considérer comme une idéologie unique). Mais c’est amusant que vous aussi ignoriez totalement l’existence de violences conjugales dont les hommes sont victimes. Là dessus, la plupart des féministes rejoignent les médias du “patriarcat”… C’en est au point qu’en France on ne les mesure pas du tout, en plus de les ignorer superbement. Pas d’associations, aucune trace dans le discours officiel sur les violences conjugales (toujours réduites à des violences “contre les femmes”). Dans d’autres pays, notamment au Canada, on a mesuré le phénomène et on s’est aperçu, ô surprise, qu’il était loin d’être négligeable. Par exemple, un quart des morts dans un couple c’est un homme tué par sa compagne, au Canada. C’est moins que l’autre sens mais ce n’est pas nul non plus…

  61. Harry Cover

    Euh, donc je suis un féministe, célibataire, et je veux bien faire la connaissance de féministes correspondant à ta description … ;-)

  62. Deuxfré

    Ouh la la les généralisations!
    Si je suis d’accord sur le fait que mieux se connaitre et mieux s’assumer et savoir ce qu’on veut (ou ne veut pas d’ailleurs) grace au féminisme peut mener à une meilleure vie sexuelle je trouve que le racourci “féminisme:vie sexuelle meilleure” est exagéré.
    Dans un autre sens le recourci “machisme:violence faite aux femmes” est également violent. Un homme macho peut ne pas être violent et un homme pas macho peut l’être.
    Voilà une question à se poser: quelle est la version masculine du féminisme? Le machisme?
    Curieusement mes copines féministes me considèrent féministe et mes copines non féministes me considèrent machiste. Où est la vérité?

  63. Gixx

    le féminisme ne vient pas pour donner la faute à l’homme ou à qui que ce soit. je suis d’accord avec Etienne qu’il manque d’organisation qui défendent aussi les droits du mâle (parce que dire les droits de l’homme ça fait trop universel… comme c’est ironique, hein ?). c’est vrai que le féminisme a grandit principalement lors que l’oppression envers les femmes etait plus importante que maintenant, seulement, etre féministe signifie simplement qu’on est pour les droits et les valeurs d’une femmes afin qu’elle soit qui elle a envie d’être sans être opprimée par qui que ce soit juste parce que c’est une femme.

    seulement, pas de bol, ceux qui atteignent les droits des femmes sont plus souvent des hommes que des femmes. parce qu’il y a dans l’homme une dualité interne qu’il combat à travers la violence. or, pour moi cette violence n’est pas naturelle ou normale. tout comme les femmes violentes le sont parce qu’il y a chez elles un manque de quelque chose.

    cela dit, je pense qu’il faut respecter les deux. hommes et femmes. c’est vrai qu’on pourrait dire que féminisme et machisme sont tous les deux des termes qui voudraient dire la meme chose. mais quand on parle de féminisme on parle de valeurs, de philosophie, de défense des droits alors que quand on parle de machisme on parle d’oppression, de sentiment de supériorité et de patriarcat. en gros, si on dit que féminisme et machisme sont la même chose, soit on leur donne une connotation positive, soit on leur donne une connotation négative. ce qui est assez dommage.

    cela dit, il faut vraiment arrêter de voir le féminisme comme une oppression envers l’homme. beaucoup de militantes 68ares sont mariées avec des hommes, et ils ne sont pas castrés. aimer les femmes, c’est aussi aimer les hommes. peace and love. il faut arrêter de voir une guerre là où il y en a pas. on demande le respect, et on le rend tout autant. mais comme je l’ai dis plus haut, il faut etre au clair avec la définition de féminisme. puis les mecs virils c’est trop bien aussi :p

    une femme, du moment qu’elle se respecte et qu’elle se fait respecter, c’est le principal. mais il faut combattre la haine tous les jours, c’est tout. et se dire féministe nous donne de la force parce qu’on se dit qu’on est pas les seules :) après, niveau lit, ce que voulait dire maïa c’est que souvent si une femme se respecte c’est qu’elle s’aime et aime son corps ^^ et son prochain :p

    mais attention, ne pas confondre avec les féministes qui utilisent ce terme pour attaquer les mâles ! car ça, pour moi, ce n’est pas un combat utile (mais c’est comme les hommes TROP machistes qui dénigrent les femmes…)

  64. John Craft

    Oh, j’avais oublié de dire :
    POINT G ATTEINT AU POINT NUMERO 8 DE L’ARTICLE
    (caps lock)
    Quand je dis “point G”, je veux bien entendu dire “point Godwin” :D

  65. Maïa Mazaurette

    Tsssssssk vous débordez, les amis.

  66. TigerBalm

    Bah moi je suis masculiniste, et si on suis ton raisonnement, je baise mieux que les hommes lambda et bien mieux que les hommes féministes, car je “me” connait, et j’ai réfléchis a ce que je suis.

    \o/

    Pour moi les “hommes féministes” sont l’équivalent des “femmes machistes” qui s’enfermaient elles même dans des façons de vivres ou elles se considéraient inférieur à l’homme.
    A mon avis il faut être fier de ce que l’on est, tout en acceptant l’autre et en étant ouvert.

    (Ne pas confondre masculinisme et machisme ! )

  67. Gaorl

    Bravo, très joli papier

  68. éric

    TigerBalm :

    Pour moi les “hommes féministes” sont l’équivalent des “femmes machistes” qui s’enfermaient elles même dans des façons de vivres ou elles se considéraient inférieur à l’homme.

    Pas d’accord avec ça : ça voudrait dire que la différence d’esprit homme/femme est aussi marquée que la différence physiologique et qu’elle en est strictement dépendante. Or, on sait tous que ce n’est pas aussi simple.

    Rappel : le sujet n’est pas le féminisme (chacun semble avoir sa version qui ne correspond pas avec la mienne ^^) mais les féministes de notre entourage.

    Perso, j’entretiens d’excellents rapports avec celles que je connais justement parce que je suis “féministe” (puisque “humaniste” à la base) et que je ressens une certaine proximité intellectuelle même dans la diversité des options (de modérée à extrémiste, il y en aura pour tout le monde).

  69. sarounette

    salut Maïa.

    je partage ton point de vue sur les féministes d’aujourd’hui, dont nous sommes un bon paquet à en faire partie.
    donc je me suis permis de mettre cet article sur facebook (j’espère que tu n’es pas anti-facebook…..), parce que je trouve qu’il mérite vraiment d’être lu par pleiiiiiiiiiin de mecs (et de filles aussi) que j’ai dans mon entourage.

    :)

  70. Shen-Te

    Etienne & Andy : tout à fait d’accord, même si Maïa ne voulait pas son article sérieux (j’espère pas en tout cas :D), elle abuse un peu en identifiant le féminisme pro-sexe au féminisme en général…Tout comme gixx quand elle parle de ces “féministes qui disent n’importe quoi” : bah non, elles ne disent pas n’importe quoi, elles ne font juste pas partie de la même “mouvance” que toi.
    Et puis il y a aussi une différence entre la nana qui se dit “féministe”, qui adhère à l’idée tout ça, et celle qui milite vraiment : les militants, en général, on a beau dire, mais ils sont CHIANTS. Point barre.

  71. Andy

    >Deuxfré
    Qu’est ce qui te fait penser qu’il y a une version masculine du feminisme ?
    Les hommes constituent la norme de nos société, et la lutte contre leur oppression prend donc la forme (et peut-etre seulement la forme) d’une lutte contre l’oppression generale, et pas celle d’une version masculine de telle ou telle lutte particuliere. Lorsque des hommes se retrouvent dans une minorité (gay et trans, ou noirs, ou n’importe quoi) alors la lutte devient officiellement la version de tel groupe, mais pas la version masculine de ce groupe.

    Le machisme est juste un comportement plus ou moins bien defini. Il n’a rien a voir avec l’emancipation de l’homme. Ce n’est pas parce que deux mots partagent le meme suffixe qu’ils sont interchangeables.

  72. Andy

    >Shen-Te
    Il y a les sympathisantes, les militantes et les activistes… Ne pas confondre les deux dernières categories.

  73. Tibalt

    ah bah trouvé suite à la lecture de ce billet… aucune procation de part (cf plus haut pour mon avis sur la question).

    http://www.lexpress.fr/actualite/economie/ces-pubs-qui-font-hurler-les-feministes_824371.html

    Ca vous fait hurler vous?

  74. Gabrielle

    Je ne débâterais pas sur le sujet. Juste un post pour dire que j’approuve ce billet :)
    Et surtout la note 1, qu’es ce que ça peut me gonfler aussi cette honte du mot féministe et la sale image qu’il traine alors qu’on devrait en être fier. C’est quand même à ces féministes qu’on doit notre vie actuelle et nos droits.

  75. DrMorisset

    Le problème c’est que les féministes se refusent à faire l’amour, pour de sombres raisons idéologiques incompréhensibles.
    Les féministes c’est le plus beau gâchis de darwin.

  76. Chris

    C’est beau de courir aprés le féminisme quand on est femme tout comme de fuir le machisme quand on est homme, sa rend bien, prouve d’une certaine ouverture d’esprit à l’évolution, c’est dans le vent comme on dit… Je vois déjà des hordes de femmes courir aprés cet idéal de personalité affranchie, des hordes de manifestantes avec des panneaux geulant leur fière banderoles “On est féministes c’est le pied”…

    Cependant, je connote que cet article vante 5 points des féministes uniquement sur le caractère sexuel, et 3 sur le relationel direct en utilisant le terme “copain”. Autrement dit le respect d’une femme se gagne par le cul ?

    Si c’était juste pour dire (en gros) que les femmes sures d’elles sont de meilleurs coups, pourquoi utiliser un terme à connotation plus opaque ? Comme celle “d’hommes feministe” que l’on doit traduire approximativement par “homme qui respecte la femme” ?

    Je me retrouves pas dans ce billet, assumer son prochain et le respecter tel qu’il est ne devrait pas se cacher devant un concept pseudo-libéral qui tend parfois à l’extrême, la femme comme l’homme doit accepter d’être pris pour un objet car malgré tout ce que vous voulez croire, c’est ce que nous sommes, et nous le serons encore longtemps. C’est comme tenter de faire de la propagande en avançant les 10 avantages d’une féministe comme copine ou amante… c’est juste diminutif de la diversité des femmes… assumées ou non.

  77. John

    Très bien cet article. Et on les trouve où maintenant ces filles féministes merveilleuses ?

  78. DougalMacGuire

    Ça part en couille.

  79. Shaaaatan

    Petite réécriture, qui donne à réfléchir…
    3) Les machos sont meilleurs au lit parce qu’ils aiment les femmes.

    Sans doute le point le plus important. Je crois sincèrement que les hommes non-machos méprisent les femmes. Leur discours, c’est que les femmes ont dans leur nature l’instinct de la parure, la mauvaise foie, la jalousie, l’envie, et que par conséquent il faudrait leur pardonner comme on pardonne à une chatte qui viens se faire caresser que lorsqu’elle a faim ou froid. Personnellement, j’ai une plus haute image des femmes et je pense qu’elle savent parfaitement se servir de leur cerveau, donc 1) celles qui se comportent comme des pouffiasses doivent aller en asile, 2) les autres doivent être considérés comme des humains et pas des vipères intéressées.

    :) :) :)

  80. éric

    Jolie réécriture. ;)
    J’ai fait de même un peu plus haut pour inverser des arguments que je trouvais biaisés…
    Tant qu’on y met de l’humour, pas de souci. :)

    Par contre, (et on en a encore pour quelques générations visiblement…) opposer strictement “machisme” et “féminisme” est justement l’astuce qui permet de ne pas vouloir comprendre les combats féministes et de les considérer comme une dictature qui remplacerait mécaniquement une autre dicature.

    Encore une fois, ce n’est pas parce que certaines représentantes minoritaires (en nombre pas en surface médiatique, hélas) de ces combats sont effectivement des aigries castratrices qu’il faut enfermer toutes les femmes dans cet unique corset mal ajusté (Owdrie va pas être contente !)…

    Le féminisme étant un humanisme, c’est aussi (et surtout) une diversité de tons (non, l’orthographe est correcte ^^), de regards, d’interrogations, de bizarreries, etc…
    C’est surtout la dernière des grandes mutations sociologiques en marche qui nous évitera à tous le retour à l’obscurantisme.

    Merci mesdemoiselles et go ahead !! :)

  81. Calie

    Merci à toi Éric :-)

  82. Poosniffer

    La plupart des féministes (réelles, pas pour se donner du style ou une profondeur…) que j’ai pu rencontrer vraiment, étaient presque toutes soit lesbiennes, soit bi. Et les “meilleures” relations sexuelles que j’ai pu avoir, l’ont été simplement avec des femmes qui aimaient le sexe. Avant de lire cette article je n’avais pas fait le rapprochement entre féminisme et “acrobates de haut vol”.
    Concernant le point 1: je crois qu’il s’agit simplement de connaitre son corps et d’identifier ses envies. Plus que de connaitre ses zones érogènes. Tiens d’ailleurs j’ai une petite blaguounette sur le sujet (merci Gustave Parking):

    Quelle est la différence entre une cuvette de wc, une date d’anniversaire et un clitoris ?

    Il n’y en a pas, les hommes passent toujours (souvent) à côté…

    Pour le point deux de l’article, cela voudrait dire que la position des féministes leur permet de se poser les “bonnes” questions ? Est ce à dire que les autres femmes ne le peuvent si elles ne sont pas féministes ? Peut être à mettre en rapport avec la démarche exploratoire sexuelle que tout humain expérimente jusqu’à un certain point. Tout le monde a identifié son/ses fantasmes et peut en découvrir d’autres.

    Le § 3 me laisse perplexe, les femmes non féministes méprisent les hommes. Elles arrivent donc à être soumise mais méprisante ? Il y a peut être quelque chose de plus compliqué que le mépris.

    §4: les féministes sont donc nettement moins chiantes que les non féministes ? Moins vaines sur certains points, elles font le distinguo entre le problème réel et ce qui se greffe autour ? Purée, j’ai pas trop compris ce passage ; j’ai rencontré pas mal de femmes qui ne sont pas chiantes et qui se fichaient pas mal du féminisme ou de la lutte pour les femmes (peut être ne se posent elles pas encore la question ? Ou peut être qu’elles n’expriment pas leurs idées ? don’t know).

    Pour le point 8: heureusement que certaines féministes ne sont pas gentilles ! Manquerait plus que ça ! Je pensais au mouvement Riot Grrrl qui mélangeait punk et féminisme: c’étaient pas franchement des tendres, pondérées et gentilles. Et pourtant elles ont su faire passer leurs idées et les diffuser dans le mouvement Punk.

    Ces commentaires sont très très intéressants, ça pose plein de question et fait beaucoup réfléchir. Merci à tous !

  83. Talen

    Andy -> Je me permet de relancer sur ce que tu a dis à Deuxfré. Comme pour le féminisme à l’époque, quand je parle maintenant à une femme des discriminations énormes faites aux hommes sur diverses sujets, j’ai des rires, de l’incompréhension, ou même du “Mais c’est normal ça, vous êtes des mecs” (Omg, le mec il doit avoir un rôle mais la femme nononon ?)

    Donc, personnellement, je pense que, oui, il devrait y avoir un courant pour défendre les droits et exterminer les discriminations envers les hommes (Qui ne sont pas “la norme” dans ce cas, car ce sont encore plus souvent les femmes qui créent ces discriminations, et les femmes sont une bonne moitié de la population. Non, je ne pense pas que seuls les hommes pensent et décident)

    Mais, en allant plus loin, au fond, faire plusieurs courants pour défendre telle ou telle discrimination est bête, autant faire un seul courant “égalitariste” prônant l’égalité de tous peu importe le sexe, la couleur de peau, la taille (oui, on discrimine par rapport à la taille), le poids (idem), l’orientation sexuelle, le comportement, le taux de RebellZisation, et tout pleins d’autres choses qui rendent les individus si différents et beaux.

  84. éric

    euh… Talen, et ça s’appellerait La Déclaration Uiverselle des Droits de l’Homme ? ;)

  85. Talen

    éric -> Je parle d’un courant, d’un rassemblement de gens, pas d’un texte dont, objectivement, la majorité des gens se foutent, et ne l’ont même pas lu d’ailleurs.

  86. éric

    Un courant ça ne marche (^^) que s’il y a un texte à la base…
    OK, celui-là, je l’ai cité comme une boutade mais tu peux toujours t’en inspirer… :)

  87. Talen

    La tecktonick, c’était un “courant” et ça à fait führer sans texte à la base =O (Omg, la joke)
    Mais si plus de gens avaient déjà lu la déclaration, ça serait un pas en avant.

  88. Isaac Beadles

    Maïa !
    Je lis ton blog tous les jours, oui ; et si j’ai l’occasion de te croiser, je te ferai signe, que tu vois une tête de lectrice !

    J’allais partir de mon laïus sur le féminisme (français, qui n’est pas le féminisme anglais, américain, italien, ni celui des années 60, 70, 80) mais je vais faire plus simple, en proposant comme contrepoint à des féminismes anciens/mauvais/sectaires/ la lecture de Luce Iriguaray, qui, il me semble, est la plus moderne de nos féministes, plus préoccupée du rapport homme/femme, de la question d’identité par le genre, ou par delà le genre ; voir entre autres Éthique de la différence sexuelle (ouh oui, encore encore !)

    Merci pour tous les billets venus et à venir, go go girl !

  89. Andy

    >Talen
    J’avoue que je vois pas trop de quelles “discriminations enormes” tu parles… A part peut etre ce qu’on épargne aux femmes et qui revient donc au reste de l’humanité. Mais pour cela encore c’est la femme qui est le cas particulier et l’homme qui est la norme.
    Peu importe que les hommes ne soient pas seuls responsables.

    Et des courants egalitaristes absolus existent déjà.

  90. Talen

    Andy ->
    Par définition, ce qu’on épargne aux femmes, revient au reste de l’humanité, c’est à dire, les hommes.
    Tu considère qu’une discrimination faite spécifiquement envers les femmes est une discrimination sexiste, mais qu’une discrimination faite spécifiquement envers les hommes est une discrimination assexué ? Euh, joke ?

  91. ethernel

    Je confirme!
    Tout 100% tout de ce qui est dit ici!

  92. Talen

    Et, j’aimerais bien que tu me cite un courant égalitariste absolue qui fait entendre réellement sa voix. Parce que, là, j’en vois pas.

  93. Andy

    Je considère qu’une discrimination, qu’elle soit bénéfique (à priori) ou non, reste toujours exercée contre un groupe particulier. Ça vaut pour la discrimination envers les enfants, à qui on épargne le travail salarié (entre autres), et qui n’est pas une discrimination contre le reste de l’humanité, ca vaut pour les “discriminations positives” basées sur l’ethnie, qui ne sont pas des discriminations contre le reste de l’humanité…
    Quand il s’agit d’une discrimination envers les femmes, c’est dans tous les cas sexiste. Que l’idée de base soit de protéger, de punir, ou d’exploiter, ne change pas le groupe ciblé, ni la nature de la discrimination.

    Pour les voix, il faut savoir ecouter, parce que faire entendre ce genre de choses n’est pas forcement facile. Et puis trouver un nom pose probleme, en general. Le mouvement vegan a pas trop de mal a se trouver un nom, mais il est pas parfait : le sous entendu “libération animale car et pour la libération de tous les autres” passe parfois pas tres bien. Pour le reste, reprendre les appellations officielles comme ultra-gauche ou autonomes c’est pas cool, anarchistes fait peur, et libertaire c’est pour les vieux. Puis il s’agit plus de prendre part au plus possible d’actions et d’evenements contre telle ou telle discrimination, de soutenir les victimes, que de faire tourner des pétitions pour l’égalité universelle. Mais ca reste au centre des discussions et des actions.

  94. Talen

    Il y a des enfents femmes, il y a des femmes noires, il y a des femmes tout. Si tu exclus les femmes de la discrimination raciale par exemple, c’est une discrimination raciale ET sexiste, car seulement envers, par exemple, les hommes blacks.

    Quand il s’agit d’une discrimination envers les femmes, c’est dans tous les cas sexiste.

    Je cherche la petite bête mais, si c’est une discrimination envers les hommes, c’est dans tout les cas sexiste AUSSI, non ? Parce que, c’est une discrimination envers le sexe. J’me goure ?

    Que l’idée de base soit de protéger, de punir, ou d’exploiter, ne change pas le groupe ciblé, ni la nature de la discrimination.

    Mais, ça, c’est pas pareille pour toutes les discriminations ?

  95. éric

    Des discriminations sexistes envers les hommes, il va qaund même falloir en citer quelques-unes de sérieuses pour donner un peu de corps au débat (et pas du genre “interdit de se présenter comme miss France”).

  96. Talen

    éric -> Simple, des discriminations basés sur la “perte” de la masculinité, ou virilité.

    J’en subis personnellement, par exemple, sur le fait de me maquiller. Etrangement, ce sont plus particulièrement par les femmes, et non par les hommes, qui généralement trouvent ça surprenant, “risqué”, ou bizarre, mais tolère.
    En fait, toutes les choses liées à cette fameuse “perte”, homosexualité (Oui, je considère que discriminer une homosexuelle c’est discriminer les homosexuelles, mais que discriminer encore plus UN homosexuelle, c’est discriminer les homosexuelles ET les hommes) maquillage comme cité plus haut, sensibilisme, toute la palette des choses qui ne sont pas “viriles” et qui sont donc refusés aux hommes.

    Dois je parler des hommes qui militent pour le port de la jupe, ou ça suffit ?

  97. Talen

    UN homosexueL* Faute de frappe. Et puis le reste, je corrige pas hein, s’seraient pas outrés j’espère

  98. Andy

    Hm… je veux pas vraiment lancer un debat sur les definitions des termes de la discussion, mais tant que ca se résume a des commentaires hesitants, ce n’est pas vraiment une discrimination… Des reactions plus violentes que ca semblent acceptables pour d’autres questions d’apparence, comme un-e etudiant-e qui s’habillerait selon les codes des etudiant-es en histoire de l’art dans une école de commerce, ou inversement.
    Ce dont tu parles relève d’un sexisme plus passif, disons. Et qui ne s’exerce toujours pas contre les hommes dans leur normalité, mais précisément contre ceux qui s’écartent de la norme, de ce qu’est un homme.

    Sinon, je suis pas sur d’avoir bien compris ton post de 3:53… Quand je parle de discrimination envers les femmes, j’entends *specifiquement* envers les femmes. Toutes les discriminations dont peut etre la cible une femme ne sont pas dans ce cas.
    Le sexisme est une contrainte pesant sur les hommes egalement. Mais pas par discrimination. Ce genre de contrainte prend deux aspects : la discrimination d’une part, la norme d’autre part, qui est la menace de plus grandes discriminations. Pour les minorités, les deux se croisent. Pour les hommes adultes, blancs, bien coiffés, etc., seule la limite de la norme s’applique.
    Et pour repondre – un peu a l’aveugle – à la dernière partie de ta reponse, je pense que toutes les discriminations fonctionnent de facon similaire.

  99. Talen

    Des commentaires hésitants, non, non. Je te parle d’insulte ouverte et d’humiliation. Les passages à tabac, t’inquiète pas, y’en a aussi. Mais même des commentaires hésitants SONT une discrimination. La discrimination passive est une discrimination. La minimiser, c’est se voiler la face.

    Le sexisme est une contrainte pesant sur les hommes egalement. Mais pas par discrimination. Ce genre de contrainte prend deux aspects : la discrimination d’une part

    Tu te contredis là, hein. Si la contrainte prend l’aspect de discrimination, le sexisme pèse par discrimination, point.

    a norme d’autre part, qui est la menace de plus grandes discriminations. Pour les minorités, les deux se croisent. Pour les hommes adultes, blancs, bien coiffés, etc., seule la limite de la norme s’applique.

    Mais là, quand tu parle de norme, je comprends RIEN, mais alors RIEN du tout. Norme à quel niveau ? En quoi la norme influe sur le sexisme ? Et l’homme blanc adulte bien coiffé n’est absolument pas la norme quand tu regarde la population mondiale, et même française. Là, tu cible un public particulier.

    Sinon, la discrimination ne s’excerce pas contre la “norme” de l’homme, contre une minorité de l’homme, mhh ? Donc, c’est pas une discrimination contre les hommes. Ce n’est pas *vraiment* du sexisme. Vu qu’on discrimine un homme SEULEMENT quand il sort du carcan qu’on lui impose.

    On tente l’inverse ?

    La femme, on ne la discrimine pas. On ne la soumet pas. Tant qu’elle reste dans un rôle de mère, qu’elle la boucle, qu’elle s’occupe des gamins et qu’elle s’allonge, on ne va pas la discriminer. On la discrimine SEULEMENT quand elle sort du carcan qu’on lui impose. Avoir un travail, l’ouvrir, tout ça.

    Bien sûr, maintenant, c’est devenu l’inverse. C’est ce que je cite au dessus qui est une minorité. Mais, avant, on pouvait utiliser le même argument. Ce n’était pas du sexisme. Tant qu’on ne sort pas du carcan, il n y a pas de discrimination.

    Dérivation hasardeuse et Godwinesque -> Tant que les noirs reste chez eux, on ne les discrimine pas. (Ouais, too hard celle là)

  100. éric

    Talen, je compatis à ton malheur mais tu ne peux pas (enfin, tu ne devrais pas…) exciper de ton cas pour en tirer des conclusions générales sur une supposée égale discrimination sexiste.
    Bien sûr, que la discrimination sexiste envers les hommes ça existe. OK.
    Mais permet moi de rappeler un fait incontestable : une femme sera discriminée socialement, qu’elle sorte du carcan ou pas, simplement parce qu’elle est une femme.
    Tu le dis toi-même, pour qu’un homme subisse une discrimination sexiste, il faut qu’il ose sortir des clichés de la virilité, mais même dans ce cas, la discrimination appliquée ne peut être comparée et je parlerais plus de rejet que de discrimination (qui implique que la personne discriminée soit présente).

    Rapelons que le but de la discrimination, qu’elle soit sociale ou “raciale”, c’est la soumission du discriminé, pas son rejet.

  101. Talen

    éric -> Je ne parle pas que de mon cas, hein.
    La discrimination PEUT être comparé. Pourquoi ? Parce que, oui, certains font des passage à tabac qui vont très, très loin. Certainement, il y en a beaucoup moins que les femmes, certainement, ce n’est pas sur tout les hommes. Mais c’est sur les hommes qui sortent du carcan. Un homme n’a pas le droit de sortir du carcan, en somme. C’est de la discrimination, et je met toutes les discriminations sur le même pied d’égalité, car du noir qui se fait tabasser parce qu’il l’est, au mec qui se fait tabasser parce que c’est “une fiote”, la souffrance est la même. Je trouve particulièrement salaud pour ceux qui vivent les discriminations de leur dire “Ta peine et ta souffrance valent moins que celle d’un black/d’une femme/d’un juif (Fallait bien godwiner) alors on s’occupe d’eux en priorité, ok ?”

    Le pire, c’est que les discriminations sexistes envers les hommes sont inconnues, font rires, ou sont ignorés. Et ça, ça fait mal.

    Ensuite, vite fait, pour la discrimination des femmes (Mais faudrait je cogite plus longtemps donc ça sera dur d’en parler ici) mais si on discrimine la femme, c’est bien parce qu’on peut la discriminer ? Parce que, par exemple, elle cherche un emploi “non” féminin. Ou parce qu’elle se sort de son carcan (machiste, je précise) de base. Sinon, elle ne serait pas discriminée. Vu que, on ne pourrait pas le faire, de toute façon. Pour les hommes, c’est pareil. Tant qu’ils ne sortent pas du carcan, pas de discrimination.

  102. éric

    Non, je crois que tu confonds les choses.

    Une femme est discriminée dès sa naissance et quasiment jusqu’à sa mort car nos sociétés (tribales et modernes) ont assigné à la femme une place de compagne de l’homme (qui en retour lui assure plus ou moins correctement, l’habitat, le couvert, et un petit coup de bite le samedi soir si y’a pas de foot sur Canal ^^).

    La femme est soumise aps tabassée tout simplement parce que quand on vient à frapper c’est qu’on a passé le stade de la discrimination et qu’on est dans le rejet.

    L’esclavage est une discrimination (la discrimination a une utilité sociale, elle est totalement théorisable), la bastonnade ne l’est pas.

    Ce qui est utile à l’homme (bétail ou femelle) est apprivoisé donc discriminé.
    Ce qui n’est pas utile ou qui fait peur est chassé et tué.

    Je continue de considérer que ce n’est pas comparable, donc je n’y mets aucune hiérarchie.

  103. Talen

    éric -> Je ne vois/voyais pas les choses comme ça. Pour toi, la discrimination n’est que soumission mais pas rejet ? Si le Ku Klux Klan bastonne un black, c’est pas de la discrimination raciale ? C’est quoi alors ? (Question simple hein, pas ironique)

    Dans ce cas, en effet, on peut dire qu’il y a discrimination sexiste de la femme, et rejet sexiste de l’homme qui sort du carcan. Ca me va. (Mais c’est à cogiter comme truc. T’aurais des livres/articles/liens/stade de foot à conseiller pour voire le peaufinage en détail du truc, ou c’est une théorie perso ?)

  104. éric

    Le Klan qui bastonne c’est du rejet car le but est la disparition du bastonné : un esclave que l’on frappe n’est pas un travailleur très productif (le cynisme est une composante indispensable de l’économie sociale).

    Sinon, théorie perso, en fonction de ma propre expérience de discriminé/discriminateur (jamais de rejet par contre). ;)

  105. Dieu

    Wow. J’ai quelques réserves sur le billet, mais vu les commentaires, je vais d’abord réaffirmer mon attachement profond et revendiqué au féminisme. Oui, il y des féministes connes. Oui, il y en a des misandres. Mais le féminisme, c’est le bien.

    Être féministe aujourd’hui devrait être aussi évident que ne pas être raciste, ne pas être antisémite. Je crois que c’est d’ailleurs la raison pour laquelle “antisexiste” aurait été un meilleur terme, pour forcer les gens à se prononcer sur le sujet, au lieu de détourner le regard en renvoyant dos-à-dos les gynarches et les machos, comme si les deux phénomènes avaient quoique ce soit de comparable. Mais ce choix à été fait il y a longtemps et, comme tu le fais remarquer, le mot “féminisme” renvoie à une histoire, et refuser l’étiquette “féministe”, c’est faire peu de cas des combats des premiers féministes (oui, au masculin, même s’il s’agissait surtout de femmes : ainsi est faite la langue française, et nier la présence d’hommes aux origines me semble être une insulte et une erreur).

    Je voulais quand même critiquer le “A condition d’admettre une évidence qui tend à échapper à deux-trois individus : la vie est quand même plus simple quand on est un homme. Un chouïa.” : ok, les hommes ont pleins d’avantages. Mais il me semble qu’en amour, c’est plus cool d’être une femme. Comme on n’est jamais mieux desservie que par soi-même, je te renvoie à ton post du 21 Octobre, où tu disais que draguer n’est “ni plus ni moins qu’une lotterie amusante où les filles gagnent toujours”. Et il faut bien que ce ne soit pas un sujet si anecdotique que ça, sinon qu’est-ce qu’on ferait ici ?

  106. Andy

    Mais là, quand tu parle de norme, je comprends RIEN, mais alors RIEN du tout. Norme à quel niveau ? En quoi la norme influe sur le sexisme ? Et l’homme blanc adulte bien coiffé n’est absolument pas la norme quand tu regarde la population mondiale, et même française. Là, tu cible un public particulier.
    Sinon, la discrimination ne s’excerce pas contre la “norme” de l’homme, contre une minorité de l’homme, mhh ? Donc, c’est pas une discrimination contre les hommes. Ce n’est pas *vraiment* du sexisme. Vu qu’on discrimine un homme SEULEMENT quand il sort du carcan qu’on lui impose

    Une norme est une serie de codes qui donne acces a un statut social. Elle ne correspond pas forcément à la majorité. Quand quelqu’un s’en écarte, il-elle s’expose a des violences et des contraintes diverses.
    Une regle comme “les hommes, en tant qu’hommes, ne doivent pas se maquiller” est norme sexiste dans la mesure ou son critère est le sexe. Par conséquent, les discriminations contre ceux qui ne respectent pas cette règle sont également d’ordre sexiste.

    Pour le reste, je vois rien que je pourrais ajouter a ce qu’eric a écrit.

  107. Talen

    ANdy -> Ouais mais, c’est pas ça une norme…Mais je dois faire trop de maths, sûrement.

  108. adan

    c’est très rare une féministe baisable: cad
    pas misandre
    pas sexiste
    pas lesbienne
    pas trop moche
    pas casse couille
    et surtout pas trop coincée …

    Mais y a moyen de trouver cette espèce rare: toutes les autres féministes la detestent

  109. Andy

    Mouais… y’a pas vraiment d’analogie possible entre la norme d’un groupe social et la norme d’un élément mathématique…

  110. Talen

    Si, le terme. Une norme sera toujours une norme. Chaque mot à un sens précis, et une utilisation précise. Tu ne peux pas utiliser le mot “norme” en pensant à une chose qui n’est pas une norme. Les mathématiques ne sont que le langage de la logique, tout ce qui les représentent sont parfaitement utilisables dans le discours et dans le langage classique.

  111. Talen

    (Pour préciser : La norme est obtenue en calculant la moyenne de plusieurs valeurs. La norme n’est pas une moyenne, mais s’en rapproche généralement. Ce que tu m’exprime n’est pas une norme, c’est une règle, un diktat, un dogme social, mais, non, pas une “norme”. Etant donné ça, je n’arrive pas à comprendre ce que tu dis, car je suis confondu entre la définition même du mot “norme” que tu emploie, et les choses que tu dis où le mot “norme” n’a rien à faire)

  112. éric

    Talen :

    Chaque mot à un sens précis, et une utilisation précise.

    Oui, mais dans un contexte également précis.

    Ainsi une norme sociale n’est pas une moyenne mais un modèle auquel se conformer ou se référer, peu importe si ce modèle existe réellement ou pas.

    Par exemple “Mr. Tout-le-monde” est une norme au sens mathématiques mais “Le-premier-de-la-classe” est une norme sociale.

    Tu remarqueras au passage (discrimination oblige) qu’il n’y a pas de “Mme Tout-le-monde” ni de “Première-de-la-classe”… ;)

  113. Andy

    Un mot peut avoir plusieurs sens et plusieurs utilisations plus ou moins precises et changeantes. Ici j’utilise le francais, pas les mathematiques.

  114. Talen

    éric & Andy -> Sauf que le mot “norme” dérive du sens mathématiques. Quand on analyse la façon de l’utiliser dans le langage courant et qu’on compare avec son sens mathématiques, c’est une simple dérivation. Un mot n’a pas plusieurs sens, on lui introduit juste des dérivations plus ou moins développés. Si on utilise un mot, c’est pour une raison précise. Dans le fond, un synonyme n’existe pas. C’est juste que c’est “globalement” la même chose. Sauf que, si on précise, ça ne l’est plus.

    Quand vous parlez de “norme” vous parlez en faite seulement de “règles” mais vous assimilez une “norme” sociale à une “règle” sociale. Ce n’est pas parce que tout le monde le fait avec n’importe quelle mot/expression que c’est juste.

    Ainsi une norme sociale n’est pas une moyenne mais un modèle auquel se conformer ou se référer, peu importe si ce modèle existe réellement ou pas.

    Exa. On se refère à la norme socialement, comme en mathématique. Pourquoi ? Car c’est la “norme”. (On pourrait aussi dire la “moyenne” pour mieux comprendre, mais c’est faux) Sauf qu’on considère que la règle sociale est la norme, ce qui est faux.

  115. Andy

    Le mot norme implique une sorte particuliere de regle, justifié par la valeur d’une representation en partie fictive de la normalité. Utiliser simplement le mot regle est imprecis voire incorrect.
    Le fait de pouvoir exprimer ce que l’on souhaite est suffisant pour justifier l’usage de n’importe quelle expression.

    Et ne pas prononcer la fin du mot exact, c’est pas cool.

  116. éric

    Mmoui, on peut jouer sur les mots…

    D’ailleurs chacun s’en fera une idée :

    norme sociale vs norme mathématique :)

  117. tykayn

    uéééé moi jtrouve quand même qu’on fait dire au féminisme des choses très loin de ce que ça se revendique être dans les livres.
    Et comparé à ce que ça défend, le nom est mal choisi.
    T’imagines si un truc s’appelant “masculinisme” voulait l’égalité la parité, la paix dans le monde ?
    ça serait aussi inapproprié que si le “droitisme” existait et qu’il disait “pff mais non, on est pas pour la politique de droite, on est pour tout le monde”.
    C’est aussi inaproprié que le terme “racisme” puisqu’on a démontré récemment en anthropologie qu’il n’y avait qu’une seule race humaine dans l’espèce humaine.

    Mais sinon, carrément d’accord que quelqu’un qui sait ce qu’il veut c’est génial au pieu.
    wouhou, et ça rime, ce qui est une valeur argumentaire de plusse.

  118. Talen

    ANdy -> C’est grave cool.
    Tu peux utiliser “fausse norme” alors. Car, une norme, au sens propre, ce n’est pas ça. Le “norme social” est un amalgame. Tu peux t’exprimer comme tu le souhaite, mais si tu utilise un mot ou une expression d’une façon non approprié, pour moi ça sera faux.

    Eric -> Omg mais FAIL. Citer une encyclopédie ou même un dico ne marche pas (Surtout si c’est Wikipédia). Why ? Car une encyclopédie et un dico renferme le sens admis par le plus grand nombre ou par l’académie française ou autre comité, par conséquent ils font forcément l’amalgame, vu que tout le monde le fait. Les mots qui ont perdu leur sens premier, il y en a plein, justement à cause de ça. (Et encore plus, ce que je dis oblige à ne pas jouer sur les mots. Vu qu’a UN mot correspond UN sens)

  119. Talen

    (Et puis, surtout, pour décortiquer le sens d’un mot, parfois faut des années d’études. Donc, sortir un article d’encyclopédie en seul argument, je trouve ça bofbof)

  120. Andy

    Comme tu le précises, nous utilisons un mot usité par le plus grand nombre. Que tu fasses l’amalgame avec un autre ne regarde que toi.
    Utiliser le terme de norme n’est qu’incomprehensible que pour ceux qui ne veulent pas le comprendre, et pour l’instant tu es le seul a qui j’ai jamais parlé dans ce cas, tandis qu’utiliser quelquechose comme “fausse norme” serait incomprehensible pour tous les autres.
    Je prefere un language riche et utile.

  121. éric

    (Et puis, surtout, pour décortiquer le sens d’un mot, parfois faut des années d’études. Donc, sortir un article d’encyclopédie en seul argument, je trouve ça bofbof)

    Trop facile ! Genre :
    « Z’y va l’aut’, t’es pas astronome, d’où tu traites ma Terre de ronde ? »
    ^^

    On reprend le fil dès que j’ai une agrégation de lettres classiques ?

  122. Talen

    éric -> Non, quand tu utiliseras d’autres arguments que “Une encyclopédie, foireuse en plus, le dit.”

    (Et, soit dit en passant, un mec pas astronome pour un sou quand tout le monde dit que la terre est plate ne te diras pas que la terre est ronde, puisqu’il ne peut tout simplement pas le savoir, car il n’est pas astronome, et que tout le monde lui soutient le contraire. FAIL)

    Andy -> C’est le même mot. Ce n’est juste pas le même contexte. C’est là, l’amalgame.

    Utiliser le terme de norme n’est qu’incomprehensible que pour ceux qui ne veulent pas le comprendre,

    Je ne veux pas ne pas le comprendre, je veux justement préciser et décortiquer pour voir que, décidemment, le terme “norme social” n’est pas applicable. L’idée de “norme social” est faussé, irréel. C’est les gens qui croient que la norme c’est “Premier de la classe” (Eric copyright) mais la norme c’est “Mr tout le monde”. On veux que la norme soit “Premier de la classe”, mais ce n’est pas le cas. On veut que la norme soit “Homme adulte blanc bien coiffé” mais ce n’est pas le cas.

    et pour l’instant tu es le seul a qui j’ai jamais parlé dans ce cas
    Cassdidé à éric

    Zyva ! T’es l’seul mec que j’ai vu qui dit qu’une femme c’pas un objet ! Tu dis des conneries !

  123. éric

    Tss, tss, mauvais exemple en 1 : un non-astronome ne prétendra pas que la terre est ronde ou plate, juste pour dire le contraire de tout le monde et te donner un point, non, non.

    Meilleur en 2. En tout cas, plus dans la norme de tes précédents arguments… :)

  124. Monsieur T

    Hum pour ajouter un petit peu d’eau a votre moulin,d’une la moyenne est la norme ne sont pas du tout la même chose (qu’on parle de math ou pas)… de deux la tout de suite j’ai un mot qui me vient .. un canon, qui s’applique peut être ici mieux que norme…

  125. Andy

    Etymologie et sociologie ne se repondent pas. Les confondre ne précise rien.

  126. Nahkw

    Trop de commentaires à lire, je ne sais pas comment la plupart font, mais hop, je mets mon grain de sel sans avoir tout regardé… (sauf quelques posts, dont celui de Julius, très intéressant !) : est-ce qu’il n’y aurait pas ici un amalgame entre “être féministe” et tout simplement être empathique ? Je ne me considère pas comme féministe (même si j’admets volontiers que sans les femmes la vie n’aurait guère d’intérêt), et les demoiselles les plus “douées” que j’ai connues ne l’étaient pas forcément non plus, mais avait un sens du partage et de la prise en compte de l’autre qui change toute la relation.
    Je ne nie pas que ça aide, mais le côté “femme féministe = meilleur coup” devrait peut-être être considéré dans l’autre sens : les femmes intelligemment féministes sont féministes justement parce qu’elles ont conscience d’elles-mêmes et également des autres, et non l’inverse. Alors qu’une féministe qui l’est uniquement par pur instinct grégaire – renforçant ainsi les préjugés sur les féministes – est incapable de percevoir et de comprendre les sentiments de la gente masculine ou même les siens (qui lui sont de toute façon dictés par cette approche biaisée du féminisme)…

  127. Talen

    Monsieur T -> La moyenne est la norme ne sont pas la même chose, mais ça se rapproche globalement.
    Et +1 pour Canon.

    Andy -> La façon dont se développe les mots, les expressions, la façon de voir les mots, ce n’est pas sociologique ? L’étymologie, le développement des mots et des expressions sont fortement influencé par la sociologie. Le langage est quand même une bonne grosse base de la societé.

    éric -> Oui, mais de toute façon les non astronomes comme les astronomes ne m’aiment pas. C’est parce que je ne suis pas une étoile. (Hahahhaha. *Tousse*)

  128. Talen

    (Et en passant je vais arrêter là parce que je commence à ne réussir à suivre qu’en relisant tout nos commentaires à la suite pour me remettre dedans. Goodbyetussa²)

  129. Andy

    Tu ne parles plus de la meme chose. Le developpement du language est un phenomene social.
    Ca ne permet pas de dire que de deux sens differents du mot norme, l’un est a lui seul une analyse sociologique correcte (bien qu’il ne soit pas utilisé dans un contexte sociologique) et le second un concept “faux” dans son contexte.

    Tiens, a propos, j’ai voulu verifier l’étymologie de norme

  130. Andy
  131. Jack

    Alors là je voudrais aussi dire un petit mot…

    Je pense qu’ici on a un petit problème lexical. Maïa, est-ce que tu voulais dire féministe ou féministe ?? En gros, est-ce que tu parles des nanas qui vont bruler leur soutien gorge sur la place publique parce qu’elles veulent combattre pour des droits qu’elles n’ont pas (= féministes vintage) ou est-ce que tu parles des nanas relativement apaisées qui savent qu’elles ont des droits, un corps qui leur appartient et le droit de jouir des petits avantages de ce corps (notamment qu’elles ont un clitoris de série sur le modèle usine et qu’il est pas seulement là pour faire joli), autrement dit de féministes modernes ?

    Je ne crois pas trop me tromper en disant que tu fais partie des féministes modernes, en tout cas je n’en ai jamais douté depuis que je te lis. Dans ce cas je ne comprend pas très bien certains des commentaires précédents…

    Bon je reviens à mon paragraphe 1 : on a un problème de lexique. Féministe ça recouvre les féministes vintage et les féministes modernes, et on a pas de mots différents dans le dictionnaire sans ajouter périphrases et qualificatifs (ce qui aurait substantiellement rallongé le post).

    Si comme j’ai bien compris tu parles de Femmes assumées et accomplies (ou qui sont en bonne voie…), je suis 100% d’accord avec ce que tu dis et je ne vois pas bien l’objet du débat qui a fait rage dans les commentaires… Les non-féministes comprend, selon ma lecture de l’article, l’ensemble toujours trop grand des lectrices de Psychologies magazine et des pages témoignages de Cosmopolitan, celles qui s’interrogent philosophiquement sur ce qu’est l’orgasme sans essayer les travaux pratiques, ou celles qui font sérieusement les tests de haute volée disponibles dans la presse féminine, en bref tout ce qui me fait chaque jour douter du bien-fondé du concept de liberté de la presse. Ces non-féministes sont les pires individus qui composent le genre humain version filles : peu de choses les distinguent à première vue d’une nana assumée, au moins avec un oeil d’homme ordinaire, et pourtant il est déjà trop tard pour fuir quand tu te rends compte que tu as touché le gros lot ! Et tu t’emmerdes dans la relation… dans ton lit comme dans ton cerveau. Peut être que je suis un homme féministe, mais j’ai du mal à supporter les nanas qui ne scorent pas assez haut sur la checklist que tu as fait dans ton post.

    Bon, je me relis, je me rend compte que mon commentaire est une succession de digressions qui ne reflètent pas la moitié de ce que je voulais dire. Rien à foutre, j’envoie quand même

    Bisous Maïa !

  132. Benoit M.

    Sous-entendriez-vous que les Chiennes de Garde ne seraient pas des féministes?

    Si tel est le cas, ça me rassurerait, car je le pense vraiment, mais qu’un mec dise ça et il passe pour un macho…

  133. Gabrielle

    interdit de parler des chiennes de garde, on a dit. :)

    mais sinon, vous pouvez aller vous renseigner sur ce qu’elles font, disent et pensent réellement (et pas ce qui ressort dans les médias) et vérifier si elles sont féministes.

  134. La Peste

    Désolée de venir commenter bien longtemps après la mise en ligne de ce billet, mais je suis un peu atterrée par le manque de second degré de certains commentateurs.

    Sinon, évidemment, j’ai bien ri, parce que le billet est drôle, et bien écrit :)

    Et enfin, un petit mot à Julius qui dit : “Une femme peut être mère et sa place la nuit est au près de ses enfants.” Et les hommes qui sont pères, où est leur place la nuit ? Non mais je crois rêver !!! On est en 2009, bon sang ! C’est quoi ce discours à la mords-moi-le fion ?

    Inversons la phrase : “Un homme peut être père et sa place la nuit est au près de ses enfants.”

    Quand je m’absente de chez moi et que je ne dors pas à la maison, mes enfants sont très bien avec leur papa. Le taf, c’est le taf, point barre. Et la nuit, à l’usine, les heures sont mieux payées. Ce qui permet d’acheter plus facilement de la bonne viande à ses enfants, des légumes frais, de bonnes chaussures, tout ça quoi. Je le sais, je l’ai fait. Haaaaaan, j’étais pas auprès de mes enfants la nuiiiiiit !

    Sinon, je baise divinement. Au moins, maintenant, je sais pourquoi ;) Merci Maïa !

  135. Bitume

    Si tout roule merveilleusement avec votre canon-de-ménagère-fière-de-l’être-canon : pourquoi cette hostilité envers un mouvement grotesque de boudins psychopathes au quotient intellectuel inférieur?

  136. Soso

    ET comme tout fini par des chansons ,-)

    http://www.youtube.com/watch?v=iozCj97kzqg

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