L’homosexualité est-elle innée ou acquise ? Ou les deux ? On est repartis pour un tour dans le débat, avec un nouveau chercheur qui vient faire pencher la balance côté inné.

Il explique que l’homosexualité est provoquée par une interaction entre des facteurs génétiques et hormonaux dans l’embryon. Plusieurs études suggèrent en effet qu’un stress très important subi par la mère durant la grossesse pourrait déséquilibrer la machine hormonale de l’embryon et influencer durablement son orientation sexuelle.

Je n’ai pas la réponse à la question de l’homosexualité, du haut de mon bac -3 en sciences. Mais je ne suis fan ni des explications psychanalytiques (bhaaa) ni de cette thèse génético-hormonale, qui m’embête pour pas mal de raisons :

- Les gays seraient un peu des femmes, prenant les “caractères comportementaux du sexe opposé” (et les lesbiennes seraient un peu des hommes). Les caractères comportementaux en question étant contestés, ça me ferait mal. Bonjour le retour des gays femmelettes, fillettes, efféminés… et des butch poilues. Non seulement ce n’est en rien libérateur pour les homos, qui se retrouvent anormaux parmi les freaks (même si cette fois ils n’ont pas choisi), mais ça conforte chacun dans son petit genre minuscule : chacun sa place, et liberté pour personne.

- Tiens, une fois encore, c’est la faute de la mère. Comme avec l’autisme à l’époque. Donc pour “dédouaner” les homos de leur homosexualité, on culpabilise maman. Et quand le père, gros homophobe dégueu, se rendra compte que Julien préfère Nicolas, il pourra taper bobonne à coups de fer à repasser (bobonne qui en sera réduite, pour peu qu’elle soit elle-même homophobe, et soyons honnête la plupart des gens sont tolérants tant qu’on ne parle pas de leurs gosses, à mourir persuadée d’avoir été une mauvaise mère). Pour peu que ce soit Julien lui-même qui déteste son homosexualité, il pourra faire un procès à ses parents.

- Et sinon, les bis ? Hello ?

Comme je l’écrivais, je n’ai pas de réponse pratique sur l’homosexualité (ni sur l’hétérosexualité, d’ailleurs). Peut-être que ce chercheur a raison et que l’univers est un endroit très déprimant où on meurt à la fin. Mais sa théorie, je ne l’apprécie pas. Je ne vois pas en quoi il serait socialement plus acceptable d’être la victime d’un désordre hormonal. En revanche, je vois trop bien comment une opinion fondée sur de vieux manichéismes hommes/femmes pourrait se retourner contre ceux qui ne rentrent pas dans le moule – lopettes et camionneuses en deuxième ligne, juste derrière leurs mères stressées.

L’enfer est pavé de bonnes intentions.



  1. Greg

    En même temps, c’est une étude scientifique, qui par conséquent, s’intéresse à des faits scientifiques. Je ne crois pas que cette étude était porteuse d’une quelconque opinion.

    Notre travail de scientifique est toujours si mal compris, mais toujours interprété, ce qui est dommage : il ne faut pas voir le mal partout ;)

  2. Tinu

    Quand j’ai lu le début, je me suis dit, et les Bi alors???? :D

  3. Cha00s

    Moi perso je pense que cette théorie se tient, ne t’en déplaise Maya. Effectivement, même si elle n’est pas des plus optimistes, même si elle est affreusement terre à terre et anti-métaphysique au possible, c’est un fait : il se passe des choses lors de la formation de l’embryon entre celui-ci et la maman, à un point parfois hallucinant. Ma copine, qui étudie la pré natalité m’en raconte des vertes et des pas mûres, des trucs auxquels on ne peut pas penser (malheureusement, aucun exemple ne me vient là tout de suite maintenant).

    Je vais interroger les homos autour de moi, et faire un ptit sondage pour voir si leurs mères ont subit de gros stress pendant leurs grossesse tiens…

  4. éric

    @ Greg, un travail scientifique ne peut effectivement être compris (au sens technique) que par des scientifiques… par contre la publication et la médiatisation de certains travaux n’est jamais neutre.

    Maïa a raison, c’est le retour de la stigmatisation et ce n’est pas parce qu’on va l’auréoler (olé ! ^^) d’un joli ruban neuro-bio qu’elle en sera moins dangereuse pour ceux et celles qui en seront victimes.

    En matière de génétique je préfèrerais qu’on se penche sur les “désordres hormonaux” qui font que les poulets n’ont que deux pattes au lieu de huit (ce qui permettrait de nourrir plus de monde !)… ;)

    Des travaux sur l’orientation sexuelle du voisin n’ont absolument aucun intérêt scientifique mais des tas de répercussions sociales…

    La science n’est pas un art en soi qui doit se dispenser d’une réflexion sur ses buts (tiens, après les cinéastes, je vais encore me faire des amis ! ^^).

  5. John Craft

    Je me demande quoi répondre à part “je suis entièrement d’accord”…
    Même si l’article prend le sujet au sarcasme, il demeure décevant de rester dans cette idée que le comportement pourrait être uniquement génétique. N’oublions pas que les pédophiles sont nés ainsi, hein, évidemment.
    Et certes, le scientifique donnait plus le résultat d’une étude et pas une vérité absolue, mais… ça reste un résultat auquel trop de gens vont donner trop de poids.

  6. LittleJohn

    Sauf que, au EU par exemple, les plus farouches tenant du caractère inné de l’homosexualité sont les homo eux-même, car ce qui est inné serait “naturel” et ne saurait être corrigé (par la psychiatrie ou autre) contrairement à l’acquis, qui implique une part de choix de l’individu dans les esprits étroits des homophobes…

  7. RomainB

    Bien dit tout ça.

  8. aelle

    Tout ce que j’ai à dire c’est ça:

    http://www.phdcomics.com/comics/archive.php?comicid=1174

    N’accusons pas la science des méfaits du mauvais journalisme, merci.

  9. rpbourque

    Quoi qu’il arrive la sexualité ne se limite pas à être homo, étéro ou bi. Les pratiques sexuelles sont très variées et je me demande si derrière tout ça il n’y aurait pas une volonté inconsciente de limiter le sexe à la pénétration.
    On sait parfaitement que les jeux sexuels à un ou plusieurs se construisent petit à petit et que, parfois, lors de chocs psychologiques, notre comportement sexuel peut être radicalement changé. La génétique a forcément des effets sur la sexualité mais de manière très fondamentale. Dans certains cas elle sera prépondérante mais elle est rapidement écrasée par la dimension culturelle et sociale de la relation (parce que génétiquement c’est ce qui nous intéresse).

  10. Greg

    aelle => +1 :)

  11. aelle

    Eh, pour tous ceux qui parlent de génétique, l’article parle justement d’une influence de l’environnement hormonal in utero sur l’orientation sexuelle – congénital donc, mais pas génétique, ni héréditaire.

  12. Padouk

    Il faudra alors qu’on m’explique pourquoi mes deux frères jumeaux (triplés que nous sommes) ne sont pas gays eux aussi.

  13. Co'

    Merci Maïa d’avoir su mettre des mots sur ce que j’ai ressenti en lisant l’article du Monde de ce matin à ce sujet.

    Sinon, +1 pour Padouk et +1 pour éric aussi !
    Bonne journée

  14. Maïa Mazaurette

    Aaah voilà longtemps qu’on n’avait pas eu 10 commentaires par heure sur Sexactu. Je sors le popcorn o/

    (A vrai dire je suis en plein dans la thématique : aujourd’hui, je pars à la redécouverte du quartier gay de Berlin.)

  15. éric

    aelle, ton lien est d’une mauvaise foi et d’un corporatisme honteux… d’autant que d’après ce dessin, les premiers responsables de la mauvaise information scientifique ne sont pas les journalistes mais les universités…

  16. Roman

    Etant moi-même bi, je trouve insultant ce genre de recherche. D’une, je suis bi pourquoi, moi ?

    Et surtout, de deux : sérieusement, qu’est-ce qu’on en a à faire de l’origine de l’homosexualité ? Déjà, y’a plus de 450 espèces animales chez qui on a noté des comportements homosexuels, temporaires ou permanents. A partir de là, on peut dire que c’est suffisamment fréquent dans la nature pour qu’on s’en fiche royalement.

    Ce n’est pas un désordre, c’est une particularité. Comme la couleur des cheveux, ou des yeux. Que ça intéresse les scientifiques, OK, c’est cohérent, mais je vois même pas pourquoi on en débat. A part pour une morale arriérée…

  17. Mathieu

    Maïa, Merci !

  18. Greg

    éric => le coup du corporatisme, y a longtemps qu’on nous l’avait fait celui-la (en fait non, je plaisante). Il faut mettre les pieds dans un labo — et dans la recherche du coup — pour comprendre que ce corporatisme n’existe vraiment — mais alors vraiment — pas.

    Roman => effectivement, tu as entièrement raison. Comme je le laissais entendre tout à l’heure, c’est plutôt l’utilisation vicieuse de la recherche qui est un problème. En cela, je ne vois pas pourquoi ce “genre de recherche” serait insultante. D’autant plus (je ne suis pas biologiste je souligne) que ce type de recherche a certainement un impact fondamental important : l’endocrinologie, l’impact de la chimie — y compris les hormones — sur les comportements, les transformations physiologiques dues à l’environnement, etc.

    Là où je suis d’accord avec tout le monde, c’est que ce scientifique a une façon de procéder un peu étrange. Écrire un livre et en faire une telle pub alors que tout ça n’est pas tranché scientifiquement, c’est un peu donner le bâton pour se faire taper.

  19. Creek

    Aller zou, on repart sur les débats à deux francs six sous, on va nous prendre la tête pour un rien, va y avoir un bon gros troll qui va arriver et ça va partir à l’homophobie, à l’insulte, à l’agressivité…

    Vous avez surement déjà vu ça, un feux d’artifice façon article du 20minutes.fr sur l’homosexualité/homophobie/religion/antisémitisme/éducation/politique. En fait, peut importe la façon de traiter un sujet, s’il entre dans ces catégories, il y aura toujours un con pour foutre le bean’s.

    Je suis homo. J’en ai rien à faire de pourquoi. J’en ai rien à faire de comment. J’en ai rien à faire que ça ne vous plaise pas. J’suis pas une tafiole mais j’en aime une. Ca te choque ? Dommage. C’est tout ce qu’il y a à dire.

    Ils cherchent la raison de l’homosexualité pour une raison simple : On cherche toujours à comprendre comment éradiquer ce qui dérange. Vous allez voir que les papas seront très aux ptits soins de la maman maintenant, pour éviter le stress… Faudrait pas que fiston soit pédé, ça fait tâche dans la lignée. Remarquez, au moins, maman sera heureuse pendant 9 mois.

    On parie que ça changera rien ? On est là depuis toujours, faites vous y, point barre.

    Je plussoie la dernière phrase de Maïa, l’enfer est pavé de bonnes intentions.

  20. Poosniffer

    On cherche toujours le pourquoi du comment, on classifie dans de petites boites: chacunes rangées bien à leur places. Cela rassure…

    A la place de rechercher si l’homosexualité est due à … on ferait mieux de se pencher un peu plus sur les recherches concernant les maladies rares, le SIDA, etc.

    De vraies causes quoi !

    Je pense la même chose que Creek.
    Qu’on les laisse vivre tranquille purée de purée ! Sans être insultant: on s’en fout ! Venez donc picoler avec moi, on s’ennuiera plus tard…dans l’enfer pavé de bonnes intentions…

  21. Noirdesir

    Maïa, je ne sais pas si tu as bien écouté l’interview du professeur Balthazart mais il présente bien l’orientation sexuelle comme un continuum et non comme une dichotomie.
    De même, au niveau de l’influence de la mère, l’étude sur laquelle il se base, bien que n’étant pas réfutée, n’a pas été répliquée et le stress subit était somme toute très intense. En admettant que l’explication soit bonne, dire que l’homosexualité est la faute de la mère revient à faire un raccourcis énorme. Il faut rechercher la cause dans le stress subit et dans ce cas, le père ou un évènement tiers (une guerre?) peut très bien être tout autant en cause.

    Quant à la stigmatisation de l’homosexualité, cette étude montre justement que, si l’homosexualité chez l’humain est bien due, en partie au moins, à des facteurs hormonaux prénatales, il devient inutile de les considérer comme responsables de leur orientation sexuelle et donc de les stigmatiser. Cela reviendrait au même de rendre quelqu’un responsable de sa taille.

    Et je terminerai en disant que le petit dessin d’Aelle est très représentatif de ce qui est en train de se passer: l’information s’éloigne chaque fois un petit peu de ce que dit le chercheur dans son article…

  22. Canelle

    Le problème avec les études comme celle-ci, c’est que ça essaie d’expliquer le comment des choses, but plutôt louable, mais qu’ensuite le social et le politique en font une étude sur ce qui est “normal”. Or en biologie rien n’est “normal”. il n’y a que des cas particuliers, qui statistiquement donnent en majorité un phénomène, mais il y a aussi une infinité de cas particuliers.
    Pour ce qui est des bis, je me croyais ne bizarrerie de la nature, jusqu’à ce que je découvre qu’on est beaucoup plus nombreux qu’on ne le croit.

  23. Guilhem

    La vraie question à mon sens, devrait être la façon dont est relayée l’information.

    Le scientifique en question (Jacques Balthazart puisqu’il a un nom), tient à tordre le cou à de vieilles idées nauséabondes : “Il était temps de rééquilibrer la balance. En dépassant le conflit stupide inné/acquis ou nature/environnement. Car tout est interaction entre les deux. Sur une base scientifique, je voulais aussi démonter les croyances selon lesquelles l’homosexualité serait une maladie, une perversion, une déviance”. C’est écrit en toutes lettres, en bas de l’article du monde (oui il faut lire jusqu’au bout).

    On en arrive à un article de blog, qui commence par les lignes suivantes :
    “L’homosexualité est-elle innée ou acquise ? Ou les deux ? On est repartis pour un tour dans le débat, avec un nouveau chercheur qui vient faire pencher la balance côté inné.”
    Une contre vérité donc. Cf l’article du monde.

    Et on finit par des commentaires nous expliquant, analyse très fine à l’appui, que les scientifiques sont tous des salops, et que le Balthazart là, c’est rien qu’un gros vilain.

    Je me demande juste si les bonnes questions son posées.

  24. éric

    Mais pourquoi bon sang, voulez-vous absolument qu’une “orientation sexuelle” soit DÛE à quoi que ce soit, qu’elle ait une origine, une explication ?

    Le fait même d’en faire un sujet de recherche c’est déjà orienter le débat…

  25. rpbourque

    Je suis étonné d’un certain nombre de commentaires. La question de l’origine de l’homosexualité est restrictive, c’est clair, mais je ne vois pas pourquoi ça ne pourrait pas être un sujet d’étude. Ainsi il y aurait des milliards d’études sur l’hétérosexualité mais l’homosexualité ce serait tabou ? Je suis d’accord sur le fait qu’il y a sans doute parfois des intentions homophobes derrières certaines études, je suis d’accord pour dire qu’il faut avoir un regard général et éviter les clichés, mais éviter le sujet serait contreproductif.

  26. Lully

    Je consentirai à écouter cette théorie quand on m’aura présenté une maman qui n’a pas subi de stress (même s’il n’est pas clairement objectif) durant sa grossesse.

  27. Guilhem

    @Eric : ce que tu dis est faux.

    Le but des sciences, c’est d’apporter des réponses, basées sur des faits établis, aux questions que tout le monde se posent. Tout ça d’une façon rigoureusement encadrée par des protocoles, soumis à l’approbation ou non de tous.

    Dans ce cas précis, le scientifique montre que toutes les hypothèses avancées sur “l’origine” de l’homosexualité, par la société ou les instances religieuses, sont vraisemblablement fausses, et qu’il n’existe pas de vérité absolue. Et qu’il faut dépasser “le conflit stupide inné/acquis ou nature/environnement”. C’est écrit. Lis.

  28. éric

    J’ai lu (l’article du monde, hein, pas l’étude).

    Tout est formulé au conditionnel et tu me parles de “faits établis” ?

    Are you joking, man ? :)

  29. Guilhem

    @Eric :

    Ou je me suis mal expliqué, ou tu fais l’enfant. On va partir du principe que je me suis mal expliqué.

    Tu disais :”Le fait même d’en faire un sujet de recherche c’est déjà orienter le débat…”
    Ce à quoi j’ai répondu que la science en général (on dit “les sciences dans ce cas là) se borne à donner des réponses, basées sur des faits, établis et reconnus, MAIS ne juge jamais. Ce n’est pas son rôle. C’était le premier paragraphe de mon précédent post.

    L’article est donné au conditionnel? Tu veux des faits précis? Fais un tour ici : http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed?term=%22Balthazart%20J%22Author&itool=EntrezSystem2.PEntrez.Pubmed.Pubmed_ResultsPanel.Pubmed_RVAbstract

    Ce sont tous les articles du gars en question. Tu y trouveras ton bonheur. Les faits ne sont pas écrits au conditionnel.

  30. merriadoc

    Mon grain de sel à 2 balles :
    1-Une théorie scientifique n’est pas faite pour être aimée.
    2-Le cerveau possède une caractéristique essentielle de par sa structure : la capacité de s’adapter et d’évoluer. Ne l’oublions pas.
    3-Voir les choses du point de vue “victime-’oppresseur’”, c’est un choix.

  31. Sacha

    Pourquoi cette perte de temps et d’argent à étudier l’homosexualité? Il y a certainement d’autres sujets plus intéressants, comme par exemple le sida, ou encore la diminution de la concentration en spermatozoïdes du sperme masculin?

  32. Guilhem

    @Sacha

    Je peux me tromper, mais de ce que j’ai pu voir, il ne fait pas de recherche sur “l’homosexualité”. D’ailleurs je ne pense pas qu’il y ait un labo au monde qui travaille sur l’homosexualité.

    La personne en question est un neuroscientifique (il me semble, à vérifier). Grosso modo, de ce que j’ai lu de ses travaux, il travaille sur les homornes, et le développement (de l’embryon, à l’age adulte).

    Ce qu’il a fait, c’est de regrouper une partie de ses recherches, et des recherches d’autres laboratoire/scientifiques, pour donner le point de vue scientifique sur une question de société, parcequ’il devait sans doute en avoir marre d’entendre le futur primat de Belgique dire des conneries à la RTBF.

  33. éric

    @ Guilhem, oui mais non (réponse d’enfant ^^)

    Les articles scientifiques en français sont déjà compliqués à décrypter alors en anglais… :(

    Mon propos n’est pas : les scientifiques racontent n’inporte quoi (je n’ai pas le niveau pour contredire ou même simplement appréhender les aspects techniques).

    Je dis juste que la publication d’une étude (quelle qu’elle soit) n’est pas un acte scientifique mais politique au sens où cette publication et surtout son “bruit médiatique” influera (ou non) sur la société selon la période et le média choisis.

    Il est de bon ton désormais de faire sortir les scientifiques de leur labo pour “dédouaner” les journalistes et les politiques de leur incurie en la matière comme en sport où désormais on donne la parole au moins bien placé pour juger de sa performance : le sportif lui-même !

    Je ne suis pas anti-sciences (bien au contraire) mais je sais pertinemment que parmi les centaines d’études publiées chaque année ce n’est pas un “hasard” si celle-ci (et toutes celles liées à une éventuelle “preuve” génétique d’un comportement “asocial”) est mise en lumière.

    Et pour les béotiens comme moi l’accès à une information scientifique par voie de presse n’a que deux portes : le gros titre de une (“Homosexualité innée ou acquise ? Un chercheur relance le débat”) ou l’article lui-même (truffé de conditionnel).

  34. Guilhem

    @Eric

    D’où mon premier message. Moi je suis sidéré de la façon dont est relayée l’information, et comment les gens la lisent, l’ingurgitent, et l’interprète.

  35. rpbourque

    @Eric > On peut donc parler de crise médiatique, elle est vérifiable dans tous les domaines (scientifique, politique, sportif, artistique…). Des études sur la sexualité en général sont par contre utiles, pourquoi pas sur l’homosexualité ?

  36. éric

    Parce que l’homosexualité FAIT PARTIE de la sexualité.

  37. Noirdesir

    @ éric, comme tu le dis toi-même, l’article est au conditionnel sur pas mal de points. mais tu devrais écouter l’interview du chercheur pour mieux comprendre son propos si tu ne veux (ou ne sais pas) lire son article. Comme l’a bien dit Guilhem, son but est justement de tordre le coups à des idées préconçues que certaines personnes tentent de remettre au goût du jours au détriment de la communauté homo.

    Et quand tu dis que cette publication apporte “une éventuelle “preuve” génétique d’un comportement “asocial”" c’est plutôt l’inverse: elle tente de montrer que le caractère atypique de l’homosexualité (il se refuse à utiliser le terme anormal et encore moins asocial) est naturel. L’homosexualité n’est donc pas une déviance.

  38. éric

    @Noirdesir, tu as vraiment lu mon (mes) commentaire(s) ?

    Je n’ai pas le temps et je ne veux pas avoir le temps de lire un article puis de l’écouter et après ? je prends rendez-vous avec l’auteur ? et ensuite ? j’épouse sa fille, son fils, son chat ?

    Nous savons tous ici (pusique nous sommes ici ^^) qu’un article du Monde (ou autre média d’importance, quantitativement) qui titre sur la remise en cause du “schümlorbreigensteinerdorf” (ou tout autre aspect ^^) de l’homosexualité, ne sera pas LU et compris mais INTERPRÉTÉ.

  39. Matthieu (l'autre)

    Mes 0,02 EUR à moi:

    Que l’homosexualité soit innée ou acquise, elle ne gène que ceux que la différence dérange. S’il n’y avait pas d’homosexuels, ces gens là trouveraient d’autres souffre-douleurs. Quant à la question « pourquoi perdre du temps à l’étudier », c’est parce qu’elle ne participe pas à l’évolution de l’espèce et qu’elle continue pourtant d’exister. Elle a donc une raison d’exister, et c’est le but du scientifique que d’étudier ce qui existe pour en comprendre les causes et faire avancer la Connaissance.

    Ce qui est beaucoup plus dérangeant dans les medias actuels, c’est qu’un journaliste ne peut pas publier un mensonge sur un People (par exemple: « Maïa Mazaurette serait en fait un homme ») sans s’attirer les foudres du monde entier, alors que publier ânerie sur ânerie sous couvert de relayer des informations scientifiques (par exemple « Untel a publié dans cette éminente revue scientifique que le réchauffement climatique n’existe pas » alors que la revue n’existe pas et que Untel a passé sa vie à publier le contraire de ce qui est affirmé) n’émeut personne. Les scientifiques ne lisent pas les torchons où c’est publié, et les lecteurs des torchons n’ont pas un gramme de culture scientfique, et sont donc incapable de juger si une information est vraisemblable ou pas. Le problème c’est que ces derniers sont souvent nos dirigeants politiques.

    Quand l’information concerne les sciences, tout le monde s’en fout que ce soit vrai ou faux. Il y a encore des gens qui croient que la Science, cest quelque chose qui ne fait pas partie de la Culture, donc que c’est pas vraiment important, pas comme l’Économie, la Politique ou les People. Mon opinion à moi que j’ai, c’est que si on considère important pour la Culture d’étudier Baudelaire, il faut aussi étudier les concepts fondamentaux de la théorie de l’évolution, qui sont tout aussi important pour la-dite Culture. On parviendrait peut-être à faire comprendre qu’il n’y a rien à aimer dans une théorie scientifique : elle expose des faits, l’état d’un savoir à un moment de l’Histoire. Ce qu’en feront les idéologistes et les politiques, c’est un problème de société, pas de science. Laissez les scientifiques étudier (et éventuellement se tromper, ça fait aussi partie de la démarche scientifique), et inquiétez-vous plutôt de la récupération et du détournement de leurs résultats (vrais ou faux) par certains pour leur profit personnel.

  40. Tadam

    Ralala, Dis moi maïa, tu n’es ni psychanalyste, ni biologiste, que fais-tu des sciences humaines (bon, t’as mit -3 en science, mais crois moi dans ce domaine là, tu as au moins +2 vu ce qu’il y a écris dans le blog)

    Pour ma part, je suis en science sociale (et je dis bien science), mais j’aime jeter un oeil à ce qui se fait à côté. Quelques point pour éclaircir le débat:

    -Tout les comportement ont une base chimique, on y peut rien, c’est comme ça que fonctionne le cerveaux.

    -Toute les définition de comportement sont sociale. Dire homo/hétéro/bi/?sexualité implique déjà une question de classification sociale. Déjà, ça se définie par la pratique? Ou par l’attirance possible? Comment distingue-t-il pratique (constatable) et attirance (inconstatable).

    Ce qui est inné, c’est le potentiel chimique permettant différentes activité. Si je m’y connaissait un chouia plus sur l’endocryno le premier truc que je vérifierais dans son étude est sur quel base il déduis ce changement, quel est sa pop témoins, etc. Et sur quels espèces aussi ^^
    Déjà, s’il a fait une étude statistique avec questionnaire du genre “avez vous vécu tel tel tel ou tel évènement durant votre grossesse?”, je le traite de touriste et passe à autre chose.

    De toute façon, (j’ai pas lu l’article) s’il parle de “comportement” il ne peut parler que de “capacité à avoir” (en gros, t’as les produit chimique pour :p), ça reste pleinement social.

    D’ailleurs, autre point que je vérifierais. Je ne crois pas avoir lu d’étude scientifique certifiant que les chemin chimiques du désir pour un homo/hétéro/bi ou ? soient différents.

    Parce que mine de rien, sont étude implique l’existence d’une différence significative.

  41. Antoine

    La beauté de la multiplicité va bien au-delà de la sexualité…
    Je cite la citation :
    “(…) Plusieurs études suggèrent en effet qu’un stress très important subi par la mère durant la grossesse pourrait déséquilibrer(…)”
    Pour ma part, je ne lis pas cela comme quelque chose de culpabilisant pour la mère. En lisant ça, je me dis, faut pas stresser la mère pendant la grossesse. Je me dis : le vilain papa qui veut faire l’amour avec elle pdt sa grossesse, qui l’engueule parce qu’elle veut pas faire l’amour avec lui, tous ces gens qui vous emm… alors que vous avez un truc vachement important à faire en vous et si jamais on doit être gentil dans la vie, c’est justement l’occasion pour pas perturber bébé…
    Je ne vois pas uniquement la culpabilisation de la mère. Je lis la culpabilisation de la terre entière, source (aléatoire) de stress (imprévisible) pour la femme enceinte.
    Je partage bon nombre des a priori de cet article, mais pas tous. Le bout du nez, même joli, n’est pas le bout du monde.

  42. Guilhem

    Non mais le stress, d’un point de vue biologique, c’est tout ce qui agresse un organisme : virus, blessure, irradiation, médicament, un coup, stress psychologique, etc…

  43. Shen-Te

    @ Roman : “A partir de là, on peut dire que c’est suffisamment fréquent dans la nature pour qu’on s’en fiche royalement.

    Ce n’est pas un désordre, c’est une particularité. Comme la couleur des cheveux, ou des yeux.”

    Je ne vois pas en quoi cela constitue un argument contre les recherches sur l’origine de l’homosexualité. Je rappelle que la génétique prend racine dans une interrogation fondamentale telle que “pourquoi certains pois de senteur ont la peau ridée alors que d’autres ont la peau lisse ?”, hahaha.
    Et pour ce qui est de la couleur des yeux ou des cheveux, on s’est aussi interrogé sur les mécanismes qui faisaient que X a les yeux bleus, alors que Y les a bruns. Bref, ce sont les bases de la génétique tout ça…

  44. Shen-Te

    Qui plus est comme aelle l’a souligné, il n’y a rien de “génétique” dans le fait que l’homosexualité serait causée par un dérèglement hormonal du au stress..Au contraire, ce serait un cas de comportement influencé par l’environnement chimique du foetus…

  45. Regal

    Je partais dans l’idée de poster un commentaire sur la culture scientifique, mais “l’autre Matthieu” l’a suffisamment bien fait.

    Je pense que 95% des débats sur des publications scientifiques ou d’une manière générale autour de la science (le soit-disant “Climate Gate” par exemple), n’auraient tout simplement pas lieu si tout le monde avait la même culture scientifique qu’un bac+2/bac+3 en sciences, ce qui n’est malheureusement pas le cas (et ça pourrait l’être si on enseignait le sens critique sur des études scientifiques au lycée).

    Là, je n’ai pas le temps de décortiquer sa méthodo pour la pourrir si besoin, mais pour le moment toutes les caractéristiques (cellulaires, physiologiques, psychologiques, whateveriques) qu’on a étudiées assez longtemps chez l’Homme se sont révélées être une combinaison de facteurs génétiques et environnementaux. Pour la simple et bonne raison que c’est comme ça que ça fonctionne, le développement d’un individu. C’est ce qu’on appelle le phénotype, je crois qu’on voit ça au lycée.

  46. Eck

    “Mais je ne suis fan ni des explications psychanalytiques (bhaaa) ”

    Tu as lu quoi à ce propos ?

    Parce qu’en psychanalyse aussi, y’a pas mal de courants différents.

  47. Opossum

    Les débats sur l’homosexualité, selon moi, n’ont pas réellement lieu d’être. Trouver une réponse quelle qu’elle soit ne rassurera personne et entrainera toujours de violentes réactions… Si l’on détérmine que l’homosexualité est acquise, on considérera que les homosexuels ont le choix, ce qui peut intensifier la discrimination. Quant à une éventuelle explication génétique, elle peut favoriser les classifications du type homosexualité = Maladie.

    Enfin, je sais que ça n’a pas de rapport mais c’est un appel au SECOURS que te lance une lectrice. Maïa, pitié, dis moi La Verité, ça existe pour de bon des culs comme cela —> http://bonjourmadame.fr ? C’est du plastique hein ?

    Je veux continuer à manger ma glace au Moka en me disant que même si tout cela est vaguement celluliteux, je suis encore culbutable.

    Save Our Souls.

  48. Zenome

    Etant homo, je me suis posé la question. Je suis arrivé moi-même, sans aide extérieure, à la conclusion que j’étais homo, vivant dans un monde totalement hétérocentré (/!\ ne veut pas dire homophobe), n’ayant eu aucune fréquentation homo avant il y a 2 ou 3 (c’est-à-dire après avoir fait mon coming-out auprès des premières personnes).

    Pas besoin de preuve scientifique (même si je suis plutôt content que cette étude sorte), je considère que mon homosexualité est innée, et par extension, qu’elle le sont toutes. C’est quelque chose de profond, quelque chose d’inconcevable pour quelqu’un qui ne le vit pas. J’ai le sentiment d’en avoir pris conscience à l’adolescence et de simplement ne pas l’avoir refoulé comme beaucoup font, d’avoir suivi un chemin mental qui m’a permis de l’assumer à terme. Bien sur, mon père n’a pas été très présent. Au mieux, je dirais que cette absence m’a empêché d’avoir une figure hétéro trop présente qui m’aurait inciter à refouler mon homosexualité. Mais elle était là de toute façon. J’aurais pu être ultra-catho et me le nier pendant des années, être homophobe et haïr les autres, je pense que ce serait ressorti au bout d’un moment. Je considère mon homosexualité comme mon identité, comme quelque chose d’inscrit en moi et qui est tout sauf “implémenté”. De là à dire que ça sort d’un désordre hormonal… heu… je pense simplement que c’est un préférence. Une préférence très structurante sur le temps d’une vie certes, mais une préférence comme aimer le chocolat, aimer les tomates, aimer jouer au foot, aimer sortir en boîte… C’est quelque chose qu’on ne peut s’empêcher de ressentir, de vouloir, et ce n’est pas quelque chose dont on a eu le sentiment de se l’être fait inculquer/laissé inculquer par l’éducation dont on a bénéficié ou qu’on aurait “subie”… juste du libre-arbitre.

    Donc oui, je considère un peu les gays comme des hommes ayant une certaine part de caractères génétiques majoritairement féminins, cette part précise qui influe sur leurs préférences sexuelles. Ca n’a rien à voir avec culpabiliser maman, voyons… c’est une conclusion beaucoup trop simpliste, une sorte de manie de chercher une cause à tout… je suis pour dire qu’il n’y en aurait simplement pas =)

    Les bis sont juste des gens qui aiment les deux… une préférence “polyvalente” en quelque sorte. Le gène homo n’existe pas selon moi. Et puis le bi parfait n’existe pas. L’hétéro ou l’homo parfait non plus.

  49. Bibi

    Je suis un littéraire dans l’âme. La science en général me rebute. Et pourtant, j’ai dans l’idée que tout mérite d’être étudié. Et l’homosexualité en fait clairement partie. Cela fait partie de notre monde, ce n’est pas parce que la réponse pourrait poser problème qu’on doit le mettre de côté.

    Je pense qu’il est essentiel pour l’humanité de comprendre l’origine, les causes, le pourquoi du comment, on est hétéro, homo ou bi. Après, je ne doute pas que la réponse puisse être orientée : si c’est acquis, on peut changer. Si c’est inné, on est malade. Tout cela a été dit dans les précédents commentaires.

    Mais alors quoi ? Il y a forcément une “cause” à l’homosexualité, quelle qu’elle soit. La connaître nous permettrait de ne plus être dans le flou et de réfuter catégoriquement un bon nombre de théories homophobes qui existent encore parce que justement, on ne SAIT PAS. Vous me direz que trouver La réponse permettrait aussi d’entériner d’autres théories homophobes. C’est vrai, mais c’est un autre problème. Un fois qu’on a la réponse, le travail n’est plus scientifique, mais humain.

    L’ignorance… ce n’est jamais bon. Je fais partie des gens qui veulent savoir, quand bien même la réponse puisse déranger. Je suis homo, et j’ai toujours considéré l’être depuis ma naissance. Pour moi, c’est une évidence, je n’ai jamais eu à le mettre en doute. Alors si une théorie pouvait venir le confirmer, cela ne me dérangerait pas.

  50. bo

    “L’opinion est quelque chose d’intermédiaire entre la connaissance et l’ignorance.”

    Platon

  51. Flo

    Je ne pense pas qu’on puisse expliquer “l’homosexualité” en général, puisqu’il me semble y avoir de nombreux cas de figures, de nombreuses causes qui varient selon les personnes.
    Certains prétendent pouvoir tout expliquer par la psychanalyse, d’autres par la psychogénéalogie, d’autres par l’astrologie, l’environnement, le magnétisme, la génétique, les circonstances de l’accouchement, etc… Ca me semble un peu simpliste de vouloir réduire quelque chose d’aussi complexe et profondément ancré à une cause, non ?

    (coup de gueule d’une fille que sa mère a toujours cru -et croit encore- vouée à être dépressive toute sa vie, car beaucoup de ses aïeux l’ont été…)

  52. Mihawk

    eric : “Nous savons tous ici (pusique nous sommes ici ^^) qu’un article du Monde (ou autre média d’importance, quantitativement) qui titre sur la remise en cause du “schümlorbreigensteinerdorf” (ou tout autre aspect ^^) de l’homosexualité, ne sera pas LU et compris mais INTERPRÉTÉ.”

    Sans vouloir couper les cheveux en quatre ou enculer les mouches en plein vol (et sans vaseline s’il vous plait!!) à partir du moment où on s’approprie un texte (quel qu’il soit) en le lisant, il y a interprétation. C’est pourquoi le boulot des profs de français est si difficile…

  53. Bal Schrö

    Et pourquoi on ne se demande jamais comment des gens peuvent aimer le hockey ?

  54. Sébastien

    Maïa

    A la lecture de ton billet, je me demande si la représentation des hommes et des femmes ne t’interroge pas plus que la prétendue origine scientifique de l’orientation sexuelle.

  55. Hélène

    Ton billet est remarquable Maïa, tu m’impressionnes une fois de plus !

  56. Siamoise

    Je n’ai pas tout lu les commentaires, mais que l’étude soit valide ou non, j’ai envie, je crois que ça n’a pas vraiment d’importance… A mon avis, c’est plus complexe qu’une simple question d’hormone, l’humain est bien plus compliqué que ça! De ce fait il me semble que la sexualité est avant tout pour le plaisir, et ensuite pour la reproduction… Et je pense qu’avant tout les envies et plaisirs sexuels passe par l’esthétique des corps et des actes, la culture, etc… Et je pense que ses envies peuvent être plus forte qu’un simple dérèglement hormonal… Je sais pas si je suis clair ;)

  57. Liliya

    Sinon, j’ai une réflexion profonde à faire concernant ce débat fort intéressant et tout à fait nécessaire: on s’en foutrait pas un peu du pourquoi du comment?

    Et j’ai aussi une idée brillante à émettre, et pas du tout consensuelle, mais si vous trouvez mieux, faites-le savoir: faites-vous plaisir comme vous le voulez, tant que personne n’emmerde personne.
    Je me fiche de savoir qu’un jour j’ai fait un plan à trois parce que ma mère a mangé trop de brocolis au 6eme mois. Peut-être qu’à cause de la tarte au citron et du stress du 7eme, je virerai 100% homo. Qui sait? Et qu’est-ce qu’on en a à faire????

    Juste un dernier truc: protester en disant que faire une recherche à ce sujet, c’est stigmatiser l’homosexualité me paraît très exagéré; on n’étudie pas que les choses qui ne sont pas ordinaires, les hétéros ont été étudiés sous toutes les coutures…
    Et les conclusions sont loin de faire envie ou de mettre nécessairement sur un piédestal (être un véhicule pour transmettre les meilleurs gènes possibles, aimer son partenaire seulement grâce à des phéromones et pour son physique bien frais qui nous dit que les petits qu’on aura avec seront sains etc…etc…).
    On étudie l’ordinaire comme le reste, la science n’a pas de limite de ce côté là.

    Mais pour en revenir au début, on s’en fout, au fond…

  58. rpbourque

    @Bal Schrö>Bien sûr qu’il y a des études sur le phénomène du supporter, du phénomène sportif et même du hockey en particulier. L’hétérosexualité est hyper étudiée, jusqu’à plus soif, à tel point qu’il y a un grand nombre de livres que tout le monde connait qui ne sont là que pour répéter ce qui est devenu, à force, des clichés (à cause de la dimension normative de la science à force de mal en répéter les résultats alors que c’est la méthode de réflexion qui importe). Alors oui à des études plus larges, sur la pulsion en général, qui fait qu’on aime le hockey, les mecs et les filles, la cigarette, la montagne… il y en a, et oui à une étude spécifique de l’homosexualité qui est tellement normale qu’on peut l’étudier spécifiquement comme le dysfonctionnement du systèmé digestif de l’iguane lorsqu’il est sorti de son milieu naturel ou tout autre sujet bien plus local encore.

  59. M

    C’est un tissu de conneries, effectivement du mauvais journalisme mais l’auteur du bouquin m’a tout l’air d’être un fameux crétin aussi.

    J’ai écris un petit billet sur le sujet (en anglais) là : http://everythingisfunnyifyoutryhardenough.blogspot.com/2010/02/neurotic-ape.html

  60. Jack

    Je lurk pas mal ici sans avoir jamais posté mais m’étant intéressé au sujet de la sexualité (et au plus large terme sur l’éternel débat inné/acquis) et ayant lu pas mal d’anecdotes portant sur la recherche neurologique, il me semble important de citer l’une d’entre elles :

    Y’a quelques décennies de ça, on coupait le prépuce à l’aide d’une résistance thermique aux Etats-Unis. Et puis un jour, bam, un de ces petits chérubins manque de bol et se voit griller entièrement sa partie autonome. Les médecins grandement désolés proposent alors à la famille de le mettre sous traitements hormonaux et quelques opérations esthétiques, afin que, ne pouvant plus être un homme, il grandisse comme une fille.
    Mais malgré qu’il ait grandit élevé comme une fille, malgré les traitements hormonaux et tout le bordel, il ne s’est jamais senti féminin, sentant qu’il y avait une couille dans le gigot. Jusqu’à ce qu’il apprenne la vérité vers ses 17 ans, vérité qui d’ailleurs ne le surprit pas outre-mesure, s’étant toujours plus senti attiré par les nibards que les paire de couilles. Du coup, il est repassé sur le billard et s’est marié avec une nana.

    Ce qui est une anecdote ponctuelle, mais quand même sacrément dérangeante pour l’idée de la sexualité purement “acquise” socialement. Le cœur du problème, c’est que les gens (ça se vérifie particulièrement le long des articles de Maïa) réfutent tout argument amenant une idée de fatalité génétique ayant un impact social statistique. Les êtres humains, particulièrement ceux qui sont cultivés, ont horreur qu’on leur rappelle leur condition bassement animale, soumise à des fluctuations qu’ils ne contrôlent pas. Ils veulent rester persuadés qu’ils valent mieux que ça, que la construction sociale transcende leur animalité et leurs instincts.

    Les hormones existent. Si vous pouvez admettre une détermination génétique sur les chances d’avoir un cancer du sein, alors pourquoi pas un impact sur l’orientation sexuelle ? Pourquoi c’est si important qu’être homo soit un choix (alors que si c’en était un, je pense qu’il y en auraient pas mal qui auraient choisi l’autre camp) ou un acquis social ?

    Et pour ceux qui disent que l’enfer est pavé de bonnes intentions, je signale que la recherche n’en a rien à secouer. C’est la question du comment et du pourquoi qu’elle résout. Ou alors on devrait se mettre des œillères en permanence, de peur de trouver une vérité qui demande réflexion.

  61. Red-Rabbit

    Moi j’aimerai juste savoir pourquoi la demoiselle est restrictive quand elle ecrit : ” il pourra taper bobonne à coups de fer à repasser “? Une pelle ou une barre à mine, une poêle si elle est dans la cuisine …
    Et comme Liliya le dit si bien: “on s’en foutrait pas un peu du pourquoi du comment?”

    Polémiquer la dessus parce que 3 pèlerins payer à rien foutre sont parti sur ce sujet la vu qu’il faut absolument coller les gens dans des cases …

  62. Antoine

    Oppossum, la crème glacée n’est pas celluliteuse. C’est dur à dire, mais c’est nous qui faisons la cellulite. A partir de la crème glacée, entre autres…
    Mon conseil : la crème glacée juste avant et juste après la culbute, pour recycler l’énergie de la crème en énergie mécanique et tripler les plaisirs.
    Et si c’est le désert de la culbute en ce moment, et que la dépense énergétique n’est pas ton fort, pas trop d’accumulation, juste une boule de temps en temps pour rester heureuse, et prête (comme disait Baden Powell)… pour la culbute.

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