Parfois je simule un peu parce que c’est vachement bien et que je veux juste l’encourager. Parfois je simule parce que ça m’excite et que ça me donne du coeur à l’ouvrage. Parfois, je simule parce que bon, déjà, j’avais pas envie donc c’est bien si ça ne dure pas des plombes. Parfois aussi, je simule parce que j’ai déjà eu un orgasme clitoridien et que ça m’a suffi. Je crois même que parfois je simule sans m’en rendre compte. Preuve que la simulation est quasiment une pratique sexuelle, une pratique secrète mais une pratique quand même.
Entre filles, l’omerta est moindre. Même s’il faut une certaine dose de complicité et/ou d’alcool pour avouer à ses copines qu’on en fait un peu beaucoup parfois… bon ok, qu’on fait semblant même. Et quand les langues se délient enfin, je suis ravie d’entendre que tout le monde simule. Oui, tout le monde. Voilà, c’est dit.
Lu dans le KataSutra
Editions Jacob-Duvernet
Hu hu hu. Pas mieux ! J’en profite pour recommander aux garçons ce bouquin qui parle de la vérité crue sur la vie sexuelle des filles. Cinq auteures donc des textes parfois inégaux, mais ça remet quand même bien des clichés à leur place, et puis c’est super marrant (surtout le milieu, bizarrement). L’une des coupables est Titiou Lecoq, que vous connaissez peut-être grâce à Girls and Geeks et sa tradition du vendredi (comme coucher avec l’armée rouge).
Je vous mettrai un autre extrait demain parce que j’ai écorné la moitié des pages en réfléchissant à quels sujets me donneraient de la matière pour Sexactu.
(Ah, et parlant de matière, on va faire un truc tous ensemble : mettre les mails en pause. Hier vous avez été 23 à me proposer des sujets dont je dois absolument parler. Oui, 23. Ensuite je ne peux plus répondre, ensuite je suis frustrée, ensuite je perds ma libido, ensuite j’abandonne Sexactu, ensuite vous vous suicidez, et qui mènera le monde vers une sexualité tendre et délicieuse ? Pas moi toute seule. Donc pause.)
Enfin bref. Le sujet était, la simulation. Moi je dis oui et je cherchais un article pour vous prouver son utilité quand, de lien en lien, je suis tombée sur cette page Wikipédia dédiée à la torture du pénis et des testicules. J’y apprends qu’on peut faire des infusions du scrotum, et que le ball busting s’appelle en japonais Tamakeri. Ceci ayant pour conséquences : 1) que je ne sais plus du tout ce que je comptais écrire au départ, 2) que je viens de perdre la totalité de mes lecteurs masculins, ce qui devrait faciliter la discussion sur la simulation.
Seigneur Marie Joseph, je ne sais plus comment rattraper cet article, qui part en couille, comme qui dirait. Je vais maintenant m’éloigner de cet ordinateur, qui est manifestement possédé par un démon du mal.
Brèves
-
Vrac #70
•
Amis de la pneumonie, bonjour. Parler de sexe en étant frigorifiée, c’est dur, et ça donne envie de retourner cuver sa vodka caramel au fond du lit. Bien sûr, certaines personnes ont de vrais problèmes. Mais si vous aussi vous êtes motivés que moi par la glandouille absolue, traînez sur ces études sur la prostitution, il y a de quoi procrastiner un bon moment ! Et n’en profitez pas pour vous masturber, bande de petits cochons.
-
Vrac #68
•
Ce qui signifie que le prochain, c’est 69. Du coup je devrais peut-être leur donner des noms de positions, comme missionnaire, amazone, levrette of course, tiroirs turcs, ou encore castration médiatique. Tout est possible. Enfin, si vous aimez Twilight (oui tout est possible), allez voir Vampyres, ça a l’air intéressant. Bon, parlons maintenant de mes phantasmes avec un ph (tout sauf un ph neutre, notamment esthétiquement, rendez-moi le f par pitié, comme dans faute, finesse et finance). Déjà vous pouvez essayer Sexyphonia, qui vous raconte des histoires salaces à l’oreille. Ensuite vous pouvez faire l’amour dans du mouton. Enfin, il faut que je trouve une perruque pour ma vulve.
-
Goodbye Pavlov
•
“Si la pornographie avait tant d’impact que ça, il suffirait de montrer des films hétérosexuels à un homosexuel pour qu’il change son orientation sexuelle.” Dixit un chercheur canadien qui explique que déjà, les étudiants mâles n’ayant jamais consommé de porno n’existent pas, et que d’après son échantillon, les amateurs de porno sont pour l’égalité des genres et ne voudraient certainement pas que leur copine ressemble à une hardeuse. Leur relation réelle et leur fantasme porno sont tout simplement deux choses différentes. Je me demande combien d’études il faudra avant de faire comprendre ce truc évident sur lequel on débat depuis des centaines d’années.
-
Menthe et amante
•
On a parlé chaisplusquand des pastilles vaginales servant à donner à ses cunnis un goût de menthe ou de citron. Bon. Et bien “leur principal ingrédient est le sucre, ce qui n’est pas bon pour le vagin. Tout ça flingue le pH et peut générer de douloureuses infections de la muqueuse“. Comment ça, le vagin n’aime pas le sucre ? Et les bananes ? Et le nutella ? Chienne de vie.
-
Citation du jour
•
“Le mâle est le plus souvent une sorte de parasite de la femelle.” Par Pierre-Henri Gouyon, pas sympa sur ce coup-là.
Achetez !
Réseau mondial
Achetez !
Vos réactions
- Nanoushka on Une relation, une résolution
- CAS Libres on Saucisses, sons et silences
- Spacemanspiff on Saucisses, sons et silences
- LiliNecko on Saucisses, sons et silences
- Bubblegum on Saucisses, sons et silences
- Shownie on Red teste le Tenga Flip Hole
- TheKingdom on Saucisses, sons et silences
- Maïa on Saucisses, sons et silences
- Tim on Saucisses, sons et silences
- Joan on Saucisses, sons et silences
C’est tout chaud
S’abonner à Sexactu
Les archives
- December 2009
- November 2009
- October 2009
- September 2009
- August 2009
- July 2009
- June 2009
- May 2009
- April 2009
- March 2009
- February 2009
- January 2009
- December 2008
- November 2008
- October 2008
- September 2008
- August 2008
- July 2008
- June 2008
- May 2008
- April 2008
- March 2008
- February 2008
- January 2008
- December 2007
- November 2007
- October 2007
- September 2007
- August 2007
- July 2007










12 Nov 2009 à 15:45
Ça m’a effectivement l’air fort intéressant ce petit bouquin. Par contre corner les pages c’est mal, même si le Geek de Compagnie soutient que non moi je dis que si.
En revanche la page wikipédia m’a un peu… euh… cueillie à froid.
12 Nov 2009 à 16:06
Heu, dans ma grande naïveté, je me demande si y’a vraiment des tarés pour expérimenter tout ça…
Mais je me dis que si la page est là, et que des gens l’ont remplie, c’est qu’il doit y avoir des utilisateurs… xD
Snif
Ça me fait froid dans le zlip…
Sinon, revenons au sujet principal: ça veut dire que vous trichez au lit les filles, pas gentil ça ! ;p
12 Nov 2009 à 16:18
Des infusions?
A boire, après?
Je suis, euh.
12 Nov 2009 à 16:27
Déjà y’a “simuler” et “simuler”, faut pas tout mélanger o_0
Parce qu’entre le fait de se montrer un peu plus démonstrative que ce que le plaisir ressenti ne le nécessite (exagérer un peu quoi) et le fait de faire complètement semblant de prendre du plaisir (là c’est tricher), y’a de la marge.
Ouch ! pour l’article… -_-’
J’ai beau pas avoir le matos en question (tiens, jeu de mot : question = torture), je sais pas comment c’est possible mais j’ai mal quand même…
12 Nov 2009 à 16:47
“Orgasme vaginal” est un abus de langage car ce dernier se passe au niveau des bulbes du vestibule -parties intégrantes des bras profonds du clitoris-, et donc est clitoridien !
Je pense lapider quelques milliers de personne pour faire cesser cet usage.
12 Nov 2009 à 17:00
“d’accord là-dessus”, d’ailleurs je viens d’acheter le bouquin de Maïa Mazaurette ;)
12 Nov 2009 à 17:12
Bon au final, ça répond pas à la vrai question que tous les hommes se posent :
Au final, qu’elles simulent, on s’en fout ou y’a vraiment un malaise ?
(ouais, je le sens bien arriver le “ça dépend”)
12 Nov 2009 à 18:02
ça dépend… :-) (tu l’as cherché)
12 Nov 2009 à 18:22
Entièrement d’accord avec Calie, enjoliver et mentir sont deux choses différentes.
Cela dit ceci m’inspire une autre réflexion : feindre l’orgasme, même avec les meilleures intentions du monde, c’est perpétuer la nécessité de feindre.
Alors que si on pouvait, hommes comme femmes, tomber d’accord sur le fait que le plaisir réside avant tout dans l’intimité, dans l’échange, dans la tendresse, et que l’orgasme n’est qu’une conséquence – fréquente mais pas indispensable – de tout ça, la vie sexuelle de beaucoup de gens serait beaucoup plus cool.
Car la simulation chez les filles et l’angoisse quasi métaphysique chez certains garçons de l’éjaculation pile-poil au bon moment (et de l’érection dure comme l’acier) viennent d’une même fausse idée qui est que le sexe est en quelque sorte juste un moyen pour atteindre l’orgasme, et non une fin en soi.
12 Nov 2009 à 18:27
C’est marrant, en tant que mec, je n’ai jamais éprouvé le besoin de simuler, pourtant je ne joui pas à chaque fois.
Ok certaines le prennent mal, pas qu’elles le vivent comme un échec, mais comme une situation “anormale” (alors que j’essaye de les rassurer, je le vis très bien).
12 Nov 2009 à 18:28
Et la simulation masculine ? Elle existe aussi, il ne faut pas se leurrer.
12 Nov 2009 à 18:42
La simulation masculine au sens d’exagération existe bien sûr aussi mais concrètement, les signes physiologiques de l’ogasme chez la femme passent quand même plus facilement inaperçus qu’une éjaculation ^^
Cela dit les hommes qui s’imaginent que le seul signe d’un orgasme est un vague “oh oui” ou un soupir plus intense que les précédents sont quand même un peu coupables de naïveté aussi.
12 Nov 2009 à 18:54
Oui elle existe mais en général c’est quand t’en peux plus, que tu n’as plus de force et que ça commence à faire mal. C’est donc vraiment après une bonne partie de jambe en l’air, pour ma part tout du moins.
Et pour ce qui est des filles, j’ai beau savoir que ça part d’une bonne intention. Le moment où tu te rends compte qu’elle simule, c’est quand même pas mal vexant pour le coup, et ça freine un peu ma passion du moment.
Alors exagérer comme le dit Calie, ok, ça nous arrive aussi. Mais simuler dans le vent en ce demandant quant est ce que ça fini… =s
Je trouve que le chemin vers l’orgasme est plus intéressant que l’orgasme en lui même.
12 Nov 2009 à 20:24
Il me semble qu’il y a déjà eu un débat fort agité à ce sujet sur Sexactu il y a euh… longtemps. (j’ai la flemme de chercher).
J’en pense quoi ? De quoi ? De la simulation ? Bah, rien…
Soit elle simule bien, donc je ne m’en rends pas compte, donc je ne peux pas en parler.
Soit elle simule mal (exprès ? pas exprès ?) et je remets mon slip pour retourner au bar (oui et mon pantalon aussi bien sûr).
Bref, je ne suis pas gêné par ce “workaround” (énervons Maïa en dix leçons ^^)…
12 Nov 2009 à 20:32
Ce qui me perturbe le plus, c’est que du coup, impossible de savoir comment s’y prendre.
Parce qu’après certaines vont nous reprocher de pas savoir nous en sortir avec leur corps. Forcément, si elles simulent pour que ça se passe plus vite…
En outre, c’est vexant, j’apprendrais une telle chose, j’aurais l’impression d’avoir violé ma copine (pour moi le consentement c’est plus qu’un simple “Ok”).
En fait, je préfère largement qu’elle me dise non. Si ça dure trop, on en discute (car à priori problème) mais sinon…
Parce qu’un mec, même si c’est parfois un obsédé qui n’a qu’une envie, ça peut aussi savoir prendre son mal en patience ^^
Et ce que je veux bien faire comprendre, c’est que ça n’est même pas une histoire d’égo (ça peut jouer quand même) mais surtout une histoire de principe de respect y compris de moi vers elle. Comment la comprendre, agir selon ses envies si elle ne me communique pas un truc aussi fondamental que son absence d’envie de sexe?
Loz et pandaroux je confirme. En général quand on s’arrête sans avoir été jusqu’au bout, c’est qu’on a bien pris son pieds ^^
(et ça a en outre l’avantage de pouvoir recommencer rapidement une fois reposé :D)
12 Nov 2009 à 20:33
Oulà attention au débat !
Perso, simuler, je ne le fais jamais, car c’est très dangereux ! Imaginez, vous tombez sur quelqu’un de pas doué. Histoire de ne pas blesser son ego, hop, quelques bons gémissements, etc, et le voilà satisfait de lui-même. Du coup, madame en est pour ses frais… et la fois suivante, monsieur n’ira pas chercher plus loin que ce qui a suffit avant.
Simuler, donc, c’est super dangereux. Et puis si on s’en abstient, au moins, la personne en face va devoir se creuser le ciboulot pour essayer de trouver des trucs efficaces, et paf ! ça fait pas des chocapics, mais au moins, ce qui était l’inverse d’un bon coup peut finalement en devenir un, l’entraînement aidant.
Et puis, si on ment pendant le sexe, franchement, que nous reste-t-il dans ce monde de brutes…
12 Nov 2009 à 21:16
“Pas besoin d’être riche pour comprendre”, et “sans aucun doute”, “on est d’accord là dessus”.
12 Nov 2009 à 22:07
Comment ça, tout le monde simule? Pardon mais je ne suis pas maso, et quand je n’aime pas quelque chose, je le dis- pas méchamment, je dis “fais plutôt ceci stp” ou “tu ne veux pas que je te fasse cela?” histoire d’abréger ce qui ne me plait pas. Je comprends pas l’utilité de simuler? o_O
En plus, pour peu que ça dure avec le mec en question, on se retrouve avec un partenaire qui pense qu’on adore des trucs qu’on déteste. Pas franchement malin. Et puis même pour une nuit, à quoi ça sert d’en passer une mauvaise alors qu’en ouvrant la bouche pour dire autre chose que AAAAH OUI!, on peut expliquer à l’autre ce qu’on aime?
Ca me dépasse..
12 Nov 2009 à 22:28
Aieuuuuuh!
12 Nov 2009 à 22:41
Pas faux mais il faut que ça vienne de la fille, parce que sinon soit le mec va demander à chaque changement de position soit ça engage a une discussion sur les préférences ceci cela et c’est pas toujours un succès.
12 Nov 2009 à 22:45
C’est vrai que ça doit faire mal, je compatis !……………………. pour ce qui est de la simulation (revenons à un sujet plus quotidien… non je déconne !) Calie avait en fait tout bien résumé dès 16h27. Merci donc. Il me semble que par moment, se montrer un peu plus démonstrative (ou démonstratif, c’est selon) peut aussi être encourageant pour l’autre non ? L’idée n’est pas de mentir, de faire semblant d’avoir du plaisir, mais bien de “flatter” le partenaire pour lui donner envie, comment dire, d’approfondir le sujet… La simulation ne me semble donc pas être une mauvaise chose si employée à bon escient (et seulement de temps en temps, on est bien d’accord ^^).
12 Nov 2009 à 22:51
Arwen est confiante :
Et si en fait, Calie avait simulé ce résumé ? o_O
12 Nov 2009 à 22:59
Haaaaaaaa !
orgasme. Enfin quelqu’un qui comprend que la simulation est une pratique sexuelle en soit, et DONC un plaisir en soit. Bah oui, parfois je m’excite en simulant, parfois j’ai pas envie que ça dure des plombes, alors je prends tout mon plaisir mais quand je sens que chéri s’éternise j’accélère le mouvement. Bref, la simulation n’est pas que mentir et feindre le plaisir, ça peut aussi être un plaisir en soi.
j’adore.
Le reste, j’ai pas regardé, et j’ai pas envie…
12 Nov 2009 à 23:01
Pandaroux, ça ne mène pas à ça du tout, tout se fait naturellement, faut pas pousser, tes pas toutes les 30 secondes en train de détester un truc^^ Ca veut pas dire avoir une discussion tous les changements de position, ça veut dire exprimer le plaisir qu’on a, et c’est quand même rare de ne pas en avoir donc bon… Simplement, quand vraiment ça ne plaît pas, on le dit spontanément au lieu de se dire “bon bah puisque c’est parti comme ça, je laisse tomber et je simule pour qu’il se dépêche”.
12 Nov 2009 à 23:12
Pandaroux: sinon soit le mec va demander à chaque changement de position
Aelixira : tes pas toutes les 30 secondes en train de détester un truc^^ Ca veut pas dire avoir une discussion tous les changements de position
=> whao, satanée partie de jambes en l’air, énergique et tout!
TOOOOOOOOP chrono, tourniquet javanais!
* en train de sortir *
12 Nov 2009 à 23:57
Je suis le seul à avoir été choqué de l’existence de cette page wikipédia et des photos y afférant ?
13 Nov 2009 à 0:08
Heu non, toutes les filles ne simulent pas. Ca veut pas dire que j’fais la gueule au lit et que j’attends que ça passe : quand c’est bien, ça se fait tout seul, et sinon, ben non.
Je suis pleinement d’accord avec Tadam… On sait plus où on en est, et si, le lit n’est même pas un endroit où vous êtes sincère, vous l’êtes quand ??
En plus, une question m’a toujours interpellée : Pourquoi est-ce qu’une fille qui prend du plaisir devrait le manifester forcément par la voix? alors qu’un mec le fait rarement (un petit humpf au moment crucial et encore)…
Je ne controle pas ma respiration qui s’accélère et mes gémissements, mais si à ce moment je me mets à penser qu’il faut que je fasse des AAh et des oooh ouiii, alors là, ça va tout me couper (et à coup sur, je me mets à me marrer >< )
13 Nov 2009 à 0:13
Il me faut absolument ce bouquin…… Et il me faudra surement quelques années de thérapie pour oublier cette page Wikipedia…. ^^
13 Nov 2009 à 0:47
Je suis un mec et il m’arrive de simuler. Parfois juste un peu, en exagérant, dans le but d’exciter davantage ma partenaire, ou bien de saluer une initiative qui me plait mais qui est un peu maladroite. (Il ne faudrait pas qu’elle s’imagine de but en blanc que je n’aime pas tel ou tel truc, juste parce qu’on se connait pas encore super bien). Mais il m’est aussi arrivé de simuler jusqu’au bout (ce qui n’est pas très difficile avec une capote, jouable quand même sans). Toujours, pour citer pandaroux “quand t’en peux plus, que tu n’as plus de force et que ça commence à faire mal (…) après une bonne partie de jambes en l’air”, juste après (voire pendant) l’orgasme de ma partenaire. Mais jamais dans des plans lose, car quand le courant ne passe pas il me parait plus sage d’être honnête sous peine de ne jamais dépasser ce stade.
L’idée de la simulation féminine ne me perturbe pas. Concrètement, une fille qui maitrise un tant soit peu ses muscles PC finira par me donner le change. Quitte à ne jamais être sûr, je préfère ne pas me poser de questions insolubles et porter mon attention sur autre chose à ce moment là. Et l’idée qu’une fille se donne la peine de simuler (que ce soit en enjolivant ou en mentant carrément) pour me faire plaisir a tendance à m’exciter plus qu’autre chose au final.
13 Nov 2009 à 1:16
Ah cruelle, tu approches de la vérité.
D’abord l’imitation, puis, on s’enhardit, on simule ce que l’on a pas et qu’on voudrait tant avoir.
En simulant quelque chose, on espère que cela va faire venir cette chose imprécise mais qu’on veut tellement.
La déception, est là, souvent, au moins a-t-on l’agrément que l’autre croit que nous avons « çà&nbps;&”187;.
Ce qui a l’effet de lui céder une petite récompense narcissique.
Et pourquoi donnerait-elle ce qui lui est propre, cette capacité de jouir quand même si ce n’est pas de la façon dont elle l’espérait, c’est à dire d’avoir enfin pour elle cette chose indéterminée. qu’elle demande.
Aussi ce qu’elle montre, est-ce l’attrait de ce qu’elle a, visibles, ces charmes accessibles aux fantasmes de l’autre qui croit « tenir&nbps;&”187; les objets du désir.
N’est-ce pas que je ressemble à l’objet de ton désir, paraissent se dire mutuellement les amants.
Et chacun, dans son for intérieur se ment à lui-même, car on simule et pas seulement elle, lui-aussi, mais il l’avoue moins. C’est pour soi, si peu pour l’autre, assez pour qu’on y croit nous-même.
Nous jouons la relations sexuelle.
Oui, nous sommes condamnés à jouer :
on dirait que je suis le prince et toi la princesse !
D’accord, on s’aime (c’est à dire chacun in petto , je m’aime, il
va me le prouver que je me vaux ! Elle va me le faire savoir que je suis l’unique !
Vous y croyez-vous que les femmes ne jouissent jamais ?
Mais peut-être leur jouissance n’est pas l’apothéose sensuelle qui vous transporte dans un état de transfiguration, qui vous perd. Non, le soin à exciter le petit organe singulier qui échappe au coït suffit en général à provoquer l’orgasme féminin.
Pour le reste, ces spasmes que l’intercourse du pénis finit par provoquer en circulant dans le vagin peut provoquer cet état vague et si ambigu de l’abandon à la soumission consentie, provisoire, accordée pour tout dire, et qui déploie ces frissons d’aise surtout si le clitoris a déjà exsudé un peu avant l’orgasme qui lubrifie la vulve de cyprine mielleuse.
Et l’exubérance des amants ne tient-t-elle pas d’avoir si bien joué leur rôle.
C’est comme si je l’avais cette chose que je ne connais pas. Je suis presque sur de ne pas la détenir mais je fais comme si, et, je le sais, elle aussi.
Faire l’amour, c’est jouer comme des enfants, c’est se rendre dans un réel décoré de nos images.
Nous avons l’impression d’être dans la même scène.
Mais je crois bien que seules, les lesbiennes, depuis peu, jouent consciemment de ces scripts, ces espèces de scénarii qu’elles assument en les préparant ensembles, ces amantes amazones.
Et je suis pris d’une tendresse attristée, car je ne puis être qu’en dehors de leurs jeux, loin, et surtout pas spectateur car je n’en tirerais rien. Même pas la joie mauvaise de l’indiscrétion.
Encore moins celle de d’un secret qu’on éventerait car les gestes sont presque identiques à tous les gestes sexuels.
Ah quoi bon alors, s’en rendre compte par le fait même.
Non, car tout se joue dans le secret de leurs imagos qu’elles se sont chuchotées loin des indiscrétions.
La performance à laquelle elles se livrent est si intime qu’elle doit échapper non seulement aux regards mais elle est aussi hors de l’entendement.
Seuls leurs paroles, si elles veulent bien en dire un peu, plus tard, seulement si cela leur chantent d’en partager les souvenirs doux.
Comme la relation sexuelle n’existe pas, il ne peut donc s’agir que d’un simulacre, d’un accord tacite pour un mensonge plus ou moins conscient.
Si la relation sexuelle est un leurre pratique, un succédané de l’amour plus ou moins véritable que se portent les amants.
La pratique sexuelle est donc un simple jeu, une performance, un théâtre.
Bref une fiction dont l’essence est la simulation sincère, c’est ce qu’on appelle le paradoxe du comédien.
Tout n’est pas vanité, comme prétend le moraliste, pour nous dégoutter, non, c’est un jeu d’enfants délurées.
Et si, tout ça n’était qu’un simili, une imitation dont il faut s’appliquer à ce qu’elle paraisse vrai, aussi ne mégotons pas avec les effets de réels, les plus insignifiants sont aussi les plus convaincants.
Et surtout, ne détrompons pas ceux revenus d’une hypothétique extase simultanée, quitte à simuler, autant y croire avec démesure dans crédulité.
Oui, la simulation est la pratique sexuelle toute entière.
La preuve ? On a même des orgasmes. Elles aussi.
13 Nov 2009 à 1:43
l’infusion de scrotum est le meilleur contraceptif du monde.
+1
13 Nov 2009 à 2:32
J’aime pas les meufs qui simulent…
13 Nov 2009 à 9:23
Bon, OK, une fille peut plus facilement simuler qu’un mec. Si on prend l’extreme (“c’est complètement nul”), assez simple. Stop, et on reprendra plus tard (ou jamais, d’ailleurs). Mais y’a aussi des fois où c’est juste bien, sans plus, où l’orgasme est tranquille, limite frustrant, et ça suffit. Ou pas, et simuler un peu permet d’obtenir le petit plus sexuel pur dont la situation manquait peut être.
Et on parle des fois où les mecs éjaculent sans vraiment jouir, aussi ? Non parce que bon, ça peut tout autant être un problème pour leur partenaire, si simuler un peu pour les filles en est un pour les hommes…
13 Nov 2009 à 9:53
23 propositions de sujet seulement ? C’est limite décevant… Moi qui te croyais plus populaire que ça ^_^
13 Nov 2009 à 11:48
Simuler pour faire croire que l’homme est un bon amants, ça ne sert à rien puisque la dame est pas plus avancée et ne risque pas de l’être puisque l’homme maintient ses schémas foireux.
Après, je vois pas trop l’intérêt d’enjoliver mais si ça faire plaisir à Madame, ça me fait plaisir, lors c’est bon… :D
13 Nov 2009 à 13:59
Merci de simuler Mesdames (enfin pas tout le temps non plus)! Ca nous fait du bien. Un peu d’hypocrisie et de mensonge dans ce monde de vérité.
13 Nov 2009 à 14:11
La simulation c’est l’art de faire croire à son ou sa partenaire qu’on est en “COM”, en “symbiose”, alors qu’en fait, non. Ca pose des problèmes de couple à force de “faire l’autruche”.
CQFD (et moi non plus)
13 Nov 2009 à 16:01
@Terry : Je pense que la symbiose d’un couple repose quand même sur des fondations assez diversifiées. Selon moi, du moment que la simulation ne devient pas “la norme” (à définir selon chaque cas) dans la vie sexuelle d’un couple, il n’y a pas forcément péril en la demeure.
13 Nov 2009 à 16:03
Rectification ! remplacez “symbiose” par “bonne entente” : la symbiose, la vraie, je trouve ça un brin dangereux……
13 Nov 2009 à 17:28
@O2 : d’accord là-dessus….
13 Nov 2009 à 17:39
A force de Sim-uler il en est mort. (car si on pose 3 ules dans les coins d’une pièce carré il manque ule dans un coin)
http://blogs.colette.fr/thebiarritzpirates/files/2009/09/sim20libellule.jpg
13 Nov 2009 à 18:43
Ca me rassure quand même de voir que la plupart sont contre. Faudrait arrêter avec les “toutes les filles simulent”. Il a l’air nul ce bouquin, plein de clichés ridicules.
Simuler pour faire plaisir à monsieur, oui c’est idiot, c’est comme de dire “cette jupe te va super bien” quand on a l’air d’une saucisse dedans… A vrai dire je préfère qu’on me dise quand j’ai un bout de salade entre les dents plutôt qu’on me laisse me ridiculiser…
Simuler pour s’encourager soi-même, ça me laisse perplexe… Votre partenaire ne vous excite pas assez, alors vous êtes obligée de le faire vous même mentalement (sorte de masturbation en somme?). C’est trop dans le contrôle tout ça. Perso, je vois une relation à deux plutôt dans le lâcher-prise, et le laisser-aller… Je me laisse aller à ce que je ressens sans forcer le truc. Et j’crois que c’est mieux comme ça.
13 Nov 2009 à 18:54
commentaire hors sujet mais comment on fait pour te contacter Maïa? quand on clique sur nous contacter on tombe sur une page et on reclique sur ton nom on arrive sur wikipedia, wikipedia ça flatte surement ton ego mais ou est le mail?
13 Nov 2009 à 19:16
MaiaMazaurette@gmail.com
13 Nov 2009 à 22:33
Oh, du Japonais !
Tama = cercle, sphère, boule.
Keru = donner un coup de pied :)
Pas si originaux que ça, nos amis du soleil levant …
14 Nov 2009 à 2:23
Mon mail = mon prénom @ le nom de ce site. (Plus de propositions de sujets. Siouplaît. J’en ai encore reçu cinq aujourd’hui, ce qui est nettement moins mais encore assez frustrant.)
14 Nov 2009 à 4:28
Juste pour dire, parce que bon, hein.
Les mecs peuvent simuler aussi, j’en suis témoin.
Parce que je ne coïts pas que pour mon bon plaisir mais aussi pour le sien, parfois même quand je n’ai absolument pas envie.
Simuler n’est pas si compliqué. Un peu de contrôle, un soupçon de théâtre, l’assistance de l’obscurité ou de discrétion, une capote pour masquer l’absence de preuve, ou du baratin sur la non-nécessité d’éjaculer pour avoir un orgasme…
Bref, c’est jouable.
Le plus chaud est d’obtenir l’érection. La maintenir n’est pas plus compliqué.
Et ça peut servir.
(Oui, j’aime concevoir que je suis un sextoy qui marche sur commande.)
14 Nov 2009 à 4:48
Je n’aime pas le laisser-aller, pas plus que le lâcher-prise (à ne pas confondre avec le “lâcher de salope”, CQFD)…
je préfère le terme de “bordel organisé” qui n’est qu’un “laisser-aller” apparent, dans la joie et la bonne humeur, et avec des règles clairement établies: confiance, etc…
CQFD+MOI
14 Nov 2009 à 4:50
“d’accord là-dessus”, “et puis c’est tout”.
NO COMMENT PLEASE
14 Nov 2009 à 14:11
Simuler, pourquoi faire ? Pour moi c’est un faux problème… Plus la fille simule et moins le mec saura comment lui faire plaisir, et donc plus elle devra simuler… C’est le serpent qui se mord la queue en quelque sorte.
14 Nov 2009 à 14:32
Attention à ne pas confondre “il m’arrive de simuler” avec “je simule tout le temps”…
Ce n’est pas la même problématique. ;)
15 Nov 2009 à 19:56
Bien dit Eric !!!! :-)
15 Nov 2009 à 22:28
Simuler c’est vieux comme le monde : Ovide le conseille dans son Ars Amatoria (3, 793), allez vous plaindre auprès de lui si c’est rentré dans les habitudes :p !
28 Nov 2009 à 20:08
Et moi comme une gourde, je suis le lien wikipédia…
N’y allez pas !! C’est affreux ce qu’ils racontent là dedans !!