Traînant récemment sur des forums féminins (oui, j’aime aussi m’ouvrir les veines par les soirs de pleine lune), j’ai trouvé LA question existentielle de 2010 : comment ne PAS être vulgaire ? Comment être attirante et sophistiquée sans “tomber” dans la vulgarité, à un moment où la mode et le maquillage empruntent massivement leurs codes au monde du SM ou de la prostitution (mes promenades berlinoises m’informent qu’après les clous, on serait partis pour une année léopard) ?
[Ici, la blogueuse ressent comme une obligation d'expliquer le mot vulgaire, ce qui impliquerait une digression sur la lutte des classes autant que des extrapolations sur l'exorcisme collectif d'une société volontiers schizophrène qui veut toujours que les femmes soient séduisantes, mais jamais qu'elles séduisent, ou du moins jamais frontalement, sous peine de "manquer de subtilité" et donc de mériter la chasse aux sorcières. Bref. Afin de ne pas passer quatre heures à causer étymologie, partons du principe que j'évoquerai dans ce billet ce qui vous saute au cerveau quand j'écris "femme vulgaire" : une ultrasexualisation dénuée du second degré obligatoire dont je parlais avant-hier.]
Je pense à Amber Rose.
Loana ou Tila Tequila ou votre voisine de palier : des femmes sur lesquelles on se retourne après avoir perdu un oeil, voire les deux. Des femmes qu’on appelle “créatures” et qui peuvent être nées hommes. Cette brune du club de gym à Paris qui se fringuait comme dans le clip Call on Me, poitrine solide et maquillage de drag-queen coulant sur le tapis du cours d’abdos-fessiers. Ou juste la blonde décolorée avec les cinq centimètres réglementaires de racines noires, bouche rose contour violet, regard panda pour robe panthère, la cheville au bord du dérapage sur talons rouges, rouges, rouges.
On s’en moque, on les montre du doigt, on ricane, on les appelle putes, pétasses, poufiasses – précieuses ridicules, quand on est poète.
Mais qu’est-ce qu’on a fait de la TENDRESSE bordel.
Pourquoi on ne va pas maintenant ramper à leurs pieds et les remercier de nous éclairer nos journées tristes, pourquoi on ne trouve pas ça touchant qu’elles assument leur pouvoir de séduction à 1000%, et tant mieux si le pouvoir de séduction est défaillant, au contraire, on devrait être contents pour elles, ravis de savoir qu’il reste une poignée de nanas qui s’en foutent de passer inaperçues et qui n’ont pas envie d’être belles pour un seul homme. C’est pas comme s’il y en avait des tonnes, de femmes satisfaites de leur reflet dans le miroir. Pour une fois que la personne qui passe dans la rue est plus colorée que les vitrines et les publicités, on devrait se mettre au garde-à-vous, se prosterner, applaudir. Ensuite on couvrirait notre front de cendres par honte d’être aussi raisonnables.
Si on était malins, on créerait une journée internationale de la vulgarité, et les 364 jours restants, on s’interdirait de juger, parce que juger c’est rappeler à l’ordre et qu’à ma connaissance, on n’est pas flics (sauf les autoproclamés membres de la fashion police, que je ne félicite pas).
Il paraît que c’est le 18 janvier qu’on est le plus déprimé, ou du moins, le troisième lundi de janvier (en 2011 ce sera le 17). Ce serait une bonne date. On dirait qu’on mettrait la robe fushia à chaînettes planquée dans notre placard, les garçons porteraient des bracelets de force et des pendentifs dorés géants en forme de homards, on se ferait la peau orange, on aurait droit au bouc et même au collier de barbe qui fait croire qu’on a la mâchoire carrée, les mecs auraient des marcels à paillettes “F*** me I’m nobody” et les filles des bas-résille qui dépassent de la minijupe. Le second degré et l’absence de brushing seraient interdits. On arrêterait de se planquer derrière notre sens de l’humour et on serait, en toute honnêteté : de mauvais goût, exhibitionnistes, racoleurs, brillants, excessifs, absurdes. Là-dessus, un peu de musique pour se réchauffer, et partout sur les murs des portraits de nos idoles sans peur et sans reproches.
C’est à nous qu’elle coûte cher, la respectabilité. C’est nous qui sommes dans l’autocensure, le contrôle, la demi-mesure, non mais Lady GaGa, elle en fait des tonnes quand même ? Oui, et tant mieux. On sera gris quand on sera morts.
————————–
[Nouveauté : Sexactu passe au web 2.0, approximativement douze années après tout le monde. Vous pouvez directement twitter et facebooker les articles, vous pouvez même m'aimer (?) sur une fanpage officielle. Je me sens telle Victoria Beckham maintenant.]
[Vidéo envoyée par un lecteur dont les recherches Youtube me surprennent.]
Si ceci ne suffit pas à provoquer chez vous la frénétique envie d’acheter une corde, vous pouvez enchaîner sur l’excellent boulot de Chloé Leprince sur rue89. L’article laisse la parole à deux d’jeunz d’une banlieue, un garçon et une fille, et ça fait trèèèès peur.
Du coup je me demande ce que j’entendrais, si je retournais dans les collège et lycée (de banlieue pas glorieuse) où j’ai grandi. J’ai l’impression que dans les années 90-95, la violence arrivait doucement mais on était vraiment libre de coucher où on voulait, ça entraînait même un certain respect (si tu avais couché, t’étais la star). Quelques années plus tard, hmmm, disons, fallait pas être au mauvais endroit au mauvais moment. Encore quelques années plus tard, la petite soeur d’un pote racontait que dans ce même lycée, les filles n’osaient plus aller aux toilettes de peur de se faire violer. Tout ça en centre-ville, pas en cité.
Je ne suis pas du genre à dire que c’était mieux avant, mais là quand même, on a sérieusement perdu du terrain.
Comme vous le savez, être une femme non féminine, ou un homme non masculin, vous attire tout de suite la suspicion – quand ce ne sont pas des menaces physiques ou l’impossibilité de trouver un emploi. Mars ou crève. Vénus vidi vici.
Jusqu’ici tout ne va pas bien mais au moins, on sait à quoi s’en tenir pour être accepté.
Et bien ça ne suffit pas. Parce que l’application au premier degré des règles de féminité/virilité fera de vous un autre genre de mauvais élève : douchebag pour les mecs, pétasse pour les filles. Si vous sortez avec TOUT l’attirail propre à votre genre, on se foutra de votre gueule (femme en talons-aiguilles + jupe + décolleté + bijoux + brushing impeccable + rouge à lèvres + eyeliner + sac à main / homme musclé + tatoué + cheveux ras + bronzé + déguisé en mécanicien). C’est ce qui arrive aux adolescents qui testent leur genre : souvent, ils en font des tonnes. Et ils sont vite rappelés à l’ordre.
Moi je trouve ça plutôt frais. Et sain.
Donc non seulement il convient de se soumettre à un code vestimentaire, cosmétique et comportemental, mais en plus il est obligatoire de le contester (mollement) et de le détourner (un peu). Pour les filles, c’est le syndrome Jane Birkin : je suis une bombe mais pas une bimbo (méchantes bimbos ! méchantes ! en plus elles font de la concurrence déloyale), le sommet de la mode c’est le jean-baskets. Pour les garçons, c’est le métrosexuel épilé, ou portant du rose, ou confessant son goût pour les comédies romantiques.
Cette réflexion me vient d’un article américain dont j’ai oublié la source. Je la trouve très adaptable à la France. Pour l’Allemagne, j’en sais rien. Le boyfriend est une caricature de virilité et j’ai l’impression qu’il n’y a que moi que ça fasse hurler de rire dans ce pays (“va, chouchou, va réparer la voiture et faire de la muscu”).
Si j’étais une dangereuse révolutionnaire (chut), je dirais que cette histoire de contestation obligatoire est super bien trouvée pour nous uniformiser. Il y a une règle, mais il ne faut pas la suivre. Du moins il y a une règle, et on a droit à environ deux amendements (je suis féminine MAIS je m’autorise un treillis et des paras… à condition de respecter tout le reste). Amendements qui sont à la discrétion de chacun, mais obligatoires.
Notons que ça marche aussi avec la beauté. Une nana type mannequin ? Elle paraît froide et ennuyeuse. Une nana parfaite avec une unique petite variation ? C’est celle qui finira star. Voilà Angelina et sa grosse bouche, Scarlett et son menton triangulaire, Cameron et son visage carré. Si par malheur tu es tout simplement canon, il faudra compenser : ça va de l’incarnation d’une beauté “exotique” (Penelope Cruz pour “la” Latino) à un marketing intello (Natalie Portman) ou artylol (Louise Bourgoin).
Remarquons également que si on revient aux comportements, les filles ont le droit, et le devoir, de contester deux (allez, peut-être trois) détails de la norme. Pour les garçons, c’est moins. Un tshirt rose, ça passe, mais ajoutez un jean slim et c’est le suicide. L’inégalité dans le détournement commence tôt : une petite fille qui joue au sabre laser sera perçue comme moins inquiétante qu’un petit garçon accro aux poupées (“seigneur marie-joseph, serait-ce un inverti ?”).
Il existe d’ailleurs tout un monde de surcompensations pour réaffirmer son genre : les hipsters, promps à dégainer le slim, en profitent pour ramener la moustache. La modeuse en boyfriend jean va forcément le porter avec des talons hauts. Il paraît que parmi les spécialistes mode, on appelle ça “dédramatiser” (on dédramatise un blouson de cuir avec un collier à noeuds, on dédramatise les baskets avec une minijupe, etc). Ce qui signifie quand même que sortir de son petit sentier battu est un drame. Le dico dit : drame = événement tragique, violent. Synonyme : catastrophe. Anglais : tragedy. Bienvenue dans le monde merveilleux de la mode.
Bref, on ne fait que montrer patte blanche. Obligés d’être contestataires, mais de le faire dans des règles strictes, contraignantes et coûteuses. Par exemple, se situer dans la tribu “emo” permet aux garçons de porter du khôl, des cheveux longs et des jupes, mais 1) essaye donc d’entrer en soirée goth habillé normalement pour voir si ceci a le moindre rapport avec la tolérance, 2) essaye donc de voir le prix des fringues emo.
N’oublions pas la règle-clef du succès : si vous êtes original physiquement et suiviste intellectuellement, vous êtes un prolo ; si vous êtes suiviste physiquement et original intellectuellement, vous passerez à la télé.
Il paraît que le vêtement est un merveilleux outil d’expression de son moi profond (c’est ce que répètent les accros pour justifier leur compulsion de shopping) : faudrait voir à reconnaître aussi à quel merveilleux outil de répression on se soumet (moi la première, hein, l’équilibrisme s’apprend tôt, même que ça s’appelle le bon goût… par opposition au mauvais goût, celui des gens qu’on exclut). En gros, on a le droit de changer les couleurs et de choisir entre certaines matières. Woohoo, quel incroyable champ d’expérimentation ! (A la décharge des créateurs, ce sont les clients qui sont les premiers à hurler quand un vêtement de défilé n’est pas portable “en vrai”.)
Bref. Je reviendrai sur la question une autre fois. Mais je tenais à dire que quand je dominerai le monde à base de complot mondial, le système de régulation de notre apparence physique sera celui que j’appliquerai à l’univers : encourager une contestation minuscule qui a l’air de satisfaire tout le monde (salut aux hippies qui se font des gros trous aux oreilles pour se rebeller, vous êtes parfaits), et maintenir en face un conformisme implacable. Chacun dans son genre, chacun dans sa tribu, vernis de liberté pour tous.
(Epilogue : dans le Festival de la Couille de Chuck Palahniuk, qui compile des textes non fictionnels, l’auteur dit avoir passé une journée déguisé en chien en peluche, à visiter une ville. Accoutrement non valide, donc. Il s’est fait suivre par la police, insulter, et finalement taper dessus. Oui, taper dessus. Parce qu’il n’était pas habillé normalement. Et ça ne m’étonne pas.)
Pour rappel, hop, Wikipédia. Ces adorables godes de la collection Necronomicox sont disponibles ici ! Bon, et quoi d’autre dans le monde réel ? Un article vaguement déprimant chez Libé :
Les hommes qui gagnent moins d’argent que leur femme ont plus de chances de les tromper. Ce cocufiage étant une façon pour ces mâles orgueilleux de «restaurer leur identité masculine ressentie comme menacée». Mais subvenir aux besoins de la maisonnée rendrait aussi les femmes plus enclines à batifoler.
Plus la femme est dépendante financièrement de son partenaire, moins elle a envie d’aller voir ailleurs.
Nmpffff. (Oui, un lundi matin, ma capacité d’analyse se réduit à “nmpffff”.)
Un peu avant :
- Histoire d’un grizzli
- La place du psy, l’oeil de la mère
- Bioman dans ton lit
- Contre les genoux
- Vrac # ?
- Enfin un site de rencontre pour les moches
- François Sagat est un dieu vivant, un cap, une péninsule
- Dieu est dans les vagins
- Mon petit poney devient vrai pendant quelques instants
- Jouissance radicale
- Retour vers le futur #15 : CC Initials (juin 2003)
- Retour vers le futur #14 : Je t’aime (juillet 2003)
- Retour vers le futur #13 : Sous-marin (août 2003)
- Retour vers le futur #12 : Le sac à main est un truc insaisissable (septembre 2003)
- Retour vers le futur #11 : Tournée internationale opus 26 (octobre 2003)
Brèves
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Question du dimanche
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Oyez, friends. Je viens de me lever, et je regarde sur PostSecret cette carte postale, et je me demande comment c’est possible. Mariage = alcool + émotion + épuisement à force de sourire et checker que tout va bien + ramasser sa mère ivre morte sous une table + danser jusqu’au bout de la nuit alors que tu t’es levée à 6 heures du mat’ afin que tes cheveux deviennent une arme contondante appelée chignon. Pour ma part, après une journée pareille, il y aurait deux solutions : 1) dormir immédiatement sans même enlever la robe, 2) que la pièce montée soit intégralement constituée de cocaïne. Le point 2 étant très improbable, je ne peux pas concevoir une nuit de noces où les gens feraient vraiment l’amour de manière romantique. Au mieux (pire ?), ils rempliraient leur premier devoir conjugal : en n’ayant pas envie, en trois minutes, juste histoire de valider la cérémonie. Si quelqu’un a une explication à ce mystère comme quoi certains auraient encore l’énergie nécessaire à une fornication de qualité, je prends.
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40 ans : le MLF approche de l’âge cougar
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Hier, c’était les 40 ans du MLF, à qui nous devons beaucoup. Hier, sur le net, ça s’est bien déchaîné. Contre, évidemment. Sans rien connaître du féminisme, évidemment. Parmi les preuves de paresse intellectuelle (pourquoi se renseigner ? pourquoi penser ? tout ça est épuisant), nous avons toujours en première ligne les accusations “elles sont moches”. Tant qu’une femme devra valider une revendication avec son physique, le féminisme restera d’actualité. Accessoirement, c’est la pensée la plus passionnante et libératrice du monde :)
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A travers la presse déchaînée
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Sous prétexte que c’est la rentrée, je travaille : sur MadmoiZelle à remonter le moral des filles sur le destin féminin et leur capacité à bouger leurs seins (cliquez sur le lien dans l’article et pleurez, bon, par contre évitez en open-space), sur Arte je vous recommande l’excellent Théma sur l’âme-soeur qui sera diffusé ce soir (et que j’aimerais bien voir, sérieux, jetez un oeil). A part ça, ce mec me fait hurler de rire, ouaich les zouzes !
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Retour vers le futur #0 : l’origine du monde
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Amis lecteurs, je file en vacances. Pour tenir compagnie aux trois personnes qui traînent ici en août, vous aurez droit à quinze jours de best-of de mon premier blog – une sélection bordélique garantie sans fil rouge, constituée de textes de 2003 et 2004, ce qui ne nous rajeunit pas franchement. Soyez sages dans les commentaires pendant que je bronze et que je teste le fétichisme du fromage de chèvre !
(20 réactions) -
Fantasme de vieux
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Michel Sardou vient de me faire rire jaune fluo. En 2010 être une femme serait un drame parce que tu aurais choisi le conseil d’administration plutôt que l’amour. Ce qui est amusant, c’est que tout le monde dit que les femmes sont multitâches (comme un bon lave-linge, quoi), mais… pas pour le combo sentiments + boulot. Là, seuls les mecs (pourtant prétendument monotâches) sauraient faire. Paradoxal, quand même, non ? Et révélateur d’attentes bien différentes selon que tu sois né dans un chou ou une rose. Fromage OU dessert, mec OU salaire : ce mec chante sur les femmes depuis dix mille ans et il n’a toujours pas pigé qu’on veut TOUT (y compris qu’il attrape une extinction de voix). Je milite personnellement pour que Michel Sardou choisisse l’amour plutôt que sa carrière, afin de nous épargner ce douloureux come-back.
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Fétichismes geeks
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Technophile, Chronophiles, Asiaphiles : la culture geek et l’Interwebz commencent sérieusement à imprimer leur marque dans nos fantasmes. C’est pas comme si on avait cru y échapper :)
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Le diable au corps et notamment aux oreilles
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On a tendance à oublier l’essentiel, sur ce blog : Clara Morgane est très jolie. Mais par pitié, Clara, achète-toi quelqu’un pour t’écrire des paroles de chanson maintenant. Et pour faire la musique aussi.
(49 réactions) -
Cette petite, elle va mal tourner
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Avoir un couteau : check. Abuser des garçons : check. Jouer avec des allumettes : check. Bon maintenant, est-ce qu’on pourrait par pitié me rafraîchir avec un gros jet d’eau ? (Dans quelques heures, piscine, champagne, cartes postales et joie.)
(18 réactions) -
A fleur de poupée
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Les real dolls en phase de fabrication : attention cauchemars.
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Sextoy ou gadget ?
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Je fais 9/10 à ce test. Défi ! (Normalement, en lisant Sexactu, vous partez avec un gros avantage.)
(24 réactions) -
La vérité est “ailleurs”
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Ho ho, ZoneZéroGêne repasse une couche sur Education Sensuelle et ça fait mal. On y apprend que les filles aiment être caressées sur tout le corps et “ailleurs”. Par exemple, hmmm, ha, ho, j’adore qu’on me caresse sur l’oreiller. Ou alors qu’on me caresse ma vaisselle avec une éponge.
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Dévotion
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Le film porno de zombies de Bruce la Bruce diffuse son trailer, et ça déchire. (Ensanglanté, non explicite.) Il faut savoir que j’ai croisé François Sagat dans la rue récemment et que je n’ai pas osé lui demander d’autographe, alors qu’en talons je fais deux fois sa taille. François, si jamais tu passes sur Sexactu, je voudrais un de tes slips usagés dédicacé. Merci.
(21 réactions) -
Vie de meuf et service public
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Tout juste lancé, déjà un succès : vie de meuf, le site qui explique comment le monde professionnel est fascinant quand on est une femme. J’en profite pour re-raconter ici mes débuts comme reporter d’images en télé : mon premier stage avait lieu dans le Sud de la France, ambiance caniculaire. Ma co-stagiaire et moi venions en boulot en débardeur et short. Comme tout le monde. Mais ha ! C’était sans compter sur notre rédacteur en chef, qui nous a expliqué dans son bureau qu’il fallait qu’on se couvre, parce qu’à son âge il ne désirait plus sa femme (texto), donc nous voir en petite tenue était insupportable. Yeah. En voilà une première expérience funky !
(37 réactions) -
Révolution sexuelle, on recommence ?
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Camille pose la question et ouvre des pistes. Amusant parce que j’aurais tendance à être d’accord sur la fin (ça bouge) mais les moyens évoqués me sont totalement inconnus (mon entourage n’est pas dans une phase particulièrement expérimentale, dommage, ce serait marrant). Parmi les choses que je trouve intéressantes de mon côté, il y a la dédramatisation de la monogamie sérielle : avec les fêtes de divorce, les remariages et les pauses sentimentales assumées, on aborde sa vie de couple avec la même résignation/joie que sa vie professionnelle – plus d’emploi à vie mais un enchaînement de boulots uniques, de démissions et de périodes de chômage. Un apprentissage de l’inconstance, en somme.
(25 réactions) -
Regards croisés
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D’ici que je me réveille pour un vrai billet, je vous suggère d’aller lire mon interview en doublé avec mon idole Agnès Giard sur SecondSexe. C’était certainement le débat le plus intéressant de ma vie (il y en avait des pages, cette version est écourtée), même si nous sommes d’accord sur tout et que je finis par me traiter de nuisible :) Et ça me donne envie de continuer la boucle en interrogeant en croisé le Missionnaire et Camille pour un grand moment de “les sexblogueurs parlent des sexblogueurs”. (J’entends parfois que je suis hautaine parce que ma blogoliste ne comporte pas de liens de camarades : ces liens sont dans mes articles. Plus efficace.)
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C’est tout chaud
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