Il n’est jamais trop tard
Si on peut trouver Dieu sur son lit de mort, on peut certainement aussi infliger un râteau. Ainsi que pendant un mariage. Ainsi que pendant un accouchement, même si socialement, on pourrait vous jeter des cailloux.
Souvent, les novices en râteaux pensent qu’ils ont atteint un point de non-retour dans leur couple, l’équivalent affectif d’un quatrième Mojito avalé cul sec avant midi. On peut s’imaginer que certains caps sont définitivement franchis quand on a pris un crédit sur quarante ans, quand on a adopté un Labrador, ou même quand on a commencé à devoir aller en boîte SM pour pimenter sa vie conjugale.
Que nenni, mes amis. Que nenni. Aucun animal de compagnie, même mignon, aucun bondage, fût-ce sur une croix de Saint-André, ne peut vous retenir si vous choisissez de partir. Même votre banquier ne peut pas – c’est d’ailleurs l’unique chose qui le différencie de Dieu. Le râteau est la pochette-surprise du couple, qui vous fauche les jambes quand vous vous y attendez le moins. Le râteau, une fois passés les trois ans réglementaires en psychanalyse et dépression pour votre conjoint, se révélera être une merveilleuse chance de se réinventer, même après la ménopause et avec douze enfants à charge. Un râteau de pris, c’est toujours dix autres râteaux potentiels qui s’offrent à vous ! Les scientifiques appellent ce phénomène la « force exponentielle du râteau ». Plus on avance en âge, plus on a connu de ruptures, plus les râteaux se multiplient, au point que les biologistes travaillent sur le caractère viral du râteau.
Quoi qu’il arrive, et quoi qu’en pensent ceux qui en subissent les bords tranchants, c’est une merveilleuse leçon d’espérance que nous enseigne la Voie du Râteau. Rien ne dure toujours, et certainement pas l’amour. Dans les moments de doute, rappelez-vous de Jésus, qui a tout de même infligé un râteau tardif (trois jours) à la mort elle-même.
(Sexactu reprend une activité normale. C’était une semaine d’extraits du Guide du Râteau ! Avec Arthur de Pins !)
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31 Jan 2010 à 9:09
“Quoi qu’il arrive, et quoi qu’en pensent ceux qui en subissent les bords tranchants, c’est une merveilleuse leçon d’espérance que nous enseigne la Voie du Râteau. Rien ne dure toujours, et certainement pas l’amour.”
voilas une tres bonne phrase, pour la fin du guide du râteau ;-)
31 Jan 2010 à 10:16
Les souvenirs les plus anciens ont la vie dure.
On dit que nombre d’homme lors de leurs derniers moments
demandent si *elle* s’est manifestée.
*elle*, c’est leur premier amour. C’est forcément le souvenir d’un
râteau. Qui l’a subi ? Du moribond ou de celle qui fut la belle ?
Nul ne le sait et ça restera dans le secret des familles.
Si pour des raisons de harcèlement presque systématique, les
jeunes femmes doivent infliger des râteaux comme elles respirent.
Plus tard, elles risquent de connaitre des situations très contrastées.
Avec l’âge, la condition féminine, moins enviable qu’il n’y parait,
risquent de les mettre en position vulnérable. L’épuisement des
illusions maritales et le râteau fatal qui a mis fin définitivement à
la romance initiale qui a épuisé au moins une décennie.
Le retour sur le marché des amantes est assez difficile. l’homme passé une bonne trentaine est assez fou pour croire qu’une femme beaucoup plus jeune peut l’aimer, voire le désirer pour ce qu’il est !
Et dans ce laps d’années, assez cours, où pour la première fois de sa vie, il a la main, il est souvent un peu fat. C’est plus fort que lui, il veut, pour des raisons qu’on ne dévoilera pas ici, infliger quelques râteaux !
Mais à la manière des hommes, il retarde le coup de râteau assez pour profiter un peu, ne serait-ce qu’une fois, des charmes, de l’amante candide qui va manger chaud le coup fatal et glaçant du râteau de l’homme mur si égoïste.
Si on peut faire avec quelques très bonnes raisons l’éloge des femmes mures, on ne stigmatisera jamais assez la muflerie et l’effrayant égotisme de l’homme fait. L’été masculin est un orage mauvais.
31 Jan 2010 à 10:39
“Sexactu reprend une activité normale” …
La Voie du Râteau nous en colle donc un beau…
Quel talent !! :)
@ Égide :
“Si on peut faire avec quelques très bonnes raisons l’éloge des femmes mures, on ne stigmatisera jamais assez la muflerie et l’effrayant égotisme de l’homme fait.”
Peut-être parce que les mâles ne deviennent jamais “homme” au sens de Beauvoir (“on ne naît pas femme on le devient”) ?
31 Jan 2010 à 11:25
ben euh, c’est pas pareil un râteau et la fin d’une histoire!
31 Jan 2010 à 13:15
Faut pas montrer ses seins à la webcam, enfin, la touche printScr/ImprÉcr est bien trop facile d’accès^^;
31 Jan 2010 à 16:42
Absolument géniale cette image :D
Je crois que j’ai rigolé pendant cinq bonnes minutes devant mon écran :D
Merci pour ce moment de franche hilarité ^^
31 Jan 2010 à 17:59
Ouais c’est génial, hier soir j’ai remballé un mec hihihi !! Lolilol !!
31 Jan 2010 à 21:36
Heu, je profite honteusement de cet article pour faire part d’une découverte que je viens de faire, le sextoy masculin (“fleshlight” pour les initiés, une fois sur un forum j’ai vu l’évocation d’un mec qui commençait à avoir les boules (haha) parce qu’il préférat ça à “the real thing”) pour jeu 3D … avec interactivité et tout :) … usb, hehe.
http://www.3dsextoys.com/
Pour les graphismes, ça commence à ressembler à ça…
http://virtualhottie2.com/virtualhottie2_cowboy.jpg
So, this is it…pour moi un cap est franchi…Bien sûr les japs depuis un moment ont des poupées de plus en plus oufs, bien sûr le concept est décrit par le mouvement cyberpunk depuis des décades, mais là…le cyber…
on y est.
Bientôt le 1080p, les lunettes 3d, le force feedback, les électrodes vibrantes “dual shock” et le nintendo glove… :)
Je ne suis pas sûr que ça encourage les nolife à affronter le monde…comme playboy, comme mademoiselle clara morgane, comme youporn, comme la docile poupée me direévous, mais ça interpelle quand même le fait que la “supériorité” de la réalité se réduise…Pour l’aspect physique.
Peut être que ça mérite un article, un billet, un mot, une lettre, une virgule, je sais pas? :)
31 Jan 2010 à 23:19
@éric
Peut-être parce que les mâles ne deviennent jamais “homme” au sens de Beauvoir (“on ne naît pas femme on le devient”) ?
Savez-vous, vous prenez, très joliment, le risque de rouvrir des blessures au flanc du bel endormi du Val ?
31 Jan 2010 à 23:45
Un article que l’on aurait lu plus tôt si l’économie mondiale n’exigeait pas qu’il fut publié, n’est-ce pas ? Dommage, j’aurais gagné 3 mois…
Le commentaire d’Egide m’a ému… En fait, au delà de la maturité des uns ou des autres, il y a des blessures qui provoquent des comportements qui blesseront chacun.
Les hommes ne se construisent peut-être pas aussi activement dans leur identité sexuelle, alors que les femmes deviennent une image dont elles souffrent. Continuer à attirer les mauvais mecs, rester avec eux, sans changer rien à cette situation est très destructeur, surtout quand avec le temps s’attache le sentiment de devoir, de culpabilité en cas d’abandon.
Enfin, “mieux vaut tard que jamais”, mais c’est quand même plus douloureux de quitter sur les bases de plusieurs années de couple insatisfaisantes ! D’autant qu’à l’inverse, mettre un rateau dès qu’on n’y croit plus, c’est renoncer à améliorer quoi que ce soit… Sommes-nous moins perfectibles qu’avant ?
1 Feb 2010 à 1:56
“Dans cette pièce pendant quelques instants”…
Nan mais faut arrêter le Roi Heenok maintenant ! C’est mal ! Bouh !
Bref, tout ça pour dire : impatient de lire ce bouquin.
2 Feb 2010 à 10:55
ahahah j’adore!!!! ;)
2 Feb 2010 à 12:08
Ce que je remarque autour de moi c’est que finalement il existe encore une sorte de pression environnementale qui insinue insidieusement (enfin plus ou moins insidieusement) que vers 30 balais t’as grand intérêt à te marier vite fait !
La contrainte s’est déplacée sur l’échelle de l’âge.
Mais au final, avec cette société qui nous dicte à longueur de temps qu’on le vaut bien, le meilleur, le compagnon, la compagne qui gonfle, ben, c’est peut-être plus facile que dans un temps plus ancien de ratifié ^^, d’autant que la démarche de se défaire de ce qui est considéré comme un poids est aussi bien soutenu dans les sphères relationnelles que le fait de devoir vivre en couple.
Nous sommes schizophrènes parce qu’à force de croire que tout doit nous appartenir, on oublie qu’on devient l’objet d’autrui, jetable, et réciproquement.
En bref, rien d’étonnant.
Mais il existe une voie autre qui consiste à ne pas céder aux pressions, à se fier à ce que l’on ressent et raisonne, et accepter ce que l’on est, et ce que l’on peut vivre, en couple ou non, avec quel type de personne, etc…
2 Feb 2010 à 21:28
Elle sont quand même bonnes les meufs d’Arthur! (ben quoi c’est vrai)
3 Feb 2010 à 13:28
Je viens de finir cet excellent guide (je l’ai acheté il y a quelques jours déjà, mais j’ai fait durer le plaisir!), et je compte tester tes précieux conseils sous peu, Maïa! Merci pour ta sagesse! :-P
4 Feb 2010 à 20:11
le val d’Oise c’est le 95; le 91 c’est l’Essonne.
autant être précis ^^
8 Feb 2010 à 10:19
“Quoi qu’il arrive, et quoi qu’en pensent ceux qui en subissent les bords tranchants, c’est une merveilleuse leçon d’espérance que nous enseigne la Voie du Râteau. Rien ne dure toujours, et certainement pas l’amour.”
Bah… ça fit 20 ans que je vis avec le même homme sans anicroche de type adultérin (de mon côté en tout cas et je pense également du côté de mon partenaire). Je suis passée par une période de crise, de questionnements, d’instrospection, un évènement classique à l’approche de la quarantaine. J’ai cherché à comprendre au plus profond de mes entrailles si la vie que je menais correspondait à ce dont j’avais besoin, réellement besoin, sans tenir compte de ce que nous dicte la société jadis régie par les conventions, la morale, etc. aujourd’hui par le son de trompette de la grande libération sexuelle, connaître plein d’expériences et surtout faut profiter de la vie (???)… Bon eh ben je me sens prête pour vingt ans de plus en compagnie du même homme… même si on veut nous faire croire que rien ne dure toujours, et certainement pas l’amour…