J’ai interviewé hier la psychanalyste et sexologue Catherine Blanc pour mon article sur les pannes de désir. C’était vraiment super intéressant : pas de jargon psychosirupeux, de l’optimisme, du réalisme… On est loin de ce que je dénonce habituellement chez les psys. Du coup je vous propose cet extrait qui m’a fait plaisir :
Ce qu’on appelle une panne de libido, c’est avant tout une question de point de vue. On n’a pas tous la même définition. Par exemple, un homme peut avoir une érection sans avoir de libido, une éjaculation sans orgasme, ou de l’amour sans désir. D’ailleurs la chute de libido arrive aux hommes, et même souvent. Simplement, on n’en parle pas. On préfère penser qu’ils ont plus de désir. Mais c’est faux, les femmes ont autant de désir que les hommes : la libido est liée à la testostérone – or même si les hommes ont plus de testostérone, les femmes y sont plus sensibles. Il faut arrêter de stigmatiser les femmes, et sortir du discours systématique où on pense que la sexualité des femmes pose problème sous prétexte qu’elles intellectualisent.
Je suis bien d’accord. Parler de “mystère féminin”, c’est plus que botter en touche, c’est carrément abdiquer en tant que scientifique – comme si les femmes échappaient à la raison, et comme si les hommes étaient des machines. La séparation grossière entre sexualité féminine et masculine ne rend service à personne. Et certainement pas au désir.
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24 Nov 2009 à 13:52
Merci de ne pas nous prendre pour des machines à donner du plaisir.
24 Nov 2009 à 13:53
Bleu pour les garçons, rose pour les filles… violet pour tout le monde :)
24 Nov 2009 à 14:29
Ça, les pannes de désir chez les hommes, j’ai expérimenté !! Mais eux-mêmes ont parfois de la peine à en parler simplement, d’où incompréhensions et conflits.
Quand à l’idée qu’on aurait la même sexualité… Je ne suis pas pleinement d’accord, même si pour une fois j’approuve la théorie de “c’est la faute à nos mamans”. Après un plan cul (sexe sans amour donc), je peux réagir de deux façons : l’une consiste à me dire que c’était cool et qu’on se reverra ptêtre, mais qu’en attendant j’ai plein de choses à vivre seule avec ma nouvelle décharge d’endorphines. En général, c’est là que le garçon va me harceler avec des “mais ne tombe pas amoureuse, hein !” tout ça parce que je suis épanouie et qu’il m’arrive de le remercier de ce bon moment. (la même attitude, par un homme face à une femme, serait vue comme une manifestation de goujaterie).
Ou alors, je me sens seule. Manque d’affection, tout ça. Le mec va, de même, me reprocher de tomber amoureuse de lui si je refais la moindre allusion positive. Sauf que là, je me dis qu’en effet, je suis peut-être amoureuse pour être aussi mal, et puis en plus, ma maman et mes amies m’ont toujours dit qu’un homme qui t’aime est ce qui manque à toutes les filles.
Alors allons-y calmement sur l’évolution des comportements, quand j’entends des jeunes hommes me dire “dès qu’il y a une relation sexuelle avec une fille, c’est compliqué, entre mecs au moins, on sait où on en est et on risque pas de tomber amoureux”, j’ai l’impression de revenir des siècles en arrière…
24 Nov 2009 à 14:49
“Il faut arrêter de stigmatiser les femmes, et sortir du discours systématique où on pense que la sexualité des femmes pose problème sous prétexte qu’elles intellectualisent.”
Non vraiment, j’ai toujours autant de soucis avec les scientifiques revendicatifs. Et toc.
24 Nov 2009 à 16:11
“Un homme peut avoir une érection sans avoir de libido”
Oh, merci merci, depuis le temps que je le dis et qu’on me répond à chaque fois que c’est pas crédible… Parfois, j’ai juste envie de partager plein d’affection, et comme c’est agréable, mon corps le manifeste, sans que j’ai pourtant spécialement envie de faire l’amour.
24 Nov 2009 à 16:25
Tiens, j’étais justement en train de lire cet article de slate.fr sur le “viagra” féminin. Mais tu l’a déjà vu, j’imagine…
http://www.slate.fr/story/13359/la-triste-histoire-du-viagra-feminin-sexe-libido
24 Nov 2009 à 16:26
Heuuuu…. ça sort d’où, ça : “même si les hommes ont plus de testostérone, les femmes y sont plus sensibles” ??!!
24 Nov 2009 à 16:33
Thomas : de la bouche de Catherine Blanc :)
(Mais si tu as un avis différent, ça m’intéresse.)
24 Nov 2009 à 16:40
Désarroi : alors que le texte commençait comme un soutien à nous, les hommes parfois mollos, la fin cherche à nous faire croire que les femmes sont des intellos ! On s’est fait voler notre manifeste :-(
Concernant la panne de libido :
+1 à DrMorisset, nous ne sommes pas des Terminator. Mais, telles des Sarah Connor dans le début du II, les femmes oublient souvent ce détail… Et aucune chance que l’on prétexte la migraine, elles ne sont pas dupes.
24 Nov 2009 à 16:44
Je pense même que les femmes ont plus de libido que les hommes mais sont plus habituées à le cacher (faute à ces moeurs bien encore trop présents dans notre société qui disaient qu’une femme ayant souvent envie d’un homme était une nympho, une fille facile et j’en passe…)
Par expérience perso, j’ai pu constater qu’une femme à la vie sexuelle libérée avait bien plus que libido qu’un homme.
Les raisons scientifiques je ne les connais pas, mon point de vue est uniquement basée sur mon expérience.
Merci, je ne me sens plus seul à avoir ce point de vue
24 Nov 2009 à 16:52
Deux choses :
1. +1 puissance 99 sur l’article. Les hommes et les femmes sont bien plus pareils que notre culture ne voudrait le faire croire. (Pas identiques pour autant, hein …)
2. Pourquoi les dates des archives sont en anglais ? WHY?
24 Nov 2009 à 16:58
Bla bla bla !
Je ne dis pas que ce qui est dans l’article est un tissu de mensonge, je dis juste que ces discours visant à mettre les hommes et les femmes au même niveau concernant la sexualité, c’est un peu n’importe quoi.
Les hommes et les femmes ne conçoivent pas (et quand je dis ça, je parle de manière statistiques, parce qu’on trouvera bien évidemment de nombreux contre exemples chez les hommes comme chez les femmes) la sexualité, le désir, de la même manière, et le jour où l’on trouvera plus de nanas que de mecs sur Meetic, où que les hommes seuls paieront moins cher que les femmes seules (ou accompagnées) dans les clubs échangistes, on en reparlera.
(Évidemment, la sexualité ne saurait se résumer à ces deux pratiques, merci de ne pas caricaturer mon discours !)
24 Nov 2009 à 17:19
Je suis gay, et avec mon copain depuis plus d’un an.
Nous sommes donc deux hommes (pour ceux qui ne suivent pas), avec deux libidos totalement différentes.
De son côté, l’envie n’est pas toujours présente, même si ça reste facile de provoquer une érection (sans envie, donc).
J’ai plutôt tout le temps envie.
Pour les filles, je ne sais pas trop comment ça se passe en termes de libido, mais déjà rien que nous, sommes totalement différents à ce niveau !
Comme pour tout dans la sexualité, je pense qu’il serait absurde de généraliser …
24 Nov 2009 à 17:50
Tout à fait d’accord avec “Comme une image”, il n’y a qu’à voir le porno… 100 % dédié aux mecs. Et puis, je connais peu de femmes qui se masturbent plusieurs fois par jours, enfin bref, au niveau de la sexualité, même si notre culture fausse aussi cette vision, on est quand même très différents.
24 Nov 2009 à 17:54
Oui oui et re-oui!
Je me rappelles d’une copine qui alors que je m’évertuais à lui expliquer que j’étais en panne de libido, pensait troubles de l’érection, alors que pour moi, ça n’avais rien à voir… Période étrange qui a duré assez longtemps, ou je n’étais même plus gêné par la situation, puisque de toute façon, j’avais plus envie…
Mais un homme peut aussi éjaculer sans orgasme (ou parfois à peine… un tout petit truc), ce qui veut dire… qu’il peut aussi simuler (ou en rajouter un peu).
Enfin, un homme peut avoir un orgasme sans éjaculer (et parfois un truc bien fort) s’il contrôle son périnée et/ou stimule la prostate, s’il ne s’intéresse pas qu’a son organe génital…
Alors, dieu me tripote! Les hommes et les femmes ne seraient pas si différents?
24 Nov 2009 à 18:36
Je suis d’avis que les hommes et les femmes ne fonctionnent pas pareil, les hommes pensent à des tas de trucs inutiles mais ne parle que de sexe tandis que les femmes parlent de tas de trucs inutiles mais ne pensent qu’au sexe
En fin de compte on se complète
24 Nov 2009 à 18:38
@Limpster
Et tu connais beaucoup de mecs qui se masturbent plusieurs fois par jours? Parce que moi non (ou alors ils ne l’avouent pas)
24 Nov 2009 à 18:55
une éjaculation sans orgasme
Ah oui mais non, c’est l’orgasme qui déclenche l’éjaculation. Donc éventuellement, une éjaculation sans plaisir flagrant.
24 Nov 2009 à 19:22
Bah non justement JPM.
24 Nov 2009 à 19:44
Je crois que les statistiques des sexologues montrent que dans les couples qui consultent pour problème de libidos mal assorties, presque la moitié des partenaires qui veulent plus que ce que leur conjoint peut donner sont des femmes. Après, comme le fait remarquer Piou, c’est un chiffre à prendre aux influences sociales près, mais ça ne me surprend pas.
24 Nov 2009 à 20:04
Amen.
24 Nov 2009 à 20:14
JPM, le sujet c’était la panne de libido, alors je voudrais éviter de trop débattre hors sujet, mais parfois c’est bien d’éviter d’être catégorique, parce que déjà chaque personne a droit à sa part de sensibilité et d’interprétation des mots. Et puis, La question de l’orgasme est fort complexe comme on peut le lire ici (et ailleurs) et la généralité ne fait pas loi.
24 Nov 2009 à 20:20
Loki => très juste :-)
24 Nov 2009 à 20:33
Comme une image fait des clichés :
Bah, non, les hommes et les hommes non plus d’ailleurs… autant de différences qu’entre les femmes et les femmes.
Les différences que l’on croit voir ne sont que des stéréotypes sociaux qu’il est urgent de changer.
Ne serait-ce justement pour qu’il y ait plus de filles sur Meetic (ou ailleurs, j’y suis pas sur celui-là). ^^
C’est aussi un sujet récurrent sur ce blog… Olympe (qui commente un autre article de Sexactu, la brève sur le “parasite”) appelle ça la déconstruction… :)
24 Nov 2009 à 21:27
J’aime beaucoup Catherine Blanc.
Elle est très rassurante dans son discours (presse, tv), en général…
24 Nov 2009 à 21:28
Euh, je voulais répondre mais je pense comme Eric :)
Personne n’a la même sexualité, et tant mieux, mais séparer les hommes et les femmes, c’est se tirer une balle dans le pied et s’inscrire d’office sur la liste des futurs chouineurs “je comprends pas les meufs / je comprends rien aux mecs”. Plus on catégorise, moins on est prêt à accepter l’altérité, ce qui est tout de même la base d’une relation. Faut arrêter de se faire du mal !
24 Nov 2009 à 21:47
Mais si on ne catégorise pas du tout, on ne peut jamais mettre en évidence de lois générales. Or c’est quand même le but quand on essaie de comrendre les choses d un point de vue rationnel. Bref.
Sinon, je ne remettais pas forcément en cause l’affirmation de ta psy, mais une affirmation aussi contre intuitive appelle des preuves solides !
24 Nov 2009 à 21:55
Comme une image > l’exemple que tu donnes est justement social. Plus de mecs que de nanas sur meetic, boites gratuites pour les filles , une différence de libido? que nenni.
Socialement, on me met la pression en tant que nana car donner mon cul au premier qui passe, c’est maaaal (bien que cette mentalité change, on est d’accord; en tous cas, pour avoir eu pas mal de plans cul et uniquement cul, j’ai pourtant eu droit à pas mal de regards de travers, mais jamais mes partenaires, bizarre.)
Tout ça ça fait qu’on est moins incitées socialement a bien montrer qu’on cherche un partenaire d’un soir, donc à trainer dans des bars / boites / meetic pour trouver des plans cul, et pas les mecs. D’où un désiquilibre offre / demande comme on dit. D’où aussi une meilleure facilité à se trouver un plan cul quand on en cherche un.
Le seul moyen de vraiment comparer une libido homme / femme serait de faire des stats sur le désir sexuel à longueur de journée sur des milliers d’hommes et de femmes, bon courage!
Mon avis serait plus celui de Lunares, je pense que ca tourne plus autour de l’individu et de sa relation à son corps que du sexe en lui-même.
24 Nov 2009 à 22:53
@thomasdeparis
Des articles de chercheurs parus dans des revues médicales confirment que le taux de testostérone influe sur la libido des femmes.
Cependant, les tentatives d’augmenter ce taux d’hormone par apport de testostérone n’ont pas connu de succès quant à l’augmentation du désir libidinal pour les femmes.
Par contre des médicaments, comme certaines pilules contraceptives, tendent à faire baisser le taux de testostérone naturelle dans l’organisme. Des femmes qui les utilisent se plaignent assez fréquemment d’une évidence baisse de leur libido.
Une piste parmi d’autres, mais beaucoup de facteurs interviennent dans le comportement libidinal des femmes et ceux qui tiennent du champ de la psychologie, hors les maladies, sont les principaux.
@Maïa
Dans les sociétés à domination masculine, et nos sociétés sont encore dans un système de dominance favorable aux hommes, la construction du psychisme féminin est incroyablement complexe.
Même aujourd’hui les études féminines, si minorées en France, malgré d’incontestables progrès dans la connaissance de la psyché féminine peinent encore à en faire comprendre les mécanismes et les comportements.
En ce qui concerne la sexualité humaine, les tabous, les préjugés, les difficultés même de l’observation, et la subjectivité des chercheurs et des personnes observées sont autant de difficultés pour une meilleure connaissance des comportement sexuels.
J’ose une hypothèse qui, à mon sens représente le principal obstacle à une meilleure appréhension de la sexualité humaine :
C’est, d’une part, le refus de reconnaitre l’incidence de l’érotisation de la dominance qui influe tout autant sur les hommes et les femmes et d’autre part, le narcissisme foncier qui, tant pour les femmes que les hommes, préside à la satisfaction orgasmique quelque soit le mode relationnel, dominant-dominé ou interaction égalitaire, de l’action sexuelle.
Ce que Freud a nommé le continent noir de la sexualité féminine, ce « mystère », n’a pas à voir avec les actions sexuelles entre personnes pubères et responsables mais seulement avec ce qu’on appelle la sexualité psychique de l’enfant qui, d’après le fondateur de la psychanalyse préside à la construction de la personnalité psychologique des individus.
Les particularités culturelles et les circonstances historiques obligent à considérer que les modalités de la constitution de la personnalité diffèrent selon le sexe biologique et obligent à conceptualiser la sexualité différemment selon les genres.
Mais le fossé qu’on peut constater entre les individus dont le genre sexuel diffère, dépend essentiellement de l’appartenance sociale des individus.
Le dicton est vrai qui dit Qui se ressemble, s’assemble.
Sociologiquement s’entend.
La loi de l’endogamie est statistiquement implacable. Les minoritaires, dont je fais partie, l’apprennent à leur dépends, eux, qui ne ressemblent pas à quiconque.
Pour nous allier, même le temps d’une simple passade plaisante, à seul propos de plaisir sexuel partagé, nous devons être un(e) autre.
Il nous faut des trésors d’imaginaires et supporter les symboles dont on nous affuble avec notre assentiment propriatoire.
Si nous sommes victimes, parfois, c’est seulement, ou du désamour que nous avons pour nous-mêmes, ou, pire, de notre propre singularité qui nous retranche mais qui est souvent pour notre malheur, la seule chose que nous possédons vraiment.
Je pense que la plupart des filles urbaines et cultivées peuvent comprendre, voire subir, ce statut si ambivalent du minoritaire.
Je crois que Lacan avait raison :
Il n’y pas de rapport sexuel chez l’être parlant
Quel être parlerait plus qu’une femme, sinon un homme dévoyé.
Nous sommes donc condamné à l’échec, du moins faisons de nos « commerces » ratés de la matière pour écrire.
Pardonnez mes termes un peu rares.
25 Nov 2009 à 0:32
De trés beaux termes néanmoins…
Je suis assez d’avis que ce débat est (encore une fois) un faux débat, la disparité d’égalité entre le désir (ou peut on même parler d’obsession ?) entre l’homme et la femme sont le fondement même de notre culture. Tenter à prouver une égalité par la biochimie est un argument un peu fade…
25 Nov 2009 à 0:36
J’ai rarement eu autant envie d’épouser quelqu’un que la d’moiselle qui écrit tous ces articles, étrangement… :3
L’autre jour, justement, j’avais discuté avec des amis -hommes comme femmes- qui affirmaient justement la notion de “les femmes ça pense moins à ça que les mââââââles”… Soi-disant elles sont plus capables de gérer ça, tussa… :3 Je crois qu’elles ont jamais assisté à un concert des Jonas Brothers…
Huhu, plus sérieusement, OUI, je pense que c’est d’autant plus féministe de voir la sexualité comme équivalente chez le mâle et chez la dame.
Oh, et une question si j’ai le droit… je suis quelqu’un d’extrêmement galant -laisser ma place, tenir la porte, laisser passer, tussa… Et justement, ces mêmes demoiselles me taxaient alors d’antiféminisme à cause de ça… étaient-elles dans leur droit ?
25 Nov 2009 à 0:39
Il va falloir que j’apprenne à commenter APRES avoir lu les autres commentaires…
Egide, gueuh. :) Parle-moi plus.
25 Nov 2009 à 1:12
@Maia :
““je comprends pas les meufs / je comprends rien aux mecs”” > han, tu fais une différence entre les garçons et les filles ! Comme tu le soulignes innocemment, les mecs ont BIEN plus compliqué que les nanas. Mâles FTW !
25 Nov 2009 à 9:08
@ Egide : bien sur, que la testostérone influe sur la libido ! Mes doutes portaient sur le fait que “les femmes y sont plus sensibles”.
@Maia : je ne remets pas forcément en cause cette affirmation, mais je ne vois pas bien quel sens lui donner, et surtout, une affirmation aussi étonnante appelle des preuves solides…
25 Nov 2009 à 11:30
CQFD fail :
o_O
25 Nov 2009 à 11:44
Je rajoute mon grain de sel, je suis une fille et j’ai toujours eu plus de libido que mes mecs. Déjà.
Les rares fois où j’en ai eu moins c’est parce que je n’en pouvais plus de me faire traiter de nympho et repousser à chaque fois. Ça ne favorise pas une libido et c’est d’autant plus destructeur quand on est une fille parce que ça nous rend “pas normale” vu que c’est les mecs qui sont censés avoir le plus de désir.
Ensuite, ça dépend énormément des gens, mais dans mon entourage les filles pensent et parlent plus (mieux) de cul que les mecs.
Enfin, oui je pense que les filles gèrent mieux leurs libido/pulsions/désirs que les mecs.
Cela par notre culture :
une fille ne doit pas penser à ça tout le temps, ça ne serait pas normal sinon, elle doit paraitre peu intéressée par la chose, ya que les mecs qui ne pensent qu’à ça… Elle apprend donc dès son plus jeune âge à se maitriser.
un mec doit être, au moins, un peu obsédé, et puis c’est la nature c’est pas de sa faute, un mec ne sait pas vraiment se contrôler quand il s’agit de désir, on ne peut rien faire contre la nature… Il ne pense même pas que ça puisse être contrôlable et ne cherche donc pas à le faire.
25 Nov 2009 à 11:59
@ CQFD+MOA et Nel
Je pense davantage, comme Nel, que les femmes ont appris à se maîtriser. Quand t’as un mec dans la peau et que tu lui sauterais dessus toutes les heures, il prend facilement peur s’il ne s’y attend pas (plusieurs expériences vécues).
25 Nov 2009 à 12:20
@éric : je crois qu’il veut signifier qu’à la différence des femmes, nous ne sommes pas des loups garous soumis aux pleines lunes. Qui, comme chacun sait, multiplient la libido des demoiselles par 42 (sauf celles qui maîtrisent leur condition comme dit @Calims ^^ )
PS : la libido n’est pas un bon plan marketing, de toutes façons. Ça sert à quoi le cul en fait ?
http://illbeblog.fr/2009/cinema-le-sexe-ne-vend-pas-tant-que-ca/
25 Nov 2009 à 12:30
@Je ne sais plus qui :
Je me masturbe plusieurs fois par jour, surtout dans les moments où je suis géographiquement séparé de mon copain.
Bizarrement quand on est ensemble, ma libido a tendance à légèrement s’adapter à la sienne.
25 Nov 2009 à 13:32
Queen, c’est donc aussi la crise dans le coefficient multiplicateur des pleines lunes : de not’ temps, il était de 69…
Ce qui équilibrait considérablement les relations entre loups et petits-chaperons-rouges-garous…
Sinon, ta dernière phrase se lit :
Ça sert à quoi le cul en fête ?
Moi, je dis que ce n’est pas un hasard…
25 Nov 2009 à 15:56
Rien à voir avec l’article
mais en faisant des recherches sur la dictature de corée du nord je suis tombée la dessus :
http://www.yhchang.com/CUNNICORNORD.html
un site visiblement engagé ( à moins que ce soit tres tres tres ironique ) qui t’expose une théorie mystico délirante selon laquelle les femmes nord coréenne recevrait plus de cunnilingus du fait de la republique populaire….
25 Nov 2009 à 16:10
@John Craft : Oui ça peut etre vu comme du machisme caché car certaines femmes voient la galanterie comme un geste montrant l’inferiorite de la femme face à l’homme (Tu vas pas aider quelqu’un de plus apte que toi) mais bon, la galanterie peut tout simplement être un acte de gentillesse ou de considération :on peut tenir la porte à un ami aussi …
@Thomasfromparis : Je pense que le fait que l’homme soit moins sensible à la testostérone est plausible. Ca peut arriver pour d’autres substances:
-la mithridatisation permet de devenir petit à petit résistant à un poison en ingérant des doses de plus en plus fortes .
-ou bien on peut aussi devenir de moins en moins sensible à l’adrenaline ,ce qui fait que certaines personnes cherchent des sensations de plus en plus fortes.
26 Nov 2009 à 11:41
Je suis tout à fait d’accord pour dire que les fondements des différences hommes-femmes ne sont pas que biologiques.
Je ne peux nier que nous sommes chacun des individus avec tout ce que nous avons d’unique. Mais on peut s’autoriser tout de même à quelques approximations statistiques.
Il y a moins de femmes que d’hommes sur les sites de rencontres, mais il y a des femmes sur des sites de rencontre, et des hommes qui n’y sont pas.
C’est bien gentil d’appeler à faire bouger les lignes, mais nier l’existence des-dites lignes, ça me paraît manquer quelque peu de discernement, ou confondre observation et militantisme.
26 Nov 2009 à 11:44
@ Egide
Ca fait plusiers fois que je relis, et je ne peux qu’approuver cette phrase entre autres :
Pour nous allier, même le temps d’une simple passade plaisante, à seul propos de plaisir sexuel partagé, nous devons être un(e) autre.
C’est – à mon sens – le principe de la séduction, et des relations humaines. Dès qu’on se laisse aller à enlever le bouclier des conventions sociales et des faux-semblants, tellement de choses tombent. Combien de personnes, charmantes en société, se révèlent monstrueuses (au sens de différentes) dans leurs relations avec leur entourage proche ?
La différence est ce qui nous rend attirants et repoussants à la fois, et aussi ce qui est le plus difficile à assumer. Quel chemin droit existe, à part celui de rester soi et d’éviter à ceux qu’on aime de souffrir en leur épargnant nos côtés les plus sombres, quitte à s’y perdre parfois… La norme n’est jamais la réponse ; elle est une pâle représentation de milliers de besoins extrêmes et divers.
27 Nov 2009 à 11:33
Les hommes ont-ils plus de désirs que les femme peut-être pas.
Mais y a 10.000 fois plus de choses qui coupent le désir d’une femme que celui d’une homme.
Donc à désir égal, les femmes sont moins disponibles…
Ce qui au final, revient au même.
27 Nov 2009 à 15:57
Ouf. Merci. Ca m’a toujours tellement saoulé le pseudo “mystère de la sexualité féminine”. Comme si un vagin était mystérieux parce- qu’il est à l’intérieur du corps-comme si on ne comprenait pas comment la femme pouvait jouir. Personnellement, je ne considère pas ma sexualité comme relevant du mystère et du secret, même si elle n’est pas toujours simple. Par ailleurs, je me dis aussi que ça doit être super gavant pour les hommes qu’on pense qu’ils ont toujours envie de baiser, qu’ils ont un orgasme à chaque fois, qu’ils n’ont pas de blocage avec certains aspects de la sexualité…en gros, les femmes sont des créatures étarnges et incompréhensibles (donc chiantes) et les hommes des gros balourds réglés sur pilote automatique, en rut en permanence. Mais il me semblait aussi que dans la vraie vie c’était pas comme ça que ça se passait :)
Merci Maïa :)
28 Nov 2009 à 0:51
Mon zizi est en congé longue durée et ronfler est mon plaisir du moment.
Le mâleheureux que je suis aux érections sans désir, aux éjaculations sans plaisir et à la libido dormante ne peut que se réjouir de lire des propos qu’il pourra ressortir à la prochaine femme qui voudra sortir de son rôle de bouillotte en l’empêchant de dormir.
28 Nov 2009 à 13:52
Bonjour,
Combien de fois, en tant qu’homme, j’ai eu l’impression de n’être pas à ma place, parce que je me trompais de femme. Maintenant que je sais, ces pannes qui étaient si fréquentes, parce que là-haut, ça refusait, tout simplement, ont disparu. Il me semble que c’est la même chose pour chacun, homme ou femme. Quand on aime, quand on a trouvé la personne, alors, toute circonstance exceptionnelle mise de côté, ça déroule.
Bonne fin de semaine,
R.