MTV sous acide

A quoi ressemble la beauté quand la chirurgie plastique nous permet de faire n’importe quoi ? Des cheveux lisses, des yeux de Marie-Madeleine, des seins et pectoraux gonflés, des lèvres-pneus : une sursexualisation. Si la beauté sert à se reproduire, ce choix uniforme devient logique même si paradoxal – renoncer au naturel pour accomplir un (prétendu) “destin naturel”.

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  1. éric

    Beuârk !!
    Y’a vraiment des plasticiens qui méritent des coups de pied au cul !!

  2. Calie

    Argh, on dirait des clones à l’arrivée… Ca fait froid dans le dos.

  3. Sophie

    Toutes ces photos m’ont mises mal à l’aise pour ces gens qui ont fait toutes ces opérations pour être différent et qui finalement, se ressemblent tous plus ou moins …

    Je suis allée voir ses autres séries et je trouve son travail très intéressant, donc merci pour cette découverte de bon matin !

  4. Last Equinoxx

    Sophie > Non, les gens qui subissent de la chirurgie esthétique pour être différents sont minoritaires. Ils visent presque toujours les mêmes canons esthétiques.

  5. Queen

    Travail intéressant, mais je trouve ça très occidentalotropique. Les canons de beauté diffèrent selon les cultures – même si le genre occidental semble dominer un peu les tendances. Ce serait quoi, une chirurgie “sursexualisante” vraiment universelle ?

  6. Alexandra

    C’est gens-là sont devenus…. Ils ne sont même pas laids, tant ils sont lisses. Ils sont juste inquiétants et asexués. Je déteste ces photos. Ces gens ressemblent à des personnages de bandes dessinées.

  7. éric

    “Ce serait quoi, une chirurgie “sursexualisante” vraiment universelle ?”

    Certainement la fin de la diversité génétique, la fin du désir, la fin…

  8. Égide

    Ce qui amène à choisir de modifier quelque chose de l’image de soi est si difficile à exprimer.

    La raison la plus commune, sans doute, c’est de corriger un défaut plus ou moins flagrant de sa physionomie.

    En général, il s’agit d’appendices : oreilles, nez, poitrine.
    Aussi beaucoup font retoucher leurs lèvres, leur mâchoire.

    Évidemment la dentition entraine aussi des opérations chirurgicales couteuses pour le seul fait de l’esthétique.

    Si la chirurgie esthétique est corrective, il est assez rare qu’elle transforme radicalement l’image de la personne.

    Et l’entourage, passé la surprise de la première vision qui discerne le changement, s’habitue tellement vite qu’il oublie ce qu’il en était avant.

    Pourtant, on a perdu quelque chose. Et il n’est pas certain que le “mieux” modifie l’estime de soi autant qu’on l’espérait.

    Corriger le défaut ne change pas vraiment l’en-soi.

    Le mimétisme nourrit sans doute d’incroyables fantasmes de transformation. Je n’ose imaginer ce que cela doit entrainer d’effort pour se concilier soit avec sa nouvelle physionomie. Et ce que cela représente d’appréhender les effets de la nouvelle image de soi que les autres nous renvoient. Et si les réactions ne sont pas celles qu’on espérait ?

    Nous étions dans le strict monde de la parole. les mots agissait sur ce que nous étions et l’écritoire de soi pouvait ou construire ou éperdre l’identité intime.

    Si le parler s’est insinué partout et fluctue à la vitesse de la lumière en vagues infinies, nous sommes maintenant dans le monde de l’image en temps réel.

    Et ces images nous font ou nous défont peut-être bien plus que les mots.

    Et si c’était le début d’une période historique où l’image de soi est d’abord esthétique de représentation du self ?

  9. Shades

    Rah, j’aime bien. Il y a quelque-chose de la nature morte, c’est gonflé quoique désaturé et presque exangue.
    J’adorerais baiser une telle caricature, ce serait tellement cyniquement jouissif. Parce-qu’un train cache l’autre et que le naturel à outrance me fatigue quelque-peu. Bon sang vive le faux et le mensonge, vive l’articifiel qui nous fait aimer des images tirées de nos manques et de nos déchirements. Qui ici peut dire qu’il se voit vraiment lorsqu’il se regarde dans la glace, je vous le demande, alors là au moins la démarche est sincère.
    Bien entendu c’est laid mais j’aime assez.

    Shades

  10. er

    pour ma part je trouve dommage que l’image finale soit si travaillée.
    On a l’impression que le sujet est “doublement” défiguré. Une fois par le chirurgien la seconde par le photographe.
    On perd un peu le coté documentaire, et une photo de n’importe qui subissant les meme traitement serait un peu glauque
    (apres je comprend que ceci peut etre voulu par le photographe)

  11. Boris

    Je vais faire des cauchemars là.
    A la limite en cherchant bien je peux comprendre la démarche d’Orlan, mais là… Des gens qu’on ne reverra probablement jamais en plus…
    J’espère qu’ils sont dédommagés pour se défigurer. En fait ils ont payé pour l’être, c’est ça…..?

  12. Ovide

    Euh, c’est des vraies personnes? On dirait des sculptures…

  13. Didier Guillion

    Bonjour,

    Du même photographe, ne manquez pas “Days with my father”…

    http://www.dayswithmyfather.com/

    D.

  14. Roxane

    Les premiers sont particulièrement dérangeants ! Je trouve avant tout que c’est la désaturation des photos qui rend ce travail aussi effrayant, on dirait des cadavres

  15. TheDan

    MAIS C’EST INFAME
    non vraiment la c’est du gros n’importe quoi.. Immonde à souhait…

    Je croyais que BioSchock était une fiction, pas une réalité Oo

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