Merci à Eric pour le lien vers ce court-métrage simple et efficace. Allez hop, un sourire pour tout le monde avant le week-end !

Un bienfaiteur anonyme abonné à l’excellent Cerveau & Psycho me fait suivre l’article suivant (c’est pratique de ne plus avoir de mains, Sexactu devient tout à fait collaboratif). Je le remercie à genoux.

Une fille m’a déjà balancé à la figure : “toi, t’as les yeux qui sentent le cul”. Le fait est qu’elle avait raison à l’époque.

Apparemment, cette faculté à deviner rien qu’en voyant le visage d’une personne inconnue, si elle est portée vers les relations sexuelles plutôt rapides et nombreuses, ou plutôt stables et durables, est bien réelle.

C’est en tout cas ce qu’affirme une étude réalisée à l’Université de St Andrew, au Royaume Uni. 261 jeunes femmes et jeunes hommes de 20 ans ont rempli des questionnaires sur les préférences sexuelles et classés en trois groupes ; un groupe d’individus dits “sociosexuels”, qui ont des relations sexuelles fréquentes avec de nombreux partenaires ; un groupe de “non sociosexuels”, qui s’interdisent le badinage, et visent des relations stables; et un groupe intermédiaire.

Toutes ces personnes ont été photographiées. Les portraits de 25 femmes les plus sociosexuelles ont été combinés pour créer le portrait robot d’une femme type sociosexuelle, et le visage des 25 femmes les moins sociosexuelles ont servi à élaborer de la même façon un visage type de femme non sociosexuelle. La même opération était réalisé pour les hommes.

Des volontaires étrangers à cette opération ont ensuite observé les portraits-types et ont dû préciser si, pour eux, il s’agissait d’une personne plutôt “sérieuse” ou d’une personne aimant plutôt le sexe. Dans 72 % des cas, les observateurs ont vu juste.

Conclusion : il est possible, rien qu’en voyant le visage d’une personne, de dire si celle-ci aime le sexe ludique ou si elle a un comportement plus rigoureux. Cette impression serait cependant assez diffuse.

Travaux pratiques ? C’est parti.

Alors, saurez-vous reconnaître qui sont les baiseurs et qui sont les piliers d’une future famille comprenant enfants, voiture et Labrador ? Pour ma part j’ai beaucoup hésité au début et maintenant ça me paraît évident (je devais être crevée).

Observations personnelles :

1) J’adooore le mot “sociosexuel”, c’est très élégant. “Non je ne suis pas une garce, juste une sociosexuelle, ça t’en bouche un coin, hein ? Bon, baisse ton slip maintenant.

2) Que se passe-t-il quand une ex-sociosexuelle devient chaste et pure ? Mon visage a-t-il changé quand j’ai rencontré le mâle dominant ? Quel sticker invisible est collé sur mon front, maintenant que j’ai oublié comment on enfile une capote sans les mains ? (Questions égoïstes, certes, mais je me soumettrais bien à un Hot or Not de la sociosexualité, du genre “devine le nombre de partenaires sexuels qu’a connus cette personne”.)

3) C’est marrant, pour ce qui est de transpirer le sexe, j’aurais plutôt tout mis sur le compte du regard. Le type te mate directement mais sait faire semblant de t’ignorer ? C’est un sociosexuel. Il a les yeux qui fuient ? C’est un timide, donc c’est un sérieux.

Pas trop de mains mais deux coups de coeur :

Le poil qui s’assume fièrement chez Miss & Lady. Je porte à 1000%, juste pour les réactions des gens.

Et les chemisiers de salope assumée de chez Locher’s, tout en délicatesse et pour la beauté du contraste.

Evidemment dans “salope assumée” il y a “salope” et “assumer”, ce qui n’est pas si courant, donc je me prépare à un grand moment de solitude. Allez-y, dites-moi comment j’ai des goûts horribles :) Même pas peur !

On a tous mille questions sur le sexe. Si si, même vous. Sinon pourquoi seriez-vous là, allons ?

Ça commence avec des questions existentielles, qui sont parfois épuisantes, et qui paradoxalement nous empêchent de dormir. Lors du grand jeu de la séduction, d’abord ; suis-je attirante ? comment sont mes cheveux ? est-elle en train de m’écouter ou de regarder mes fesses ? comment lui dire qu’elle me plaît sans passer pour un rustre ? est-il poli ou me trouve-t-il drôle ? j’ai bientôt vingt ans, dois-je envisager la chirurgie réparatrice ?

Puis, une fois séduits, on s’inquiète différemment ; va-t-il remarquer le grain de beauté dans le pli de mon aisselle gauche ? va-t-elle se moquer du creux dans mon torse ? dois-je lui avouer que son caleçon est atroce ? mon dieu, j’espère qu’elle ne m’a pas vu sourire quand j’ai aperçu sa culotte hello kitty…

Immanquablement enfin, une fois les vêtements répartis équitablement aux quatre coins de la pièce, arrivent les classiques ; vais-je tenir plus de 10 secondes ? va-t-elle se moquer de mon sexe ? simule-t-elle ? pourquoi crie-t-elle ? pourquoi ne crie-t-elle pas ? a-t-elle joui ? a-t-elle vraiment joui ? étais-je mieux que tous ses partenaires précédents réunis ? Suis-je un dieu du sexe ? Ai-je pensé à joindre les douze photographies à mon dossier d’étude ?

Un lecteur curieux me posait cependant une question qui n’entre dans aucune des catégories ci-dessus. La voici:

Considérant l’expérience sexuelle de Maïa et toute la connaissance qu’elle a pu engranger avant votre rencontre, est-ce qu’il n’y a pas eu un moment où tu t’es dit ”je vais pas arriver à la satisfaire, la barre est trop haute” ? Tu n’a pas eu des moments de flippe pure devant la dame Accomplie ? Est-ce que tu as appris sa nature de sexperte avant ou après vos premières galipettes, et quelle fut ta réaction ?

Avouez, c’est un peu la version pénisorientée de la question tout aussi existentielle mais plus générique “dis, tu y crois toi en l’amour qui dure toujours, qui ne finit jamais ?”. J’ai hésité entre tourner autour, la prendre avec humour, ou y répondre franchement. Comme je suis de très bonne humeur, je me suis dis que j’allais essayer les trois. Sans garantie d’y réussir.

Je ne vais pas nier que, même en tant que Mâle Dominant, je trouvais la barre trop haute - ça tirait sur l’élastique des sous-vêtements, c’était désagréable. Mais ça remonte à la puberté et elle est loin derrière moi, voyez-vous. Pour ce qui est des moments de flippe pure devant la dame Accomplie, je sais pas, je ne la connais pas. Devant tante Gisèle et sa moustache, en revanche, ouais, j’en ai eu des sacrément flippants. Pour Maïa, j’ai très certainement eu des coups de barre haute post-adolescents, mais je me souviens bien plus des battements de coeur, des petits chemisiers, et des restos sur les toits de Paris. C’est que je suis un indécrottable romantique, voyez-vous ? Presqu’aussi vieux jeu que le Colisée…

Ensuite, je n’ai pas fréquenté beaucoup de vestiaires, mais j’ai la télé, et je n’échappe donc pas entièrement aux clichés. J’ai perdu bien des heures de ma vie à me poser les mauvaises questions, et envisager les éclats de rire d’une hypothétique partenaire. Mais une fois le moment arrivé, les questions ne sont pas venues. Ou en tout cas, pas tout de suite, si bien qu’elles n’avaient plus vraiment de sens après. Et honnêtement, je crois que c’est le cas pour beaucoup de gens. On rationalise avant, après, rarement pendant.

Les mâles, dominants ou pas, se posent beaucoup trop de questions sur leur capacité à la performance. Et les filles ne les aident pas toujours à changer d’angle. Je lisais la coureuse (son premier blog), je savais donc qu’elle multipliait les garçons comme Jésus les pains, et que ça ferait se remettre en question James Bond lui-même. Mais j’avais moi-même une sexpérience différente : uniquement des relations longues, la hantise de 007 ; on avait donc tous les deux le choix entre courir le plus vite possible dans des directions opposées et garder toutes nos questions, ou tenter le coup et les mettre de côté. Je vous laisse le soin de deviner ce qui s’est passé.

Conclusion, avec ou sans sexpertise tout le monde devrait n’avoir qu’une chose en tête : le plaisir. Le sexe n’en serait que plus joyeux.

Voici un témoignage relatif à la prostitution. Je vous le livre tel que reçu sur mon mail. C’est érotique et humain, j’espère que ça vous donnera le sourire comme à moi…

J’ai 59 ans, je suis marié depuis 34 ans. Sauf les visites à mes douces-amies, je suis resté totalement fidèle à ma femme, que j’aime comme aux premiers temps de notre mariage. Seul le désir de faire d’autres connaissances et d’avoir aussi “Ma Vie Secrète” personnelle m’incite à faire quelques rencontres discrètes. Alors qu’une liaison extra-conjugale suivie est une source potentiellement infinie d’ennuis et de dépenses, les douces-amies offrent la rapidité de la rencontre et la discrétion.

Je connais à Bordeaux une dizaine de bonnes adresses. Mes douces-amies sont installées dans de petits appartements situés dans les rues grises proches du “secteur sauvegardé” (le “Vieux Bordeaux”), dans des “échoppes” de banlieue (c’est à dire des maisons sur un ou deux niveaux, avec façades en pierre) ou dans des résidences anonymes dans des quartiers peu passants. Comment dire le charme des escaliers à la peinture qui s’écaille dans les immeubles anciens et mal entretenus, sans prétendre pour autant que “le meilleur est de monter l’escalier” ? A chacun de ces quartiers de Bordeaux sont attachés pour moi des souvenirs savoureux, qui leur donnent un “goût” particulier. Ainsi, j’ai de la ville, ma cartographie personnelle imprégnée de souvenirs sensuels.

Je présente à mes douces-amies leurs cadeaux (400 à 600 Francs, maintenant 60 à 80 euros) dans des cartes de voeux illustrées, accompagnées d’un petit mot agréable pour les remercier de l’accueil de la fois précédente et des caresses qu’elles m’ont prodiguées. J’y joins pour les plus sympathiques un petit poème sans prétention, où je décris à chacune ce que j’ai le plus aimé chez elle: son visage, sa conversation, ses cheveux, son rire, sa peau cuivrée, son accent africain, ses seins, sa personnalité, sans oublier sa ” fleur secrète “. Je ressuscite ainsi la tradition du “blason”. Cela contribue à installer très vite entre nous une atmosphère de confiance, de tendresse et de respect mutuel.

Je me souviendrai toujours du merveilleux sourire d’une jeune africaine, tellement émue et surprise que je lui offre un poème, qu’elle ne trouvait rien à me dire, malgré son désir visible. Après l’avoir lu deux ou trois fois, elle a fermé les yeux et m’a offert ses lèvres pour un vrai baiser d’amoureux. Nous nous sommes souvent revus depuis. “Tu m’as fait un poème ?” disait-elle à chaque fois en m’embrassant. Oui bien sûr, j’en préparais à chaque fois un nouveau. (Elle m’a confié qu’elle dormait mal à chaque fois que je devais la voir — je prenais rendez-vous deux ou trois jours avant pour une rencontre à 9 heures du matin — et moi aussi d’ailleurs, je dormais mal, tout à l’impatience de la tenir dans mes bras.)

Mes douces-amies sont presque toutes divorcées, beaucoup ont des enfants à charge. Elles sont cultivées, elles ont eu des expériences professionnelles très diverses: psychologue, voyante (oui!), chef d’une entreprise de restauration (traiteur), technicienne en électronique, comptable. L’une est secrétaire à mi-temps et ne reçoit que de 14h à 17h30. L’autre est en formation d’aide-soignante et s’apprête à quitter son métier d’infirmière des désirs inassouvis.

Mes préférées sont en général les africaines et les créoles. Ce sont elles les plus chaleureuses, les plus caressantes. Tout en se laissant câliner, elles me racontent leurs vies, leurs clients aux goûts bizarres: masochistes, fétichistes, voyeurs, masturbateurs plus ou moins impuissants. Certains refusent tout contact avec les femmes qu’ils vont voir! “Toi, au moins tu aimes vraiment les femmes, ce n’est pas si fréquent!” m’a-t-on dit une fois. (Un mot qui m’a fait chaud au coeur.)<

Je peux leur parler de moi en toute liberté. Je n’ai pas de rôle social à tenir. Aussi curieux que cela puisse paraître, il y a plus d’authenticité, dans cette rencontre furtive que dans des échanges sociaux classiques, forcément codifiés. Bavarder avec elles, c’est une bouffée d’oxygène qui m’est tout à fait nécessaire; c’est un remède contre l’étouffante et ennuyeuse vie dite ” normale “. Nous passons ensemble de 45 minutes jusqu’à deux heures ; je leur fait de longs et patients cunilingus, jusqu’à ce qu’elles jouissent. Je ne vais pas revoir les rares qui les refusent. (C’est une légende bizarre que les douces-amies refusent de jouir avec leurs clients, et refusent de les embrasser! Ou alors, j’aurais une chance extraordinaire.)

Le cunilingus est la pratique sexuelle que je préfère. J’adore sentir sous ma langue les pétales de chair soyeuse tout imbibés de miel fluide un peu salé, le bouton qui gonfle sous les caresses appuyées, le ventre qui s’agite, les cuisses qui vibrent et claquent mes joues. Le plaisir nous cambre tous les deux et monte, assourdi, jusqu’au fond de sa gorge. Ensuite, enlacés, nous savourons un moment de détente; je pose quelques baisers délicats sur ses paupières closes, dans son cou, sur ses seins, nous continuons à bavarder.

Une fois j’ai eu la remarque (qui m’a fait très plaisir) “ça me rappelle quand j’étais mariée.” Plusieurs fois, en partant j’ai eu le compliment suivant: “Ah, si tous les clients étaient comme toi…!” Une autre fois, alors que je demandais à mon amie d’une heure et demie si ça avait été un bon moment aussi pour elle (ce à quoi je tiens), elle m’a dit: “Oui, bien sûr, sinon, je ne t’aurais pas gardé aussi longtemps“.

Nous nous quittons sans hâte, aucun de nous n’a lieu d’avoir honte. Et je repars plein d’énergie pour la semaine à venir, tout en pensant au petit cadeau que j’apporterai la prochaine fois. Du gingembre confit? De l’encens japonais ? Des roses rouges ? Une bougie parfumée ? Un roman érotique ? (Ces divers cadeaux que j’ai offerts ont été à chaque fois réellement appréciés.)

Jouissent-elles vraiment ? Mon plaisir principal est de faire la minette à ces dames. Je pense que celles qui acceptent (les autres je ne vais pas les revoir) jouent le jeu. Je ne peux pas être sûr à 100%, mais il y a tout de même des indices qui donnent à penser que j’ai pu offrir quelques orgasmes bien réels : les vibrations du ventre et des cuisses, l’hypersensibilité des tétons après l’orgasme, et surtout (une seule fois), un flot de liquide sucré qui n’était pas de l’urine : ce genre d’émission ne se commande pas.

Alain Valcour.

Bonsoir à tous, merci d’être avec nous, et bienvenue dans ce numéro spécial «dans la peau du mâle dominant». Il est jeune, il est professionnel, mais le mâle dominant ne vous donnera pas son âge. Et oui, c’est comme ça, quand on vit avec une blogueuse célèbre, on ne donne pas son âge, sans quoi les gens tendent à en déduire celui de la belle. Croyez moi, c’est pas facile d’être d’un an le cadet d’une jolie crise de la trentaine en talons aiguille, ne l’obligez donc pas.

Contrairement à ce qu’on pourrait penser en lisant les lignes précédentes, le mâle dominant n’est pas une star de cinéma, et ne parle pas de lui à la troisième personne du singulier. Du pluriel non plus d’ailleurs. Nous resterons donc simple et passerons à une diction plus naturelle pour la suite. Voilà.

Tu as été nombreux à demander ce que ça faisait d’être moi. Alors je te le dis tout de go, ça fait tout chose. Surtout le matin entre sept heures deux et sept heures six, environ huit heures avant que le réveil de mes rêves ne sonne. Mais rassure-toi, le fait de pouvoir me retourner dans le lit pour admirer notre héroine compense largement ces petits désagréments. Et je dis héroine, je pèse mes mots; peu sont les gens qui supporteraient de vivre avec moi au réveil (salut le danois!).

Passé le réveil, les journées avec la belle se déroulent plutôt tranquillement. Comme tous les couples, il nous arrive de nous chamailler un peu - pour savoir qui aura la manette 1, la plupart du temps. Et puis, on a bien besoin d’un quotidien calme pour récupérer de nos weekends et vacances. Avant de rencontrer la muse, j’avais visité deux pays et demi: l’Espagne, l’île de Djerba, et la Belgique. Depuis je connais par leur prénom tous les membres navigant d’Easyjet, British Airways et Lufthansa. Bon, j’avoue, je triche un peu, mon boulot ressemblant beaucoup à une chanson de Divine Comedy, mais tout de même, vous en avez fait beaucoup vous des road trips à Sarajevo?

Bon, maintenant, mettons cartes sur table. Je vais vous révéler mon véritable rôle: bien que doté d’un humour aléatoire et d’une coupe de cheveux ayant inspiré les recherches de Mandelbrot sur les fractales, je suis un océan de stabilité. Car derrière son masque de fille hyper organisée tendance maniaque, notre belle au bois bandé peu suivre une courbe décisionnelle parfaitement chaotique. Je l’ai déjà vu changer d’avis neuf fois en treize secondes, sans même avoir le temps d’ouvrir la bouche. Et Einstein sait qu’elle parle vite. C’est grâce à ce trait de caractère (et en sus de son diplôme d’hyperorganisation) qu’elle arrive à jongler avec succès entre ses douze métiers, les quatre livres en trois langues qu’elle lit simultanément et les huit (en une langue, bien qu’évoquant parfois d’autres organes) qu’elle écrit. Dans ces conditions, nul ne s’étonnera de la trouver en train de vous écouter tout en pensant à autre chose. Et c’est généralement là que j’interviens, histoire de lui souffler quelques réponses et lui éviter de vous demander des nouvelles de votre chat qui vient d’épuiser son septième crédit.

Mais partager l’habitat naturel de notre sexblogueuse fétiche implique également, comme vous vous y attendez tous, une grosse part d’émotions fortes - notez comme je suis au fait de votre passion pour les figures de style. Le soir, le premier de nous qui rentre du boulot attend généralement l’autre avec une fébrilité très peu contenue. Quand l’autre arrive, on se jette généralement sur le courrier, éliminant les factures d’abord, ouvrant ensuite les colis spéciaux qui ne manquent pas d’arriver régulièrement grâce entre autre à ce blog. La, la tension est à son comble, et on se jette l’un et l’autre sur le canapé, haletant. Et on sursaute à chaque fois que Jack manque de se faire tuer ou que Kim se refait kidnapper (*).

Bon, je m’arrête là pour ce soir. L’appel du câlin, vous comprenez…

(*) Rassurez-vous, ça nous passera. Et puis on est bien conscient que the Shield c’est mieux, mais on ne trouve pas la saison 3.

J’ai assez peu l’occasion de dire combien je suis reconnaissante des commentaires laissés ici et des témoignages reçus pour Encyclopénis (même si j’ai du retard, je les diffuserai tous).

Parce que c’est férié, je voulais dire à tous à quel point, égoïstement, je sors grandie de chaque observation, à quel point vos réflexions me permettent d’enrichir les miennes, et aussi… à quel point j’ai de la chance d’avoir des lecteurs et des lectrices comme vous. Je ne connais pas des masses de blogueurs qui n’ont aucune modération à faire. Sexactu, c’est la fraîcheur qui me donne le courage de continuer le reste.

Je viens d’apprendre aujourd’hui que mes problèmes de mains ne vont pas se résoudre avant longtemps et que je dois laisser de côté pas mal d’activités qui me tiennent à coeur (les jeux vidéo notamment). Je vais garder Sexactu. Peut-être que le mâle dominant repostera quand ce sera nécessaire.

Mais je tenais à vous remercier pour les portes qui s’ouvrent dans ma tête quand vous partagez votre expérience de la sexualité. Je ne peux pas prétendre que vous faites une bonne action pour l’humanité mais pour moi, c’est important. Je prends plus que je ne donne, ici. J’espère que je pourrai continuer à faire ressortir ce que vous apportez chaque jour.

Le titre de cet article ? Mon soutien personnel à Presse-citron, dont vous avez sans doute entendu parler (sinon il faut lire ici). Parfois mes liens sont “not safe for work” mais je tiens à ce que les mineurs aient le droit d’accéder à cet espace - ça fait de moi une cible aussi absurde que Presse-Citron. J’espère qu’on pourra continuer à faire circuler l’info librement. Pour ma part, c’est tout ce que j’attends quand j’allume mon ordinateur… En soutenant Presse-citron, et en tant que journaliste, j’affirme et je soutiens que l’information ne fait jamais de mal. Et qu’elle est nécessaire pour vous autant qu’elle l’est pour moi quand vous commentez.

J’étais hier en train de me plonger dans les nouveautés sextoys (qui a dit “nolife” ? qui ?) et j’ai constaté une terrible vérité : le sextoy pour filles s’est démocratisé quand il a pris la forme des deux mamelles du vibro - le lapin et le canard.

Je n’ai testé aucun des deux, parce qu’il m’est psychologiquement impossible de ressentir une attirance, ou de m’autoriser à ressentir du plaisir, avec une représentation animale. Une copine me disait : “waiiiiiii mais tu pourrais mettre ça de côté, on s’en fiche que ce soit un canard, avant tout c’est un vibro“. Sauf que non. Pas pour moi. La forme prime sur le fond. C’est nul mais de ce côté-là je suis très réactionnaire : j’ai beau jouer les volages, on ne me surprendra pas avec une volaille.

Que peut-on déduire en terme de classement des bestioles préférées des filles ? Que le lapin et le canard sont à égalité, puis viennent le dauphin, le papillon (qui fut une révolution en son temps, imaginez, c’était purement clitoridien), le pingouin, la chenille, le poisson rouge - donc des animaux, certes, mais que je pourrais qualifier de mignons (avec un couteau bien aiguisé sous la gorge).


Oui, les fabricants du Rabbit de Sex & the City ont trouvé que ce serait fun de faire un lapin format limace, avec une couleur tout à fait seyante. On a déjà parlé du caractère moulesque du sexe féminin, mais là, si on se met à parler de bave, je quitte la table. Sérieusement, je me demande quelle drogue ils prennent chez Ukrabbit, et quelle drogue prennent les filles mentalement capables de s’insérer une limace.

D’autant que côté hardcore, ça, c’était pour les petites joueuses. Les vraies zoophiles (surtout ne me demandez pas comment je le sais) se fournissent chez Zetacreations pour faire l’amour, entre autres, avec des ours, des renards, des lions ou des souris (oui, des souris). Avantage : pas d’allergie aux poils. Désavantage : au secours ?

Certains pourront prétendre que les filles se sont mises aux sextoys non par zoophilie, mais parce qu’un canard fait moins peur qu’un pénis. Je ne les croirai pas. Déjà, un canard, c’est super méchant dans la vraie vie, et ensuite, si le pénis se met à faire peur, la natalité est mal barrée. J’affirme donc ici, avec ma bonne foi légendaire, que toutes les filles sont zoophiles, sauf maman. Et moi.

Pendant mon temps libre (les trois minutes entre mes blogs et mes articles, erm), j’adore lire les descriptions de films porno sur les sites spécialisés. Je trouve que c’est une chouette mise en bouche avant de passer à l’action, ou avant d’aller mater un film gratuitement sur les douze mille sites où c’est possible.

Mon spot préféré pour la lecture, c’est SmartMovies (mineurs, si vous cliquez je vous étrangle personnellement), parce que le type qui écrit les textes, malgré des contraintes évidentes (placer le plus de fois le mot “sodomie” dans 10 lignes), arrive régulièrement à réinventer son style. Je l’admire, ce gars.

Dans la mesure où l’histoire des films c’est fellation - vaginale - anale - faciale (avec quelques variantes, double-pénétration ou accessoires, mais bon, ça ne va pas chercher bien loin), l’homme de l’ombre devrait toujours écrire la même chose, sauf que des fois la fille serait une jardinière lubrique, des fois une secrétaire lubrique, et les jours de fête, une mère Noël lubrique (car on sous-estime le nombre de filles lubriques tapies à tous les coins de rue).

Sauf que non.

Récemment, l’homme de l’ombre s’est mis à employer le mot “redéfinir”. Exemple : Cette garce se fait redéfinir le cul comme une vraie pute et elle adore ça !

Moi aussi j’adore ça. Je veux absolument me faire redéfinir.

Non Maïa, ceci n’est pas ton sein droit, c’est ton coude gauche.”
Ou :”Ah c’était ta bouche ? Je pensais que c’était ton nombril, pas de bol, je voulais juste me frotter un peu.”
Ou :”Je viens de redéfinir ta migraine en furieuse envie de faire l’amour.”

Admettez que ce serait pratique. Je me demande si ça marche aussi sur les garçons. “Désolée chéri, ta bite a été redéfinie, c’est maintenant un trèfle à quatre feuilles.” Moi je dis merci à l’homme de l’ombre.

Hommes de l’an post-2000, il est temps de choisir votre camp. Deux idées de la virilité s’affrontent en ce moment-même et comme j’aime les garçons qui s’assument, je vous soumets ces deux archétypes du mâle futur, et une question terrible : vers quoi vous tendez ? (Le premier qui répond qu’il penche plutôt à droite sera flagellé.)

Première tendance lourde, héritée de Tokyo Hotel (ah pardon, de Cure) : le guyliner. L’objectif, outre de ressembler à une bombe sexuelle, semble être de vider la trousse à maquillage de la copine. Alors autant dans un film je trouve ça très joli de s’enduire langoureusement de khôl, autant dans la vraie vie… je n’ai jamais croisé d’homme non gothique qui ose le contour noir. Si ça se trouve c’est joli. Faites-moi penser à tester un jour sur le mâle dominant, qu’on rigole (j’en connais un qui ne va pas rentrer des States).

Tendance inverse, moins sexy mais tout aussi jouissive : le monobrow. Pourquoi avoir deux sourcils quand on peut n’en avoir qu’un, franchement ? C’est du gaspillage. Euuuuh par contre à titre personnel, quand je croise un homme-cyclope, je suis prise d’une frénétique envie de lui mettre de la cire chaude entre les deux yeux. Quand on n’a que quelques poils et une pince à épiler, c’est pas la mort de les enlever, et des fois ça change tout, ça éclaire le regard, et les filles tombent comme des pétales de rose dans le vent du printemps.

On pourrait croire à la lecture de ce post que j’ai très légèrement pris parti pour la première idée de la virilité, mais je ne suis pas figée sur mes positions, sauf éventuellement le missionnaire. Vous pouvez tenter de me convaincre que le sourcil solo ne fait pas l’homme célibataire, et que si je veux un mec maquillé, je n’ai qu’à coucher avec des filles. Vous pouvez. Et je vous écouterai avec beaucoup d’attention.

(PS pour ceux qui ne lisent pas les commentaires : pourquoi y a-t-il plus de photos en ce moment sur Sexactu ? Parce que je fais du light, je n’en suis qu’aux deux-tiers de ma rééducation par ultra-sons. quand je serai guérie tout rentrera dans l’ordre. J’espère.)

- Hiiiiii j’adore, petit chat en argent monté sur chaîne qui brille.
- Attends t’as vu la finesse des perles ?
- Tu portes ça à une soirée, on ne voit que toi.
- Ouais enfin, les autres filles ne voient que toi.
- C’est pas grave, les garçons ne savent pas reconnaître la pure beauté, ils sont nés comme ça. C’est comme quand tu demandes à des aveugles s’ils auraient aimé voir, ils s’en foutent, ça ne peut pas leur manquer.
- Alors que moi, si je devenais un mec maintenant, ce serait une frustration totale.
- Moi aussi.
- …
- …
- Allez n’y pense pas, y’a déjà la guerre au Darfour et chez Carrefour, pas la peine de se tracasser avec un malheur qui n’arrivera pas.
- Oui t’as raison. Des idées pareilles, c’est un coup à finir dépressive.

Voilà, maintenant vous savez ce que c’est d’être une fille.

Quand le mâle dominant n’est pas là, la souris danse. Triple démonstration.

1. J’entretiens mon fétichisme.

On est d’accord qu’une troisième paire d’escarpins rose était indispensable à ma survie et tiendra compagnie à mes escarpins rouges. 14 cm ne se refusent pas, quand on est célibataire.

2. J’entretiens mon narcissisme.

A Berlin, il y a des photomatons qui prennent quatre photos, en noir et blanc, à l’antique et à grands coups de flash dans la tête. Je ne sais pas comment leur machine est équilibrée mais peu importe la mine qu’on fait, on n’est jamais moche. Trop génial et ultimement réconfortant.

3. J’entretiens mon haleine de poney lépreux.

Oui, vous n’espériez pas une escalade dans le glamour quand même :) Donc : salade avec oignons crus (anti-sexe mais j’adore ça), chèvre (il ne supporte pas l’odeur) et noix (il est allergique), avalée devant la télé allemande (il ne comprend pas) et Mario Kart Wii (pour lui déchirer la tête quand il rentrera).

Bon, c’est pas tout ça, mais vivement qu’il rentre, j’ai plus de Nutella.

Tout à l’heure en venant au boulot, il y avait une jolie fille, avec des talons vernis, des bas noirs qui remontaient au-dessus du genou et une jupe à mi-cuisse. Pas vulgaire, juste élégant. C’était la première journée de soleil à Berlin depuis une éternité.

Des mecs se sont mis à cracher sur son passage.

Je ne suis pas sûre que la jolie fille va remettre de sitôt sa tenue, je ne suis pas sûre que je vais sortir mes propres jambes avant la plage (tant que j’ai encore le droit).

Quand je mets une jupe, c’est pour vaporiser un peu de bonheur autour de moi. Non que j’aie des jambes de tueuse à gage, mais ça va, pour l’instant les vergetures ne dépassent pas trop, hin hin. Qu’est-ce qu’on veut ? Etre remarquées (bien sûr) avec respect (forcément). Idéalement, faire sourire.

Un décolleté, une mini-jupe, une culotte qui dépasse, c’est un cadeau qu’on fait aux hommes (et à notre narcissisme, faut pas déconner). Mais c’est un cadeau.

Alors déjà que les hommes ne nous en font pas des masses, des cadeaux comme ça (vous pensez que ça fait tapette d’être mignon ? Et alors, vous croyez qu’on n’aime pas les pédés ? Vous imaginez qu’on ne se fait pas traiter de salope, et que c’est pire, et qu’on vous fait plaisir quand même ?), je suis écoeurée. Les remarques cruelles (”celle-là elle aurait pu se rhabiller, vu le bourrelet qui dépasse“), les tentatives vaseuses (jamais de tentative avant un contact visuel consistant), les lâchetés quotidiennes (”ouais moi je suis pas un homme-objet, les topmodèles n’ont qu’à mater ma beauté intérieure sous mon baggy dégueulasse“), ça s’appelle salir le plus joli des cadeaux, et cracher dans la soupe.

Heureusement qu’il reste quelques gars qui savent jouer sans jouir, sourire sans salir, apprécier sans profiter. On les croise dans la rue, on sait qu’ils ont fait un effort, ils rayonnent parce qu’ils savent que les filles le remarqueront… c’est tellement simple bordel. Il y a une petite connivence pendant un petit instant et ça rajoute un petit peu de soleil. Tout le monde en sort grandi et heureux. Recevoir, donner, respirer. Allez, maintenant filez tous acheter un jean taille basse, hop hop.

Le string qui ne dépasse pasJe n’aurais jamais cru écrire ça un jour mais les circonstances font que la vie est un permanent coup de théâtre et donc, rendez-moi mon string. Parce que même les ficelles qui rentrent dans les fesses doivent être plus agréable que le scandale ici à gauche.

Résumé des faits : au début il n’y avait rien. Puis dieu créa le monde en six jours, se reposa le septième car il avait déjà inventé le dimanche, puis reprit le turbin après le Moyen-Age en décidant que les femmes porteraient la culotte. Aux environs du 20e siècle, des gens malavisés décidèrent que la culotte faisaient des marques sous les pantalons slims des amateurs de Tecktonik, et donc, qu’il fallait porter des strings.

Pour information, le string est le truc le plus insupportable du monde après l’accent allemand de Ségolène Royal : rien ne vaut le boxer de maman, qui planque cellulite et vergetures tout en accentuant le rebondi du fessier. Aux débuts du 21e siècle, régression du postérieur en mode couche-culottes avec le Pert, un string qui s’attache sous les fesses.

Objectif officiel : ne plus avoir le string qui dépasse parce que c’est vulgaire.

Objectif officieux selon l’article 12 alinéa 4 du complot mondial : produire un sous-vêtement tellement inconfortable que les femmes restent à la maison, se recentrent sur le repassage et relancent la natalité.

Dommage colatéral : ça existe aussi pour hommes.

Non mais ho. Les rares fois où je porte un string, moi, c’est justement pour qu’il dépasse, sinon c’est quoi l’intérêt ? Autant ne rien porter du tout (mais ça ferait trop plaisir aux garçons, tsss).

Sur matemonsexe.com (je ne mets pas de lien direct, c’est not safe for work, not safe for mineurs), c’est la fête, on peut « devenir le sexe le plus populaire du net en publiant sa verge ou son vagin ». Hé oui, maintenant un sexe se publie.

Pour la verge, c’est facile, mais pour le vagin, s’cusez-moi, il faudrait des outils spéciaux, comme un écarteur et une lampe de poche. Donc les filles exhibitionnistes montrent leur vulve, pas leur vagin. Parce que c’est la vulve qui est à l’extérieur, et le vagin à l’intérieur, faut pas tout confondre.

Vous imaginez si je commence à appeler le pénis du mâle dominant « ô testicule turgescente » ? Il serait tout perturbé.

Aux States, la confusion entre vulva et vagina est extrêmement répandue, que ce soit quand je discute avec des Américains ou quand je fouine Internet. Non seulement la méconnaissance des termes n’aide pas à la connaissance du plaisir, mais elle renvoie à des temps anciens, où les parties honteuses ne se nommaient pas.

Le mot à la mode là-bas, c’est vajayjay, un nom qui vient de la série Grey’s Anatomy, et qui perdure depuis que la présentatrice star Oprah Winfrey a décidé de l’utiliser. Adieux vulves et vagins, hello vajayjay ! Sauf que là, non seulement on retourne en enfance, mais on ne sait plus du tout de quoi on parle.

Quand je fais l’amour avec un homme, j’exige qu’il ait un pénis, une verge, une queue, n’importe quoi mais surtout pas un zizi. En outre, tant qu’à garder mon sex-appeal, j’aimerais bien qu’on considère ma vulve en tant que telle, et pas comme une foufoune, une chachatte ou une vuvulve. Je suis une femme adulte, pas une fefemme ou une fifille. Mon clitoris n’est pas le petit chaperon rose. Le pénis n’est pas le grand méchant loup.

Mes contes de fées modernes ne ressemblent pas à ça. Rendez-moi ma vulve !

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